Sensations lumineuses et chromatiques. L'adaptation. Topographie de la sensibilité. - compte-rendu ; n°1 ; vol.43, pg 602-661

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L'année psychologique - Année 1942 - Volume 43 - Numéro 1 - Pages 602-661
60 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1942
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b) Sensations lumineuses et chromatiques. L'adaptation.
Topographie de la sensibilité.
In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp. 602-661.
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b) Sensations lumineuses et chromatiques. L'adaptation. Topographie de la sensibilité. In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-
44. pp. 602-661.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1942_num_43_1_7950•602 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ont examiné l'action de diverses substances, constituant des neuro
humeurs physiologiques, et ils ont constaté que l'acétylcholine
-entraînait, dans toutes conditions, les mêmes effets que la stimulation
lumineuse, c'est-à-dire de sens inverse, sur les cônes et les bâtonnets.
L'atropine et la nicotine ont une action expansive générale!,
entrant en conflit avec l'action de l'éclairement et de Pobscuration.
L'adrénaline entraîne, à la lumière, la contraction à là fois des cônes
et bâtonnets, et à l'obscurité leur extension à faible concentration
(et une faible contractipn à concentration plus forte) .
Chez la grenouille adaptée à l'obscurité ou à la lumière, la contract
ion, à la fois, des bâtonnets et des cônes^ est provoquée par l'hi&ta-
mine, l'aneurine et la vitamine A. La tyramine a une action intense
suivant l'état d'adaptation préalable. La lactoflavine (à forte concent
ration) et l'acétylaneurine (à faible concentration) provoquent
la contraction parallèle, à l'éclairement, sinon, l'extension. En aucun
■cas on n'observe une action antagoniste sur les deux catégories de
récepteurs comme dans les stimulations physiologiques (l'acétylcho
line seule manifestant cette propriété). H. P.
720. — YVES LE GRAND. — Sur l'aberration sphérique de l'œil. —
G. R., GGXV, 1942, p. 547-549.
Le calcul, en adoptant une série de valeurs pour les constantes
oculaires, donne un écart d'environ 1,5 dioptrie entre rayons margi
naux et rayons centraux pour l'image d'un point axial situé à l'infini.
En déterminant la meilleure mise au point pour des rayonnements
monochromatiques (calcul de l'éclairement au centre de la tache
de diffraction et détermination de maximum), on trouve
-deux valeurs symétriques (pour la distance de la rétine en avant du
foyer des rayons centraux), différentes pour chaque longueur d'onde.
En lumière blanche, la deuxième région de mise au point optimale
a l'avantage d'atténuer l'aberration chromatique. H. P.
721. — YVES LE GRAND. — Couleur et brillance du ciel nocturne. —
C. R., GGXIV, 1942, p. 180-182.
Utilisant les données de Grandmontagne (Annales de Physique,
XVI, 1941, p. 253) sur la répartition d'énergie spectrale de la lumière
nocturne du ciel, l'auteur, d'après le calcul des coefficients triehro-
matiques fournis par la définition colorimé trique, obtient la corre
spondance avec une température de couleur de 1.400° K : il s'agit
d'une lumière jaune, voisine de celle du sodium, à longueur d'onde
dominante de 597 my., dont la pureté atteint 0,95.
La brillance, d'après la courbe de visibilité nocturne, est de 2,2
à 2,5 . 10"8 bougies par cm2, en accord avec les données directes de
photométrie visuelle. , H. P.
b) Sensations lumineuses et chromatiques
L'adaptation. Topographie de la sensibilité
'722. — SELIG HECHT, S. SHLAER et M. H. PIRENNE. —
Energy, quanta and Vision (Énergie, quanta et vision),. — J. of
gen. Ph., XXV, 1942, p. 819-840.
Expériences effectuées sur 7 sujets pour la détermination du VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 603
seuil absolu de vision dans les conditions propres à obtenir les valeurs
énergétiques minimales : après adaptation complète à l'obscurité,
stimulation par une plage circulaire de 10' de diamètre projetée
pendant 1 msec, sur la rétine à 20° du point de fixation fovéal en
•direction temporale sur méridien horizontal avec une radiation
d'efficience scotopique maxima (de 510 imz).
Les valeurs des seuils correspondant à une fréquence de 60 %
de réponses positives ont varié de 2 à 5,7 dix milliardièmes d'erg,
soit 54 à 148 quanta.
En tenant compte de la réflexion cornéenne (4 %) et de l'absorp
tion par tes milieux oculaires (50 % pour 510 mpi chez les individus
jeunes d'après Ludvigh et Me Carthy), et en évaluant, d'après les
données sur l'absorption par le pourpre, à 20 % au maximum la
proportion des quanta restant dans les bâtonnets, de ceux qui ont
pénétré à leur niveau, le seuil serait atteint quand 5 à 14 photons
au total agiraient sur autant de bâtonnets (sur les 540 environ se
trouvant sur la surface rétinienne intéressée par le stimulus).
L'excitation efficace exigerait que 5 à 14 bâtonnets soient simul
tanément excités (chacun par transformation d'une molécule de
pourpre).
Dans ces conditions les fluctuations du seuil, d'après la variation
de fréquence des réponses positives, conforme aux probabilités, dépen
draient uniquement des dans l'apport des quanta à
chaque stimulation, sans intervention de la variabilité dans l'excita
bilité biologique. H. P.
723. — H. DE VRIES. — The quantum character of light and its
bearing upon threshold of vision, the differential sensitivity and
Visual acuity Of the eye (Le caractère quantique de la lumière et
ses rapports avec le seuil de vision, la sensibilité différentielle et
Vacuité visuelle de Vœu). — Physica, X, 1943, p. 553-564.
La notion fondamentale qui se dégage du caractère quantique
de la lumière, c'est que, les photons tombant comme des gouttes de
pluie sur la rétine, il doit y avoir une influence des fluctuations statis
tiques du nombre de photons atteignant un point donné en un temps
déterminé.
Examinant la question de la sensibilité oculaire, en admettant
que l'intensité de la perception est proportionnelle au nombre de
quanta absorbés sur une certaine surface rétinienne, et se fondant sur
une valeur probable de seuil correspondant, à l'optimum, en un
dixième de seconde, à un apport énergétique de 3,1 0"10 erg, ce qui
■correspond à 70 quanta pour une radiation de 510 mji., l'auteur, se
fondant sur l'évaluation de Dartnall et Gooden que le pourpre
absorbe 15 % de la lumière incidente, laquelle est réduite de moitié
par la traversée des milieux oculaires, en arrive à faire correspondre
]e seuil à l'absorption de 5 quanta, chacun devant décomposer une
molécule de pourpre, ces molécules se situant dans des bâtonnets
différents, ce qui implique une excitation par un photon unique.
Dès lors, de V., affirmant (à rencontre des faits) qu'il n'est pas
nécessaire pour la réponse nerveuse que plusieurs bâtonnets soient
.simultanément excités, en vient à une théorie d'après laquelle les .
60ï ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
récepteurs seraient des compteurs de quanta, un influx étant déclenché
par toute décomposition d'une molécule de substance pohtosensible.
Pour les cônes, le nombre de au seuil, traversant la
pupille, est fixé à 4.200, soit 60 fois plus que pour les bâtonnets (alors
que la différence réelle des sensibilités est énormément plus grande),
et le fonctionnement serait le même, avec moins de fréquences des
pénétrations, mais avec toujours réponse du cône et de sa fibre ner
veuse pour chaque photon absorbé (1 sur 4.200 pénétrant, au lieu
de 1 sur 70 pour les bâtonnets).
La fluctuation statistique en un temps de 0,2 sec. (fixé d'après
la fréquence critique de fusion, comme si la valeur était uniforme),
proportionnelle à la racine carrée du nombre de quanta, permet
d'évaluer la fluctuation de la différence entre les apports de quanta
par deux flux inégaux, et de la comparer à la valeur du seuil de sen
sibilité différentielle, d'après les expériences de Steinhardt où,
à un niveau de 10 photons de Troland, la différence minima relative
est de 1/9.
Or, à ce niveau, sur le champ de 31' d'ouverture, 60 quanta
atteignent la rétine en 2 dixièmes de sec. ; pour qu'une différence
d'éclairement soit perceptible, il doit suffire qu'elle dépasse la fluc
tuation (égale à la racine carrée de la somme des deux nombres de
quanta). H ' Le calcul donne v pour — AI I = \/l20 60 , c'est-à-dire environ
un sixième, ce que l'auteur trouve en bon accord avec l'expérience.
La théorie conduit à la proportionnalité du seuil relatif à la réc
iproque de la racine du niveau d'éclairement, ce qui serait à peu près
valable aux faibles intensités, en champ étroit. La constance du seuil
relatif aux fortes intensités serait due à un phénomène d'adaptation.
Pour l'acuité visuelle, la théorie implique sa proportionnalité
à Téclairement (ce qui vaudrait en lumière rouge pour les faibles
éclairements, avec perturbation aux forts éclairements par adaptat
ion, diffraction et aberrations oculaires).
L'adaptation lumineuse serait de nature nerveuse, correspondant
à environ 1.000 quanta par sec. dans le champ d'un cône (de 1,5'
d'ouverture) d'après Péclairement (3.000 à 10.000 phots) donnant le
maximum d'acuité et de sensibilité discriminative, les 1.000 quanta
donneraient en effet 1.000 influx par sec, ce qui est à peu près le
plafond des réponses nerveuses.
La théorie est bien celle d'un physicien et est biologiquement
inacceptable, mais elle a l'intérêt de mettre en évidence le rôle,
qui doit être assez important aux faibles éclairements, des fluc
tuations fortuites dans les apports de quanta. Par exemple les
taches noires dansantes qu'on observe dans les déterminations d'acuité
en faible lumière, signalées par de V. doivent bien être dues à de
telles fluctuations. H. P.
724. M. BARBK. — Zum physiologischen Grundgesetz der Wahr
nehmung von Lichtreizen (Sur la loi physiologique fondamentale
de la perception de stimuli lumineux). — Z. für Inst., LXIII, 1943,
p. 297-309.
On n'a que des règles, de Weber, Fechner, de Piper, de Ricco, VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 605
déclare B., mais on n'a pas encore établi pour la vision une loi fonda
mentale, qu'il entend dégager des recherches expérimentales de
Weigel et Knoll (1940), Siedentopf (1941), Schönwald (1941), Arndt
(1937) et Schumacher (1941), sur la perception d'une surface d'une
certaine brillance Bt- dans un champ ayant lui-même une brillance
déterminée Bu.
Les trois grandeurs intervenant sont la brillance absolue de la
plage B; ; la brillance relative Bt — BM et le contraste —— • L'in-
■t>M
fluence de la grandeur de la plage (angle visuel a) est examinée pour
ces trois valeurs et la relation suivante est établie
Les paramètres O et B sont eux-mêmes des fonctions calculables,
le premier ayant une expression plus complexe par intervention des
deux régimes récepteurs, des cônes et des bâtonnets :
log 1,0479 BM0'00208 + 0,50 BM°>52
/ = 0,058 BM°>412
La brillance est évaluée en stilbs et l'angle visuel a en
minutes. Pour un champ entièrement obscur on lui donne la valeur
BM = 10"9'1 stilb.
D'après cette loi fondamentale, on retrouve la loi de Ricco pour
les très petits angles, avec limite de validité plus proche quand croît
la brillance du champ environnant (14,5' à une valeur — 9 du log. de
la brillance, 7,9' à la valeur — 7, 2,2' à — 5 et 0,8' à — 3).
Pour les grands angles visuels, on retrouve la loi Weber-Fechner,
avec limite inférieure abaissée (champ de validité accrue) quand s'ac
croît la brillance du champ environnant.
Quant à la règle de Piper, sur la constance de la valeur (Bt- — Bu)a,
elle n'est jamais valable.
Pour la relation de l'acuité visuelle, avec la brillance du champ,
elle est déduite en prenant la réciproque de l'angle a, avec des cons-
TJ
tantes K déterminées, l'acuité s'annulant quand K = =-.
H. P.
725. — W. D. WRIGHT. — The functions and performance of the
eye (Les fonctions et performances de l'œil). — J. of Scientific
Instruments, XIX, 1942, p. 161-164. — The responses of the
eye to light in relation to the measurement of subjective brightness
and contrast (Les réponses de l'œil à la lumière en relation avec
la mesure de la brillance subjective et du contraste). — Br. J. of O.,
janvier 1940. Extrait, 20 pages.
W. donne, dans la première de ces revues générales, un exposé
simplifié très succinct sur l'appareil visuel, système optique, struc
ture rétinienne, réponses du nerf optique, et sur les fonctions d'acuité,
de perception du contraste, de discrimination des couleurs, de sen- 606 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sibilité à la lumière et au mouvement, sur l'acuité stéréoscopïque et
la reconnaissance des textures de surface.
Pour les ophtalmologistes, son exposé, plus développé, et plus-
original, envisage, comme réponse de l'œil à la lumière, les réponses
accessibles avec recherches objectives, potentiels d'action, réactions
photochimiques du pourpre, contractions de l'iris, et les
subjectives, les sensations visuelles, au point de vue de la déterminat
ion des seuils, des processus d'adaptation et de récupération, comport
ant l'un et l'autre deux phases, une première brève évoluant en 1 à;
2 dixièmes de sec, et attribuée à un processus électrique,. la deuxième-
plus lente, évoluant sur 1 à 2 minutes, et considérée comme répondant
au processus photochimique. W. traite ensuite du problème de la
mesure de la brillance. subjective et de la spécification du contraste,
peu étudiée encore, et pour laquelle il ne trouve guère à citer que les-
données d'Abribat communiquées à la réunion de l'Institut d'Optique.
H. P.
726. — W. FRIEDRICH et H. SCHREIBER. — Das Sehen des
menschlichen Auges im Ultraviolett. I. Die extrafovealen Schwel
lenwerte für 345 mjj. und 546 mix. II. Die Grenze des extrafovealen
Seheas im Spektrum (La vision de Vœu humain dans V ultra-
violet. I. Les valeurs liminaires extrafovéales pour 345 et 546 m\x*
II. Les limites dans le spectre de la vision extrafovéale). — Pf. A..
CCXLVI, 1943, p. 621-632 et 790-802.
Seuil de vision lumineuse et de reconnaissance de la forme pour un;
carré de grandeur variable d'une surface de magnésie éclairée, regar
dée à travers un filtre convenable pendant une durée variable avec
réduction de. l'énergie transmise au moyen de diaphragmes. L'excita
tion porte à 10° de la fovéa par emploi d'un point de fixation rouge.
A 545 m[j., la sensibilité est de mille à cent mille fois plus grande
qu'à 365 ; et, dans ce dernier cas, la couleur perçue est variable, d'un
grisâtre qui paraît jaune, vert, bleu ou violet.
L'influence de l'âge est considérable, et, à partir de 50 ans, il
n'y a plus, en UV, de vision possible de la forme de la plage, la fluo
rescence oculaire seule restant perceptible.
Avec des temps d'action passant de 5 msec, à 1 sec, l'intensité
liminaire, en dix milliardièmes d'erg par cm2 et par seconde décroît,
pour 546 mjz, de 1.135 à 22,30, la quantité croissant de 5,68 à 22,30,
et le nombre de quanta pénétrant par une pupille de 7,5 mm. de dia
mètre, s'élevant de 69 à 271 pour le seuil de vision lumineuse (avec
un nombre plus élevé pour le seuil de perception du carré, 358 avec
1 sec. de durée).
La variabilité individuelle, avec 0,5 sec. d'excitation, s'étend
sur une marge comprise entre 56 et 609 quanta pour la vision de
la lumière et entre 85 et 1.082 pour la vision de la forme du carré.
Cette variabilité est beaucoup plus grande en ultra- violet : de 331.000
à 70.800.000 quanta pour le seuil de vision lutnineuse.
Chez 49 personnes de 6 à 64 ans, le seuil de vision lumineuse a été
établi pour 6 longueurs d'onde, entre 436 et 302 mjx. Chez les plus
jeunes (au-dessous de 14 ans), 302 est encore bien visible, chez les
plus âgés c'est à peine si 365 l'«st. VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 607
II paraît y avoir un accroissement relatif de sensibilité à 313 my.,
ce qui pourrait être en rapport avec une augmentation relative de
l'absorption de ces radiations par le pourpre rétinien. H. P.
727. — M. M. GOUREVITCH et V. G. SAMSONOVA. — La sensib
ilité de l'œil humain aux rayons ultra- violets de X = 365 ma
(en russe, résumé anglais). — Prob. Fiziol. Opt. (Problèmes d'Op
tique physiologique), II, 1944, p. 42-53.
L'action visible de la lumière ultra- violette a souvent été inter
prétée comme l'effet de la fluorescence des milieux oculaires. En effet,
un point lumineux émettant des rayons ultra-violets pratiquement
parallèles est perçu sous la forme d'un disque flou de grand diamètre,
ce qui semble soutenir cette hypothèse. Mais en réalité, ce flou est dû
à l'aberration chromatique qu'on corrige facilement en interposant
une lentille négativeou en approchant l'œil de la source. Les contours
du diaphragme sont alors nettement perçus, ce qui implique une
action directe de la lumière ultra- violette et exclut l'action par
fluorescence. Le seuil ne varie pas sensiblement lorsque, par cette
correction, la surface de projection rétinienne varie dans des proport
ions de 60 à 800. J. S.
728. — N. I. PINEGIN. — La sensibilité absolue de l'œil dans les
spectres ultra-violet et visible (en russe, avec résumé anglais). —
Prob. Fiziol. Opt. (Problèmes d'Optique physiologique), II, 1944,
p. 5-41.
La sensibilité de l'œil à l'ultra-violet est étudiée pour les longueurs
d'onde de 390, 365, 334, 313 et 302 mpi. Une dispersion par deux
prismes et des écrans colorés assurent une pureté suffisante des
rayons étudiés. Les quatre premières longueurs d'onde sont perçues
par tous les 30 sujets, âgés de 15 à 60 ans, même dans un état d'adap
tation à une lumière modérée. Les rayons de 302 m^t. ne sont visibles
qu'aux sujets âgés de 15 à 37 ans, et ne donnent souvent pas de
sensation chromatique.
La couleur de l'ultra-violet de 390 my. est semblable au violet
de 404-407 my ; 365 et 334 m pi au bleu de 435 my ; le 313 nifji au
bleu de 491 my ; le 302 my semble bleuâtre ou gris. En vision chro
matique fovéale, la courbe de sensibilité continue d'une manière
monotone la courbe obtenue par les divers auteurs pour les rayons'
visibles ; le seuil achromatique (à 10° de la fovéa) baisse jusqu'à
365 mpt., remonte pour former un maximum secondaire vers 334 my,
puis baisse de nouveau.
Il est facile de distinguer l'action directe de l'ultra-violet des
phénomènes de fluorescence du milieu oculaire. La fluorescence est
diffuse et incolore, tandis que les objets vus en lumière ultra-violette
apparaissent, après la correction de l'aberration chromatique, nets
et colorés. J. S.
729. — C. I. KROL. — Quelques questions concernant la sensibilité
lumineuse de l'œil (en russe, résumé anglais). — Prob. Fiziol.
Opt. (Problèmes d'Optique physiologique), II, 1944, p. 90-96.
Le taux de sommation spatiale est étudié à l'aide de sources ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 608
lumineuses formées d'écrans à nombre d'ouvertures équidistantes
variant de 1 à 8, dont la somme donne toujours la même surface.
Dans ces conditions, le seuil augmente rapidement avec le nombre
de points excitants. Ces mesures étendent la validité de la loi de Ricco
jusqu'à des distances de 11,03' pour un état d'adaptation à de faibjes
éclairages. J. S.
730. — H. E. PAGE. — The relation between area of stimulation
and intensity of light at various levels of visual excitation as
measured by pupil constriction (Relation entre aire de
et intensité de la lumière à divers niveaux d'excitation visuelle
mesurée par la de la pupille). — J. of exp. Ps., XXIX,
1941, p. 177-200.
L'auteur décrit d'abord l'appareil et les procédés qu'il a employés
pour mesurer l'ouverture de la pupille, puis donne le détail de ses
expériences dont voici les résultats principaux : 1) dans la fovéa,
lorsque l'aire stimulée augmente, l'intensité nécessaire pour mainten
ir la même ouverture pupillaire décroît (la courbe symbolisant la
relation entre le log. de l'intensité et le log. du rayon de l'aire est
tantôt curviligne, tantôt rectiligne suivant les sujets) ; 2) pour la
périphérie de la rétine, c'est une fonction linéaire qui relie les deux
variables en question. Les mêmes phénomènes s'observent en vision
monoculaire comme en vision binoculaire. En analysant mathémat
iquement ces résultats, l'auteur trouve que les formules proposées
pour définir les relations de l'aire stimulée et de l'intensité ne convien
nent pas pour tous les niveaux d'excitation. V.
731. — B. H. CRAWFORD. — The effect of field size and pattern
on the change of visual sensitivity with time (Effet de la grandeur
et de la forme du champ sur le changement avec le temps de la sensib
ilité visuelle). — Pr. of R. S., B., CXXIX, 1940, p. 94-106.
L'auteur a procédé à des mesures du seuil de brillance sur une
plage d'environ un demi-degré, exposée une seconde, au centre
d'un champ de brillance et d'étendue variables, pendant un temps
variable après l'éclairement de ce champ. Un dispositif optique per
mettait de faire passer les flux provenant de la plage et du champ par
une surface de section de 3 mm. de diamètre au niveau de la pupille,
afin d'éviter l'influence des variations d'ouverture pupillaire. Pour
des champs compris entre 9° et 60° de diamètre, la grandeur du champ
ne modifie pas le seuil. Pour les champs très petits, l'élévation du
seuil croît d'abord avec la grandeur du champ jusqu'à un maximum
qui, dans la fovéa, correspond à une égalité du champ et de la plage,
et à 8° de la fovea à un champ supérieur à la plage. Ensuite il se
produit un abaissement du seuil jusqu'à une valeur stable, indépen
dante de la grandeur du champ. Après extinction du champ, la récupé
ration de sensibilité, révélée par l'abaissement du seuil, se fait de
façon tout à fait semblable quelle que soit la grandeur du champ.
H. P.
732. — H. LÜTHY. — Ueber die Abhängigkeit der Flimmer-Hell
empfindlichkeit des menschlichen Auges von den Messbedingun- VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 609
gen (Sur la dépendance, vis-à-vis des conditions de mesure, de la
sensibilité lumineuse de Vœil humain, en papillotement) . — Hel
vetica Physica Acta, juillet 1942, p. 343-372.
Détermination, avec un photomètre à papillotement, de la courbe
de visibilité de 15 hommes et 7 femmes normaux, à deux niveaux de
brillance (de 500 et 35 apostilbs) avec un champ de 1,5° ; les courbes
moyennes obtenues (différentes à ces deux niveaux), présentent
des divergences nettes avec la courbe internationale. L'influence
d'une série de facteurs et la variabilité des individus sont examinées.
Voici les valeurs moyennes obtenues, comparées à celles de la
courbe internationale V (l'étalon étant de 575 m^) :
V. V (500 asb.) V (35 asb.) Ç
470 91 77 83
480 139 103 111
490 208 149 158
500 323 252 254
510 503 439 440
520 710 665 660
530 862 849 828
540 954 940 923
550 995 992 977
555 1.000 1.000 995
560 995 1.000
952 974 989 570
921 ' 870 902 580
782 805 590 757
631 651 600 678
610 503 506 541
620 381 370 405
630 265 259 289
640 175 172 195
650 107 105 (121)
H. P
733. — GEORGES BLET. — Contrôle précis de la loi d'additivité
des brillances par la méthode de papillotement. — C. R., CCXVI,
1943, p. 531-533.
L'auteur a établi un photomètre papilloteur évitant les dispositifs
optiques : deux volets fixés à un disque tournant interrompent alte
rnativement la lumière envoyée par les deux sources à comparer sur
un écran de magnésie, avec une substitution sans lacune ni che
vauchement.
Une source étalon est déplacée sur banc photométrique. Le
champ est réduit à 1,5°, et il n'y a pas eu emploi de point de fixation
(ce qui ne permet pas de s'assurer que l'excitation reste fovéale).
Dans ces conditions, avec 21 observateurs, et des brillances de 1 à
25.000 microstilbs, dans la comparaison de lumières homochromes
ou hétérochromes, monochromatiques,- la loi d'additivité s'est mont
rée rigoureusement valable en comparant à la source étalon deux
sources prises séparément ou en action simultanée. L'écart moyen
pour un ensemble de 180 mesures n'a été que de 0,01 %, sans écart
systématique. H. P.
l'année psychologique, xliii-xliv 39 610 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
734. -— H. PIÉRON. — Sur le déehet, invalidant la loi d'Abneyv
dans l'additivité infraliminaire de radiations complémentaires
en vision fovéale. — G. R, CCXIV, 1942, p. 1012-1013.
Les infractions à la loi d'additivité intégrale des, brillances des
radiations hétéroehromatiques sont rendues douteuses en raison de
l'incertitude concernant la validité d'égalisations hétérochromes de
brillance.
La question a été reprise dès lors sur l'additivité de flux infra-
liminaires, évitant toute égalisation, et se manifestant: dans; des
valeurs de seuils.
Avec une plage strictement fovéale (de 24' x 32') située grâce
à un point de fixation, le seuil ayant été déterminé pour un flux
de 480, 540, 580 ou 640 mpi, le flux était réduit d'un cinquième et
on recherchait le seuil de visibilité de la plage après superposition
d'un second flux de grandeur réglée, ayant de 440 à 640 mjj. (6 à 8 lon
gueurs d'onde utilisées) et avec projection exclusive de ce second flux.
On déterminait ainsi l'économie que le premier flux assurait
dans la visibilité du second flux superposé.
Cette économie pour un premier flux de 480 mjj. est de 56 à 74 %
quand le second flux a une longueur d'onde identique ou voisine,
et tombe à 5 % quand il est porté à 580 nifz, 21 % à 600 m^. ,
Avec flux fixe de 540, l'économie est de 67 à 87 % avec les flux
compris entre 540 et 580 m\i, mais tombe à 11 % à 640.
Avec flux fixe de 580, elle est de 67 à 79 % entre 500 et 640 my.,
de 15 % à 440.
Enfin, avec flux fixe de 640, elle est de 55 à 440, de 42 à 480,
de 22 à 520, de 18 à 540, de 43 à 580, de 50 à 600 et de 70 à 640 mjz.
Un déchet notable d'additivité apparaît donc bien quand on
approche d'un rapport de complémentarité entre les longueurs
d'onde des radiations superposées.
Quand les 2 flux agissent successivement, sans être superposés
(agissant pendant 0,25 sec, et immédiatement consécutifs), la même
variation s'observe : à 640 my. l'économie est d'environ 30 % pour
un flux de 640 ou de 440 mjx (radiations ayant un effet voisin sur
une des substances photosensibles des cônes) et de 10 % pour un
flux de 540 nifx. H. P.
735. — B. M. TEPLOW. — Contribution à l'étude des modifications
inductives de la sensibilité absolue à la lumière. — Prob. FizioL
Opt. (Problèmes d'Optique physiologique), I, 1941, p. 7-15,
Dans des publications antérieures, l'auteur a attiré l'attention sur
le fait que le seuil absolu pour un stimulus lumineux donné est
abaissé en présence, dans le champ visuel, d'un second stimulus,
très faible, tandis que cette action se trouve inversée lorsque le
stimulus accessoire *est fort. Le présent travail traite Faction de
la distance entre plage observée et plage inductrice. Il se montre
qu'à partir de 26', la plus petite distance utilisée, l'induction néga
tive décroît rapidement, tandis que l'induction positive, obtenue à
des intensités moindres, reste sensiblement inchangée, mais montre
toujours un faible accroissement lors du passage de 26' à 46' et 66'.

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