Relations pathologiques de l'organique et du mental - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 436-438

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 436-438
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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g) Relations pathologiques de l'organique et du mental
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 436-438.
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g) Relations pathologiques de l'organique et du mental. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 436-438.
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âgés et ayant une artériosclérose plus ou moins marquée, le myxœ-
dème mène à une psychose organique avec confusion, perte de
mémoire, hallucinations vagues et à un système de délire paranoïaque
accompagné de dépression. Un traitement thyroïdien peut donner
un bon résultat. Les individus myxœdémateux jeunes, surtout ceux
qui ont une personnalité schizoide marquée, développent une disso
ciation de la avec régression hébéphrénique. Un trait
ement adéquat n'amène pas d'amélioration, si le processus est bien
avancé. J. A.
g) Relations pathologiques de l 'organique et du mental
654. — M. BLEULER et L. RAPOPORT. — Untersuchungen über
die konstitutionelle Verwandschaft von Tuberkulose und Geiste
skrankheiten (Recherches sur la parenté constitutionnelle de la
tuberculose avec les maladies mentales). — Z. für g. N., GLIII,
1935, p. 648-679.
L'étude porte sur 100 cas de tuberculose traités dans le sanatorium
de Wald en Suisse. Les A. ont examiné leurs parents et leurs frères
et sœurs. Ils ont trouvé le même pourcentage de psychoses que dans
la population non sélectionnée. De même en ce qui concerne le pour
centage d'alcooliques, de débiles ou de caractères bizarres, qui ne
se distingue pas de celui de la population non sélectionnée. Les
légères anomalies psychiques des tuberculeux, celles qu'on retrouve
également chez leurs parents, se caractérisent par la prédominance
des symptômes neuro-végétatifs, par une tendance à des réactions
dépressives et à des décharges affectives immodérées. On n'observe
aucune prédominance de traits schizoides. Par contre, la mortalité
est sensiblement plus forte chez les frères et sœurs des tuberculeux
que dans la population non sélectionnée. En se servant de la méthode
de Luxenburger, les A. ont relevé les probabilités suivantes en
pourcentage de maladies possibles : schizophrénie, 0,8 %, épilepsie,
0,6 %, manie-dépression, 0. Ils ont relevé sur un espace de 10 ans,
1,5 % d'alcooliques parmi les frères et sœurs et 17,2 % parmi les
pères. La mortalité tuberculeuse durant le même laps de temps
s'élève par contre chez les frères et sœurs des tuberculeux en question,
à 48 % et celle des parents à 22 %. J. A.
655. — T. SJÖGREN. — Klinische und vererbungsmedizmïsche
Untersuchungen über Oligpphrenie mit kongenitaler Katarakt
(Recherches cliniques et héréditaires sur l'oligophrénie avec cata
racte congénitale). — Z. für g. N., GLU, 1935, p. 263-292.
Il s'agit de 44 cas de cataracte double congénitale chez des
imbéciles ou idiots appartenant à 30 familles. 5 de ces familles avaient
2 enfants avec cataracte et arriération mentale, une autre en avait 3,
et 2 autres familles avaient 4 enfants aussi touchés. 36, parmi ces
enfants, étaient complètement idiots et 8 autres étaient un peu
moins touchés au point de vue intellectuel. L'état de ces enfants
est stationnaire et n'a aucune tendance à évoluer. Ils ont une taille
au-dessous de la normale et des anomalies du squelette ; d'autres
maladies des yeux sont fréquentes. Dans aucun cas, on n'a trouvé PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE 437
une oligophrénie seule ou une cataracte seule chez les frères ou
les sœurs des malades, les deux étaient toujours associées. Chez les
parents, l'A. n'a trouvé aucun cas de cataracte et un seul cas d'imbéc
illité. Comme le tableau clinique se ressemble dans la plupart des
cas, il est peu probable qu'ils soient accidentels. L'hérédité semble
cependant porter plutôt un caractère récessif que dominant. En
analysant les aïeux des parents au point de vue géographique,
l'A. a constaté que ces cas se trouvaient à des endroits les plus
éloignés les uns des autres de la Suède. J. A.
656. — H. BARUK, H. BRIAND, L. CAMUS et R. CORNU. —
L'anxiété biliaire. Données cliniques et expérimentales sur l'action
de la bile et des sels biliaires sur les centres neuro-végétatifs (en
particulier respiratoires). — An. Méd.-Ps., XV, 93, 1, 1935,
p. 178-192.
Le parallélisme entre des troubles des fonctions biliaires et des
fonctions psychiques. L'expérimentation montre que la rétention
biliaire agit sur les centres de la vie végétative en les déréglant d'une
part et en les sensibilisant d'autre part à certaines excitations.
Enfin, par ligature du canal cholédoque, Lathan Crandall et Arthur
Weil ont même obtenu chez le chien et le rat des lésions dans les
ganglions de la base du cerveau, dans les corps striés et dans la paroi
des ventricules. H. W.
657. — M. CAHANE. — Le rôle du métabolisme du chlore dans
l'anorexie et la sitiophobie de certains malades. — An. Méd.-Ps.,
XV, 93, I, 1935,. p. 193-196.
L'anorexie et la des délirants paranoïaques ou mélanc
oliques est assurément d'origine mentale. Ce n'est pourtant pas
une raison, même dans ces cas-là, d'éliminer le facteur organique.
Il a été possible en effet de déceler chez certains sujets un trouble
dans le métabolisme du chlore se traduisant par de l'hypochlorémie.
Une médication chlorée a donné de bons résultats. Sans doute
une concentration optima de chlore est-elle nécessaire dans certains
centres nerveux. En même temps, la perméabilité du rein, c'est-
à-dire l'élimination des différentes substances toxiques, est liée
à celle du chlore. H. W.
658. — S. SCHRIJVER-HERTZBERGER. — La périodicité dans
les psychoses. — Enc, XXX, 1, 1935, p. 185-196.
Chez un dément précoce se succèdent mensuellement des périodes
de stupeur et d'excitation. En même temps, des variations dans la
pression sanguine (les plus faibles pressions dans la période d'exci
tation) ; des variations du poids (élévation à la fin de la stupeur et
au début de l'excitation) ; abaissement soudain du taux du sucre
dans le sang (avant la période stuporeuse) puis montée soudaine
(pendant la stupeur). La température qui est assez élevée et présente
des oscillations journalières de plus d'un demi-degré, baisse bru
squement une fois par mois. La composition du sang varie également :
modifications dans le nombre des leucocytes, des éosinophiles.
H. W. 438 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
659. — E. TOULOUSE, P. SCHIFF, H. SIMONNET. — Troubles
psycho-sexuels chez l'homme et substance « féminine » de l'urine.
— An. Méd.-Ps., XV, 93, II, 1935, p. 440-446.
Chez 3/4 d'impuissants, le taux de substance œstrogène dans
l'urine a été trouvé normal. Chez 3/4 d'exhibitionnistes, il était
parmi les plus élevés. Les malades ne présentant pas de troubles
psycho-sexuels sont répartis à peu près également dans les 3 groupes.
H. W.
6° Psychologie ethnique et sociale
a) Psycho- Sociologie. La mentalité primitive
660. — L . LÉ V Y-B RU H L . — Le temps et l'espace du monde mythique.
— Scientia, LVII, 2, 1935, p. 139-149.
Chez les primitifs, en particulier dans certaines tribus d'Australie
et de Nouvelle-Guinée, est souvent envisagée une période mythique,
antiquité très reculée (« Urzeit » de Preuss) qui en réalité paraît en
quelque sorte transcendante et étrangère au temps ; c'est la période
qui participe au monde mythique.
Dans les ancêtres, il en est qui font partie de l'antiquité histo
rique, qui se situent dans le temps, qui sont nés, qui sont morts,
qui représentent les véritables aïeux, mais il y a d'autres ancêtres,
et ceux-ci ne doivent pas être confondus avec ceux-là, car ils sont
de nature mythique et c'est d'eux que les groupes humains ou
animaux tirent leur origine absolue.
Au point de vue spatial également, à côté de relations spatiales
ordinaires, il en est d'autres qui sont de nature mythique : les liaisons,
les participations entre des groupes et les endroits où doivent se
dérouler les cérémonies totémiques expriment des parentés spatiales
très importantes dans la vie des indigènes. H. P.
661. — M. E. HARD ING. — The mother archetype and its functioning
in life (L'archétype de la mère et son rôle dans la vie). — Zentralbl.
f. Ps., VIII, 1935, p. 95-108.
Dans toutes les mythologies, « la mère » ou « la vieille femme »
constitue un des éléments fondamentaux, c'est l'image la plus
ancienne. Les vieux mythes représentent la mère déesse sous forme
d'une pierre, devant laquelle on fait des sacrifices d'enfants, la
pierre est souvent d'origine météorique. Ensuite, la mère est symbol
isée par un vase plein d'eau, puis représente un récipient plein
d'esprit. La mère dévorant ses enfants fait place à une mère qui
les aime et les protège. Dans les stades encore plus avancés, la mère
sacrifie en quelque sorte son enfant comme tel en symbolisant ainsi
la liberté qu'elle lui donne.
Les relations entre l'enfant et la mère constituent une des bases
de la structure psychique de l'individu et doivent être considérées
en premier lieu dans la réadaptation à la vie des personnes névro-
siques. Ces relations modifient leur caractère au cours du développe
ment de l'individu, elles passent par des stades analogues à ceux
du rôle de la mère dans les croyances du peuple. La formation
de l'individualité d'un adulte ne peut se faire qu'après la libération

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