Relation pathologique de l'organisme et du mental. Méthodes thérapeutiques - compte-rendu ; n°1 ; vol.40, pg 486-506

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1939 - Volume 40 - Numéro 1 - Pages 486-506
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1939
Lecture(s) : 18
Nombre de pages : 22
Voir plus Voir moins

h) Relation pathologique de l'organisme et du mental. Méthodes
thérapeutiques
In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 486-506.
Citer ce document / Cite this document :
h) Relation pathologique de l'organisme et du mental. Méthodes thérapeutiques. In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp.
486-506.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1939_num_40_1_58044&6 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Bobertag, Rorschach) dont on a recherché les résultats qualitatifs
plutôt que les conclusions numériques. Des sept sujets, — trois du
sexe masculin et quatre du sexe féminin, — un seul, — une femme
approchant de la quarantaine, — ne montre pas de symptômes
musculaires .; elle est aussi la seule à ne pas présenter de signes de
débilùé mentale plus ou moins accusés; pourtant, un début de
cataracte observé à l'ophtalmoscope témoigne de la tare. Chez les
autres sujets la déficience intellectuelle et les symptômes moteurs
semblent présenter un parallélisme étroit ; au point de vue affectif,
les sujets présentent, à des degrés divers, une insuffisance de dyna
misme, un certain manque d'énergie. — Par contre, l'humeur morose
et désagréable, considérée en général comme caractéristique de ces
malades, n'a été observée que chez deux sujets. D. W.
h.) Relations pathologiques de l'organique et du mental
Méthodes thérapeutiques
664. — A. T. M. WILSON. — Psychological observations on Haema-
temesis (Observations psychologiques sur Vhêmatémèse). — Br.
J. of Med. Ps., XVIIT, 2, 1939, p. 112-121.
A parler exactement, les sujets examinés par l'A. sont des malades
atteints d'ulcères de l'estomac avec ou sans hérnatémèse, le vomisse
ment de sang pouvant être considéré comme phénomène secondaire
probablement dû pour une large part à des facteurs locaux tels que
la position des vaisseaux sanguins par rapport à l'ulcération.
Quel que soit le type psychologique auquel ils appartiennent tous
ces malades présentent des traits communs : besoin anormal de
sécurité, peur du risque et des responsabilités. Ce sont des inquiets,
des timorés ; des sujets qui, à la moindre difficulté, se font « de la bile ».
Tous présentent également des troubles moteurs de la zone buccale :
chez les uns hypertonus et contraction de la mâchoire, chez les autres
extrême mobilité des lèvres comme en un perpétuel mouvement de
succion.
A suivre l'histoire de ces malades on s'aperçoit que les crises,
notamment Phématémèse, sont provoquées par des situations qui,
d'une façon ou de Fautre, mettent plus directement en danger leur
sécurité toujours menacée. Cette tendance à réagir aux difficultés
de la vie par des troubles gastriques marque une insuffisance de
maturation affective et sans doute, comme nous le suggèrent les
mouvements étranges de la mâchoire et des lèvres, une régression à
ce stade où la nourriture, la bouche et la fonction digestive consti
tuent le centre des intérêts de l'enfant. C'est donc dans cette période
que le psychologue devra rechercher l'origine de l'anomalie gastrique.
Par quel mécanisme cette anomalie, d'abord bénigne, peut-elle
prendre la forme grave de l'ulcère et de l'hématémèse ? Le choc
émotionnel entraîne un déséquilibre du système neuro-végétatif :
l'excitation <iu sympathique se traduit par un trouble vaso-moteur
propice aux lésions hémorragiques tandis que l'excitation du para
sympathique se traduit par un trouble sécrétoiie qui constitue
une condition favorable à l'ulcération des tissus.
Le psychothérapeute essaiera d'amener le malade à découvrir la PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 487
signification profonde de son affection. Évidemment le traitement
aura plus de chances de succès si le malade est pris au stade de la
gastralgie, première manifestation des troubles gastriques qu'on
observe le plus souvent chez des sujets âgés de 16 à 24 ans et qui
coïncide avec la première responsabilité de l'âge adulte. R. Z.
665. — P. CHATAGNON, Mme TH. BROSSE, P. SCHERRER et
Mlle C. CHATAGNON. — Réactions du système végétatif neuro-
vasculaire au cours de l'évolution d'un délire hallucinatoire
chronique et de deux cas de psychose maniaco-dépressive. —
Influence des facteurs psychopathiques sur les tracés sphygmo-
graphiqucs et électrographiques. — An. Méd.-Ps., XV, 97e an.,
1939, I, p. 248-253.
Les tracés sphygmographiques et électro-cardiographiques pris
chez une hallucinée chronique et chez deux maniaques-dépressifs
ont montré de la tachycardie dans le premier cas, et dans les deux
autres cas de la et des extrasystoles dont le nombre
diminuait sensiblement quand le malade passait de la phase d'excita
tion à la phase de dépression. H. W.
666. — V. E. FRAN KL. — Zur medikamentösen Unterstützung der
Psychotherapie bei Neurosen (Sur la méthode médicamenteuse
complétant la psychothérapie dans le traitement des névroses). —
Ar. Su. de Neur., XLIII, 1, 1939, p. 26-31.
La benzedrine, ainsi que le montrent quatre cas cliniques, peut
compléter utilement la psychothérapie dans le traitement des
névroses ; elle n'agit, il est vrai, que sur les symptômes et en partie
à la manière d'un dopping, et à la condition que le malade ait été
préparé par la psychothérapie à lutter contre ses troubles.
D. W.
667. — M. M. PARKER. — A method for evaluating the experimental
use of drugs in psychopathology (Méthode pour évaluer l'emploi
expérimental des produits toxiques en psychopathologie) . — J. of
Abn. Ps., XXXIV, 4, 193.9, p. 465-480.
On emploie de plus en plus des produits toxiques dans les
méthodes cliniques mais cet emploi n'a jamais été rigoureusement
contrôlé, et il serait dangereux d'y voir un procédé expérimental sûr.
Il ne serait pas non plus inutile d'étudier le rôle de la suggestion dans
l'administration des drogues afin de distinguer l'action pharmaceut
ique des effets psychologiques du traitement. I. L.
668. — J. M. HADLEY.. — Various roles of relaxation in psycho-
therapeutics (Rôles variés de la détente en psychothérapie). —
J. of gen. Ps., XIX, 1, 1938, p. 191-203.
L'A. constate d'après application d'une échelle de personnalité
que les problèmes qui tourmentent les sujets augmentent en nombre
après qu'ils ont été tenus dans un état de tension particulière, après
période d'examen ou de discussion. I. L.
669. — GUY H. WILLIAMS, GUY H. WILLIAMS Jr, HELEN
KINGSBURY et DAVID E. BIXBY. — Experiences with the
pharmacological shock treatement of schizophrenia (Expériences ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 488
avec le choc pharmacologique dans le traitement de la schizophré
nie). — Am. J. of P., XGV, janv. 1939, p. 811-813.
Ces résultats sont en opposition avec ceux de Ross et Malzberg
(n° 672). Les rémissions sociales, quoique temporaires, sont
significatives ; les améliorations, au point de vue psychologique, chez,
ceux qui restent à l'hôpital justifient pleinement les frais engagés
par le fait qu'elles rendent les malades plus heureux. J. A.
670. — R. KAECH. — La thérapeutique des maladies mentales par
l'insuline à Cery de 1929 à 1938. — Ar. Su. de Neur., XLIII, l,
1939, p. 63-78.
Sur 21 cas de delirium tremens traités par l'insuline (méthode
de Steck des petites doses) la durée moyenne de la période d'agitation
a été ramenée à 2 1/2 jours environ (alors que, en absence du trait
ement, elle était à Céry de 4 à 6 jours en moyenne). Sur 92 cas de
refus de la nourriture, un effet positif a été observé dans 53 cas
(57,6 %) (malade a recommencé à s'alimenter seul après un ou quel
ques jours) ; un effet passager — 21 cas (malade commence à s'al
imenter seul, mais cesse à nouveau quelques jours après le traitement) ;
un effet nul dans 18 cas ; sur 37 cas d'agitation motrice, 18 ont donné
un effet positif. L'insulinothérapie par la méthode de Sakel (choc
insulinique) s'applique surtout à toutes les formes de schizophrénie ;
les rémissions totales ont été observées dans 33 % de cas (sur 30*
92 malades traités), dans l'état est resté stationnaire, les autres %
cas ayant donné des améliorations ou rémissions partielles ou passa
gères. La proportion des succès est d'autant plus élevée que la durée
de la maladie au moment du traitement a été moins longue ; sur
26 cas traités dans les 6 premiers mois on compte 61,5 % de cas de
rémission ; cette proportion décroît avec l'ancienneté de la maladie,
et sur 15 malades atteints depuis plus de 3 ans il n'y eut qu'un seul
cas de rémission. D. W.
671. — L. S. LIPSCHUTZ, R. W. CAVELL, R. LEISER,
E. N. HINKO et S. H. RUSKIN. — Evaluation of therapeutic
factors in pharmacological Shock (Évaluation des facteurs théra
peutiques dans le choc pharmacologique). — Am. J. of P., XCVI,
sept. 1939, p. 347-360.
Un groupe de malades mentaux a été traité avec de l'insuline,
un autre avec du métrazol. Les deux ont été comparés avec un
troisième groupe de contrôle composé de cas non traités. Voici les
résultats de cette expérience :
35 % des schizophréniques chroniques ont bénéficié du traitement
à l'insuline auquel a été joint dans beaucoup de cas une thérapeutique
intense de travail. Le coma a été trouvé essentiel pour l'obtention de
cette amélioration. Le métrazol a été de moitié moins effectif que
l'insuline mais il s'est justifié par sa facilité d'administration et les
dépenses moins élevées. Dans les cas chroniques les résultats sont
modérés et consistent en une meilleure adaptation à la vie d'hôpital,
car lä peur du traitement qu'ils redoutent les rend plus souples.
Les schizophrènes paranoides réagissent mieux à l'insuline, les cata-
toniques agités au métrazol. L'âge des malades et les charges hérédi- PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 489
faires ne sont pas en rapport avec les résultats thérapeutiques. Dans
*les cas de mélancolie involutive et dans les psychoses maniaques
dépressives, le métrazol paraît attaquer directement l'affection.
Les A. ont une tendance à expliquer les effets favorables du métrazol
par son action sur le sentiment de culpabilité si fort chez ces malades.
J. A.
672. — JOHN ROSS et BENJAMIN MALZBERG. — A review
of the results of the pharmacological shock therapy and the
métrazol convulsive therapy in New-York State (Une revue des
résultats de la thérapeutique au choc pharmacologique et de la
thérapeutique convulsive au métrazol dans VÉtat de New-York). —
Am. J. of P., XGVI, sept. 1939, p. 297-316.
1.757 déments précoces ont été traités à l'aide d'une hypoglycémie
à l'insuline et 1.140 avec le métrazol.
Le taux des cas de guérison et celui des cas d'amélioration est
nettement supérieur dans le traitement à l'insuline que dans le
groupe de contrôle. D'autre part, le métrazol donne moins de cas de
guérison que tout autre traitement de choc. De plus, il cause des
complications sérieuses. Le métrazol agit dans des cas sélectionnés
s'il est combiné avec de l'insuline, mais est dangereux s'il est appliqué
sans discrimination. Le pronostic, en ce qui concerne le traitement
à l'insuline, dépend de trois facteurs : la durée de l'affection avant le
traitement, le type de la démence précoce et la personnalité du
malade avant l'éclosion de la psychose. J. A.
673. — J. R. ROSS. — The pharmacological shock treatment of
schizophrenia (Le traitement au choc pharmacologique dans la
schizophrénie). — Am. J. of P., XCV, janvier 1939, p. 769-779.
Il s'agissait de vérifier sur des données statistiques les résultats
obtenus avec la méthode de Sakel appliquée aux schizophréniques
dans les hôpitaux de l'État de New- York. Les données sont obtenues à
l'aide d'un questionnaire envoyé à tous ces hôpitaux où 1.356 malades
ont été traités à l'insuline et 523 au métrazol. Voici les résultats de
cette enquête.
Le traitement à l'insuline donne de meilleurs résultats que celui
obtenu avec le métrazol seul. Une combinaison du métrazol avec de
l'insuline augmente l'action de l'insuline dans certains cas sélection
nés. Le traitement au camphre n'est pas recommandé par ceux qui
l'ont pratiqué dans les hôpitaux de l'État de New- York. Les résultats
obtenus dans les cas où la psychose a duré plus de deux ans justifient
non seulement les dépenses et le temps mais ils montrent que ce
serait une grosse erreur que de les négliger. Les guérisons et les
améliorations sont inversement proportionnelles à la durée de
l'affection. Les dangers d'une insulinothérapie sont presque négli
geables entre les mains des médecins expérimentés. Aussi l'auteur
exprime-t-il le vœu d'une campagne éducative qui aurait pour but
la possibilité de diagnostiquer et de traiter aussi tôt que possible la
démence précoce. J. A.
674. — COSSA et BOUGEANT. — Un an d'application des méthodes .
490 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
de Sakel et von Meduna. — An. Méd.-Ps., XV, 97e an., 1939, I,
p. 139-160.
Les A. en appliquant l'insulinothérapie, soit seule, soit associée.
au cardiazol, ont obtenu 35 % de guérison bien qu'ils aient traité des
cas datant déjà de 3 ou 4 ans. Il ne faut pas craindre de multiplier le
nombre des comas, au delà même de 50, nombre maximum d'abord
fixé.
L'insulino.thérapie est indiquée dans les cas de démence précoce
de type hébéphrénique, catatonique ou paranoide, dans les psychoses
hallucinatoires ou. les syndromes d'action extérieure dont la durée
dépasse celle d'une simple bouffée délirante.
Elle est également applicable aux cas de psychose maniaque-
dépressive qui prennent une allure chronique, dont l'intensité met la
vie du malade en danger.
L'adjonction du cardiazol à l'insulinothérapie peut être tentée
après un certain nombre de chocs profonds non suivis d'amélioration,
ou s'il y a tendance dépressive excessive de la psychose, particulièr
ement lors de sa réactivation au réveil.
La cure au cardiazol après sensibilisation insulinique peut être
appliquée aux anxieux hypocondriaques, aux états psychopathiques
survivant à leur cause organique. H..W.
675. — P. TOMESCO, S. CONSTANTINESCO, J. CANTA-
GUZÈNE. — Sur la thérapeutique de la schizophrénie et d'autres
psychoses par l'insuline et le cardiazol. — An. Méd.-Ps., XV,
97° an., 1939, II, p. 105-111.
Sur 140 malades traités par l'insuline une n'a pu être réveillée
de son 13e choc. L'autopsie a révélé des lésions intenses du système
vasculaire avec hémorragies multiples et des altérations toxiques des
cellules nerveuses. Sur 57 cas ayant un an d'évolution au maximum,
31,5 % de guérisons et 60 % d'améliorations. Sur 34 cas de 1 à 4 ans
d'évolution, 15 % de guérison, 55 % d'amélioration. Sur 49 cas
d'évolution plus ancienne, pas de guérison et 20 % d'amélioration.
Sur les 32 cas traités par le cardiazol (dont 19 de schizophrénie),
42 % de guérison, 21 % d'amélioration. H. W.
676. — P. ABÉLY. — Le traitement actuel de la démenée précoce et
d'autres psychoses par l'insuline et le cardiazol. — An. Méd.-Ps.,
XV, 97e an., 1939, I, p. 555-566.
L'insulinothérapie semble donner des résultats plus longs à
.s'établir mais plus durables et plus souvent favorables que lecardiazol-
Le cardiazol aurait surtout pour effet de résoudre les barrages, les
stéréo ty pies, les éléments confusionnels. Il laisse aux malades un
souvenir plus pénible que l'insulinothérapie, son action est plus
épuisante. L'association des deux thérapeutiques peut être recom
mandée. Leur mécanisme est encore incertain. H. W.
677. — P. COURBON et J. PERRIN. — Les sismothérapies
anciennes et modernes en psychiatrie. — An. Méd.-Ps., XV,
97e an., 1939, I, p. 933-943.
Les bouleversements obtenus avec le cardiazol et l'insuline ont PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 491
des effets physiologiques tout à fait semblables à ceux qu'opéraient
d'anciennes thérapeutiques comme l'asphyxie par immersion, la
rotation avec effets de mal de mer, la douche glacée, la terreur par
menace et intimidation. La supériorité du cardiazol et de l'insuline
est de traiter le malade en malade et non en supplicié. H. W.
678. — G. VILLEY et J. F. BUVAT. — Une année de traitement par
le cardiazol ou par l'insuline dans diverses psychoses. — An.
Méd.-Ps., XV, 97e an., 1939, I, p. 908-917.
Dans les états de démence confirmée l'effet des piqûres a été nul.
C'est dans les formes curables d'allure maniaco-mélancolique que les
guérisons les plus remarquables ont été obtenues ; il s'agissait de^
formes atypiques et prolongées. Des améliorations passagères de
quelques heures ou de quelques jours ont été obtenues dans la
plupart des cas. H. W.
€79. — P. COURBON et ASSUAD. — Insulinothérapie comatogène
et cardia zolthérapie convulsivante. — An. Méd.-Ps., XV, 97e an.,
1939, I, p. 929-933.
Le cardiazol réussit d'autant plus complètement et sûrement
que l'asphyxie a été plus grave. L'insuline détermine plus d'accidents
immédiats qu'il n'a été dit ; elle peut entraîner des lésions vasculaires
dont les effets se manifesteront plus tard. Dans les deux thérapeut
iques la préparation morale du malade est de la plus haute
importance. H. W.
680. — A. POROT, AUBIN, VALLET et SUTTER. — Les théra
peutiques à l'insuline et au cardiazol dans quelques services
psychiatriques de l'Algérie. — An. Méd.-Ps., XV, 97e an., 1939, I,
p. 906-908.
Guérison ou amélioration surtout dans les cas récents. Les
guérisons sont loin d'être durables. La manie aiguë cède rapidement
au cardiazol. Dans la schizophrénie l'action du cardiazol et de l'insu
line porte exclusivement sur les troubles d'origine affective, elle est
sans effet sur la dissociation schizophrénique, sur l'incohérence
vraie, sur l'affaiblissement intellectuel. Les idées délirantes sont peu
modifiées. H. W.
681. — P. ABÉLY. — Thérapeutique par l'insuline et le cardiazol. —
An. Méd.-Ps., XV, 97e an., 1939, I, p. 902-903.
Les résultats obtenus avec l'insuline et le cardiazol sont favorables
dans la proportion d'un tiers, mais ne se maintiennent pas toujours.
Le traitement doit être essayé non seulement dans la schizophrénie,
mais aussi dans toutes les psychopathies.
L'effet de ces deux thérapeutiques porte essentiellement sur la
sphère affective, sur les zones semi-corticales et les centres neurov
égétatifs. Les épileptiques ne sont pas beaucoup plus sensibles à
l'action de ces médicaments que les autres sujets. H. W.
682. — E. DE BOND, J. "HUGUES et J. A. FLAHERTY. —
Results and observations on the insulino-shock treatment of ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 492
schizophrenia (Résultats et observations concernant le traitement de
la schizophrénie par le choc à V insuline ). — Am. J. of P., XGVI,
sept. 1939, p. 317-326.
Étant donné que le diagnostic de démence précoce varie d'une
région à l'autre et d'un hôpital à l'autre, les A. trouvent que les
malades doivent être suivis durant cinq ans et comparés à un groupe
de contrôle observé le même laps de temps. Le cours de la maladie et
le pronostic sont en rapport avec ce diagnostic. Si la thérapeutique au
choc à l'insuline n'est pas définitive, elle transforme le malade si
favorablement et immédiatement dans la majorité des cas qu'elle doit
conserver sa place et donner des suggestions à une
future, même si les bon» résultats ne durent que peu de temps. L'insu
line à doses convulsivantes change le processus métabolique du nerf.
Deux graphiques montrent combien l'insuline prise à doses massives
change l'excitabilité neuro-musculaire chez l'homme et chez le chat.
J. A.
683. — H. EY, D. COLOMB et BERNARD. — Observations d'insuli-
nothérapie(30 cas). — An. Méd.-Ps., XV, 97e an., 1939, I, p. 891-
896.
Les cas traités sont des cas chroniques, les seuls pour lesquels le
diagnostic soit certain ; des rémissions, mais passagères ont été
obtenues ; de simples améliorations aussi. Mais dans 17 cas l'échec a
été total. C'est une thérapeutique très dispendieuse. Lorsqu'un
résultat doit être obtenu, l'amélioration suit les premiers chocs.
H. W.
684. — S. KATZENELENBOGEN, HERBERT E. HORMS.
KUTH WILLMANS, S, BARKOFF, MORRIS W. BRODY
et M. HAYMAN. — The insulin treatment in schizophrenia
patients (Le traitement à V insuline chez les malades schizophré-
niques). — Am. J. of P.; XCV, janvier 1939, p. 793-797.
La communication comprend 60 cas et elle est envisagée à trois
points de vue : 1° celui des réactions non habituelles ; 2° des résultats
thérapeutiques, et 3°des recherches biochimiques.
Les réactions convulsives ne sont plus considérées comme except
ionnelles. Les A. les ont constatées dans 17 cas sur les 60. Le sodium
luminal a diminué la fréquence des crises et leur intensité et a accéléré
le début du coma. En ce qui concerne les résultats thérapeutiques,
il y a eu rémission dans 11 cas sur les 16 schizophréniques malades
depuis deux à six mois ; 4 rémissions sur 11 qui étaient six à douze ; 1 rémission sur 3 cas dont le début de la
maladie remontait à douze jusqu'à dix-huit mois ; 3 sur 7 avec une
durée de deux à trois ans ; 2 schizophrènes sur 17 malades depuis
trois à sept ans, et aucun cas de rémission chez ceux qui étaient
malades depuis neuf à dix-neuf ans. En tout, aux 21 cas de rémission
(35 %) il faut ajouter 5 cas d'amélioration (8,3 %) et 34 cas quifsont
restés sans changement (56,7 %). Les analyses biochimiques sont
représentées sur deux graphiques et indiquent des changements dans
la composition du sang. J. A.
685. — H. EY et D. COLOMB. — Contribution à la physiopathologie PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 493
motrice du choc insulinique. — An. Méd.-Ps., XV, 97e an., I,
p. 883-890.
La dissolution et la régression des fonctions motrices dans le
«hoc insulinique se fait par phases progressives, dont l'importance
et la durée respectives peuvent d'ailleurs varier suivant les sujets.
D'abord une phase d'apathie et de somnolence, au cours de laquelle
peuvent se produire des illusions psycho-sensorielles. Puis une phase
psycho-motrice ; excitation maniaque, hyperkinésie, rappelant l'hys
térie ou la catatonie. Ensuite une phase de comportement instinctif,
primitif, actes et gestes rappellent « le bébé ». Enfin
une phase akinétique et de dissolution des fonctions réflexes ; attitude,
anesthésie, troubles de posture et du tonus et enfin hypotonie
généralisée : affaiblissement, sinon abolition totale, des réflexes
ostéo-tendineux ; disparition des réflexes abdominaux ; réflexe cutané
plantaire en extension puis triple retrait des membres inférieurs et
extension de la zone réflexogène à toute l'étendue du membre
inférieur. H. W.
686. — CHARLES W. MILLER. — Shock therdpy in schizophrenia
(La thérapeutique de choc en schizophrénie) . — Am. J. of P., XGV,
janv. 1939, p. 808-811.
Les résultats — 151 schizophréniques traités à l'insuline, 100 avec
la malariathérapie et 50 autres laissés sans traitement — ont été
confrontés. Ces résultats montrent peu de différences statistiquement,
appréciables. Quoique les schizophrènes traités à l'insuline en
bénéficient au point de vue physique, l'optimisme rencontré générale
ment en ce qui concerne ses effets psychiques est bien exagéré.
J. A.
687. — E. O. NIVER, S. WEISZA, T. H. HARRIS. — Insulin-
hypoglycemia treatment of schizophrenia (Traitement à Vinsuline-
hypo glycémie dans la schizophrénie). — Am. J. of P., XCV, jan
vier 1939, p. 799-807.
106 schizophréniques sur les 151 admis à l'hôpital psychiatrique
de Galveston dans le Texas, ont été traités à l'insuline. 63 (59,44 %)
•ont bénéficié de ce traitement, 50 sont restés sans changement et
3 sont morts au cours du traitement. Les résultats ont été les meil
leurs chez les malades dont le début de l'affection a remonté à moins
de six mois. Dans les cas subaigus ou chroniques, on a constaté une
rémission partielle dans la moitié des cas environ. En suivant les
malades après leur sortie de l'hôpital, les A. ont pu voir que le type
paranoide de schizophrénie donnait les meilleurs résultats. Les âgés de plus de 36 ans réagissaient moins bien à l'insuline.
J. A.
688. — BARDENAT et LËONARDON. — L'insulinothérapie par
voie endoveineuse. — An. Méd.-Ps., XV, 97e an., 1939, I,
p. 220-225.
La dose d'insuline qui mène au coma est la même par voie endo
veineuse et par voie sous-cutanée, mais la chute hypoglycémique est
beaucoup plus rapide. D'ailleurs certains sujets subissent cette 494 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
chute de façon très intense sans présenter de coma. Ce n'est donc
pas elle qui est en cause, comme on l'avait supposé d'abord, mais
probablement le métabolisme intermédiaire et des toxines en rapport
avec la transformation des glucides. H. W.
689. — SIDNEY J. TILLIM. — Observations of insulin sensitivity
(Observations sur la sensibilité par rapport à Vinsuline). —
Am. J. of P., XCVI, sept. 1939, p. 361-368.
Une sensibilité ou une résistance excessives sont très importantes
à dépister. On a trouvé que 300 unités étaient la limite à cette
résistance. Or l'A. rapporte un cas où 500 unités administrées n'ont
pas amené un coma profond. Il n'est pas raisonnable de commencer
par une certaine dose sans connaître cette sensibilité du malade.
L'application de la méthode des zigzags de Braumiihl a été effective.
J. A.
690. — DAVID LESTER. — A study of prolonged coma following
insulin shock (Une étude sur le coma prolongé après un chocr
insulinique). — Am. J. of P., XCV, mars 1939, p. 1082-1093.
25 cas ont été étudiés et les conclusions suivantes en ont été
tirées :
Au cours d'une thérapeutique à l'insuline le coma prolongé
en est une complication et doit être évité autant que possible. II
n'est pas toujours suivi d'une amélioration de l'état mental du
malade. Dans des cas peu nombreux une amélioration dramatique
peut être notée allant jusqu'à une guérison complète. Mais une telle
amélioration, qui ne peut être obtenue que dans quelques cas, ne
justifie pas les essais de provoquer un coma prolongé, étant donné
que le taux de la mortalité est assez élevé (16 % des cas étudiés
par l'A.). On doit prévoir un cas de coma prolongé, sur 1.877 de coma
ordinaire. Il être dû au fait que certains malades sont inaptes à
subir une période prolongée d'hypoglycémie. Ce sont ceux dont le
coma est plus profond, ou qui sont hypersensibilisés à l'insuline (les
asthmatiques, par exemple, ou ceux qui sont sujets aux urticaires) ;
ceux avec insuffisances des tissus essentiels, tels que les vitamines B ;
ou, ceux chez qui les doses d'insuline ont été augmentées trop
rapidement. J. A.
691. — J. WORTIS et R. H. LAMBERT. — Irreversible or hypo
glycémie insulin coma. Its cause and its response to blood transfu
sion (Le coma irréversible ou hypoglycémique dû à Vinsuline. Sa
cause et sa réaction à la transfusion du sang) . — Am.,J. of P., XCVI,
sept. 1939, p. 335-345.
Il présente un tableau typique et est une complication sérieuse
dans le traitement. Il peut entraîner la mort ou un endommagement
cérébral permanent, mais dans les cas psychiatriques il y a souvent
des améliorations dramatiques. Le coma irréversible est dû probable
ment à un prolongement excessif du coma thérapeutique qui ne doit
pas dépasser une heure ou une heure et demie. Souvent il est causé
par une rétention gastrique. Le traitement par une injection de-
glucose intraveineuse et par une transfusion du sang a été effectif

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.