Restes humains retrouvés dans la grotte Romanelli (Lecce, Italie) : Etude anthropologique - article ; n°4 ; vol.4, pg 219-247

De
Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris - Année 1987 - Volume 4 - Numéro 4 - Pages 219-247
HUMAN REMAINS FROM ROMANELLI CAVE (LECCE, ITALY) : ANTHROPOLOGICAL STUDY Summary. — Anthropological study of the late Epigravettian (Romanellian) fragmentary remains of at least six adults and six children discovered in the Romanelli Cave (Lecce, Italy) and housed in the Istituto Italiano di Paleontologia Umana in Rome. Their morphological features are similar to the ones described in the italian and european Upper Palaeolithic populations. Concerning the metrical features they usually take place close to the lower limit of the variability of the reference samples.
Résumé. — Etude anthropologique des restes fragmentaires d'au moins six adultes et six enfants, découverts dans la Grotte Romanelli (Lecce, Italie) et conservés à l'Istituto Italiano di Paleontologia Umana à Rome. Les pièces étudiées, datant de l'Epigravettien final (Romanellien) sont comparées avec les restes italiens contemporains. Elles ont des caractères morphologiques semblables à ceux qui ont été décrits pour les populations du Paléolithique Supérieur italien et européen. Les dimensions se placent généralement à la limite inférieure de la variabilité des échantillons de comparaison.
29 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1987
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Pier Francesco Fabbri
Restes humains retrouvés dans la grotte Romanelli (Lecce,
Italie) : Etude anthropologique
In: Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, XIV° Série, tome 4 fascicule 4, 1987. pp. 219-247.
Abstract
HUMAN REMAINS FROM ROMANELLI CAVE (LECCE, ITALY) : ANTHROPOLOGICAL STUDY Summary. — Anthropological
study of the late Epigravettian (Romanellian) fragmentary remains of at least six adults and six children discovered in the
Romanelli Cave (Lecce, Italy) and housed in the Istituto Italiano di Paleontologia Umana in Rome. Their morphological features
are similar to the ones described in the italian and european Upper Palaeolithic populations. Concerning the metrical
they usually take place close to the lower limit of the variability of the reference samples.
Résumé
Résumé. — Etude anthropologique des restes fragmentaires d'au moins six adultes et six enfants, découverts dans la Grotte
Romanelli (Lecce, Italie) et conservés à l'Istituto Italiano di Paleontologia Umana à Rome. Les pièces étudiées, datant de
l'Epigravettien final (Romanellien) sont comparées avec les restes italiens contemporains. Elles ont des caractères
morphologiques semblables à ceux qui ont été décrits pour les populations du Paléolithique Supérieur italien et européen. Les
dimensions se placent généralement à la limite inférieure de la variabilité des échantillons de comparaison.
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Fabbri Pier Francesco. Restes humains retrouvés dans la grotte Romanelli (Lecce, Italie) : Etude anthropologique. In: Bulletins
et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, XIV° Série, tome 4 fascicule 4, 1987. pp. 219-247.
doi : 10.3406/bmsap.1987.1641
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1987_num_4_4_1641et Mém. de la Soc. d'Anthrop. de Paris, t. 4, série XIV, n° 4, 1987, pp. 219-248 Bull,
RESTES HUMAINS RETROUVÉS
DANS LA GROTTE ROMANELLI
(LECCE, ITALIE) : ÉTUDE ANTHROPOLOGIQUE
Pier Francesco Fabbri (*)
Résumé. — Etude anthropologique des restes fragmentaires d'au moins six adultes et
six enfants, découverts dans la Grotte Romanelli (Lecce, Italie) et conservés à l'Istituto
Italiano di Paleontologia Umana à Rome. Les pièces étudiées, datant de PEpigravettien
final (Romanellien) sont comparées avec les restes italiens contemporains. Elles ont des
caractères morphologiques semblables à ceux qui ont été décrits pour les populations du
Paléolithique Supérieur italien et européen. Les dimensions se placent généralement à la
limite inférieure de la variabilité des échantillons de comparaison.
Mots-clés : Paléolithique Supérieur, Italie, Romanelli, Anthropologie.
HUMAN REMAINS FROM ROMANELLI CAVE
(LECCE, ITALY) : ANTHROPOLOGICAL STUDY
Summary. — Anthropological study of the late Epigravettian (Romanellian) fragment
ary remains of at least six adults and six children discovered in the Romanelli Cave (Lecce,
Italy) and housed in the Istituto Italiano di Paleontologia Umana in Rome. Their mor
phological features are similar to the ones described in the italian and european Upper
Palaeolithic populations. Concerning the metrical features they usually take place close
to the lower limit of the variability of the reference samples.
Key- words : Upper Palaeolithic, Italy, Romanelli, Anthropology.
I. — INTRODUCTION
Cet article s'insère dans le cadre d'un projet d'étude du peuplement de l'Ital
ie au Paléolithique Supérieur.
Le nombre de restes humains datant de cette époque est assez grand, mais
lorsque l'on s'intéresse à ces fossiles il apparaît généralement que les données
métriques et morphologiques disponibles sont relativement rares, surtout pour le
squelette post-crânien. L'analyse du matériel dans une optique typologique a con
duit la plupart des auteurs à négliger les spécimens les plus fragmentaires pour
n'étudier que les caractères généraux des individus les plus complets ou les plus
célèbres. L'idée d'une similitude totale entre les hommes du Paléolithique Supér
ieur et les hommes actuels a également contribué à cette attitude. En outre beau
coup de ces fossiles ont été étudiés anciennement et les techniques de mesure sont
souvent mal définies et très différentes selon les auteurs. C'est pourquoi nous
(*) Université de Bordeaux I, Laboratoire d'Anthropologie, UA 376 du CNRS, 33405 Talence
Cedex. 220 SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE DE PARIS
procéderons à la description détaillée des restes de la Grotte Romanelli qu'ils
appartiennent au squelette crânien ou postcrânien.
La Grotte de Romanelli s'ouvre, à quelques kilomètres de Castro (Lecce), dans
la falaise côtière qui s'étend de Santa Maria di Leuca à Otranto sur une lon
gueur de 40 km. P.E. Stasi la fouilla en premier au début du siècle et y découv
rit trois sépultures, Romanelli 1, 2, 3, associées à une grande quantité de restes
de faune et d'industrie (Stasi et al., 1904). Les fossiles humains étudiés dans cet
article ont été découverts par G. -A. Blanc et A.C. Blanc lors de plusieurs cam
pagnes de fouilles qui furent menées jusqu'à la fin des années soixante.
Le remplissage quaternaire de la grotte comprend deux séries stratigraphiques
séparées par un niveau stérile (Cassoli et al., 1977) :
— les « terres rouges » avec une industrie moustérienne sur calcaire (Piper no,
1974) : niveau G ;
— les « terres brunes » avec une industrie épi-gravéttienne (Romanellien),
(Cassoli et al., 1977) : niveaux A-E.
Les niveaux à « terres brunes » (épi-gravettiens) sont contemporains de l'Alle-
rôd final et du Dryas III, la datation С 14 de quelques échantillons de charbon
(Vogel et al., 1963), a donné les résultats suivants :
— niveau A : 9880 ± 100 BP (GrN-2056) ; 10320 ± 130 BP (GrN-2305)
—С : 10390 ± 80 BP (GrN-2153) ; 9790 ± 80 BP (GrN-2154)
— niveau D : 10640 ± 100 BP (GrN-2055).
La faune est principalement caractérisée par Equus hydruntinus ; la présence
d'une espèce d'oiseau marin sub-artique, Alca impennis (Blanc G. A., 1928) est
particulièrement significative d'un climat plus froid que l'actuel. Cet oiseau avait
à cette époque une distribution «... limitée aux côtes méditerranéennes de l'Europe
depuis Gibraltar jusqu'à la mer Adriatique..., mais pas plus au sud ni dans la
Méditerranée orientale... », d'après Cassoli et al., (1977 : 329).
Les restes humains proviennent tous des niveaux В à E.
II. — MATERIEL ET MÉTHODES
Les restes étudiés dans cet article sont conservés à PIstituto Italiano di Paleon-
tologia Umana à Rome ; ils sont énumérés ainsi par Oakley et al. (1971) :
— Romanelli 4-8 : 5 adults and juveniles : 5 mandibula fragments, humeri,
tibiae, ossa metatarsalia.
—9 : adult, It. maxilla (0 with It. C-M3.
— Romanelli unnumbered : ossa longa. 1,2,3 désignant les trois squelettes découverts par Stasi en 1904 ;
d'après l'ouvrage cité, G.A. Blanc aurait découvert les pièces Romanelli 4 à 8
(R4 à R8) en 1914 et R9 en 1928, mais suivant les inscriptions qu'elles portent,
deux mandibules ont été découvertes en 1958 et une en 1954. Le maxillaire R9
porte une étiquette avec le numéro 5697 ; nous avons retrouvé une étiquette avec
le même numéro sur un fragment de pariétal, qui a été nommé Rll, car il n'y
a aucune raison d'attribuer les deux pièces qui, par ailleurs, n'ont pas été découv
ertes ensemble, au même individu.
Nous ne pouvons pas attribuer les restes post-crâniens (humérus, tibias et métat
arsiens) aux cinq individus représentés par les mandibules. Nous avons donc FABBRI P.F. — RESTES HUMAINS DE LA GROTTE ROMANELLI 221
décidé de maintenir les dénominations R4 à R8 et R9, pour les mandibules et
le maxillaire d'adulte respectivement, et d'attribuer une numérotation progressive
aux pièces restantes : le résultat est une longue liste qui comprend 84 pièces. Quant
aux R9 (Massari, 1930), Rll et R32 (Grazzini, 1921), qui ont déjà été décri
tes, nous nous limiterons à fournir quelques renseignements complémentaires.
Les mesures ont été prises suivant les méthodes classiques établies par Martin
et Sailer (1956-1959). Pour les rares cas où une méthode différente a été employée,
la référence bibliographique apparaîtra au bas du tableau rapportant la mesure.
Sur les mandibules nous n'avons pas suivi la technique de Martin pour la mens
uration de l'épaisseur du corps (M69-1), mais celle proposée par Bouvier (1971).
Les diamètres mésio-distal (MD) et vestibulo-lingual (VL) des dents sont les
diamètres hors tout de la couronne dans les deux sens ; pour le degré d'usure
dentaire nous suivons la classification de Molnar (1971).
Dans le relevé des caractères discrets, sur la mandibule nous avons considéré
la liste publiée par Muller (1977) ; pour le squelette post-crânien la liste et les
dénominations contenues dans l'ouvrage de Saunders (1978).
Nous avons essayé de déterminer l'âge au décès des sujets juvéniles seulement,
par comparaison avec les données relevées sur des individus appartenant à des
populations actuelles ou historiques. Nous supposons donc que la chronologie de
l'éruption dentaire et de la maturation du squelette sont les mêmes dans les dif
férentes populations considérées ; or cela est loin d'être prouvé. Il faut aussi sou
ligner que nous ne déterminons pas l'âge réel des sujets étudiés, c'est-à-dire le
temps qui s'est écoulé entre la naissance et la mort, mais simplement l'âge dent
aire ou l'âge squelettique.
Pour les restes d'adultes aucune estimation d'âge n'a été faite, car les
méthodes existantes appliquées à des ossements isolés et fragmentaires donnent
des résultats très approximatifs, la simple indication d'âge adulte est préférable.
Dans la détermination du sexe nous avons suivi les indications contenues dans
Ferembach et al. (1977-1979).
III. — MATÉRIEL DE COMPARAISON
Nous comparerons les restes d'adultes aux sujets italiens datant de la deuxième
moitié du Paléolithique Supérieur (de 20000 à 10000 BP environ). Pour les restes
juvéniles nous considérerons aussi quelques sujets découverts dans d'autres pays.
Dans les cas où les mesures prises pour les hommes sont distinctes de celles
prises pour les femmes, nous n'avons considéré que les individus dont le sexe
est déterminé avec certitude. Nous donnons ici la liste des sites où les pièces de
comparaison ont été découvertes, leur localisation et les références bibliogra
phiques. Pour les sujets des A. Candide nous avons suivi la numérotation pro
posée par les auteurs cités, pour les autres sites, celle de Oakley et al., (1971) .
Nous avons inclus les restes de Hassi-el-Abiod, parce que, d'après Dutour (1986),
ces hommes ont les caractères anthropologiques « ...des Mechtoïdes... branche afri
caine de l'homme de Cro-Magnon ». Le rapprochement avec des hommes du Paléo
lithique Supérieur n'est donc pas arbitraire. 222 SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE DE PARIS
Arène Candide (Ligurie): Paoli et al., 1980 ; Formicola, 1986 ;
Grotta La Punta (Abruzzes) : Parenti, 1961 ; Maritza : Borgognini Tarli, 1969 ;
Riparo Mezzena (Venetie) : Cor rain, 1968 ;
Grotta Ortucchio (Abruzzes) : Parenti, 1961 ; délie Veneri à Parabita (Pouilles) : Mallegni, c. per s. ;
Riparo Tagliente (Venetie) : Corrain, 1966, 1977 ;
Grotta San Teodor o (Sicile) : Graziosi, 1947 ;
Vado all'Arancio (Toscane) : Pardini et al., 1981 ; (V. Arancio 2 mesuré pař l'auteur)
Le Figuier (FIG) (France) : Magdalénien ; Billy, 1980 ;
Hassi-el-Abiod (MN/H), Bassin de Taudenni (Mali) : 7000 BP environ ; Dutour, 1986.
IV. — ÉTUDE ANTHROPOLOGIQUE
IV. 1 Squelette crânien.
IV. 1.1 Os de la voûte.
Romanelli 11, adulte (5697)*.
Etat de la pièce. — Partie antérieure du pariétal droit ; la suture sagittale est con
servée sur une longueur de 40 mm, la suture coronale sur 80 mm, la suture squameuse
sur 45 mm.
Description. — Sur la face endocrânienne nous observons les sillons laissés par
les branches obélique et bregmatique du rameau frontopariétal des vaisseaux méning
és moyens. La branche suit un trajet parallèle à la suture coronale, trois
vaisseaux se détachent de cette branche et se portent en haut et en arrière. La branche
obélique est parallèle à ces trois vaisseaux ; elle a creusé un sillon moins large, mais
plus profond que la branche bregmatique. Peu après son origine, qui devait se trou
ver à quelques millimètres seulement du bord du fragment, la branche obélique se
scinde en deux ramifications parallèles entre elles qui continuent dans la même direc
tion. Le long de la suture sagittale, toujours sur la face endocrânienne, nous remar
quons les fossettes granulaires de Pacchioni.
Sur la face externe de l'os la ligne temporale est peu marquée.
Mesures : Corde bregma-stéphanion 79
Arc 76
Epaisseur au bregma 8,8 (ép. max. du frag.)
Romanelli 12, adulte (R C2 l-VIII-58).
Etat de la pièce et description. — Fragment de la partie squameuse d'un tem
poral gauche d'adulte, une partie de la suture squameuse est conservée. Sur sa
face endocrânienne, le sillon laissé par l'artère temporale moyenne est assez creusé.
A l'angle inférieur se place le départ du rocher. L'épaisseur au point 7b (Twies-
selmann, 1941) est de 5 mm.
(♦) Nous donnons, entre parenthèses, les indications marquées sur chaque pièce. FABBRI PF. — RESTES HUMAINS DE LA GROTTE ROMANELLI 223
Romanelli 13, enfant (R Homo).
Etat de la pièce. — Moitié droite d'un frontal ; la partie antérolatérale de
l'écaillé avec le bord supra-orbitaire, le processus zygomatique, la suture sphéno-
frontale et un petit segment de la suture coronale sont conservés (PL I, fig. 1,2).
Age. — La pneumatisation du frontal commence à 8-9 ans selon Libersa et
Faber (in Tillier, 1977), c'est-à-dire quand le développement des cellules ethmoïdo-
frontales dépasse le contour supérieur des orbites. Cette région n'est pas conser
vée chez R13, mais dans la partie de l'os qui lui est très proche nous n'obser
vons pas de trace de pneumatisation, nous pourrions penser à un âge de 10 ans
maximum. Mais comme Paplasie et l'hypoplasie des sinus frontaux sont fré
quentes chez les hommes du Paléolithique Supérieur (Tillier, 1977), ce caractère
ne peut pas être utilisé pour déterminer l'âge de cet individu.
Description. — L'os ne présente pas de reliefs sus-orbitaires ; le bord supra-
orbitaire est tranchant et entaillé, mésialement, par l'échancrure suborbitaire, le
foramen supra-orbitaire s'ouvre à 4 mm du point médian de l'arcade. La bosse
frontale est très peu marquée. Sur la face endocrânienne les juga cerebralia sont
faibles, l'impression laissée par un vaisseau sanguin est parallèle à la suture sphé-
nofrontale, très proche de celle-ci.
Mesures : Frontomalaire orbitaire-sphenion 25
Epaisseur point la (Twiesselmann, 1941) 2,5
IV. 1.2 Maxillaire et palatin (Planche 1, fig. 3 à 8).
Romanelli 9, adulte (5697)
Etat de la pièce. — Maxillaire gauche endommagé déjà décrit par Massari
(1931). Les incisives sont tombées post-mortem ; les autres dents sont présentes ;
une Ml supérieure droite retrouvée parmi les dents isolées, ayant les mêmes dimens
ions, morphologie et degré d'usure de la Ml gauche peut être associée à ce
maxillaire.
Comme il a déjà été remarqué par Massari, la pièce a une morphologie enti
èrement moderne ; le sinus est très vaste et il se prolonge dans les processus alvéol
aire et zygomatique.
Les dents de Romanelli 9 sont très usées, mais l'usure est particulièrement mar
quée sur les dents antérieures (C et PI).
Molnar 1971, et type d'usure Dents Degré,
8 Couronne entièrement abrasée, elles sont réduites à deux moiС, PI (g.)
gnons de 2 mm de haut ; la surface occlusale est convexe dans
le sens vestibulo-lingual.
P2 7 Surface occlusale convexe dans le sens vestibulo-lingual. (g.)
Ml 6 L'usure est plus marquée sur le côté lingual, ou la dentine (g.)
Ml 6 est creusée en cuvette. (d.)
M2 6 Usure modérée du côté vestibulaire et forte du côté lingual. (g.)
M3 5 (g) SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE DE PARIS 224
Planche I. — Fig. 1, R13, vue antérieure (frontal view). Fig. 2, R13, vue postérieure (pos
terior view). Fig. 3, RIO, vue latérale (lateral view). Fig. 4, RIO, vue anté
rieure (frontal view). Fig. 5, RIO, vue inférieure (basal view). Fig. 6, R9,
vue latérale (lateral view). Fig. 7, R9, vue antérieure (frontal view). Fig. 8,
R9, vue médiale (inner aspect). Fig. 10, R5, vue supérieure (occlusal view).
Fig. 11, R5, vue latérale (lateral view). .
FABBRI P.F. — RESTES HUMAINS DE LA GROTTE ROMANELLI 225
R4 pal.sup.it. R5 R7 R8 (*)
0 6 D+G D 0 variabil . n - - Larg. biment. И67 41-48 9 42,5 - - - - Haut. min. br. И70-(2) - 50 - Larg. min. Ьг. И71 (31) 33-40 18 36,5 - - Haut . symphyse И69 35 30-39 11 - - - Haut, intervalle P1/P2 - 30 33 - 32 - - - corps И69-1 26-35 13 - - •- Haut, interval le P2/M1 - 29 30,5 31 - - - - M1/M2 - 27 26 - - - - Hauteur post-H2 (22) 26 - - - - Epais, réelle symphyse 16 13 - - - Ep. réel. interv.Pl/P2 - 12 11 10
- - - - Epais, corps И69-3 10-15 16 - - - Ep. réel. interv.P2/Ml - 14 12 12 - - - - Ep. réel, interv.nl/ri2 - 13 15 - - - - Ep. réel . post-n2 15,5 16 - - - - Epais, projec. symph. 17 14 - - - Ep. proj. interv.Pl/P2 - 12 11 11 - - - Ep. interv.P2/m 14 13 12 - - - - Ep. proj. interv.ni/n2 - 16 13 - - - - Ep. post-n2 18 18 - - - - Périm. corps symphyse 84 - - - Pér. cor. interv.Pl/P2 - 73 75 75 - - - - interv.P2/ni - 74 73 - - - - Pér. cor. interv.ni/n2 - 73 70 - - - - Per. post-n2 (68) 72
- - - Haut, for .men. -bord alv.- 15 18 18 - - - Haut . for .men. -bord inf.- 12 (110e 11,5 12 — 99*-121,5< » — Angle goniaque И79 13
Tableau I. — Mandibules d'adultes.
(*) A Candide 1,2,4,5,19 ; La Punta 1 ; Maritza 2 ; Mezzena 1 ; Ortucchio 2 ; R. Tagliente 1 ; S. Teodoro
1,2,3 ; V. Arancio 1.
ROMANELLI PAL.SUP.IT. (*)
variabil . n
SUPERIEURES
ml
RIO 6,7 MD 6,9-7,8 4
d. 7,9 VL 8,5-9,8 4 - 1 USURE
INFERIEURES
m2
R22 (9,6) R23 (10,1) R24 (10 .6) riD 9,9-11,5 4
g. 9,4 g. 9,1 d. 9 ,3 VL 8,9-10,1 4 - - 4 1-2 3 USURE
Tableau H. — Diamètres mésio-distales (MD), vestibulo-linguales (VL) et degré d'usure
(Molnar S., 1971) des dents déciduales.
Milk tooth measurements, mesiodistal (MD), buccolingual (VL) and degree
of dental wear (Molnar S., 1971).
(*) A. Candide 6,8,11 ; (Formicola V., 1986). V. Arancio 2 ; (mesurées par l'auteur). SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE DE PARIS 226
PAL.SUP.IT. ROMANELLI
variabil . n
SUPERIEURES
МЗ
R14 (8,3) (7,8) R17 9,3 MD 7,8-9,7 10 R9 7,8 R15
g« g» g» d. 12,0 VL 11 12,6 11,4 10,0 11,5-12,5 - - 1 USURE 1 2 2
M2 - - - R9 MD - - - g* VL - - 6 USURE
Ml - - - - R9 R9 RIO (8,9) MD - - - - g • d. d. (9,2) VL - - 6 USURE 6 1
P2 PI С - - - - - R9 MD R9 R9 - - - - - g- g* g» VL - . - 6 8 8 USURE
12
R16 6,3 MD 5,8-8,1 7
g* 6,1 VL 6,2-7,6 - 11 - 2 USURE
INFERIEURES
M3
(11,3) R7 11,0 MD 10,3-11,3 6 R5
g« 10,7 d. 10,3 VL 10,6-12,1 - - 6 2-3 1 USURE
M2
(9,4) R7 (10,5) R8 9,8 MD 11,2-12,1 6 R8
g« 8,2 d. 10,8 d. 8,3 VL 11,2-11,7 - - 6 2 2 2 USURE
Ml - (9,8) (11,5) R8 R7 R8 MD 11,4-12,1 7
g» d. d. 8,9 8,3 11,1 VL 6 10,3-12,0 - - 4-5 3 4-5 USURE
P2 PI - - - - - R8 R21 R8 MD - - - - - d. g. d. VL - - 3 3 2 USURE
С
R4 (6,5) R18 7,2 R20 (6,8) MD 6,3-7,9 6
g* g • 7,7 7,5 8,0 VL 7 7,9-9,0 - - 4 1 3 USURE T
_ _ R19 (5,6) MD - - d. 6,5 VL - - 3 USURE
Tableau III. — Diamètres mésio-distales (MD), vestibulo-linguales (VL) et degré d'usure
(Molnar S., 1971) des dents permanentes.
Permanent tooth measurements, mesiodistal (MD), buccolingual (VL) and
degree of dental wear (Molnar S., 1971).
(*) A. Candide 1,3,5,8 ; B. Grande 2,3,4,5 ; S. Teodoro 3 ; (Frayer D.W., 1978). V. Arancio 1 ; (Pardini E.
e.a., 1981). R. Tagliente 1 (Corrain C, 1966). FABBRI P.F. — RESTES HUMAINS DE LA GROTTE ROMANELLI 227
II faut souligner que si la différence d'usure en P2 et PI n'est pas forte sui
vant l'échelle de Molnar (n° 7 et n° 8 respectivement), cela est dû au fait que
cette classification n'est pas tout à fait appropriée quand l'usure est aussi élevée.
Seule l'observation en vue latérale de la pièce met en évidence que les couronnes
de M2, Ml et P2 ont des hauteurs sensiblement égales, tandis que les
de PI et С sont plus courtes ; dans la ligne qui réunit les bords vestibulaires
des surfaces occlusales des dents, il y a un net décalage en passant de P2 à PI.
L'usure très élevée des dents antérieures n'est pas rare au Paléolithique Supér
ieur (Brabant, 1970 ; Smith, 1976).
Parmi les individus qui forment notre échantillon de comparaison, nous pou
vons signaler quelques cas, bien que cet aspect n'ait pas été très approfondi.
D'après les photos publiées (Parenti, 1961), une usure semblable à celle de R9
existe chez La Punta 1. Graziosi (1947) observe que chez S. Teodoro 1 et 2, l'usure
est particulièrement marquée sur les incisives.
Les mesures prises sur R9 se placent à la limite supérieure de la variabilité
de l'échantillon de référence.
R9 Pal. Sup. It. (*)
"ariabilité n
— — Diamètre bizygomaxil. M46 98 (**)
— — Hauteur nasosp.-prosth. M48 20 (1)
- Longueur arc. alvéol. M60 49 57 10 (56)
- 66 Largeur arc. M61 66 (**) 59 5 12
Ind. M61/M60 108 9-135 ,7 10 (117,8)
(*) A. Candide 1,2,4,5,19 ; La Punta 1 ; Maritza 2 ; Ortucchio 1 ; S. Teodoro 1,2,3 ; V. Arancio 1.
(**) Deux fois la moitié gauche.
Romanelli 10, enfant (R Homo),
Etat de la pièce. — Maxillaire et palatin droits ; sur le maxillaire manque la
paroi nasale (faciès nasalis) du sinus et le processus alvéolaire présente plusieurs
lacunes. Sur le palatin, les processus orbitaire et sphénoïdal manquent.
Age. — La ml, non usée, avait fait son apparition sur l'arcade depuis peu
de temps ; la m2 et la c' venaient de percer les parois de leurs alvéoles ; les il
et i2 sont tombées post-mortem ; la Ml peut être sortie de son alvéole endom
magée, montrant une couronne à moitié formée. Ce stade de développement den
taire dénote un âge de 18 ± 6 mois, selon Ubelaker (1978) ; l'examen radiogra-
phique de la pièce démontre que le degré de calcification des racines est tout-à-
fait compatible avec cet âge.
Description et mesures. — En norma antérieure le foramen infra-orbitaire est
particulièrement évident (ses diamètres sont 4,8 et 3,1 mm) à grand axe oblique,
il est placé dans une dépression vaste et peu profonde limitée mésialement par
une bosse canine très saillante.
Le bord inférieur du processus zygomatique décrit une courbe régulièrement
concave vers le bas (incurvatio inframalaris) . Les bords de l'ouverture piriforme
sont minces et tranchants, tout comme le bord infra-orbitaire. En norma latérale
l'épine nasale antérieure est très proéminente (environ 5 mm en avant du pros-
thion). En vue mésiale nous observons que le sinus est peu vaste, son plancher

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