Rôle de la connaissance des résultats dans une tâche de quantification de séquences de sons - article ; n°2 ; vol.80, pg 467-479

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L'année psychologique - Année 1980 - Volume 80 - Numéro 2 - Pages 467-479
Résumé
La recherche a pour objectif l'étude du rôle de la connaissance du résultat (CR) dans une tâche de comparaison de numérosité d'un couple de séquences sonores : dire si la seconde séquence comporte plus, moins ou autant de tops que la première. Cette numérosité dépend de la fréquence d'émission et de la durée d'émission. Ces deux dimensions variaient en sens inverse entre les deux séquences de chaque couple.
Les résultats indiquent que les sujets avec CR fournissent un nombre d'évaluations correctes supérieur au groupe sans CR. La majorité des réponses fournies par les sujets sans CR sont ajustées sur les variations perçues de la fréquence, alors que les sujets avec CR s'efforcent d'intégrer aussi les variations de durée plus difficiles à saisir.
Summary
This research studies the effects of the knowledge of the results (KR) on performance in a numerosity evaluation task. The subject hears two sequences of « clicks ». He has to judge whether the numerosity of the second sequence is greater than, lower than or equal to that of the first. Click frequency and duration vary in the opposite direction front the first sequence to the second.
The KR group subjects give more correct judgements than the Non KR subjects. Whereas Non KR subjects make their judgements prima-rily on the basis of perceived click frequency variations, KR subjects try also to make use of duration variations, which are harder to process.
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1980
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J.-F. Camus
Rôle de la connaissance des résultats dans une tâche de
quantification de séquences de sons
In: L'année psychologique. 1980 vol. 80, n°2. pp. 467-479.
Résumé
La recherche a pour objectif l'étude du rôle de la connaissance du résultat (CR) dans une tâche de comparaison de numérosité
d'un couple de séquences sonores : dire si la seconde séquence comporte plus, moins ou autant de tops que la première. Cette
numérosité dépend de la fréquence d'émission et de la durée d'émission. Ces deux dimensions variaient en sens inverse entre
les deux séquences de chaque couple.
Les résultats indiquent que les sujets avec CR fournissent un nombre d'évaluations correctes supérieur au groupe sans CR. La
majorité des réponses fournies par les sujets sans CR sont ajustées sur les variations perçues de la fréquence, alors que les
sujets avec CR s'efforcent d'intégrer aussi les variations de durée plus difficiles à saisir.
Abstract
Summary
This research studies the effects of the knowledge of the results (KR) on performance in a numerosity evaluation task. The
subject hears two sequences of « clicks ». He has to judge whether the numerosity of the second sequence is greater than, lower
than or equal to that of the first. Click frequency and duration vary in the opposite direction front the first sequence to the second.
The KR group subjects give more correct judgements than the Non KR subjects. Whereas Non KR subjects make their
judgements prima-rily on the basis of perceived click frequency variations, KR subjects try also to make use of duration
variations, which are harder to process.
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Camus J.-F. Rôle de la connaissance des résultats dans une tâche de quantification de séquences de sons. In: L'année
psychologique. 1980 vol. 80, n°2. pp. 467-479.
doi : 10.3406/psy.1980.28333
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1980_num_80_2_28333L'Année Psychologique, 1980, 80, 467-479
Laboratoire de Psychologie Expérimentale,
Université René-Descartes et EPHE, 3e section,
associé au cnrs1
ROLE DE LA CONNAISSANCE DES RÉSULTATS
DANS UNE TACHE DE QUANTIFICATION
DE SÉQUENCES DE SONS
par Jean-François Camus
SUMMARY
This research studies the effects of the knowledge of the results
(KR) on performance in a nwnerosity evaluation task. The subject hears
two sequences of « clicks ». He has to judge whether the numerosity
of the second sequence is greater than, lower than or equal to that of
the first. Click frequency and duration vary in the opposite direction
from the first to the second.
The KR group subjects give more correct judgements than the Non
KR subjects. Whereas Non KR subjects make their judgements primar
ily on the basis of perceived click frequency variations, KR subjects
try also to make use of duration variations, which are harder to
process.
INTRODUCTION
Cette recherche a pour objectif l'étude du rôle de la
connaissance du résultat dans une tâche de quantification de
séquences de sons.
Dans ce type de situation le sujet entend une suite de
tops. La fréquence d'émission de ceux-ci varie ainsi que la
durée de la séquence. A la différence des tâches habituellement
proposées au sujet (évaluer la numérosité de la séquence)
1. 28, rue Serpente, 75006 Paris. 468 J. -F. Camus
dans ce type de situation, nous utilisons une tâche de
comparaison d'un couple de ces séquences. Le sujet doit
évaluer si la seconde séquence comporte plus, moins ou autant
de tops que la première.
De nombreux travaux expérimentaux mettent en évidence
que, pour réaliser ces évaluations, les informations liées à la
fréquence et celles liées à la durée ne sont pas analysées
indépendamment les unes des autres par le sujet. White,
Cheatham et Armington (1953), Cheatham et White (1954),
White et Cheatham (1959) et White (1963, montrent en effet
que le nombre de tops perçus ne dépend pas simplement
du nombre de tops présentés mais aussi de la durée de la
séquence. C'est-à-dire qu'une séquence de 8 tops délivrés à
la fréquence de 30 Hz et une de 6 à
la de 22,5 Hz conduisent toutes deux à une réponse
de 3 tops dans la mesure où les durées d'émission de ces
deux séquences sont sensiblement identiques.
Fraisse (1961) et Fraisse et Zuili (1966) montrent que dans
des tâches d'estimation de durée, la réponse dépend aussi de
la fréquence des changements perçus. C'est-à-dire qu'à durées
égales, la séquence comportant le plus de changements est
estimée plus longue.
Dans la tâche que nous proposons (estimer si la seconde
séquence comporte plus, moins ou autant de tops que la
première) un mécanisme complexe d'évaluation est mis en
œuvre. En particulier, les règles de décision et le critère de
cette évaluation constituent des facteurs cognitifs importants.
Jusqu'à des fréquences de 10 Hz le nombre de tops perçus
correspond au nombre de tops émis. Cette fréquence de
10 Hz semble être la limite de la fréquence perçue. Pour
des fréquences supérieures on observe un effet de sous-
estimation qui peut être corrigé par la connaissance du
résultat (Taubman, 1943). On peut alors faire l'hypothèse que
la connaissance du résultat (CR) apporte une information
qui, en modifiant ces règles et critères, améliore le fonctio
nnement de l'évaluation et facilite les réponses.
Cette hypothèse prend appui sur un certain nombre de
recherches qui ont essayé d'évaluer le rôle de la CR dans les
apprentissages perceptifs.
Dans certaines situations, l'introduction de la CR permet
d'observer un effet facilitateur sur la performance perceptive : Rôle de la connaissance des résultats 469
diminution de l'illusion mesurée par les ajustements du
sujet dans le cas de l'illusion de Poggendorf ; diminution
des erreurs d'ajustement dans la tâche du Rod and Frame
Test2 (Elliot et McMichel, 1963) ; amélioration des évaluations
de numérosité visuelle (Annett, 1966) ; amélioration des
estimations de longueur (Thorndike, 1927 ; Gibson, 1969) ;
effet facilitateur dans l'apprentissage de la durée (Fraisse,
1971, 1975) ; amélioration de la précision dans des estimations
de numérosité sonore (Taubman, 1943) ; amélioration de la
performance dans une épreuve de jugements absolus
(Eriksen, 1958).
Le problème posé porte alors sur l'analyse des relations
existant entre les modifications cognitives liées à la CR et
l'effet facilitateur observé sur la performance perceptive.
En un mot, quel est le processus cognitif mis en jeu dans
ces situations permettant de rendre compte de cet effet facili
tateur.
Annett (1966), dans une tâche de numérosité visuelle,
interprète l'effet facilitateur de la CR, dans le cadre de
l'acquisition du lien entre le stimulus et sa désignation. Le
sujet associerait ainsi la trace perceptive du stimulus avec
l'information fournie par la CR qui indique le nombre exact
de pastilles par planche. La CR permettrait ainsi d'étiqueter
l'évaluation perceptive et la réponse devant être associée à
cette évaluation.
Une interprétation analogue est fournie par Eriksen
(1958) qui étudie l'effet facilitateur de la CR dans une tâche
de jugements absolus. A partir des informations apportées
par la CR, le sujet structure l'ensemble des réponses possi
bles en une échelle cognitive relativement valide par rapport
aux caractéristiques propres du stimulus. Cette échelle de
réponse permet ainsi d'exprimer les réponses perceptives
de plus en plus précisément.
De manière plus récente, la perspective cognitiviste du
traitement de l'information distingue, d'abord la prise
d'information et son élaboration sous la forme d'indices
perceptifs et, ensuite, le codage de ces indices en une réponse
perceptive.
2. La tâche consiste à ajuter à la verticale un segment incliné. Celui-ci est
présenté dans le même plan qu'un cadre, ce dernier pouvant être à son tour
plus ou moins incliné par rapport aux dimensions d'horizontalité ou de verticalité. 470 J.-F. Camus
La différence entre cette perspective et les interprétations
précédentes repose essentiellement sur la notion d'élaboration
liée à ce codage qui remplace la notion d'association stimulus-
réponse.
Dans cette perspective, Fraisse (1975) considère que le
rôle de la CR dans une situation de production de durée
contribue à l'élaboration d'une trace mnémonique (étalon
cognitif). Celle-ci sert de référence pour réévaluer les
indices perceptifs. Cette réévaluation peut, de plus, mettre
en œuvre des stratégies conscientes diverses (comptage
numérique, comptage des respirations) qui fournissent des
indices d'évaluation de durées. Cette interprétation décrit
un processus cognitif complexe dans le contrôle de la product
ion de durée, processus efficace puisqu'il en permet la
production précise.
Il est alors possible de préciser l'hypothèse présentée plus
haut : l'information apportée par la CR, en modifiant les règles
de décision permettant la réévaluation des informations prises
sur les stimulus, améliore la correction des réponses du
sujet.
LA SITUATION ET LA TACHE
Dans notre expérience la tâche du sujet consiste à comparer deux
séquences sonores. Il doit estimer si la seconde contient plus, moins
ou autant de tops que la première.
Tableau I. — Matrice des séquences (Se)
Fréquence (en hertz)
8 10 12,5
Durée (en seconde) :
4 32 (Se 1) 40 (Se 2) 50 (Se 3)
50 (Se 5) 5 40 (Se 4) 62 (Se 6)
6,25 50 (Se 7) 62 (Se 8) 78 (Se 9) Rôle de la connaissance des résultats 471
Les séquences utilisées dans ces comparaisons sont définies par la
matrice présentée au tableau I.
Le nombre de tops de chaque séquence (case de la matrice) dépend
donc à la fois des valeurs choisies pour la fréquence et pour la durée.
Les comparaisons sont construites de telle sorte qu'entre la première
séquence et la seconde séquence de chaque couple il existe une
variation inverse entre la fréquence et la durée : si la durée augmente
la fréquence diminue et inversement.
On a retenu avec cette règle douze comparaisons présentées dans
le tableau II.
Tableau II. — Description des comparaisons utilisées
Numéro de Séquences Signe de la Structure Type de
la utilisées différence de la comparaison
comparaison comparaison (couple)
II Se 6 - Se 8 Cl F-D+
II F+ D- Se 8 - Se 6 C2 D- II Se 4 - Se 2 C3 FD F+
II Se 2 - Se 4 C4 F-D+
F++ D- Se 7 - Se 6 C5 + Se 4 - Se 3 C6 + F
C7 Se 2 - Se 7 + F-D+ +
C8 Se 3 - Se 8 + + D
- F D+ Se 6 - Se 7 C9
F Se 3 - Se 4 CIO F D+
Se 8 - Se 3 F+ D Cil
- F+ D Se 7 - Se 2 C12 D
Pour les quatre premières comparaisons (Cl à C4), les séquences
contiennent le même nombre de tops (col. 3). Cette égalité dans
la numérosité est due au fait que la variation d'une dimension est
exactement compensée par la variation de l'autre (colonne 4). Ces
comparaisons sont dites de type FD (colonne 5).
Pour les quatre comparaisons suivantes (C5 à C8), la seconde
séquence comporte plus de tops que la première (col. 3). Deux
structures de décrivent ces couples de séquences 472 J.-F. Camus
et aboutissent à des types différents. La variation d'une dimen
sion n'est que partiellement compensée par la variation inverse
de l'autre (col. 4). Le plus grand nombre de tops dépend donc de la
dimension dont la variation est la plus importante. Lorsque la
variation de fréquence détermine l'inégalité de numérosité d'un
couple, la comparaison est dite alors de type F. A l'inverse,
lorsque la variation de durée détermine cette inégalité, les comparai
sons correspondantes sont dites D.
Les quatre dernières comparaisons (C9 à C12) peuvent aussi être
décrites selon les types F et D. La différence entre ces dernières
comparaison est que la seconde séquence comporte moins de tops
que la première.
PROCÉDURE
FACTEURS
II existe plusieurs façons d'analyser le protocole des douze compar
aisons du tableau IL
a) Un premier facteur (A3) correspond au signe de la différence
algébrique entre le nombre de tops contenus dans les deux séquences
de chaque couple (troisième colonne du tableau III) : plus ; moins ;
autant.
b) Un second facteur (T3), correspond aux trois types de comparai
sons définis précédemment (colonne 5 du tableau II) : FD ; F ; D.
c) Connaissance du résultat. Deux groupes indépendants sont utili
sés. L'un a connaissance du résultat de la comparaison (CR), l'autre
non (sans CR). Les sujets avec CR sont informés du fait que la
seconde séquence comporte effectivement plus, moins ou autant de
tops que la première.
d) Répétition. Les douze comparaisons du tableau II sont présentées
3 fois. Chaque sujet entend une première fois la série des douze
comparaisons dans un ordre aléatoire, puis une seconde fois dans
un ordre différent et enfin une dernière fois dans un troisième ordre.
MATÉRIEL
Les séquences sont enregistrées sur magnétophone « Revox » à la
vitesse de 16 cm/s à partir d'un générateur de fréquence (Epiphote).
Le nombre de tops es\ contrôlé au niveau de l'enregistrement par un
fréquence mètre « Tektronic ».
L'intervalle entre deux séquences est de trois secondes, le sujet
dispose de 5 secondes pour fournir sa réponse. La CR est, éventuelle
ment, fournie immédiatement après la réponse du sujet. Un délai
d'une minute de repos est laissé entre les séries. Rôle de la connaissance des résultats 473
SUJETS
10 sujets dans chaque groupe (CR et sans CR) comportant autant
de garçons que de filles.
PLANS D'ANALYSE
Deux plans ont été élaborés selon les facteurs A et T :
a) S10 <CR2> x A3 x R3 — ► K
où : CR2 correspond aux deu* niveaux suivants : avec CR; sans CR;
A au signe de la différence algébrique de numérosité
entre la seconde séquence et la première ;
R correspond aux troi^j répétitions ;
K à la variable dépendante « nombre de bonnes
réponses ».
b) S10 <CR,> x T3 x R3 -> K
où : T correspond aux trois types de comparaisons (cf. col. 5 du
tableau II).
RÉSULTATS
EFFETS LIÉS AUX TROIS SÉRIES
Dans aucune des analyses effectuées, le facteur répétition
n'a amené d'effet significatif, ni en effet global ni en interact
ion. Le score du groupe avec CR se révèle meilleur dès la
première série et ne se modifie pas sensiblement au cours
de la tâche.
LES BONNES RÉPONSES
1. Effet de la CR sur les bonnes réponses en fonction du
résultat objectif de la comparaison.
Tableau III. — Nombre moyen de BR en fonction
de la CR et du signe de la différence algébrique
(maximum 4)
Plus Moins Autant
2,43 2,60 CR 1,46
Sans CR 2,33 2,16 1,16 474 J.-F. Camus
L'effet de la CR est globalement significatif (F(1_18) = 7,6;
p < .025). Le groupe avec CR fournit en moyenne
plus de bonnes réponses que le groupe sans CR. On observe
par ailleurs un effet du type de résultat. Les performances
sont meilleures pour les réponses plus et moins que pour les
réponses égales. Il n'y a pas d'interaction.
2. Effet de la CR sur les bonnes réponses en fonction de
la structure des comparaisons.
Le tableau IV nous fournit la moyenne de bonnes réponses
par sujet dans les trois structures F, D et FD (maximum 4).
Tableau IV. — Nombre moyen de bonnes réponses
dans les trois structures F, D et FD (maximum 4)
F D FD
CR 2,36 2,66 1,46
Sans CR 3,36 1.13 1,16
L'effet global de la CR est légèrement significatif
(F(1_18) = 4,26 ; p < .05). L'effet des structures des compar
aisons est également significatif (F (2_i44) = 12,56; p < .0005).
Globalement, les comparaisons F sont mieux réussies que D,
elles-mêmes mieux réussies que FD.
Le résultat le plus intéressant est l'effet d'interaction entre
les structures et la CR (F = 24,50 ; 2 - 144 ; P < .0005). Les
sujets sans CR réussissent mieux que les sujets avec CR aux
comparaisons F, l'inverse se produit aux comparaisons D et
FD.
On constate donc que :
1) Les sujets avec CR réussissent globalement mieux que
les sujets sans CR dans cette tâche. La CR semble ainsi
faciliter l'évaluation de la différence de numérosité. Mais :
2) Cette facilitation ne s'observe que pour les comparai
sons D et FD ; la CR au contraire semble gêner l'évaluation
correcte des comparaisons F. Les sujets des deux groupes Rôle de la connaissance des résultats 475
n'utilisent pas les mêmes règles pour évaluer la différence
de numérosité entre les deux séquences. Les sujets qui
ne reçoivent pas de connaissance de leurs résultats sem
blent utiliser de manière dominante les variations perçues
de la fréquence pour décider de leurs réponses. Ce qui n'est
pas le cas des sujets recevant une CR.
Une analyse des erreurs commises par les deux groupes
confirme cette interprétation.
ANALYSE DES ERREURS
Cette analyse a été faite sur les comparaisons FD, F et D.
Pour ne pas alourdir ce paragraphe nous ne présenterons
que les résultats aux comparaisons FD.
Dans les comparaisons FD la réponse « égal » est la bonne
réponse, les réponses plus et moins sont des erreurs.
Le tableau V nous fournit le nombre total de réponses
« plus » ou « moins » selon la CR et selon la structure de la
comparaison (col. 4 du tableau II).
Tableau V. — Nombre total de réponses « plus » ou
« moins » selon la CR et selon la structure de
la comparaison
Sans CR (35) CR(54)
- - + +
F+ D- 39 10 16 15
6 30 25 10 F-D+
Le chiffre entre parenthèses indique le nombre de bonnes
réponses ; le total des erreurs et des bonnes réponses est
égal à 120.
On constate que la répartition des erreurs n'est pas
équivalente selon la structure des comparaisons et la pré
sence ou non de CR. Dans le groupe sans CR l'erreur la plus
fréquente consiste à fournir une réponse « plus » lorsque la
fréquence croît, et une réponse « moins » lorsqu'elle décroît.

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