Sensations lumineuses et chromatiques. L'adaptation. Topographie de la sensibilité. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 506-531

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 506-531
26 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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b) Sensations lumineuses et chromatiques. L'adaptation.
Topographie de la sensibilité.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 506-531.
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b) Sensations lumineuses et chromatiques. L'adaptation. Topographie de la sensibilité. In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-
46. pp. 506-531.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1944_num_45_1_8231506 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Des formules, tables, courbes donnent, en fonction du délos à
obtenir, la luminance requise. G. D.
992. — K. OGLE. — Some aspects of the eye as an image-forming
mechanism (Quelques aspects de l'œil comme mécanisme formateur
d'image). — J. of Opt. Soc, XXXIII, 1943, p. 506-512.
On discute d'abord la question de la grandeur de l'image rét
inienne en fonction de la correction, par un verre : influence sur
l'acuité, sans doute négligeable sauf chez les aphaques ; importance,
reconnue aujourd'hui, de petites différences entre les 2 yeux. Puis
O. étudie l'origine, axiale ou axiale-réfractive, des défauts sphériques :
présentation de 2 cas particuliers en fonction de l'âge, rappel des"
données de Tron, de Paul, et de l'Institut de Dartmouth (131 cas
d'anisométropie, mais souvent avec astigmatisme). Traitant à part
les cas où l'astigmatisme dépasse ou non 0,5 dt, O. donne la différence
relative des images (après correction) en fonction de l'anisométropie ;
elle restera faible si l'origine est axiale, croîtra plus ou moins selon
la part refractive, ce qui permet de retrouver grossièrement les
résultats de Tron : au-dessous de 6 dt, l'origine purement axiale
est rare. G. D.
993. — M. QUERGY. — L'œil et la vision dans les carnets de Léonard
de Vinci. — An. Méd. Ps., T. II, 1,945, p. 482-519.
Long article sur les contributions apportées par Léonard de Vinci
a l'anatomie de l'appareil visuel, à l'étude de la lumière, des vertus
visuelles de la pupille, dès mouvements de la pupille et de la grandeur
•apparente des objets, de la perception du relief « âme de la peinture »
selon l'expression du peintre, de la dioptrique oculaire. Illustration
par la reproduction de nombreux schémas de Léonard de Vinci.
R. B.
b) Sensations lumineuses et chromatiques
L'adaptation. Topographie de la sensibilité
994. — H. H OLSON. — Multiple-variable analysis of factors affecting
lightness and saturation (Analyse multiple-variable de facteurs
- affectant la clarté et la saturation). — Am. J. of Ps., LV, 1, 1942,
p. 45-57.
Analyse de variance portant sur l'importance relative de la
composition, du montant de l'illumination et du reflet du fond sur
la clarté et la saturation des surfaces réfléchissantes. Au lieu d'em
ployer des petits stimuli fovéaux toute la rétine est soumise à la
lumière chromatique. La saturation et la clarté sont grandement
affectées par les illuminants chromatiques puissants, par les grands
changements dans les montants d'illumination et par des différences de
reflet du fonds. Il existe des effets d'interaction entre les illuminants
et les fonds pour la saturation mais pas pour la clarté. I. L.
995. — R. E. TAUBMAN. — Apparent whiteness in relation to albedo
and illumination (La blancheur apparente, dans ses rapports avec
Valbedo et Véclairement). — J. of exp. Ps., XXXV, 1945, p. 235- ■'■:-■
241.
On fait varier séparément l'éclairement et l'albedo, et on fait VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 507
apprécier par les.sujets le degré de blancheur apparente. Il augmente
/ avec Péclairement pour la valeur supérieure de l'albedo, mais varie
peu avec les valeurs supérieures. On étudie le rapport de ces résultats
avec le problème de la constance des couleurs. P. G.
996. — L. A. JONES. — Psychophysics and photography (Psycho
physique et photographie). — J. of Opt. Soc, XXXIV, 1944,
p. 66-88.
Conférence rappelant les phénomènes fondamentaux : message
sensoriel, loi de Fechner (avec. historique de la psychophysique),
fonction psychométrique, courbe de luminosité, sensibilité chromat
ique, différentielle, etc. Application à la reproduction des tons,
dont la théorie physique ne peut résoudre le problème de la qualité
photographique. Compte rendu d'expériences offrant des séries de
photos, plus ou moins exposées ou contrastées, au jugement de
300 sujets. Discussion de la méthode, qui déterminait le seuil du
« juste acceptable » et de 1' « excellent », et statistique des résultats.
Conclusions très générales. G. D.
997. — t R. M. EVANS. — Visual process and color photography (Les
processus visuels et la photographie des couleurs). — R. M. EVANS
et J. KLUTE. — Brightness constancy in photographie reprodue-
' tions (La constance de brillance dans les reproductions photogra
phiques). — J. of Opt. Soc, XXXIII, 1943, p. 579-614 et XXXIV,
1944., p. 533-540.
Dans une l*6 partie, E. étudie les relations de brillance, exposant
longuement la complexité du problème. Les théoriciens ont surtout
considéré les relations de luminance, ce qui ne fournit que des règles
très générales ; ils ont ignoré (elle n'avait pas de nom) la « brillance »,
intensité de la sensation. Or la solution est fausse qui consiste à
respecter les luminances de l'objet dans la reproduction, car celle-ci
supprime la 3e dimension (facteur de l'éclairement), la couleur,
et réduit le champ total ainsi que les dimensions angulaires, — ce
qui peut accroître ou affaiblir les contrastes. Il en résulte que l'ordre
même de certaines brillances peut être inversé. La brillance des
objets dépend à la fois de la luminance et de la réflectance, dont les
poids respectifs varient avec les sujets (et leur entraînement, la
connaissance des divers éclaireaients du champ, les instructions
reçues), avec les fonds (continuité ou multiplicité, contrastes avec
les objets), etc. Le photographe devrait augmenter l'éelairement
des régions sombres ou ombrées, de façon que les éclairements
extrêmes soient au plus dans le rapport de 1 à 4. Il y a une valeur
optimum pour le contraste des luminances. L'idéal serait de repro
duire les leucies des objets, comme peut faire l'artiste. Un exemple
concret illustre l'exposé. La meilleure reproduction est la vue stéréos-
copique transparente en couleurs, observée de préférence dans une
salle obscure. Une région dont la luminance valait 30 fois celle d'une
autre y fut jugée moins lumineuse (leucique) par tous les sujets.
Dans une 2e partie, E. étudie de même l'adaptation et la cons
tance chromatiques, en s'appuyant sur les résultats de Wright et de
Schouten (par égalisations œil contre œil). Il expose l'influence de
Péclairement (naturel ou artificiel), de la sensibilité chromatique, de 508 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
le sensibilité lumineuse aux différents X, de l'adaptation (générale,
locale, indirecte), des contrastes de couleur (simultanés ou successifs,
avec référence aux travaux de Judd, 1940), du champ environnant,
des mouvements oculaires. La réduction des dimensions affaiblit
les contrastes, parce que toutes les aires sont réduites.
La 3e partie étudie les divers phénomènes d'adaptation lumineuse
(p. ex., la sensation de « marron » exige un niveau général
ou local supérieur à celui que produit l'objet), les relations numériques
proposées, les marges d'erreurs, les applications aux photos normales
(éclairées par plus de 150 lux). Ayant posé le problème dans toute
sa complexité, E. montre l'obligation de choisir un compromis.
Contrastes et chromies seront réglées, tant bien que mal, par surim
pression d'un « masque » neutre, non sans maintes difficultés; et
comment tenir compte des mouvements oculaires ? De bonnes
conditions sont obtenues par la projection de films sur une grande
surface, dans une salle obscure, avec luminances limitées ou environ
nement lumineux (gris) de l'écran.
E. et K. appliquent les notions précédentes — en précisant les
termes («constance approximative de leucie » et non de brillance) — à
l'étude expérimentale du cas simple d'un buste de plâtre, à éclairer
au mieux pour la photo. Les divers essais sont décrits, et les résultats
présentés par 7 reproductions. Pour que la photo, comme l'objet,
produise une constance de leucie, toutes les parties dont l'éclairement
n'est pas relié visiblement à celui de l'objet principal doivent être
aussi éclairées que cet objet, dont il faut en outre éclairer fortement les
régions d'ombre. Cet éclairement uniforme demande une source
proche de l'appareil, et si possible une lampe auxiliaire latérale.
Les A. n'ont pu régler qu'empiriquement, tout comme font les
praticiens, les positions et orientations optimales des 5 lampes
utilisées finalement. L'épreuve en noir doit être juste assez foncée
pour que l'objet principal paraisse avoir sa réflectance porrecte, ce
qui dépend de la bordure (en général blanche) et des contrastes
objet-fond. G. D.
998. — A. SWEETLAND. — Fluctuation of sensation of liminal
visual Stimuli (Fluctuation de la sensation des stimuli visuels
liminaires). — J. of exp. Ps., XXXV, 1945, p. 458-472.
Des stimuli liminaires produits au moyen d'un disque de Masson
.modifié donnent une sensation fluctuante. La durée de la période
sensible augmente avec l'intensité du stimulus, tandis que la
insensible décroît. L'introduction de' mouvements libres des yeux
augmente la période sensible, celle des limités par une
consigne tend à produire l'effet contraire. On peut établir une
relation mathématique entre l'intensité du stimulus et les durées
de deux périodes considérées comme interdépendantes. P. G.
999. — R. H. LEE, E. M. FINCH et G. A. POUNDS. — Periodic
fluctuations in the dark adapted threshold (Fluctuations pério
diques dans le seuil d'adaptation à V obscurité). — Am. J. of Ph.,
CXLIII, 1945, p. 6-10.
Les fluctuations périodiques observées dans le seuil limite, après
adaptation à l'obscurité, chez un tiers environ des sujets, comportent VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 509
une durée trop grande de la période pour être explicables par des
fluctuations quan tiques dans la stimulation lumineuse.
L'amplitude et la durée de période sont assez constantes chez
un sujet donné à une demi-heure d'intervalle, mais varient d'un
jour à l'autre.
Les fluctuations dans les deux yeux peuvent ne pas être
synchrones. H. P.
1000. — A. IVANOFF — Sur la sensibilité différentielle de la rétine
aux sources ponctuelles. — G. R., CCXX, 1945, p. 620-622.
Le papillotement apparaît pour une certaine valeur liminaire de
la différence de brillance entre les plages alternantes (sensibilité
différentielle successive instantanée). La détermination du seuil de
papillotement se fait par obturation périodique (8 fois à la seconde)
d'une lampe dont le flux s'ajoute à celui d'une lampe fixe éclairant
une ouverture circulaire ponctuelle (de 50"). On maintient un éclai-
rement général constant (brillance de 4 b. par m2).
Des courbes du seuil différentiel en fonction de la brillance sont
établies sur ordonnées doublement logarithmiques chez 2 observat
eurs, en différents points de la rétine. Les courbes présentent une
discontinuité manifestant la dualité de vision à partir d'un écart
d'un peu moins de 2° du centre fovéal. Elles indiquent toutes une
augmentation progressive de sensibilité avec la brillance. Aux
b/illances élevées, la vision différentielle devient un peu meilleure
aux environs du centre fovéal (à 15' et 30' d'écart) qu'au centre
même. H. P.
1001. — A. KÜHL. — Unterschiedschwellen bei konstanter Adapt
ationsbereitschaft (Seuils différentiels dans une adaptation
constante). — Z. für Instrumentkunde, LXIII, 1943, p. 405-416.
De nombreuses mesures montrent que les seuils différentiels
de brillance entre une plage (de dimensions variables) et le fond
présentent une grande constance, intra-individuelle et même inter
individuelle quand l'état d'adaptation est bien défini et maintenu
constant, et cela pour les seuils différentiels à une moindre ou une
plus grande brillance de la plage. H. P.
1002. — G. FISK et S. E. STODDARD, — A device for measuring
differential sensitivity to light (Technique pour mesurer la sensib
ilité différentielle à la lumière). — Am. J. of Ps., LUI, 2, 1940,
p. 291-292.
Les auteurs ont expérimenté pendant 4 ans avec une cellule
photo-électrique et un galvanomètre sensible et ont construit sur ce
principe un appareil simple et peu coûteux vérifié sur 202 sujets.
I. L.
1003. — G. S HEARD. — Dark adaptation : some physical, physiolog
ical, clinical, and aeromedical considerations (L'adaptation à
Vobscurité : quelques considérations physiques, physiologiques,
cliniques et aéromédicales). — J. of Opt. Soc, XXXIV, 1944,
p. 464-508.
Ample revue critique de la question. Données actuelles sur les
récepteurs rétiniens et leur participation aux processus concernant 510 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
l'adaptation à l'obscurité, dans l'œil humain : distribution des cônes
et bâtonnets, sensibilité aux X (seuils absolus et efficience lumineuse),
cours de l'adaptation, influence de l'éclairement préalable (luminance
et durée), de l'aire (données de Wald, formules diverses) et de la région
rétiniennes, de la \ dont on mesure le seuil. Cas des cécités nocturnes
(héréditaires ou transitoires). On récapitule 8 conditions à considérer
pour que les mesures soient précises ; elles peuvent influencer beau
coup les niveaux et même la forme des, 2 parties de la courbe d'adap
tation.
Revue des conditions standards, des appareils, des méthodes, de
la variation normale des divers résultats, dans divers cas. Corrélation
(obtenue par S. sur 24 sujets) entre seuils terminaux des cônes et des
bâtonnets. Courbe de ces seuils (plage de 33' pour les cônes, 2° pour
les bâtonnets) en fonction de la distance rétinienne à la fovea, après
1 h. d'adaptation ; le seuil des cônes fovéaux reste élevé.
L'emploi de verres rouges semble favorable par diminution des
luminances et non par sélection d'une région spectrale. S. obtint une
aussi bonne adaptation avec des verres neutres de même transmit-
tance lumineuse ; Lowry (1943) aussi. S. et ses collab. ont constaté
une influence favorable, sur un sujet fatigué, de l'inhalation d'O2
ou de l'ingestion de glucides. /'■
La 2e partie du mémoire traite des conditions pathologiques.
L'adaptation dépend des pigments rétiniens, du métabolisme, du
système nerveux, — facteurs difficiles à distinguer en clinique.
S. et Bair ont observé, dans l'achromatopsie (d'où nystagmus) et la
dégénérescence maculaire une légère supériorité sur les moyennes
de 50 normaux, dans la macula (mais la fixation était-elle main
tenue ?) comme à 10° au-dessus. Influence de l'avitaminose A (nom
breuses données variées, mais le métabolisme reste à préciser), de
diverses maladies et drogues.
La 3e partie (problèmes aéromédicaux) , étudie la respiration
(l'anoxie : une baisse de 10 % multiplie le seuil par 2 à 4) et le méta
bolisme (l'hypoglycémie), qui influenceraient la vision parle système
nerveux et non par les substances photosensibles. Influence favorable
de la fréquence respiratoire et de l'alcalose ; effets compensateurs.
On conclut que le seuil visuel offre (cf. Wald) un indice objectif
sensible et fidèle du déséquilibre physiologique, même siégeant dans
les centres nerveux, souvent atteints en premier lieu. [47 flg.,
200 référ.] G. D.
1004. — P. MOON et D. E. SPENCER. — Visual dark adaptation :
a mathematical formulation (Adaptation visuelle à Vobscurité :
Formulation mathématique). — • J. of Mathematics and Physics,
XXIV, 2, 1945, p. 65-105.
A partir de la théorie de Hecht et de son système d'équations,
les auteurs ont développé une théorie mathématique qu'ils ont
confrontée avec des données expérimentales de divers auteurs, sur
la courbe d'adaptation de l'homme ou de l'abeille, après des adaptat
ions à des brillances variables (dénommées «hélios »). En situant Jes
logarithmes supérieurs des brillances liminaires exprimées par des
valeurs relatives à une valeur limite absolue, sur une échelle des VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 511
temps, les données expérimentales se situent sur des droites en accord
avec les équations admises, exprimant des concentrations théoriques
de retinène dans un bâtonnet (sauf pour les élevées,
aux faibles valeurs du temps d'adaptation).
Après une adaptation à une forte brillance, la pente de la droite
est moindre, l'adaptation à l'obscurité se montrant plus lente.
La variation de la pente suivant les valeurs de départ expliquer
ait le désaccord de Wald et de Haig (les droites pouvant ou non se
couper).
Les auteurs reconnaissent qu'un certain nombre de données
expérimentales ne s'accordent pas encore avec leur formulation
mathématique, qui donne une allure moyenne de l'adaptation,
pratiquement utilisable. . H. P.
1005. — P. MOON et D. E. SPENCER. — The specification of foveal
adaptation (ha spécification de l'adaptation fovéale). — J. of Opt.
Soc, XXXIII, 1943, p. 444-456.
On rappelle les résultats fondamentaux de Holladay, Stiles, etc.,
notamment la formule de Holladay : ß = B + 10 E/82 (en unités cgs),
où ß = luminance du « champ uniforme équivalent » (produisant
le même état d'adaptation fovéale que l'ensemble B et E), B = lumi
nance uniforme du champ, E = éclairement de l'œil par une source
supplémentaire à 0° dé la ligne de vision.
A partir de ces données et de 6 postulats en accord avec nos
connaissances actuelles, on établit une formule générale intégrant
l'influence de sources simultanées. Le. calcul permet notamment de
conclure : si le champ est complètement uniforme, l'adaptation
fovéale est largement due à la portion projetée sur la fovea, tout le
reste contribuant pour moins de 10 % à l'effet total.
Application de la formule à divers cas de champs lumineux. Un
graphique précise la faible participation de la périphérie à l'adapta
tion fovéale : 2 % au delà de 17°, 1 % au delà de 28°.
Supposante que Péblouissement est dû à la diffusion de la lumière
dans l'œil (ce qui simplifie les formules), et que les fonctions standards
de la G. I. E. seront adéquates, les A. établissent des formules pour
les valeurs tristimulus. Ils les appliquent à 2 exemples : couleur
fovéale variant le long du spectre, à luminance constante, champ
environnant constant ; couleur fovéale constante, chromaticité
environnante variant le long du lieu planckien. Résultats sur un
diagramme xy.
L'effet des mouvements oculaires rapides — changement de
fixation ou oscillation durant la fixation — est formulé dans des
hypothèses simples. Les oscillations paraissent, dans la plupart des
cas, sans importance pratique pour l'adaptation.
Les A. soulignent la nécessité, pour les tests fovéaux (p. <?x.
l'acuité), de préciser la- nature du fond et l'état d'adaptation.
G. D.
1006. — P. SIEGERT. — Der Ablauf der Dunkeladaptation unter
natürlichen Lebensbedingungen beim Gesunden und Hemeralopen
(Le cours de Vadaptation à l'obscurité dans les conditions de vie .
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 512
naturelles chez l'homme sain et l'héméralope). — Ar. für O., GXLVI,
1944, p. 579-642.
Pour bien connaître la vision nocturne d'un sujet, notamment d'un
soldat (fatigué, déprimé, etc.), il faut le placer dans des conditions
naturelles : lumières diverses, diffuses, avec objets à peine visibles ;
et il faut éprouver les diverses efficiences visuelles.
S. a comparé, sur 120 soldats normaux ou héméralopes, les
courbes d'adaptation (appareil de Engelking-Hartung, plage à flèche
orientable) dans diverses conditions, et aussi pour d'autres efficiences
que la sensibilité absolue. C'est celle-ci qui est mesurée dans les deux
premières expériences, avec ou sans intervention — après plus de
30 min. d'obscurité complète — d'une lumière accessoire agissant
durant 5 min. .
1° Influence d'une lujnière limitée à la périphérie du champ
binoculaire, brillante mais non éblouissante. Après quelques oscilla
tions, la courbe d'adaptation redevient normale, chez tous les
sujets ;
2° Influence d'un éclairage diffus (au-dessus de Padaptomètre)
rendant juste visibles des figures blanches. Non seulement la sensi
bilité ne baisse jamais, mais elle augmente, nettement, chez beaucoup
de normaux ou de cas légers (et parfois conserve ce gain après le
retour à l'obscurité), jamais chez les héméralopes graves ;
3° Comme épreuve d'adaptation se rapprochant des conditions
naturelles, S. mesure, concurremment avec le seuil, la « sensibilité
au contraste » (figures blanches sur fond noir) et la reconnaissance
des formes présentées ainsi. Toutes les courbes sont semblables ;
S. conclut à un parallélisme indubitable (mais non identité absolue)
entre sensibilité absolue et perception des figures blanches (anneau,
croix, etc.) groupées dans son tableau.
Il montre l'utilité de son test pour le diagnostic d'héméralopie
vraie. Quand le sujet y réussit mieux que pour là courbe ordinaire
d' « héméralopie d'adaptation, il peut s'agir d'un cas (assez fréquent)
de guerre », où interviennent des troubles psychiques et où la simu
lation est à envisager. S. fait, alors passer le sujet, non prévenu, dans
un couloir sombre hérissé d'obstacles. Il éprouve aussi le phénomène
de Purkinje, le champ visuel, l'acuité, l'éblouissement. Il conclut en
insistant sur l'insuffisance, pour les troubles de guerre, de l'épreuve
habituelle d'adaptation. G. D.
1007. — E. W. GODDING. — The testing of night-vision (Uéprewe
de la vision nocturne). — Transactions of the Illuminating
Engineering Society, X, 1945, p. 27-41.
Après quelques définitions et des données générales d'optique
physiologique, G. envisage les causes d'anomalies dans la vision
nocturne (âge, amétropies, héméralopie héréditaire, affections diverses
comme la cirrhose du foie, nystagmus des mineurs, éblouissements
solaires, avitaminoses, atteintes neurologiques, causes psychologiques
même), puis les effets de substances diverses (strychnine, adrénaline,
benzedrine), de l'exercice, de l'anoxémie. Il précise les conditions à
envisager pour standardiser la technique d'examen (éclairement
antérieur, mesure de la brillance, nature du rayonnement, durée des VISION. MOTRICITÉ OCULAIRE 513
éclats — qui ne doivent pas être inférieurs à 0,2 sec — , surface, lieu
de stimulation, distance, critère de visibilité). H. P.
1008. — A. I. BOGOSLOWSKY. — On the correction of some
central and peripheral processes of visual adaptation (Sur la corréla
tion de quelques processus centraux et périphériques de l'adaptation
visuelle). — Problems of Physiological Optics, II, 1944, p. 173-
182 (en russe, avec résumé anglais).
La croissance sigmoïde de l'excitabilité visuelle à l'obscurité est
interprétée par le jeu de' deux processus, dont l'un est constitué par
la régénération du pourpre, à la périphérie, et l'autre par la variation
d'excitabilité centrale, dans le sens d'une diminution. Des influences
multiples s'exercent en outre sur l'excitabilité. H. P.
1009. — H. ROUX et CH. F. ROCHE. — Influence de l'éblouissement
préalable sur l'adaptation rétinienne. — B. B., CXXXVIII, 1944,
p. 602-603.
Les auteurs ont vérifié chez 4 sujets l'existence qu'ils ont
signalée d'un second point angulaire dans la courbe d'adaptation
à l'obscurité.
Après des éblouissements préalables de 2 minutes à des intensités
variables (de 1 à 8), le moment d'apparition des points anguleux ne
se montre pas modifié, à part un faible retard aux plus fortes intens
ités. Le seuil du 1er point s'élève aux fortes intensités, le seuil du
second étant minimum pour des intensités moyennes.
La durée de l'éblouissement (de 1 à 20') est également sans action.
H. P.
1010. — E. WOLF. — Effects of exposure to ultra-violet light on
subsequent dark adaptation (Effets d'une exposition à la lumière
ultra- violette sur V à l'obscurité consécutive). — Pr. of
N. Ac. of Se, XXXI, 1945, p. 349-355.
L'ultra- violet entraîne une élévation du seuil de fusion en lumière
papillotante chez les poulets, en ce qui concerne l'adaptation à
l'obscurité, l'action de différents taux d'irradiation à 280-260 m ja a
montré un effet proportionnel d'élévation des seuils (les radiations
au-dessus de 365 m;i. n'ayant pas d'effet). H. P.
1011. — ROGERWEEKERS et FERNAND ROUSSEL. — Utilisa
tion de la campimétrie en lumière atténuée pour la mesure de
l'adaptation rétinienne à l'obscurité. — Ophtalmologica, CX, 1945,
p. 242-258.
Après adaptation#à la lumière (3.000 lux pendant lOminutes),
on détermine un point de l'isoptère du champ visuel (test blanc de
2 mm à 2 m sur écran de Bjerrum éclairé à 3 lux, le long du méridien
nasal horizontal) au cours de l'adaptation à l'obscurité. L'élargisse
ment, d'abord rapide, du champ (10 minutes), se ralentit ensuite
progressivement, et s'arrête au bout de 15 minutes. Les courbes
obtenues chez 24 sujets normaux indiquent une marge physiologique
hors de laquelle se sont, nettement placés 8 sujets carences, ce qui
montre la valeur de ce test, précis et sensible, de cécité crépusculaire.
H. P.
l'année psychologique, xt.v-xlvi 33 ANALYSES .B1BLI0GKA.PHIQUES 514
— B. ABRAMSON et T. HEYMAN. — Dark adaptation and 1012.
inhalation Of carbon monoxide? (Adaptation à V obscurité et inhala
tion d'oxyde de carbone). — Acta Ph. Se, VII, 1944, p. 303-305.
Ghez 9 sujets ayant inhalé du GO (introduit dans l'air par un
spiromètre) pendant 20 minutes on observe, après une demi-heure
d'adaptation à l'obscurité, une élévation des seuils, très inégale,-
nulle même chez deux d'entre eux. H. P.
1013. — M. II. PIRENNE. — Rods and Cones and Thomas Young's
theory of colour vision (Bâtonnets et cônes et théories de la< vision
chromatique de Th. Y.). — Nature, ÇLIV, 1944, p. 741-743.
Expériences faites avec la collaboration de Wilmer pour le contrôle
de la théorie de ce dernier attribuant aux bâtonnets la vision du bleu :
Détermination du seuil absolu de visibilité de tests de 10' d'ouverture
angulaire, en éclats de 40 msec, l'un violet (filtre Corning centré sur-
470 my.) l'autre rouge (filtre Wratten 88) d'une part au centre,
d'autre part à des distances variables de celui-ci : le seuil pour le
rouge ne varie pratiquement pas, avec vision immédiate de la couleur (passant à l'orangé à 7,5° de distance) ; le seuil pour le bleu, au
contraire, s'abaisse brusquement (au centième de sa valeur) à 0,75° du
centre, et la plage est alors perçue incolore, tandis que, jusque-là elle
est immédiatement perçue bleue ou violette. Les faits sont donc en
désaccord complet avec l'hypothèse de Wilmer. H. P.
1014. — G. F. GÖTHLIN. — Inhibitory processes underlying colorvi-
sion and their bearing on three component theories (Processus d' inhi
bition à la base de la vision des couleurs et ce qu ien découle pour les théo
ries des trois composantes ). — Am. J. of Ps.,LVI, 4, 1943, p. 537-550.
L'auteur propose d'expliquer les valeurs négatives du spectre
par des inhibitions centrales — chaque influx des récepteurs rétiniens
pour une sensation colorée se combinant nécessairement avec un
certain degré d'inhibition centrale de la couleur complémentaire
loi.' de la — même II émet région, ensuite le l'hypothèse degré d'inhibition que le mécanisme étant limité central par une fonctionne certaine
comme un mécanisme d'équilibration en deux temps, — au premier
degré tous les influx des récepteurs pour le vert et pour- le rouge
entrent en interaction pour former toutes les" sensations du spectre
entre le rouge extrême et le vert fondamental, le jaune pur se
produisant lorsque ces influx sont de part et d'autre :à égalité d'inten
sité physiologique. — A un degré supérieur on suppose que les-
influx des récepteurs pour le bleu entrent en interaction avec les résultant du système d'équilibration inférieur, et forment
alors les couleurs se trouvant entre4e vert fondamental et le violet
extrême; auxquelles s'ajoutent les sensations du pourpre. Quant à la
sensation, de blanc elle proviendrait de la synthèse de ces 2 systèmes.
Ce point de vue diffère de la théorie des couleurs fondamentales de
Hering non seulement en supposant que le jaune est le résultat d'une
synthèse centrale des influx provenant des- récepteurs du rouge et des-
récepteurs du vert, mais aussi en ce qu'elle souligne que le et le
vert fondamental ne sont pas des couleurs complémentaires. Danscette
thèse, le jauneeentral provenant d'intensités physiologiquement égales-
de vertetrouge est complémentaire au bleu fondamental. I. L.

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