Rythmicité scolaire, nature de la tâche et dépendance-indépendance à l'égard du champ - article ; n°4 ; vol.84, pg 507-523

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1984 - Volume 84 - Numéro 4 - Pages 507-523
Résumé
L'objet de la recherche est d'observer si la nature de la tâche et le style cognitif indépendance-dépendancs à l'égard du champ influent sur les profils de performances intellectuelles journalières et hebdomadaires d'élèves de 11 ans (CM2). Des exercices de conjugaison, des épreuves de structuration spatiale (« briques ») et des problèmes mathématiques sont proposés. A partir de quatre CM2 on sélectionne deux populations extrêmes sur la dimension indépendance-dépendance à l'égard du champ.
Aucune fluctuation n'est notée pour l'épreuve de conjugaison. Les variations hebdomadaires des élèves indépendants et dépendants sont similaires aux problèmes et à l'épreuve de structuration spatiale (« briques »). Lundi et vendredi sont les moins bons jours. Pour les mêmes épreuves, seules les performances des élèves dépendants fluctuent au cours de la journée. On note la présence de deux pics à 11 heures et 16 h 15 et de deux creux à 8 h 40 et 13 h 40. Ces fluctuations sont similaires à celles de la population globale.
Mots clefs : performances scolaires, variations périodiques, style cognitif, indépendance/dépendance à l'égard du champ.
Summary : School rhythms, type of task and field dependence-independence.
The aim of this research is to study how eleven year old school children's performances vary weekly and daily according to the kind of task undertaken and their cognitive style : field dependence-independence. Conjugations, perceptual tasks («briques») and maths exercises are proposed. Two contrasted populations are selected by the « Group Embedded Figures Test » (GEFT) giving twenty field-independent school children and twenty field dependent school children.
No fluctuation was noted with conjugations. The results indicated that the field independent subjects had significantly higher scores on both the perceptual tasks and the maths exercises. For these tasks performances of both groups (independent-dependent) varied weekly in the same way. Monday and Friday are observed to be the worst days. For the same tasks only dependent subjects scores varied during the day ; 11 h 15 and 16 h 15 are the best times.
Key words : performance, rhythms, cognitive style, dependence-independence.
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1984
Lecture(s) : 26
Nombre de pages : 19
Voir plus Voir moins

François Testu
Rythmicité scolaire, nature de la tâche et dépendance-
indépendance à l'égard du champ
In: L'année psychologique. 1984 vol. 84, n°4. pp. 507-523.
Citer ce document / Cite this document :
Testu François. Rythmicité scolaire, nature de la tâche et dépendance-indépendance à l'égard du champ. In: L'année
psychologique. 1984 vol. 84, n°4. pp. 507-523.
doi : 10.3406/psy.1984.29048
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1984_num_84_4_29048Résumé
Résumé
L'objet de la recherche est d'observer si la nature de la tâche et le style cognitif indépendance-
dépendancs à l'égard du champ influent sur les profils de performances intellectuelles journalières et
hebdomadaires d'élèves de 11 ans (CM2). Des exercices de conjugaison, des épreuves de
structuration spatiale (« briques ») et des problèmes mathématiques sont proposés. A partir de quatre
CM2 on sélectionne deux populations extrêmes sur la dimension indépendance-dépendance à l'égard
du champ.
Aucune fluctuation n'est notée pour l'épreuve de conjugaison. Les variations hebdomadaires des élèves
indépendants et dépendants sont similaires aux problèmes et à l'épreuve de structuration spatiale («
briques »). Lundi et vendredi sont les moins bons jours. Pour les mêmes épreuves, seules les
performances des élèves dépendants fluctuent au cours de la journée. On note la présence de deux
pics à 11 heures et 16 h 15 et de deux creux à 8 h 40 et 13 h 40. Ces fluctuations sont similaires à
celles de la population globale.
Mots clefs : performances scolaires, variations périodiques, style cognitif, indépendance/dépendance à
l'égard du champ.
Abstract
Summary : School rhythms, type of task and field dependence-independence.
The aim of this research is to study how eleven year old school children's performances vary weekly
and daily according to the kind of task undertaken and their cognitive style : field dependence-
independence. Conjugations, perceptual tasks («briques») and maths exercises are proposed. Two
contrasted populations are selected by the « Group Embedded Figures Test » (GEFT) giving twenty
field-independent school children and twenty field dependent school children.
No fluctuation was noted with conjugations. The results indicated that the field independent subjects
had significantly higher scores on both the perceptual tasks and the maths exercises. For these tasks
performances of both groups (independent-dependent) varied weekly in the same way. Monday and
Friday are observed to be the worst days. For the same tasks only dependent subjects scores varied
during the day ; 11 h 15 and 16 h 15 are the best times.
Key words : performance, rhythms, cognitive style, dependence-independence.L'Année Psychologique, 1984, 84, 507-523
Laboratoire de Psychologie expérimentale
Université de Tours1
RYTHMICITÉ SCOLAIRE,
NATURE DE LA TÂCHE
ET DÉPENDANCE-INDÉPENDANCE
A L'ÉGARD DU CHAMP
par François Testu
SUMMARY : School rhythms, type of task and field dependence- inde
pendence.
The aim of this research is to study how eleven year old school children's
performances vary weekly and daily according to the kind of task undertaken
and their cognitive style : field dependence- independence. Conjugations,
perceptual tasks (<■<■ briques y>) and maths exercises are proposed. Two
contrasted populations are selected by the « Group Embedded Figures Test »
(GEFT) giving twenty field-independent school children and twenty field
dependent school children.
No fluctuation was noted with conjugations. The results indicated
that the field independent subjects had significantly higher scores on both
the perceptual tasks and the maths exercises. For these tasks performances
of both groups (independent-dependent) varied weekly in the same way.
Monday and Friday are observed to be the worst days. For the tasks
only dependent subjects scores varied during the day ; 11 h 15 and 16 h 15
are the best times.
Key words : performance, rhythms, cognitive style, dependence-
independence.
INTRODUCTION
De précédentes recherches ont permis de dégager des profils
journaliers et hebdomadaires de l'activité physiologique et psy
chologique de l'élève (Rutenfranz et Hellbrügge (1957), Magnin
1. 3, rue des Tanneurs, 37041 Tours Cedex. 508 François Testu
et coll. (1975), Montagner et coll. (1977), Testu (1979)). La plu
part de ces profils sont établis à partir de résultats de groupes et
les différences individuelles sont rarement mentionnées. Comme
bon nombre de disciplines naissantes, chronobiologie et chrono-
psychologie ont voulu aller du simple au complexe et se sont
d'abord attachées à dégager des lois générales avant d'appré
hender des variables plus précises, et d'intégrer les différences
individuelles. Des auteurs ont cependant voulu envisager de pos
sibles variations entre les rythmes : 1) de sujets extravertis ou
introvertis Blake (1971), Patkai (1971), Revelle, Humphreys,
Simon et Gililand (1980); 2) de sujets du « matin » ou du « soir »
(Âkerstedt et Fröberg (1976), Hörne et Östberg (1977), Home,
Brass et Pettit (1980), ou bien encore 3) de sujets différents selon
des traits de personnalité établis par Jung (1953) (Westman et
Ganter, 1979). Quelques recherches plus spécifiques à l'enfant
prennent en compte des facteurs de différenciation individuelle
et portent soit sur la correspondance entre certaines caractéris
tiques comportementales et des rythmes circadiens des 17 hydro-
corticostéroïdes (17-OHCS) (Montagner et coll., 1983), soit sur
l'évolution des profils avec le niveau scolaire des élèves
(Testu, 1982).
La dépendance-indépendance à l'égard du champ semblerait
être l'une des nombreuses variables de personnalité non encore
intégrée dans les recherches de chronopsychologie. Décrite, prin
cipalement par Witkin (1978) et Huteau (1980), comme la capac
ité ou non à distinguer au cours d'activités perceptives et
cognitives les traits pertinents d'une situation, elle permet de
répartir les individus sur un continuum de performances. A une
extrémité du continuum les sujets indépendants perçoivent ana-
lytiquement le champ environnant, ils peuvent distinguer du
contexte général les traits essentiels et dominants. A l'autre
extrémité, les sujets dépendants ne se détachent pas du contexte
dominant et réagissent globalement à la situation sans en ana
lyser les divers éléments.
Les travaux de Witkin et Huteau indiquent que la dépen
dance-indépendance à l'égard du champ concerne aussi bien les
activités perceptives que les activités intellectuelles. La différen
ciation se manifeste particulièrement dans le domaine de la per
ception visuelle où les sujets se révèlent plus ou moins aptes à
isoler différentes composantes du champ perceptif (test des
figures intriquées ; test de la baguette et du cadre). On retrouve Rythmicité scolaire 509
cette dimension des différences individuelles dans les activités
cognitives. Ainsi, pour résoudre un problème pour lequel il est
nécessaire d'extraire du contexte des données les structurer
à nouveau (capacité de déstructuration-structuration), l'individu
dépendant, contrairement au sujet indépendant, éprouvera quel
ques difficultés.
Toujours d'après les recherches de Witkin et Huteau, le degré
d'adhérence au champ dominant a également des conséquences en
psychosociologie. Il semble établi que les sujets dits dépendants
sont plus sensibles aux composantes sociales de leur envi
ronnement.
La théorie du style cognitif reste de nos jours génératrice de
nombreuses recherches et de ce fait est l'objet de critiques. Ment
ionnons, pour exemple, que dès 1972 Vernon (Vernon, 1972),
considère que la « dépendance-indépendance du champ » ne
constitue pas un facteur unique distinct de l'intelligence générale.
Plus récemment Gooperman (1980) entreprend une étude dont
les résultats indiquent que le « style cognitif correspond à une
mesure de l'intelligence générale » (p. 29). Les travaux de Flexer
et Roberge (1980), Roberge et Flexer (1981) semblent conduire
à des conclusions qui tout en étant plus nuancées vont dans le
même sens.
Malgré les critiques sur lesquelles nous revenons dans un autre
article (en cours de préparation) et qui portent principalement sur
la dimension intellectuelle, on peut se demander si le facteur de
différenciation indépendance-dépendance à l'égard du champ
recouvre également les fluctuations périodiques des performances
à des épreuves psychotechniques et scolaires. C'est dans cette
perspective qu'a été menée la recherche présentée ici.
En effet si les études de chronopsychologie mettent en évidence
l'existence de rythmes de l'activité intellectuelle de l'élève, elles
laissent également entrevoir la possibilité de les voir se moduler
sous l'influence de variables socio-économiques, ou d'habitudes
familiales. Or parmi les nombreuses implications de la différen
ciation « dépendance-indépendance » on indique que le degré
d'adhérence au champ social environnant se répartit également le
long d'un continuum. Nous espérons confirmer ou infirmer
l'hypothèse générale suivante : les performances intellectuelles
des sujets dépendants à l'égard du champ sont plus sujettes à des
fluctuations journalières et hebdomadaires que celles des sujets
indépendants. 510 François Tesiu
De plus, nous pouvons supposer que les différences de profils
entre les deux échantillons sont plus ou moins marquées selon la
tâche proposée. Une recherche précédente (Testu, 1982) laisse
supposer que lorsque des élèves maîtrisent un exercice, ils utilisent
selon le modèle de Shiffrin et Schneider (1977) un système de
traitement de l'information automatique, leurs performances
restant relativement stables au cours de la journée et de la
semaine. Inversement, les élèves ayant recours à un système de
traitement non automatique présentent des fluctuations de per
formances journalières et hebdomadaires. Or, les travaux men
tionnés ci-dessus indiquent que la différenciation à l'égard du
champ peut être plus ou moins marquée selon la nature de la
tâche : les sujets indépendants résolvent mieux, par exemple, que
les sujets dépendants les problèmes spatiaux et mathématiques.
Aussi avons-nous tenu à proposer des épreuves susceptibles de
solliciter les aptitudes verbales, non verbales (mathématiques)
et spatiales des élèves. Nous formulons les hypothèses suivantes
plus spécifiques :
— Les performances à des problèmes mathématiques et à des
épreuves de structuration spatiale d'élèves du cours moyen
2e année indépendants à l'égard du champ sont supérieures à
celles d'élèves dépendants ; elles ne fluctuent pas ou peu au
cours de la journée et de la semaine. Celles des élèves dépen
dants fluctuent.
— Les élèves du cours moyen 2e année indépendants à l'égard du
champ réussissent aussi bien des exercices de conjugaison que
les élèves dépendants. Les performances des deux groupes sont
élevées et ne fluctuent pas au cours de la journée et de la
semaine.
EXPÉRIENCE
MATÉRIEL
Pour déterminer le Quotient intellectuel (qi) de chaque élève nous
proposons le cahier III (niveau cours moyen première année - cours
moyen deuxième année) de l'Echelle collective de Niveau intellectuel
(ecni). Mise au point par les collaborateurs de l'Institut national de
l'Orientation professionnel (inop) elle est constituée de huit sous-tests :
vocabulaire, compréhension de phrases, un élément différent, séries à
compléter, analogies verbales, matrices, appartenance à une classe, Bythmicité scolaire 511
différences. On détermine le qi à partir des scores partiels verbal et
non verbal. Chaque item est exécuté en un temps limite. La passation
dure une heure quinze.
Le degré de dépendance-indépendance à l'égard du champ est
évalué par une épreuve collective de figures intriquées : le geft ( The
Group Embedded Figures Test). Pour chaque item, le sujet doit localiser
et délimiter un dessin géométrique simple dans une figure géométrique
complexe. L'épreuve comprend d'abord 7 items de familiarisation, non
notés, puis 2 sections comportant chacune 9 items d'égale difficulté.
On fixe le temps de passation à trois minutes pour la familiarisation
et dix minutes pour chacune des 2 sections. On accorde un point par
bonne réponse (score maximum : 18).
Les deux tests sont soumis une seule et unique fois au cours d'une
préexpérience.
Pour estimer les variations de l'activité intellectuelle des élèves,
nous retenons des épreuves de conjugaison, de structuration spatiale
(« briques ») ainsi que des problèmes mathématiques. Ce matériel a été
élaboré au cours d'expériences précédentes (Testu, 1982 ; Testu et
Baille, 1983). Pour chaque épreuve 5 séries les plus identiques possibles
sont appliquées ; ceci pour atténuer un possible effet d'apprentissage.
L'exercice de conjugaison consiste à mettre au présent les verbes
à l'infinitif entre parenthèses. Différentes phrases sont élaborées à partir
d'exercices présentés dans des manuels de français du cours moyen
2e année (cm2). Onze accords sont possibles (score maximum 11).
Pour l'épreuve de structuration spatiale (« briques »), les élèves
observent un tas de briques dessiné en perspective, puis choisissent
parmi 5 propositions la bonne représentation en plan correspondant
(vue de gauche ou de droite indiquée par une flèche sur le dessin).
Quinze items constituent l'épreuve (score maximum : 15).
Les problèmes sont au nombre de 6 à chaque passation. Ils sont
multiplicatifs et ne comprennent qu'une question non isolée (ï). L'élève
doit les résoudre soit par la procédure dite scalaire, soit par la procédure
dite fonction. Le rapport est égal à 3 ou 4. A chaque passation, l'élève
exécute ainsi 6 problèmes : 4 scalaires ( X 3 ; x 4 ; : 3 ; : 4) alternant
avec deux fonctions (x 3; x 4). L'ordre diffère d'une série à une
autre. Chaque problème est noté deux points (un point pour la compréh
ension, un point pour le résultat numérique exact). Le score maximum
d'une série s'élève à 12.
Exemple de problème ï fonction ( x 3) : « Une couturière paie 8 m
de tissu 24 F. Combien paie-t-elle pour 10 m ?» Le rapport 24/8 est à
percevoir.
Exemple de problème ï scalaire ( x 3) : « Six bouteilles de jus de
fruit coûtent 25 F. Combien coûtent 18 bouteilles ? » Le rapport 18/6
est à percevoir. 512 François Testu
SUJETS
Quatre-vingts élèves de quatre cours moyens 2e année (11 ans)
de Tours (42 garçons et 38 filles) participent à l'expérience.
DÉROULEMENT
Une préexpérience répartie sur deux jours permet de déterminer
le degré de dépendance-indépendance à l'égard du champ, le qi et de
familiariser les élèves aux nouvelles tâches. Le geft puis I'ecni sont
proposés, sans décalage, la même première demi-journée. La seconde
demi-journée, les élèves exécutent une passation des exercices de
conjugaison, des épreuves de structuration spatiale et des problèmes.
Les élèves des quatre cm2 sont répartis en quatre groupes indépendants
de sujets équivalents (Gl, G2, G3, G4). Les critères d'équivalence sont
l'âge, le sexe, le qi (cf. tableau I).
Tableau I. — Composition des groupes expérimentaux
en nombre, sexe, âge moyen (années et mois),
QI (moyenne et variance).
Sexe
Age Ecart
F Moyen Groupe bre G moyen Variance type
Gl 20 10 10 10,9 104 150,54 12,26
G2 20 12 8 106,5 334,74 18,29
104,1 119,84 G3 20 10 10 11,2 10,94 102,1 113,54 10,65 G4 20 10 10
Au cours de l'expérience (du jeudi 17 mars 1983 au mardi
22 mars 1983) on soumet les épreuves de conjugaison, de structuration
spatiale (« briques ») et les problèmes à chaque groupe, une seule fois
par jour, selon le plan donné par le tableau II.
On retient ce pour réduire les possibles effets d'apprentissage.
Tableau II. — Ordre des passations
des groupes Gl, G2, G3, G4 au cours de l'expérience
13 h 40 8 h 40 11 h 15 16 h 16
Jeudi Gl G2 G3 G4
Vendredi G4 Gl G2 G3
Lundi G3 Gl G2 G4
Mardi G4 G2 G3 Gl scolaire 513 Bythmicité
Contrairement aux autres recherches que nous avons menées et qui
commençaient un lundi et s'achevaient le vendredi de la même semaine,
l'expérience débute le jeudi d'une semaine et prend fin le mardi de la
semaine suivante. Ce faisant, nous voulons vérifier si le lundi corre
spondant à la troisième passation reste encore le moins bon jour de
performances.
PROCÉDURE
Les épreuves sont passées collectivement dans les classes. Avant
chaque passation, les élèves concernés reçoivent un cahier de réponses.
Les tâches sont toujours présentées dans cet ordre : « briques », conju
gaison, problèmes. Les séries diffèrent de par leur présentation d'une
passation à l'autre. Le temps alloué est de trois minutes pour les
« briques », deux minutes pour la conjugaison et dix les
problèmes. Les heures de passation sont 8 h 40, 11 h 15, 13 h 40, 16 h 15.
RÉSULTATS
Au cours de la correction, seules les réussites sont prises en
compte ; elles sont notées un point pour l'épreuve de structuration
spatiale (« briques ») ou les accords de verbes ou deux points pour
les problèmes.
Dans une première partie nous présentons d'abord les profils
journaliers, puis les profils hebdomadaires de performances de
toute la population expérimentale (Gl + G2 -+■ G3 -f- G4) sans
tenir compte du degré de dépendance ou indépendance à l'égard
du champ. Pour chaque épreuve les résultats sont totalisés par
heure ou par jour (cf. Tableaux III et IV) et exprimés en pour
centages du score total des quatre heures de passation ou des
quatre jours. Les distributions étant normales, nous travaillons
sur des moyennes et la significativité des variations est étudiée à
l'aide d'analyses de variances selon le plan en carré latin avec des
mesures répétées de Winer (1971, p. 712-714).
Dans une seconde partie nous considérons les profils journal
iers et hebdomadaires des élèves indépendants et dépendants.
Les résultats sont traités par des analyses de variances
pour mesures répétées sur un facteur (ici l'heure ou le jour)
(Winer, 1971, p. 525).
AP — 17 François Testu 514
1. Profils des élèves de cours moyen 2e année journaliers.
Ils sont établis à partir des scores moyens journaliers consi
gnés dans le tableau III et sont représentés par la figure 1.
Tableau III. — Performances journalières d'élèves
du cours moyen 2e année exprimées en notes brutes
et en pourcentages du total des scores moyens
(notes maximum : « briques » : 15,
conjugaison : 11, problèmes : 12)
8 h 40 11 h 15 13 h 40 16 h 15
« Briques » 7,1 6,6 7,3 6,5
25,9 % 24 % 26,4 % 23,7 %
7,2 Conjugaison 6,9 6,8 7
24,6 - 24,4 - 25,1 - 25,8 -
6,1 5,2 6,2 Problèmes 5,6
25,7 - 24,5 - 26,2 - 23,6 -
% score total
25 .
2O'
heure de
passation 8h4O Ilhl5 13h4O 16hl5
Briques O— -O Conjugaison Problèmes
Fig. 1. — Pourcentages du score total par heure :
profils journaliers d'élèves du cm2 à trois épreuves

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.