Sensations lumineuses et chromatiques. L'Adaptation. Topographie de la sensibilité. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 627-643

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L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 627-643
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
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b) Sensations lumineuses et chromatiques. L'Adaptation.
Topographie de la sensibilité.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 627-643.
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b) Sensations lumineuses et chromatiques. L'Adaptation. Topographie de la sensibilité. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29.
pp. 627-643.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4869MOTRICITÉ OCULAIRE 627
h) Sensations lumineuses et chromatiques. L'Adaptation. Tapo graphie-
■ ■■■ de la ■■Sensibilité x
797. — LOUISE L/, SLOAN. — The" effect' of intensity öf light,
- state of adaptation of eye, and size of photometric field on the visi-
v " bility curve. A study of ttte Purkinje phenomenon (L'effet de V in
tensité de la lumière, de l'état d'adaptation de l'œil, et de la grandeur
du champ photométrique sûr la courbe de visibilité. Etude du phéno-
' mène de Purkinfe). — Ps. Mon,, XXXVIII, 1 (173), 187 pages.
'; (Dissertation, BrynMawr),. 1928.
"' juxposé historique,' description de la méthode et. énoncé des ré
sultats.
Recherches sur la courbe de visibilité spectrale à un certain nombre
de grandeurs lumineuses (9 à 12). entre 75 b. m, elles environs. du
seuil (0,05 à 0,001 b._ m.) pour. uite dimension foveale et une extra-
fovéale du champ, dans l'adaptation à la lumière et dans l'adaptation
à, l'obscurité, en durée constante d'exposition (2 secondes) ; mesure di-
fecte de l'énergie par thermopile.
Comparaison directe pour égalisation des cïartés „'(photométrie
hétérochrome). Pour le contrôlé de là fixation fovéalè, la méthode
de la tache aveugle a été utilisée (4 points lumineux projetés sur la
tache aveugle doivent rester invisibles pendant la comparaison,,
sinon le résultat est éliminé).
". Les résultats essentiels sont les suivants : le changement de forme
de la courbe de visibilité avec l'intensité se manifeste pour tous les
éclairements utilisés, mais le point de visibilité maxima ne change
plus à partir d'un certain niveau (de 0,2 b. m.), fixé à 557 mjx environ.
Pour les faibles éclairemeuts., la visibilité maxima se déplace vers
les courtes longueurs d'öjodft, dans l'adaptation à l'obscurité,, jusque
vers 500 ni{*. avec un champ circulaire dépassant la fovéa (de 4°49')
et vers 540 m.fA seulement avec un champ fovéal (de" 57') ce qui in
diquerait l'existence, à un taux moindre, mais appréciable, du .ph
énomène de Purkinje dans la fovéa. Dans l'adaptation à la. lumière,
quand, l'intensité décroît, il n'y a pas de changement du point de.
visibilité maxima avec un champ fovéal, et il y aurait déplacement
vers les grandes longueurs d'onde (580 m\i) avec le champ dépassant
la fovéa, soit le renversement du phénomène de Purkinje (constaté
également par élargissement de la courbe de visibilité vers les grands \
par décroissance d'intensité entre 75 et 1 ou 2 b. m.).
,. Il n'y a aucun essai d'élaboration théorique des résultats qui,
pour une part sont en désaccord avec les données fondées sur la su
perposition des deux systèmes des cônes et bâtonnets : la visibilité
maxima à 580 va\x se rencontrerait seulement dans une région où les
cônes sont mélangés aux bâtonnets et non dans la fovéa, et seulement
pour des intensités moyennes, non pour les grandes (ce qui contredit
toute une série, de données expérimentales). Dans la fovéa, le phéno-
■ 1. Yoir aussi les -N»? 775-J&2-J92-J039-il92-il93. 628 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
mène de Purkinje se manifesterait par un déplacement moyen de la
visibilité maxima (de 540 à 557 m^), l'amplitude du déplacement
étant réduite dans les deux sens.
' Mais ces résultats ne peuvent être considérés comme acquis. Si les
conditions physiques paraissent satisfaisantes, les données psycho
physiologiques le sont moins : Aucun renseignement sur le sujet qui
semble avoir été exclusivement l'auteur. Pas de données sur le poids
des mesures et leur variabilité (alors que la photométrie hétérochrome
comporte un haut degré d'incertitude).
La possibilité, déjà signalée, de présence de quelques bâtonnets
dans la fovéa de certains individus, ne permet pas, en particulier,
de donner une importance décisive, contre la conception cohérente
actuelle du phénomène de Purkinje, à la manifestation, chez un indi
vidu d'un certain déplacement du point de visibilité spectrale
maxima en fonction de l'intensité dans la fovéa. H. P.
798. — M. HEINZ et F. LIPPAY. — Ueber die Beziehungen
zwischen der Unterschiedsempfindlichkeit und der Zahl der erregten
Sinnesele mente (Sur les rapports entre la sensibilité différentielle et
le nombre des éléments sensibles excités). — Pf. A., CCXVIII, 1928,
p. 437-447, et Id., CCXIX, 1928, p. 462-466.
La sensibilité aux différences d'éclat dépend de la grandeur de
l'image rétinienne. Les auteurs étudient comment se présente le
phénomène dans la fovea, puis dans la rétine périphérique. Un écran
diffusant est observé à travers 6 diaphragmes dont les surfaces
croissent en progression géométrique. On réalise l'accroissement
juste perceptible d'éclat en augmentant dans une proportion suff
isante la surface libre du diffuseur. Dans la fovea, cette proportion
passe de 21, 7 % à 3,1 % lorsque la surface du champ passe de 1 à
243. A la périphérie l'effet est à peu près 3 fois plus intense.
Les auteurs montrent que les variations subjectives d'éclat en
rapport avec la surface, et — en excitation fovéale — le fait de
pénétrer progressivement dans des régions de sensibilité différent
ielle plus grande, ne peuvent expliquer entièrement le phénomène.
Celui-ci dépend directement pour sa plus grande part d'une sommat
ion spatiale en rapport avec le nombre d'éléments excités. Gomme
on devait s'y attendre la capacité de sommation est plus grande pour
les bâtonnets que pour les cônes. A. F.
799. — J. A. VAN HBUVEN. — Simultaneous contrast under
various conditions [Contraste simultané dans des conditions variées)*
— Br. J. of Ps., XVIII, 4, 1928, p. 405-420.
Dans le même journal, en 1926, l'auteur a décrit l'appareil qu'il
emploie pour étudier le contraste simultané. Il a surtout cherché à
distinguer le véritable simultané, effet subjectif, du phé
nomène physique de l'aberration, qu'il est difficile d'en séparer.
Il donne ici les résultats numériques de ses nombreuses expériences,
obtenus avec des lumières d'intensité et de couleurs variées. La
différence entre les valeurs subjectives et objectives donne la
mesure du contraste simultané proprement dit.
L'étude des valeurs objectives montre que le phénomène de l'irra- MOTRICITÉ OCÜLA1HE 629 VISION.
diation est à son maximum avec la lumière blanche et à son minimum
avec le rouge ; le vert et le bleu sont intermédiaires.
Pour les valeurs subjectives, cette loi ne s'applique pas. Pourtant
ici encore, le rouge a la valeur minima.
En lumière blanche, l'effet de contraste diminue avec l'intensité
de la lumière. Mais les différences observées sont beaucoup moins
grandes pour les valeurs subjectives que pour les valeurs objectives.
Pour les lumières colorées, rouge, bleue, verte, les variations d'in
tensité produisent des effets analogues. G. P.
800. — M. FOCHT. — A theory of simultaneous color-contrast {Une
théorie du contraste simultané des couleurs). — Ps. Rev., XXXV, 1,
1928, p. 87-91.
Pour qu'il y ait effet de contraste entre des couleurs, il faut, se
lon F., qu'une certaine quantité de couleur blanche soit mélangée à
la surface colorée.
C'est ce qui résulterait des expériences de l'auteur, faites avec des
verres colorés.
L'effet de contraste ne pourrait-il s'expliquer alors de la façon
suivante ? De la perception de la couleur blanche réfléchie par la
surface eolorée serait éliminée la du fond, ceci en vertu du
principe de relativité, selon lequel, quand un organe des sens est
excité par un stimulus fort, un stimulus faible n'a plus d'action. Par
exemple, quand un cercle gris est placé sur un fond vert, la compos
ante verte de la lumière qui frappe le cercle est éliminée et non perçue
parce que cette teinte est beaucoup plus faible que le vert du fond.
Par suite le cercle est vu rose.
Cette théorie explique certains faits, par exemple, l'influence ma
gique que produit le papier transparent pour provoquer l'effet de
contraste. (Cela vient de ce qu'il ajoute de la lumière blanche à celle
qui est réfléchie par la surface colorée). De même le gris donne des
contrastes plus forts que le blanc, parce qu'il y a une moins grande
quantité de couleur à éliminer. G. P.
801. — G. F. ROCHAT. — Sur la subjectivité des couleurs de
contraste. — Ar. néerl. de Ph., XIII, 3-4, 1928, p. 573-576.
Des expériences de l'auteur, réalisées à l'aide d'une série assez
compliquée de dispositifs optiques, il résulte que la couleur de con
traste peut être d'origine purement « psychique », ou, autrement dit
qu'il se produire par contraste une couleur n'existant pas dans
la lumière incidente. En dehors de ce résultat assez banal, puisqu'il
ne fait que confirmer une théorie soutenue depuis longtemps par
bien des auteurs, R. a examiné si en éclairant le champ subissant le
contraste à la lumière blanche diffuse, les couleurs objectivement
présentes dans cette lumière ont une influence. Il a pu ainsi mettre
en évidence que la blanche formée de deux complémentaires
engendre des couleurs de contraste que rien ne peut distinguer de
celles suggérées par une lumière blanche composée de tout le spectre.
La couleur de contraste est donc également indépendante de la comp
osition de la lumière du champ gris qui subit le contraste. M. F. <
;

630) ANALYSES
802. ^ S. W. KRAVKOV. — Ueberiten scheinbarer* Uhteraeiîiêé
zwischen Sukzessiv^kontrast* Und« Komplementärfarben -(Sur >la
différence apparente' entre couleurs <de contmste successif et couleurs
complémentaires). — J. für Ps.y XXXVIII, 3-4, 1929", p. 282-2911 t
Les couleurs induites par contraste successif sont bien' des couleurs
complémentaires, mais complémentaires du ton- chromatique 'modifié-
par fatigue, non du tön initial ; dès lors, en employant les formules
de Lasareff; et en envisageant les équations indépendan-tes des -trois
composantes de la théorie Young-Helmholtz* on peut rendre compte
numériquement de la divergence constatée entre la complémentaire
théorique -d'une couleur donnée et la couleur de contraste.
Avec -des papiers d'Ostwald, jaune (00, correspondant à. 572 riifi)
■et bleu d'outre-mer (50, correspndant à 453 mjjt), représentant deux
complémentaires, on obtient par contraste successif, pour le jaune
un pourpré non spectral (n° 43 d'Ostwald) et pour le' bleu un
jaune de 586 mu (n° 12).
Ce sont ces différences qui. peuvent être rétroiuvéés par le* calcul
au moyen d'une déduction qui prend son point de départ; dans, les
équations fondamentales; de Lasareff. :
Mais l'emploi de papiers pigmentés d'Ostwald fournit une base=
expérimental© bien peu sûre. - H. P.
80& — RICH. HIECKE. : — Ueber neue' Beziehungen zwischen
Farbenempfindung und Helligkeit (Sur les nouvelles relations entre
la sensation de couleur et la clarté). — ■ Z. für Sin., LIX, 2, 1928,-
p. 67-78.
L'auteur a proposé de nouvelles équations de clarté tirées des.
courbes élémentaires de König et Dieterici, avec addition d'un facteur
pour l'apport des bâtonnets/Il revient sur cette question des equa^
tions, ne se contentant plus d'utiliser les recherches numériques .des
auteurs précités, mais en procédant à de nouvelles expériences,
fondées malheureusement Sur un dispositif grossier" comportant une
photométrie hétérochrome avec lanternes et filtres colorés.
L'importance de la conclusion qui se dégagerait de ces expériences
et qu'il faisait intervenir déductivement dans ses équations, est horc
de proportion avec l'exactitude du dispositif expérimental : par
mélange de lumière rouge et de lumière verte, la clarté obtenue serait
moindre que la somme des clartés élémentaires des composantes.
H. P.
804. — RUBY G. BROWN et L. B. HOISINGTON. — ThéHlepèa**'
dence ©î hue on différence in tint (Dépendance de la nuance vis-à^vis-
des 'différences de clarté). — S. of gen.- Ps., -I, 1, 1928, p. 108-113.
Utilisation d'un dispositif déjà décrit faisant apparaître la couletfï"
d'un disque comme couleur « film », derrière- un éeran gris, en ehan-1
géant la clarté. Avec trois sujets, le nombre d'observations de couleurs
pour les 5 lurhinosités utilisées^ s'est montré très' différent, d'où une-1
cohérence faible : '
' 4 Echelons (à partir du pluB sombre) r 1 2 3 5 " "113. ( A 95 142 171 113 201' 182- Nombre de coulenrff perçuiesf B •-97 243
( G 124 115 85 114 143 .

«MOTRICITÉ- OCULAIRE' VISIO«.
La troisième clarté était admise égale à celle de l'écran ; c'est
celle qui a donné dans l'ensemble le moins d'impressions colorées. -
Relation de quelques autres observations des sujets, qui ont plus'1
d'importance, pour les auteurs, que les chiffres obtenus. H. -P. »
805. — RUPPRECHT MATTHAEJL: — Experimentelle StucUe»«
über die Attribute der Farben J. Helligkeit ames&ung. I.I . Systematik/
der: Farbenhelligkeit ttnd Farbeaharjaianie ^Etudes, expérimentales,]
sur les attributs des couleurs, l. Mesure dé clarté. \\. Systématiqitfrt.
de la clarté et de l'harmonie chromatique^) — • Z. fiir-Sin., LIXï 5-6,
1928;,p» 257-312 et 313-355.
Après quelques considérations sur la notion des « attributs » des..>
couleurs, nécessaires pour décrire; l'impression, subie, en
partie dépendants,; en partie indépendants;; des, qualités, fondam^nT-»
taies, M. envisage la dartéc II a remarqué que la visibilité, d'un objets
placé derrière ui\épicotistère dépendait de la clarté moyenne de; ce :
dernier.
Il en a tiré un procédé de comparaison de clarté de surfaces hété-
rochromes : avec un double épicotistère laissant vide un secteur de
90°, l'un comportant un disque de,la couleur^ apprécier, sur 270° ;
l'autre un disque noir et blanc (dont on peut faire, varier les proport
ions relatives, de 0 à 270°), la vitesse de rotation étant égale et assez
grande pour ne permettre aucun papillo terne nt, on cherche pour
quelle. proportion de noir et blanc de Tépicotistère incolore la visi
bilité du.itesfr-okjöt situé derrière est la "même que derrière l'épicotis- -
tère coloré.
Connaissant . l'albedo du noir, et du< blanc (les papiers a et p d'Ost-
wald, soit 89-et J^5'% 4ß coefficient de réflectivité) on détermine
l'albed© (ou. coefficient de^tefkciiyite^u ^ißrEquiMfalentJ-de chaque
papier colère.
Numéros des Couleurs
^toedo •.-.... 65 42 23; 13 10,4 8,3 Vision diurne j il,65 -.,1,35 1,05 '1,02 ( LOg :-K ,0,92
Vision noc- ( Albedo ». ... 44 5,9 3,5 7,1 17,8 9,4
1,64 ,1,25! 0,54 turne ( Log 0,77 0,85 ,0,98
Bleu Vert
Numéros des Couleurs, .. 13 15 17 19 211 23
3 ^bßdo 1 12,5 13,0 15,4 ,40 , 7, 12, Vision diurne j 85 09 1,10 1,11 1,19 1,60 i Log o, 1,
Vision noc- ( Albedo ..... .25 30 20 23 37 15, 4
turne ..... . ( Log 19 40 1,47 1,35 1,30 1,57 i. 1,
-SO33 . A32 1 ^ ^ J 9 „ A / | 632 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
En vision à la lumière intense et en vision nocturne, à faible lumière,
les équivalences ne sont d'ailleurs pas les mêmes (toutes les valeurs
intermédiaires devant se trouver pour les adaptations s
ituées entre les extrêmes).
Nous indiquions les valeurs pour une série de 12 couleurs du cercle
saturé (pa) de l'atlas d'Ostwald, dans les deux modes extrêmes de
vision, valeurs d'albedo en % de réflectivité du gris équivalent, et
logarithmes de ces valeurs (les échelons d'Ostwald étant fondés sur
les unités logarithmiques). (V. tableau ci-dessus, (
M. montre ensuite comment utiliser, dans une systématisation de
couleurs du type de l'atlas d'Ostwald, les déterminations faites en
calculant pour les différentes saturations, d'après l'albedo propre de
la couleur, et les teneurs en noir et blanc les clartés d'une couleur
quelconque, ce qui permet de rapprocher les couleurs de même clarté,
de réaliser des tables d'isophanie (suivant l'expression de Hering), que
l'atlas d'Ostwald ne comporte pas.
Avec chaque couleur on peut construire un triangle rectangle dont
deux sommets sont constitués par le blanc pur, le noir pur (les éche
lons de gris d'Ostwald se situant sur l'hypothénuse qui les réunit) et
le troisième par la couleur pure. Ces triangles accolés par l'hypo
thénuse avec le Sommet de l'angle droit sur le cercle d'Ostwald
donnent le solide des couleurs ou se situent les isophanes. (cf. figure).
Pour les harmonies de couleur, dans les arts appliqués et en esthé
tique, ces données d'isophanie peuvent rendre service. H. P.
806. — ERICH SACHS. — Die Unterschiedsempfindlichkeit für
Farbentöne bei verschiedenen Farbensystemen (La sensibilité dif
férentielle aux nuances des couleurs dans différents systèmes chro
matiques). — Z. für Sin., LIX, 5-6, 1928, p. 243-256.
Détermination faite suivant la méthode de Rosencrantz (Z. für
Sin., LVIII, p. 5-27,) sur l'auteur lui-même (trichromate nor
mal), sur un protanope complet et un protanormal de degré moyen. MOTRICITE OCULAIRE 633 VISION.
Voici la valeur du seuil différentiel moyen (une détermination
vers le -f- et une vers le — ) en millimicrons pour différentes régions
spectrales.
470 480 490 500 510 520 530 540 580 600 620 630
Normal 1,5 1,25 0,751 75 2 ,0 2,25 2 0,75 1,0 2,5 3,5
3,5 4,25 7,75 4,251,5 Protanormal.. 1,25 1,25
2,75 2,0 0.75 0,75 1,0 1,75 3,0 Protacope
A
630 620 610 I 600 I 530 I 580 I S7Û 560 550 5W 530 520 510 500 WO «30
Figure 1. — Trait plein : Protanope. Trait ponctué : Protanormal. Trait
interrompu : Trichromate normal.
/ \
/' \ X" m* /
A \ If*
\ *■ —,
/
^^3 L ■«
620 1° 600 SO SO % 60 550 W 30 20 10 S00 90 80 TO
Figure 2. — Trait^ plein : Protanope (Stolps) Trait ponctué : Prota
normal (Rosencrantz) Trait interrompu : normal (Id.) .
ANAUTSES BIBLIOGRAPHIQUES \ 634
La courbe spectrale de sensibilité 'différentielle Vaccorde avee les
détermina tiotis de 'Rosencrantz pour les valeurs normales, avec les
valeurs de Stolps pour le protanope. En revanche le protahormal -
moyerç^tudié: par Roseneraiïtiï«' u ne oouribe teute« différente de «cellos " du pro;tanormal moyen étudié par l'auteur (voir les figures). H. P.
i_ t. -K.fOBSTBHRSieH.- — Zui tenre-vom Grim (»Sur la i 807:
théorie du Vert). .— Z..£ür:Sin,„LIX, 5-6, 1928, p. 356-380.
Il y a d'après l'auteur deux sortes de vert. On connaît, le iv.eptii
obtenu par mélange -de (jaune et derhleu^ or Al -y en^a un-autue quiit
résulté du de jaune et de noir (comme il le montre sur une :
planche où des échelons par mélanges progressivement croissants
de noir à un jaune pur donnent des verts bien caractérisés). Et l'a
ffaiblissement lumineux d'un jaune spectral le fait virer au vert.
Le fait est incontestable et intéressant de l'impression verte causée
par un jaune assombri (dont on peut se demander jusqu'à quelle
longueur d'onde spectrale il se manifesterait avec un jaune pur) ;
mais cela ne peut aller jusqu'à créer un vert sans correspondant dans
Je spectre ! H. P.
808. — G. PAL. — Nature of colour experience of a Partial Colour
blind Subject (La nature des expériences colorées chez un sujet affecté
de daltonisme partiel). — Ind. J. of Ps., III, 1, 1928, p. 17-32.
Il est impossible de classer les daltoniens dans des groupes bien
distincts, car le degré -de cécité ou de confusion des couleurs varie
selon les sujets. Une grande difficulté se présente au cours des expé
riences sur le daltonisme. Le daltonien emploie des noms ordinaires
et objectifs: de- couleur en leur donnant un sens subjectif. Dans le cas
présent, quatre sortes d'expérience ont été mises en usage : 1° Dispos
er* les couleurs -dans Fordre du spectre ; 2° Identifier tfes -couleurs ; ;
3° Assortir des couleurs- ; 4° Déterminer la proportion de couleurs
différentes dans des mélanges. Les résultats obtenus : le sujet ne voit
ni le rouge, ni le vert. Il confond les couleurs suivantes : Rouge-
Weu-vept et -brun; vert et jaune elair ; orange, jaune rougeâtre,
jaune, jaune vert et ; violet et bleu, rose, violet at bleu ; pourpre
et noir. Le bleu vert et le rouge lui apparaissent comme des nuances,
différentes du gris. Il peut reconnaître le rouge absolu ou le rouge
mêlé de blanc et de jaune, mais pas le rouge mêlé de bleu qu de
noir. Sa capacité à distinguer les nuances du brillant est beaucoup
plus grande que chez un individu normal. Il emploie presque tou
jours les mêmes noms pour les mêmes couleurs. P. A.-B.
809. ^ W. MARSHALL. — Colour -irisnni after intravenous injec
tion of Santonin (La vis ion colorée après injection intraveineuse de
santonine). — J. Pharm. exp. Thei1., XXXII, 1928, p. 189-203.
La santonine agit d'abord sur la perception du violet et secondai
rement surle jaune. La vision en jaune .est une conséquence du
premier effet ; elle se produit pour une intensité lumineuse suffisante,
tandis que la vision violette se produit pour une intensité lumineuse
faible. Le siège de l'action delà santonine est probablement rétinien.
• P. B. ,
MOIHIQIIIÉ GCÜ-LAIBE 635 VISiONK
81ÖJ .vr-
Spektiiophbtometer.t für:* Untersuchungen:) .auir dem Gebiete der
physiologischen; Optiki .i{'Sur :une disposition apportée du &pbctropho^
tomètre de Glan pour les recherches ,'d'aptique <phy&i&logique)it t—
C. >R.<de l'Académie des Sciences de 1'U.tR. S. S., 1928, p. 413-416.
— -N. FEDORQ W et W: FEDERO WA. ..-- Kimstliche aeitweflige
Fafbenbjindheit ) '(Cécité ; chromatique: -passagère -artificielle)* ' • —
Die Naturwissenschaften, XV, 40, 192», p. 757-758. ■
F. a utilisé un dispositif! ingénieux poupicomparer deuxiplages ide
lorigaeursvd'ttnde voisines <a~vec un- seul prismejil superpose '.à? une
fente fine (deiO0*111^) une fente égale: déealable à dreiteou' à gauche
avec une vis micrométrique.. Il a fait graduer en variations 'de h les
déplacements de .la fentei (réglables à 5 p près)..
On 'peut: ainsi par la méthode-; des: 'échelons d'Eicner comparer les:
lumiftositésspecti'ales et établir la courbe générale de clarté' 'en* foric-f
tion du X.
Il a, avec sa femme, procédé à ces déterminations dans les condi
tions normales de vision chromatique «d'une part, chez un protanope,
et dans des conditions de céciié. chromatique. partielle par fatigue à
xine lumière chromatique, d'autre part (la fatigue au rouge détermi
nant une véritable protanopie chez: un sujet, seulement une prota-
nomalie chez l'autre); ..
De ces déterminations de clarté spectrale après fatigue à des lu
mières rouge, verte et bleue, îles auteurs comptent tirer les valeurs
4es fondamentales delà tthedrie.trichr®.matiquepouriun œil à vision
normale des couleurs- ; H. P.
511. — M. COLLINS-.^- An -unusual- -ease -of eohnir blindness (Un
cas peu commun de cécité aux couleurs): -, — Br;.J. of Ps., XVIII,
3, 1928, p. 356-358,
Dans ce cas ^'achro-mato'psier-il s-emklait'tfxister^sine confusion
entre le vert et le bleu, avec réduction de la sensibilité aux autres
couleurs. Au spectroscape, le violât- paraît bleu, quand on va du
violet au rougè,. et -vialety quand e-n-commence-l'examen par le rouge.
Le champ visuel est considérablement réduit, surtout pour le bleu
et le jaune. Le. seuil pour le bleu.esttrès élevé, le seuil pour le vert est
aussi un peu plus; .éievé -que« la -normaler- G. P.
812. — MARY RUT(H ALMACK. — A quantitative Study of chro
matic adaptation' ^{-Une -étude • quantitatw&ée 'V adaptation chromat
ique). — Ps. Mon:, XXXVIII, 2 (174), 1928, ,118 pages, (Bryn
Mawr, Dissertauojif." ; ;
Les recherches-de -l'auteur,, poufsui-vies'-sous la "direction du prof.
Ferrée à Bryn Mawr, pour sa thèse : de doctorat en philosophie, com
portent un nombre considérable de déterminations numériques pré
cises et représentent un énorme travail expérimental.
Le sujet (dont on doit supposer, en l'absence de tout renseigne
ment qu'il s'est toujours; agi --de d'auteurdui-mêmej.a un^œil ;ekposé
pendant un. temps variable, (image ide 5P44' de valeur angulaire^ à un
éclairemijent déterminé rpar un. flux [projeté sur :Fœilj des .quatre ia-
mières spectrales suivantes : Rouge; (670 ni(x)j Jaune (579 m[i);. Vert

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