Rôle du temps et tachistoscopie. Persistance et fusion. Images consécutives. Impressions de succession et de mouvement. Motricité oculaire - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 657-667

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 657-667
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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d) Rôle du temps et tachistoscopie. Persistance et fusion.
Images consécutives. Impressions de succession et de
mouvement. Motricité oculaire
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 657-667.
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d) Rôle du temps et tachistoscopie. Persistance et fusion. Images consécutives. Impressions de succession et de mouvement.
Motricité oculaire. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 657-667.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5095,
.
ViStÜN. .MÖTklCiTE OCULÀitlÈ 65/
d) Rôle du temps et Tachistoscopie. Persistance et fusion. Images
consécutives. Impressions de succession et de mouvement. Motricité
oculaire 1.
1027. - FR. O. SMITH. - Measurement of the threshold of Flicker
(Mesure du seuil de papillotement). — Ps. Bul. (Am. Ps. Ass.),
XXVIII, 3, 1931, p. 231.
Description de la méthode, consistant en une fréquence fixe d'in
terruptions (de 8 par seconde), avec variation de l'éclairement pour
détermination du seuil de papillotement, l'éclairement qui correspond
au papillotement liminaire est ensuite comparé à un éclairement
stable. H. P.
1028. - H. R. DE SILVA et D. MC. L. PURDY. - The bearing
of the change in slope of critical frequency-illumination curves for
spectral light on the duplicity theory and the Ferry-Porter law
(Rapport du changement de pente des courbes de fréquence critique
avec éclairement par lumières spectrales avec la théorie de la duplicité
et la loi de Ferry- Porter). — Ps. Bul. (Am. Ps. Ass.), XXVIII, 9,
1931, p. 707-708.
Etude des fréquences critiques de papillotement avec 5 lumières
spectrales (650, 610, 580, 510 et 480 m;*) sur un champ de 1°, à des
distances données du point de fixation.
D'après la loi de Ferry-Porter sur la relation linéaire entre la fr
équence critique et l'éclairement, la variation de pente des droites
imposée par les données numériques est interprétée comme due au
passage des cônes aux bâtonnets)
Or, même dans la fovea, on constate une variation semblable
qui ne peut plus être interprétée de cette manière. En fait, la varia
tion des fréquences critiques n'est pas linéaire, mais a une allure
ogivale, et la loi de Ferry-Porter pas valable. H. P.
1029. - R. GRANIT et W. A. DAVIS. - Comparative studies on
the peripheral and central retina. IV. Temporal summation of su
bliminal visual stimuli and the time course of the excitatory after
effect (Etudes comparées ?ur la rétine périphérique et centrale. IV.
Sommation temporelle de stimuli visuels subliminaires et cours du
temps de T effet consécutif excitateur). — Am. J. of Ph., XGVIII,
1931, p. 644-653.
Les auteurs utilisent un faisceau lumineux de durée de 0.0113 se
conde, d'une intensité juste au-dessous du seuil absolu de la vision.
Quand ce faisceau est suivi d'un second faisceau subliminaire de durée
encore plus courte, le second faisceau s'ajoute à l'effet consécutif
du premier pour donner un effet visible. Plus court est l'intervalle
entre les deux faisceaux, et plus faible est la quantité (intensité X
durée) avec laquelle le deuxième faisceau subliminaire est capable
d'élever l'effet consécutif du premier à la valeur du seuil. P. B.
1. Voir aussi les n08 198-202, 442.
l'année psychologique, xxxii. 42 658 Analyses bibliographique^
1030. - R. GRANIT et E. L. HAMMOND. - Comparative studies
on the peripheral and central retina. V. The Sensätiön-time curve
and the time course of the fusion frequency of intermittent stimu
lation (Etudes comparées sur la rétine périphérique et centrale. V
Courbe sensation-temps et cours du tempi de h fréquence de fusion de
V excitation intermittente). — Am. J. of Ph., XCVIII, 1931.
p. 654-663.
Etude du développement de la fréquence de fusion en fonction
du temps d'exposition dans la vision centrale et périphérique avec
des aires de 1° et 3Ö. La fréquence de fusion augmente tout d'abord
très rapidement, puis lentement avec le temps d'exposition. Plus
l'intensité est élevée, plus l'élévation est rapide et plus long le temps
vers le maximum. L'augmentation de l'aire modifie le cours dû
temps de la fréquence de fusion comme le fait une augmentation
d'intensité et comme le déplacement d'une grande aire vers la péri
phérie (à 10°). La courbe montrant le développement de la sensation
de brillance a été obtenue dans des conditions identiques à celles
utilisées pour mesurer le cours du temps de la fréquence critique.
Ces deux fonctions sont cependant différentes. P. B.
1031. - C.-H. GRAHAM et R. GRANIT. - Comparative studies
on the peripheral and central retina. VI. Inhibition, summation,
and synchronization of impulses in the retina (Etudes comparées
de la rétine périphérique et centrale. VI. sommation, et
synchronisation des impulsions dans la rétine). — Am. J. of Ph.,
XCViïI, 1931, p. 664-673.
On sait que les fréquences critiques de papillo terrien t s'élèvent
avec le niveau de brillance. Les auteurs ont utilisé cette fréquence de
fusion pour étudier les interactions rétiniennes.
Quand deux surfaces voisines (demi-cercles adjacents) sont éclai
rées par des flux intermittents, si la brillance est égale et les interrup
tions synchrones, la fréquence critique s'élève (effet de sommation),
davantage que par action d'une surface voisine stable d'apparence
isolumineuse (la synchronisation paraissant favoriser l'interaction,
aux yeux des auteurs).
Quand les deux plages ne sont pas isolumineuses, on note des
effets de contraste attribués à une inhibition (abaissement de la fr
équence critique de la plage plus sombre et élévation de celle de la
plus claire) : Cette inhibition, très notable dans la fovéa, arrive à ne se manifester à la périphérie, où prédominent les effets de som
mation. . H. P.
1032. — B. BOURDON. — Le cinématographe et la persistance des
impressions lumineuses. — J. de Ps., XXVlIl, 1931, p. 470-472.
Expériences établissant que la persistance des impressions lumi
neuses est tout au plus la condition nécessaire, mais non suffisante
de l'illusion cinématoscopique. G.-H. L.
1033. — H. SCHAEFER. — TJeber rhythmische optische Erscheinun
gen and ihre individuellen Eigentümlichkeiten (Sur les processus VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 659
Optiques rythmiques et leurs particularités individuelles). — Z. für
Sin., LXII, 1, 1931, p. 1-37.
Recherches dirigées par Ebbëcke, et imprégnées de préoccupations
théoriques complexes.
Sur 22 sujets ont été mesurées un assez grand nombre de fois lès
durées de périodes pour des images consécutives présentant les alte
rnances connues, pour des apparences opposées de perspective réver
sible avec le cube de Neckér, et pour des prédominances d'un champ
visuel ou d'un autre dans la lutte d'images antagonistes en vision
stéréoscopique (2 pièces de monnaie a effigie, l'une d'Ebert et l'autre
d'Hindenburg)
Les données montrent que l'action de la volonté, comme de la
fatigue et des émotions, s'exerce sur les rythmes de ces processus
périodiques, du moins des deux derniers, l'alternance des images
consécutives soustraite à l'influence volontaire étant seulement
accélérée par la fatigue.
D'autre part, il se manifeste des types individuels invariables dans
les deux caractéristiques, qui sont la durée propre de la période, et le
rapport des phases (4 types distingués suivant les degrés extrêmes
de stabilité des deux caractéristiques) . Les considérations théoriques
invoquent des jeux d'inhibitions réciproques rapprochés des inner
vations réciproques, jeux qui s'exercent à des niveaux plus ou
moins élevés, le niveau cortical correspondant aux processus psy
chologiques.
L'alternance des perspectives réversibles, la plus influencée par
les représentations, correspondrait au niveau le plus élevé ; c'est
elle qui a le rythme le plus lent ; le rythme s'accélérerait aux niveaux
moins élevés (d'où l'influence dé la fatigue — ce qui impliquerait
une migration bien singulière des processus dans les centres ne
rveux—).
Les alternances d'images consécutives, qui se montrent aberrantes
au point de vue des conditions efficientes, se rapprocheraient des
processus d'attention, mais l'auteur ne se pose même pas la question
d'un rôle possible des mécanismes récepteurs rétiniens, et des oscilla
tions d'équilibres photochimiques à l'origine de ces phénomènes
périodiques. tî. P.
1034. - W. BERRY. - Chromatic after-images of white ïigïits of
low intensities [Images consécutives chromatiques de lumières
blanches de faibles intensités). — Ps. Bul. (Am. Ps. Ass.), XXVIII,
3, 1931, p. 231-232.
Chez 6 sujets sont observées les séquences chromatiques des
images consécutives, avec notation du temps* après induction par
une surface diffusante à des degrés de brillance très inégaux (allant
de 11208 à 0,093 millilamberts par pouce carré). Pour que les images
colorées se produisent, la brillance liminaire est d'environ 0,190 millil.
(qui correspondrait au passage de la vision par cônes à celle par
bâtonnets, s'il y avait ainsi un changement de régime complet,
ce qui n'est pas le cas).
Aux faibles brillances, il y a prédominance des couleurs bleues
et pourpres, et disparition de celles de la série rouge et verte. H. P. iîèÔ ANALYSÉS BIBLIOGRAPHIQUES
1035. — R. S. GREED. — The aîter image oî Black {L'image consé
cutive du Noir). — J. of Ph., LXXIII, 3, 1931, p. 247-266.
Un orifice circulaire d'un noir « absolu », dans un champ blanc,
fixé 2 à 3 secondes, donne une image consécutive blanche dans
l'obscurité complète, même pour un orifice de 35° de diamètre
(l'image paraissant verte quand le diamètre est réduit à 9°).
Comment expliquer ce phénomène ? L'auteur envisage une série
d'hypothèses : diffusion oculaire (vasculaire ou optique) entraînant
des inégalités d'excitation, avec, dans l'image consécutive, un renver
sement des valeurs relatives, rôle de la lumière propre de la rétine,
avec intensification par drainage d'énergie nerveuse, stimulation
réelle par le noir (Hering), interaction nerveuse enfin.
Mais, à l'origine, la notion de noir « absolu » n'est rien moins que
valable. Avec la diffusion atmosphérique il est impossible de réaliser
un noir absolu quand on a des surfaces éclairées avoisinantes !
H. P.
1036. - F. ROELS et TH. RUTTEN. - Phänomenologie des
peripheren negativen Nachbildes {La phénoménologie de V image
consécutive négative périphérique). — Kwart. Ps., II, 4, 1931,
p. 349-369.
Les images consécutives périphériques diffèrent-elles des IC
centrales ? Les A. ont étudié de près cette question et donnent les
résultats des observations faites par eux-mêmes et deux autres
sujets, dont un spécialiste.
Dans la périphérie, l'IC négative apparaît dès la cessation du
stimulus, avec grandeur et saturation maximums ; plus on s'approche
du centre, plus tard apparaît l'image, qui se développe peu à peu.
La disparition de l'IC, même à la périphérie, est progressive. A
l'extrême périphérie, il n'y a jamais retour après disparition.
La forme de TTC se montre variable à la périphérie, non au centre.
La grandeur ne dépasse guère celle du stimulus dans les régions
moyennes ; au centre et à la périphérie, l'IC est en général plus
grande (plus petite, parfois, à la périphérie).
Les A. ont étudié aussi la structure (champ foncé entouré d'un
anneau clair), la couleur (en général bleutée) et la durée de l'IC
négative. Certaines perceptions peuvent varier beaucoup avec le
montage psychologique du sujet ; elles sont affaiblies par des ins
tructions trop précises qui concentrent son attention. G. D.
1037. - H. P. MAITI et M. SAMANTA. - Effect of the surrounding
surface on the temporal phase of the negative after-image (Effet
de la surj ace environnante sur la phase temporelle de V image consé
cutive négative). — Ind. J. of Ps., VI, 4, 1931, p. 151-156.
L'image consécutive négative d'une surface environnante appar
aît toujours plus tôt et disparaît plus tard que celle de la figure
centrale. Le rapport des durées totales est en moyenne 3 (variant de
1 à 6 chez 6 sujets). Rien ne change quand on intervertit les inten
sités centrale et environnante.
Le retard de l'image centrale est d'autant moindre qu'elle occupe
une plus grande surface relative. Les A. supposent que l'apparition MOTRICITÉ OCULAIRE 661 VISION.
de la surface qui joue le rôle de fond facilite la perception de l'image
centrale. G. D.
1038. — M. STURM. — A study oî the direction in the movement
after-image ( Etude de la direction de Vintage consécutive de mouv
ement). - Ps. For., XIV, 1931, p. 269-293.
Un tambour portant des stries parallèles tourne derrière une
ouverture rectangulaire d'un écran sur lequel sont figurées des stries
parallèles obliques aux premières. Hunter avait trouvé que la direc
tion du mouvement dans l'image consécutive dépendait de celle du
mouvement apparent primitif, qui est oblique par rapport au mou
vement réel.
Les faits seraient plus complexes. S. réalise de très nombreuses
variations de l'expérience ; le mouvement du tambour est vu dans
un diaphragme qui n'a pas de stries, ni s la présentation, ni au mo
ment de l'image consécutive, ou qui en a dans les deux situations,
ou seulement dans l'une (soit la première, soit la seconde). La forme
de l'ouverture est variée. L'interprétation est très complexe : il
y aurait :
1° une tendance nu renversement pur et simple du mouvement
primitif apparent (déjà variable) qui dépendrait d'une force réelle ;
2° des tendances venant de la structure du champ pendant l'obser
vation de l'image, du privilège de certaines directions spatiales, de
l'influence exercée par certaines lignes demeurées visibles, etc.
P. G.
1039. — M. A. TINKER. — Apparatus for recording eye-movements
(Appareil pour enregistrer les mouvements de l'œil). — Am. J. of
Ps., XLITT, 1, 1931, p. 115-118.
Description d'un appareil servant à enregistrer les mouvements
de l'œil, d'après la méthode du pinceau lumineux réfléchi sur la
cornée. Un arrangement spécial permet d'enregistrer simultanément
les déplacements de la tête. A. F.
1040. — J. PETERSON et L. W. ALLISON. — Contrôle of the
eye wink mechanism (Contrôle du mécanisme du clignement). —
J. of exp. Ps., XIV, 1931, p. 144-154.
Le clignement est une réaction qui s'accomplit à plusieurs étages
psychologiques ; on trouve d'abord un automatisme qui dépend
du corps strié, puis une sensible à l'influence de l'émotion,
enfin un acte volontaire. Les auteurs ont dressé des observateurs
à compter discrètement le nombre des battements des paupières
du sujet ; ils peuvent aussi les enregistrer directement, au moyen
d'un appareil léger fixé sur la paupière, sans gêne appréciable pour
le sujet .qui s'y est habitué. Ces méthodes permettent d'étudier la
variation de la fréquence dans diverses situations : lecture, test de
barrage, fixation d'un objet distant ou rapproché, inaction. On
étudie aussi le battement volontaire dont le rythme tend vers un
maximum assez stable, qui indique sans doute l'existence d'une phase
réfractaire. P; (\, ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES §62
— W. R. MILES. — Elevation oï the eye-balls in winking
{Vélévation du globe de Vœu dans le clignement). — J. of exp. Ps.,
XIV, 1931, p. 311-332.
Quand 0$ cligne des yeux, le mouvement des paupières qui se
ferment est accompagné d'un du globe de l'œil qui
s'élève, de sorte que la pupille vient sous la paupière supérieure.
Ce phénomène avait été décrit avec précision par d'anciens auteurs,
notamment par Ch. Bell (1823), puis oublié ou noté seulement à
l'occasion 4ß faits pathologiques. Miles l?a redécouvert et l'a démontré
par diverses expériences. On peut l'enregistrer en fixant de petits
miroirs sur les paupières. L'image d'un point lumineux est réfléchie
à )a fois par ces miroirs et par le centre de la cornée et on peut pho
tographier les mouvements de ces images pendant le clignement.
Après je clignement la fixation primitive se rétablit, non par un
mouvement saccadé comme dans le déplacement volontaire du regard,
mais par un mouvement plus lent, comme dans les mouvements de
convergence^ On peut encore mettre ces mouvements en évidence
en faisant fixer une lampe, au néon entretenue par un courant alter
natif interrompu 60 fois par seconde ; chaque clignement (et en
général chaque variation de la, fixation) produit l'aspect de vibrations
lumjneuses. Miles, insists sur la finalité de ces mouvements conjugués
de Fœil et des paupières. P. G.
1042. — h G. DUSSER de BARENNE et A. de KLEYN. - On
the, reciprocal innervation of the eye muscles in the tonic laby
rinthine reflexes {Sur V innervation réciproque des muscles oculaires
dans les réflexes toniques labyrinthiques). — Acta Oto-laryngolo-
gica, XVI, 1, 1931, p. 97-116.
La technique non satisfaisante de Lorente de No, ne comportant
pas une fixation du fond de l'orbite, explique la conclusion erronée
de la non-validité du principe de l'innervation réciproque des muscles
antagonistes de l'œil dans le cas des réflexes oculaires d'origine
labynnthique.
En utilisant un appareil d'enregistrement pour les muscles isolés
par la méthode de Topolanski-Bartels, avec fixation du fond d'orbite,
l'inneryation réciproque des muscles droits inférieur et supérieur
dans les différentes positions de l'espace (rotation autour d'un axe
longitudinal) s'observe bien au cours des réflexes labyrinthiques.
Il y a des exceptions toutefois en ce qui concerne le jeu des muscles
obliques inférieur et supérieur, dans la rotation autour d'un axe
bitemporal. H. P.
1043. - M. MASSELIN. - La méthode de W. R. Hess. Représent
ation graphique de l'examen des tronbles oculo-moteurs. Ses
avantages. - Anr d'Oc, CLXVIIL 5, 1931, p. 352-370.
La méthode ingénieuse de Hess, décrite en 1908, est encore
assez peu connue ; l'auteur, après l'avoir pratiquée, juge utile de
rappeler sa technique. Si l'on fait parcourir à l'œil sain un circuit
fermé défini» l'œil dévié parétique en parcourt un autre qu'il faut
pouvoir enregistrer. Dans ce but, un des yeux (le normal) regarde
derrière un filtre rouge, et l'autre derrière un filtre vert. On dirige VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 663
le mouvement par des points rouges sur un tableau (à 50 centimètres
du sujet) suivis par l'œil sain qui est seul à les voir, et on donne au
sujet une baguette manœuvrant un index vert qui doit être placé
sur chacun des points rouges ; l'index n'étant vu que par l'œil paré-
tique est situé au point d'intersection de la ligne visuelle de l'œil
dévié avec le tableau, quand le point rouge est correctement fixé
par l'oeil normal. L'écart des axes des yeux peut être ainsi exacte
ment repéré sur le tableau, et l'on a, au cours du mouvement d'ßxpjo:-
ration de l'œil normal, le trajet de l'axe visuel de l'œil parétique.
Dans une série de formes de paralysies, on a une formule carac
téristique. Des troubles légers peuvent être décelés. La méthode
échoue seulement pour certaines actions rotatrices sur le méridien
vertical. H. P.
1044. - M. H. FISCHER et A. E. KORNMÜLLER. - Qptqkine-
tisch ausgelöste Bewegungswahrnehmungen ugd optokinetischer
Nystagmus {Perceptions de mouvement provoquée? par la voie opty-:
kinétique et nystagmus opto kinétique) ■ — J. für Ps., XLI, 5, 1930,
p. 273-308. — A. E. KORNMÜLLER. — Eine experimented!?
Anästhesie der äusseren Augenmuskeln am Menschen und ihre
Auswirkungen (Une anesthe'sie expérimentale des muscles oculaires
extérieurs chez Vhomme, et ses effets). — ■ Ibid., ß, 1931, p. 354-366.
Placés dans un cylindre tournant strié verticalement, les A. ont
constaté, à l'aide d'une image consécutive, qu'ils percevaient la
rotation des stries pendant la phase lente du nystagmus et que,
durant la phase rapide, cette perception était progressivement
remplacée par celle d'une rotation, en sens inverse, de leur propre
corps. Cette sensation persiste au début de la phase lente, dpnt elle
occupe une fraction d'autant plus grande que, le cylindre tournant
plus vite, la fréquence du nystagmus augmente aux dépens de la phase
«lente». Celle-ci devient rapide aux grandes vitesses (9Q0par sec),
alors le sujet se croit en mouvement continu avec au plus un faible
mouvement des stries. De même s'il fixe un point immobile, s'il
regarde au delà du cylindre. Bref toute condition gênant la poursuite
des stries favorise la perception MS (mouvement du sujet et des
objets liés à son corps) aux dépens du MQ (mouvement des
objets).
Le MS paraît donc lié à la phase radicle du nystagmus. Or, on le
provoque en arrêtant lentement, le cylindre, ou en imposant la fixa
tion d'une aiguille pendant la rotation rapide. Avec une image
consécutive, les A. ont constaté qu'un nystagmus subsiste toujours.
La fixation la plus énergique ne peut empêcher un nystagmus de
petite amplitude (très variable avec les sujets) : le nystagmus, opto
kinétique de fixation (N. o. f.), que les A. décrivent longuement.
L'œil sauterait dans la raie blanche qui arrive à l'aiguille, où le
ramènerait la raie noire suivante. lie N. o. f. a toujours la fréquence
du passage des stries ; c'est pourquoi la fixation provoque un MS
continu, exclusif ou avec faible MO.
En plaçant devant le sujet Un miroir reflétant les stries qui défilent
derrière lui, en sens inverse des stries vues directement, on peut
mettre en conflit l'excitation centrale venant du miroir et l'excitation 664 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
périphérique due aux stries réelles. Avec fixation ferme, on obtient
un MS dont le sens dépend de l'angle visuel occupé par le miroir.
Le MS étant lié au nystagmus, les A. concluent que le N. o. f. est
excité par l'ensemble de la rétine, avec simple prépondérance de
l'excitation optokinétique centrale.
Notons la description de mouvements de fusion par excitation
optokinétique : les raies noires, qui devraient fusionner pour une
distance convenable de l'aiguille fixée, paraissent légèrement croisées
quand une raie blanche passe derrière l'aiguille, elles fusionnent passe une raie noire et l'aiguille forme à son tour un X étroit
(conclination et disclination alternées des yeux).
A l'aide d'un siège mobile, on peut combiner les excitations laby-
rinthique et optokinétique. Au début de la rotation du sujet :
MS pur, les N. optokinétiques et labyrinthiques s'ajoutant ; la rota
tion devenue uniforme, le MS s'évanouit, faisant place au MO. Si
le sujet fixe alors l'aiguille, le MO est remplacé brusquemen-t par
un MS (optokinétique, lié au N. o. f.). La perception ne distingue
pas les deux MS. Le MS de l'accélération initiale, surtout labyrin-
thique, peut être annulé par l'excitation optokinétique que fournit
une rotation du cylindre plus rapide que celle du sujet.
Citons des expériences de N. o. obliques, verticaux, rotatoires ;
de MS partiel, quand la tête accompagne les yeux dans la poursuite
d'une strie : MS du tronc, sans MO ; enfin de MS vers l'ayant ou
l'arrière, quand on fixe le bord d'un miroir posé sur une génératrice
du cylindre (N. de convergence ?).
Si on éteint la lumière pendant que le sujet regarde les stries
tournant à une vitesse moyenne (qui provoque MO et MS), le sujet
observe une persistance simultanée des deux perceptions, suivie
de réapparitions successives dont le sens est chaque fois interverti ;
soit : MO + avec MS— ; MO—, MS+ ; MO+, MS—, etc. Pendant
la lre phase (persistance), une image consécutive permet d'observer
un faible mouvement des yeux dans le sens de la phase rapide, suivi
parfois d'un très faible nystagmus battant en sens inverse. Si l'exci
tation préalable a provoqué, assez longtemps, un MS sans MO,
on observe en général, sans phase de persistance : MO—. MO-f,
MS—. L'image consécutive suit toujours le MS.
Je n'ai pu rapporter toutes les observations faites ; elles sont
difficiles, pénibles, et chacune demanderait une recherche précise,^
avec plusieurs sujets.
i)'une longue partie théorique retenons les conclusions suivantes :
toute la rétine paraît exciter le N. o. ; la phase lente est due à un pur
réflexe visuel, où la fovea joue un rôle prépondérant, mais non
exclusif. Le MS, lié à la phase rapide, peut avoir 3 origines (la lre
jugée peu vraisemblable) : le glissement des images sur la rétine,
s'il est assez rapide et fréquent ; les excitations d'organes sensibles
des muscles de l'œil ; enfin, des proccessus centraux... Quant aux
phénomènes consécutifs, ils ne fournissent que d'autres problèmes,
liés aux précédents.
L'essai de K. avait pour but d'éprouver le rôle d'influx centripètes
dans la localisation en direction et dans les mouvements apparents.
L'injection (novocaïne et adrénaline) ayant été suivie d'une paralysie VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 665
apparente de tous les muscles de l'œil, la question reste entière.
Mais plusieurs données intéressantes furent obtenues.
A la suite des injections (dans l'œil droit) le sujet sent son épaule
gauche avancer, la moitié gauche de son corps lui paraît en état de
tension. En marchant les yeux fermés, il dévie vers la gauche.
Le sujet observant de l'œil droit, l'oeil sain masqué, l'intention
d'un coup d'oeil provoque un MO ample dans le même sens. Donc,
comme dans les cas de paralysie, forte variation de la localisation.
Un bon dispositif de mesure des déviations est décrit.
Les mouvements actifs de la tête ou du corps engendrent un fort
MO en sens opposé. Au moyen d'un siège tournant, le MO est beau
coup plus marquant que dans les conditions normales. Ces renfor
cements du MO sont liés à la suppression de tout mouvement d'oeil
compensateur.
Dans les expériences du cylindre strié, le MS est toujours plus
faible et le MO plus fort que normalement. L'œil gauche, bien que
masqué, présente un nystagmus net et typique, comme dans les
cas de paralysie de Ohm.
Avec un siège tournant, on n'obtient aucun changement net de
localisation d'un bâton lié au siège ou d'une image consécutive. Les
variations d'origine labyrinthique seraient-elles excitées par l'inte
rmédiaire des muscles oculaires ? G. D.
1045. - M. H. FISCHER et A. E. KORNMÜLLER. - Egozent
rische Lokalisation. II. Optische Richtungslokalisation beim
vestibulären Nystagmus (Localisation égocentrique. II. Localisation
de direction optique pendant le nystagmus vestibulaire). — J. für
Ps., XLI, 6, 1931, p. 383-420.
F. et K. ont observé une image consécutive centrale pendant le
nystagmus rotatoire et post-rotatoire. Dans l'obscurité, et aussi
sur fond éclairé sans point de fixation. l'IC est animée de mouvements
qui forment le pendant entoptique du nystagmus (Göthlin). En plus
de ces changements de localisation égocentrique, l'IC, liée au corps,
participe aux mouvements apparents du sujet. Des mesures du
changement de localisation ont présenté une grande variabilité.
D'une très longue discussion (où les A. soulignent l'importance
du comportement semblable de l'IC dans le nystagmus vestibulaire
et dans les mouvements d'œil volontaires) retenons l'absence d'expé
riences décisives sur les rapports entre le mouvement apparent des
objets et les d'œil.
Göthlin a obtenu de légers déplacements d'une IC par mouvement
passif du globe oculaire. Les A. discutent l'expérience et opposent
leur propre technique, dont le résultat négatif infirme les « sensations
tensorio-kinesthésiques » de G. La question du mouvement spontané
d'une IC dans l'obscurité est aussi discutée. G. D.
1046. — J. OHM. — Zur Augenzitternkunde (22, 23). Zum 2.000.
Fall von Augenzittern der Bergleute (Kritisches, Fortsetzung)
(Au sujet des tremblements d'yeux. A propos du 2000e cas de nystag
mus des mineurs. Critique, suite). — Ar. für O., CXXV, 4, 1931,
p. 554-591 et, CXXVI, 1-2, p. 221-255 - (24), Id., Schluss. Zur

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