Sexe. Milieu. Race. Famille. - compte-rendu ; n°1 ; vol.29, pg 426-436

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1928 - Volume 29 - Numéro 1 - Pages 426-436
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1928
Lecture(s) : 14
Nombre de pages : 12
Voir plus Voir moins

b) Sexe. Milieu. Race. Famille.
In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 426-436.
Citer ce document / Cite this document :
b) Sexe. Milieu. Race. Famille. In: L'année psychologique. 1928 vol. 29. pp. 426-436.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1928_num_29_1_4840426 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
traduit parfois par le langage par geste. Quand on raconte une histoire
qui relate une action frappante, les enfants ont tendance à la traduire
spontanément en. gestes. Pour enseigner les langues vivantes aux
«ourds-muets, il importe d'user d'une méthode directe, en trans
posant immédiatement l'idée du terme étranger du langage par
gestes, sans passer par le signe de la langue d'origine déjà connue.
Dans trois appendices, l'auteur nous donne une sorte de vocabulaire
ide langage par gestes, constitué d'après des observations recueillies
à Dacca, Barisal et Calcutta. Il relève les signes communs qu'il a
rencontrés dans ces trois centres chez les sourds-muets. P. A.-B.
384. — J. EDER. — Wortbildende Tätigkeit bei taubstummen
Kindern (Formation de mots nouveaux par les enfants sourds-muets).
— Z. für päd. Ps., XXIX, 6, 1928, p. 300-304.
Les enfants sourds-muets fabriquent eux aussi des mots composés
personnels, généralement pour désigner un objet dont le nom leur est
inconnu. A rencontre de ce qui se passe chez l'enfant normal, chez
-qui le mot imaginé surgit spontanément, sans conscience préalable,
le petit sourd-muet généralement fabrique le mot par une recherche
laborieuse. Quelques observations sont fournies. D. W.
385. — R. PINTNER. — A mental survey of the deaf (Une enquête
sur l'intelligence des sourds-muets}. — J. of ed. Ps., XIX, 3, 1928,
p. 145-151.
4.432 écoliers sourds-muets, âgés de 12 ans et plus, ont été examinés
à l'aide du test non-verbal de Pintner, pour l'intelligence, tandis
que des tests scolaires mesuraient d'autre part leur degré d'instruc
tion. Celui-ci s'est révélé très inférieur au taux normal (le sourd muet
de 12 ans correspondant en moyenne à l'enfant normal de 8 ans),
alors que l'examen d'intelligence accuse une déficience bien moindre
(12 ans équivaut à 10). L'auteur se demande alors si les méthodes
^actuelles d'éducation des sourds-muets, ainsi que la formation des
maîtres, ne doivent pas être reconnues insuffisantes. A. F.
b) Sexe. Milieu. Race. Famille *
386. — R. PAULI. — Zur Psychologie der Geschlechter (Contribua
tion à la psychologie des sexes). — A. f. g. Ps., LXVI, 1-2, 1928,
p. 117-154.
L'auteur a appliqué des tests d'addition à une centaine d'étudiants
des deux sexes. Un groupé de 49 sujets (dont 23 femmes) a subi un
test d'addition sur les cahiers de Kraepelin pendant une heure ; une
partie des sujets (39 notamment dont 17 femmes) ont répété l'expé
rience après une semaine d'intervalle. Un autre groupe de 26 hommes
et de 17 femmes ont subi des tests d'additions mentales.
1. Voir aussi les N» 882 et 1195. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 427
Malgré le petit nombre de sujets quelques résultats se dégagent
avec assez de netteté et cadrent bien avec ceux des autres auteurs.
Le rendement quantitatif des hommes est de 6 % à 10 % supérieur
à celui des femmes ; cette différence se manifeste non seulement
dans les résultats, globaux des expériences, mais encore dans les
courbes moyennes de travail, établies d'après les résultats de chaque
intervalle de trois minutes. Toutefois, lorsque l'expérience du calcul
écrit fut répétée, les différences entre les courbes moyennes des deux
sexes avaient considérablement diminué. Les courbes féminines sont
aussi plus régulières et présentent des pentes moins brusques.
La comparaison des ogives de Galton pour les résultats totaux de
chaque expérience montre, en accord avec d'autres recherches, une
homogénéité fortement plus grande du sexe féminin : 18,4 % de
femmes qui se classent tout en queue, sont supérieures aux hommes
classés derniers ; inversement, les hommes classés premiers sont
supérieurs aux femmes les mieux classées. Mais ici la différence
n'est pas aussi forte, ni aussi constante que pour les sujets les plus
mauvais. Ceux-ci exceptés, l'ogive des hommes reste supérieure à
celle des femmes. Il y a toutefois 27 % de femmes supérieures au
médian des hommes. Pour ce qui est de la qualité du travail (pour
centage des erreurs) on ne peut constater de différences bien signifi
catives, les femmes toutefois sembleraient attacher.plus d'importance
que les hommes au facteur exactitude.
Dans l'interprétation de ces résultats P. est porté à croire que
l'infériorité féminine n'est pas due ou du moins n'est pas due princi-
lalement à quelque insuffisance des fonctions élémentaires en jeu
(lecture, écriture, calcul), mais plutôt à un phénomène plus complexe
tout imprégné de volonté et d'affectivité. D.W.
387. — W. BOOK et J. MEADOWS. — Sex Differences in 5.925
High School Seniors in Ten Psychological Tests (Différences de
sexe chez 5.925 élèves de dernière année des écoles secondaires dans
dix tests psychologiques). — J. of appl. Ps., XII, 1, 1928, p. 56-81.
Cette recherche se rattache à celle qui a été effectuée par Mrs Pres-
sey sur les enfants des écoles élémentaires publiée dans le même
journal en 1918. Quelques mois plus tard, Book a testé les élèves sor
tant des écoles secondaires d'Indiana (2.422 garçons et 3.503 filles).
L'échelle de tests collectifs employés comprenait les tests suivants :
1° Mémoire brute ; 2° sélection logique (souligner dans une série de
mots les deux mots qui représentaient ce qui appartient toujours à
l'objet en question ; 3° Test d'arithmétique ; 4° Mots opposés ;
5° Mémoire logique ; 6° Complètement de mots incomplets ; 7° Clas
sification morale ou test de jugement moral ; 8° Complètement de
phrases ; 9° Connaissances usuelles ; 10° Analogies.
Alors que Mrs Pressey a trouvé que, entre 9 et 15 ans les filles
étaient, pour l'ensemble des tests, nettement supérieures aux garçons
pour leur devenir légèrement inférieures à 16 ans, B. et M. trouvent les élèves sortant des écoles secondaires une supériorité nette
des garçons à tous les âges (de 16 à 23 ans).
Dans l'ensemble, 56,2 % de garçons dépassent le résultat médian
des filles, alors que 41,4 % de filles le médian des garçons. 428 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Ce fait serait dû, d'après les auteurs, à une sélectÇm plus sévère des
garçons qui se trouvaient, en effet, d'un tiers moins nombreux dans
les grandes classes des écoles secondaires ; celles-ci sembleraient, en
outre, mieux répondre aux besoins de la population féminine.
En analysant les résultats détaillés par tests, les auteurs constatent
une supériorité manifeste des garçons dans les tests d'arithmétique
et de connaissances usuelles, et cela à tous les âges, depuis 9 ans
(enquête de Pressey) et jusqu'à 23 ans. Les filles sont à tous les âges
supérieures aux garçons dans les tests de mémoire logique, de com
plètement de mots et de complètement de phrases ; toutefois, la
supériorité des filles dans ces tests est moins grande à partir de 16 ans.
Il n'y a pratiquement pas de différences entre les sexes pour les autres
tests.
La variabilité des garçons est, en général, plus grande que celle des
filles, sauf pour le test d'arithmétique où les filles fournissent, dans les
grandes classes des résultats plus dispersés avec prédominance de
valeurs basses. D. W.
388. — N. N. SENGUPTA. — The field of race psychology (Le do
maine de la psychologie des races). — Ind. J. of Ps., III, 2, 1928,
p. 59-68.
On admet généralement que les races diffèrent autant par leur
structure mentale que par leur aspect physique et leurs coutumes
sociales. Les études des sociologues ont suffisamment vulgarisé les
notions de mentalité raciale pour que les psychologues puissent en
treprendre de définir le domaine et de préciser les méthodes de la
psychologie des races. Le terme de race a été longtemps employé
pour désigner un ensemble de caractères physiques nettement définis.
C'est pourquoi la psychologie des races s'est confinée dans l'étude
des races primitives dont les extérieurs sont manifestes.
Le premier travail de la psychologie des races sera de définir les races
par les états mentaux qui leur sont inhérents. Ces états mentaux de
vront être décrits par les données de l'introspection et l'étude du
comportement. La difficulté vient de ce que, souvent, le groupe d'in
dividus étudié n'est pas typique de sa race. De plus les témoignages
sont déformés par le goût de la pose et de la fantaisie chez les indi
vidus interrogés. La duperie est fréquente et aisée. Une autre source
de préjugés réside dans le fait que la plupart des caractères mentaux
d'une race sont inférés à partir d'institutions sociales, comme le lan
gage ou les formes de mariage alors qu'une coutume peut persister
comme survivance sans répondre à un fond psychologique équival
ent. La méthode des statistiques n'est pas moins hasardeuse. La
part d'interprétation y est toujours considérable. Restent les méthodes
de tests, comme ils ne peuvent que porter sur des fonctions particu
lières comme la vue à distance, ou la discrimination des couleurs, ils
n'auront de signification que par comparaison avec d'autres tests
analogues. Par des tests particuliers et isolés, il sera difficile de se
faire une idée de l'attitude mentale générale d'un groupe racial.
Quant aux jugements portés par les observateurs en contact avec les
races décrites, on sait qu'ils sont sujets à caution. La malhonnêteté,,
Je goût du sang, la servilité sont plus des appréciations de l'observa- fffif
PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 429
teur que des observations objectives. Une seule méthode appliquée
isolément ne pourra donner de bons résultats. La psychologie indi
viduelle en fait est expliquée par ses « déterminants » :
1° Le passé historique de l'individu ; 2° Sa constitution physique ;
3° Son entourage matériel ; 4° Son entourage social. Le psychologue
devra définir l'état mental et le comportement en tenant compte de
ces déterminants. Il ne doit pas en être autrement pour le
des races ; comme la psychologie individuelle, la psychologie des races
ne pourra progresser que par une accumulation de faits dûment
contrôlés et situés. P. A.-B.
388 bis. — H. C. LEHMAN et P. A. WITTY. — Sex differences
in credulity (Crédulité et sexe). — J. of Abn. Ps., XXIII, 3, 1928,
p. 356-367.
Un grand nombre de psychologues, (Laird, Heidbreder, Conklin)
s'apcordent à trouver la généralité des femmes plus crédule que la
moyenne masculine. Les auteurs ont soumis à 6.000 écoliers, une liste
de 200 jeux et passe-temps où ils devaient souligner les activités
qu'ils avaient volontairement déployées la semaine précédente.
Dans cette liste se trouvait le fait de dire ou de se faire dire la bonne
aventure. On a trouvé sur ce point, dans leclassement, une majorité
de filles, la différence entre les sexes s'accusant après 12 ans, et la
fréquence croissant même chez les filles avec la maturité. L'auteur
attribue cette spécifique à la plus grande émotivité de la
femme ou aux restrictions qu'apporte la vie sociale à son activité
normale. M. L.
389. — DALE YODER. — Present status oî the question of racial
differences (Etat actuel de la question des différences entre races). — ■
J. of ed. Ps., XIX, 7, 1928, p. 463-470.
Enumeration des récents et nombreux travaux des psychologues
américains qui se sont attaqués aux problèmes des différences raciales,
au point de vue de l'intelligence notamment. Malgré l'abondance des
données qui montrent l'infériorité des populations noires d'Amérique
ou de certaines races d'immigrants, l'auteur conclut qu'aucune supér
iorité intellectuelle d'une race sur une autre ne saurait être scient
ifiquement affirmée à l'heure actuelle, étant donné l'imperfection des
tests et l'insuffisante attention apportée aux facteurs de langage,
d'éducation et de position sociale. A. F.
390. — M.LIMA. — Racial differences in intelligence in Minnesota d' — J. of Abn. 'intelligence dans le Minnesota). (Différences raciales
Ps., XXIII, 1, 1928, p. 68-71.
Des tests d'intelligence ont été appliqués à un nombre (non précisé)
d'enfants, appartenant à des nationalités diverses. Les I. Q. obtenus
iraient en décroissant depuis les Anglais (maximum) jusqu'aux
Français (minimum). Tous sont d'ailleurs exceptionnellement élevés.
Par ailleurs.les nations nordiques et saxonnes prises en groupe seraient
nettement supérieures aux nations latines. Il est toutefois à remar
quer que ces statistiques portent sur des pourcentages très inégaux
de population (23 % de Norvégiens, 4 % de Français). M. L. 430 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
391. — N. D. MTTRON HIRSCH. — An experimental Study of
the East Kentucky Mountaineers {Une étude expérimentale des
montagnards de VEast Kentucky). — • Gen. Ps. Mon., III, 3, 1928,
p. 189-244.
Etude de l'hérédité et du milieu d'un groupe limité de montagnards
de l'East Kentucky. Les résultats obtenus avec les tests d'intelligence
et de niveau éducatif sont discutés et les caractéristiques anthropo
logiques et sociales soigneusement recensées. M. L.
392. — D. WOLBERG. — Zur différentielle Psychologie der Juden
{Contribution à la psychologie des Juifs). — Jenaer
Beiträge z. Jugend u. Erziehungsps., 5, 1928, 32 p.
Des groupes d'écoliers, de lycéens et d'étudiants juifs polonais ont
été comparés dans un certain nombre d'épreuves de mémoire visuelle
avec des groupes correspondants de jeunes allemands (non juifs).
Les épreuves consistent dans la reconnaissance au milieu d'une série
de figures nouvelles, d'autres figures exposées auparavant et choisies
de manière à rendre impossible ou difficile toute fixation par la
mémoire verbale ; dans la reconnaissance des parties d'un tout pré
sentées dans un autre ensemble avec des détails nouveaux ; dans la
combinaison mentale d'un tout au moyen de ses parties ; enfin dans
la reconstruction réelle d'une forme avec ses éléments d'après le sou
venir du modèle.
Dans tous ces exercices, les juifs montrent une infériorité, — • qu'on
apprécie le résultat par la durée de l'épreuve ou par sa qualité et sa
correction. Cette infériorité est à peine marquée chez les jeunes
écoliers et devient plus sensible avec l'âge. Quelle en est la cause ?
L'auteur incline à penser que les Juifs présentent une infériorité na
tive de l'aptitude visuelle (perception et mémoire) qui réagit sur leur
attitude à l'égard du monde extérieur ; la médiocrité de la fonction
conduit au manque d'exercice, ce qui explique l'aggravation avec
l'âge. Il y a une tendance à la compensation de ce défaut par une
attitude sérieuse et critique plus précoce chez l'enfant juif, tandis
que l'attitude de jeu prédomine encore chez les témoins. P. G.
393. — M. DAVIES et A. G. HUGHES. — An investigation into
the comparative intelligence and attainments of Jewish and non-
jewish school children {Recherches sur V intelligence et les succès
comparés des écoliers juifs et non juifs). — Br. J. of Ps., XVIII, 2,
1927, p. 134-146.
L'enquête a porté sur 1894 écoliers de Londres. Les sujets ont été
pris dans des écoles contenant une proportion à peu près égale de
Juifs et de non Juifs ; on a cherché autant que possible aussi à ce que
les conditions sociales des uns et des autres soient à peu près équi
valentes. Ces sujets, âgés de 8 à 14 ans, ont été examinés avec les-
tests de Northumberland. Les résultats obtenus sont les suivants : •
En moyenne, aussi bien pour l'intelligence générale que pour^ les
résultats en anglais et en arithmétique, les enfants juifs sont nett
ement supérieurs aux non juifs suivant la même école ; la supériorité
est plus marquée pour les garçons que pour les filles. On trouve cettfr
supériorité à tous les âges, de 8 à 13 ans et dans tous les types d'écoles PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 43t
élémentaires. La supériorité attestée par les tests est confirmée par
l'appréciation des maîtres.
La différence raciale en faveur des Juifs est chez les garçons d'en
viron un an pour l'intelligence et l'arithmétique, et d'un an et demi
en anglais, à l'âge de dix ans. Chez les filles, la différence est d'un an
en anglais et d'un peu moins d'un an pour l'intelligence et l'arit
hmétique.
La différence n'est pas la même à tous les âges. Elle subit une-
diminution marquée à l'âge de 12 ans pour se relever à 13 ans. Il n'y
a aucune indication, dans les données recueillies (jusqu'à 13 ans) que-
le développement précoce des Juifs soit suivi d'un arrêt ultérieur.
Il n'y a pas de différence entre les sexes, parmi les non Juifs, en
anglais ni en arithmétique ; les garçons Juifs sont en moyenne supé
rieurs aux filles dans ces matières (d'environ quatre mois). En intell
igence, les garçons juifs sont légèrement supérieurs aux filles juives,
on observe le contraire parmi les non juifs. G. P.
394. — PAUL CAMPBELL YOUNG. — Intelligence and suggest
ibility in Whites and Negroes [Intelligence et suggestibilité chez le&
Blancs et les Nègres). — Ps. Bul. (Amer. Psych. Association), XXV*
3, 1928, p. 170-172.
Les recherches ont été faites sur des écoliers de 9 et 10 ans de deux
villes de la Louisiane, et montrent une infériorité notable des écoliers-
noirs (308) sur les écoliers blancs (330). L'intelligence, avec le test
national A, donne les niveaux suivants :
9 ans i« ans Ensemble
Blancs 63,3 79,9 72, i
Nègres 32,5 41,0 40,0
En outre les mulâtres clairs ont un niveau moyen plus élevé (44,5^
que les nègres foncés (37,2).
En ce qui concerne la suggestibilité (qui ne varie pas avec l'âge et
est sans corrélation, pratiquement, avec l'intelligence) elle est plus-
grande (1,3 à 1,6 fois) chez les enfants nègres que chez les blancs.
H. P.
895. — TH. R. GARTH, H. W. SMITH et W. ABELL. — A Study
of the Intelligence and Achievement of Full-Blood Indians [Une
étude de V intelligence et du niveau scolaire des Indiens pur sang). ■ —
J. of appl. Ps., XII, 5, 1928, p. 511-516.
L'application des tests d'Otis à 1.000 écoliers indiens a montré que
l'âge mental d'une classe était très inférieur à son âge chronologique ;
le Q. I. médian était de 70 ; l'âge pédagogique était supérieur à l'âge
mental de la classe. D. W.
396. — F. G.H. VAN LOON. — Protopathic-instinctive phenomena
in normal and pathological Malay life (Phénomènes protopathiques
instinctifs dans la vie normale et pathologique des Malais). — Br.
J. of Med. Ps., VIII, 4, 1928, p. 264-276.
Pour étudier objectivement les différences réelles dues aux races,. 432 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
l'auteur propose, au lieu de porter son effort du côté des aptitudes
intellectuelles d'ordre supérieur, d'étudier plutôt le comportement
anormal. Deux sortes de névroses : Amuck et Latah, spécifiquement
malaises, sont analysées ici dans leurs détails. La première est une
sorte de confusion hallucinatoire, la deuxième consiste dans une imi
tation impulsive de tout ce qui est exécuté devant le sujet (affection
particulièrement féminine). Or ces phénomènes, nous les observons
chez des peuples civilisés non pas individuellement mais collectiv
ement (panique des foules — suggestion collective). Cette observation
nous conduirait à une idée de régression, à un retour aux modes pri
mitifs de réaction. De telles réactions pourraient être rapprochées de
ce que Head, Rivers et Ridoch appellent le stade protopathique de
sensibilité ou réflexe global (main se brûlant à un poêle : la réaction
entraîne un mouvement de tout le bras et même du corps). On en
rapprocherait également les névroses Amuck et Latah. Les races
évoluées diffèrent des plus primitives dans la mesure où l'expérience
individuelle contrôle davantage ces mécanismes latents. M. L.
397 — H. HOFFMANN. — Charakter und Umwelt {Caractère et
milieu). — In-8 de 106 pages. Berlin, Springer, 1928. Prix : 5,60 mk.
Petite contribution à l'important problème du rôle des dispositions
héréditaires et des actions du milieu dans la formation du caractère.
Après avoir examiné les dispositions innées en relation avec les
autres hommes et les objets du monde extérieur, H. envisage, surtout
au point de vue des conceptions psychanalytiques, l'influence du
milieu (actions familiales et domestiques dans la première enfance,
chocs erotiques, particulièrement) et déclare que les possibilités et
limites de la formation d'une personnalité par le milieu se trouvent
congénitalement déterminées. Les événements extérieurs d'action
prolongée, ou d'intensité d'action exceptionnelle, surtout au cours
de la phase « sensible » du développement, peuvent, par opposition à
des conditions différentes de milieu, susciter certains aspects de la
personnalité, en empêcher d'autres de se manifester.
> Ces influences appartiennent au domaine des variations structu
rales (Strukturverschiebungen) de grande importance en caracté
rologie d'après l'auteur, qui a insisté déjà sur elles dans un volume
antérieur sur le caractère (Das Problem des Charakterauf baus, Berl
in, 1926), variations sans lesquelles il n'y aurait pas, en. particulier,
de psychothérapie possible (point de vue qui intéresse H., professeur
de psychiatrie et neurologie à l'Université de Tübingen).
Dans le dernier chapitre, l'auteur examine les problèmes pratiques
d'étude de la constitution de la personnalité. H. P.
398. — A. ARGELANDER. — Der Einfluss der Umwelt auf die
geistige Entwicklung [L'influence de milieu sur le développement
intellectuel). — Jenaer Beiträge zur Jugend und Erziehungsps.,
7, 1928, 39 p.
On trouvera dans cet article un résumé, suivie d'une bibliographie,
des travaux sur l'influence qu'exerce le milieu sur le développement
intellectuel de Fenfa'nt. Le problème est mal connu parce que les
influences de l'hérédité et du milieu sont pratiquement très difficiles PSYCH0L0G1R DIFFÉRENTIELLE 433
à séparer ; leurs actions s'exercent souvent dans le même sens. On a
beaucoup étudié, depuis Binet, l'influence de la condition sociale sur
le développement des études de l'enfant ; dans la plupart des cas, on
a constaté un retard des enfants de condition médiocre sur ceux des
classes aisées. Mais ce résultat semble dû en grande partie à la nature
des épreuves scolaires ou des tests ; le retard provient surtout du
développement du langage, qui dépend évidemment de l'imitation
de l'entourage. Une autre différence vient de la richesse des repré
sentations ; ici l'enfant des villes est moins favorisé que l'enfant élevé
à la campagne, dont le contact avec les réalités du monde extérieur
est beaucoup plus étroit. Enfin l'enfant dont l'éducation est surveillée
par ses parents est plus avancé que celui qui est livré à lui-même.
Le milieu agit d'ailleurs d'une façon très variée, par les aliments qu'il
fournit à la curiosité intellectuelle de l'enfant, notamment après l'âge
de la puberté, qui est, chez les peuples civilisés, le point de départ
d'un second développement intellectuel.
La vie professionnelle nous montre une autre forme de l'action
du milieu. Il faut distinguer ici deux types d'hommes, ceux dont la
vocation est prédéterminée par les goûts innés et ceux chez qui elle
est en partie le fruit des circonstances.
L'article se termine par une analyse des plus précises de la notion
du milieu, et donne un modèle de questionnaire très complet qui
peut fournir au psychologue des renseignements sur la vie de l'enfant
dans sa famille. P. G.
399. — A. BUSEMANN. — Milieu und jugendliches Selbstbewussts
ein (Le milieu et la conscience personnelle). — Z. für päd. Ps.,
XXIX, 9, 1928, p. 401-417.
Ce que l'enfant ou l'adolescent pense de lui-même, la conscience
qu'il a de sa personnalité de ses qualités et défauts, dépend, dans
une large mesure du milieu social auquel il appartient. Dans les en
quêtes entreprises par l'auteur et dont il rappelle ici quelques résul
tats, le pourcentage des enfants de 11-14 ans qui ont déclaré être
mécontents-d'eux-mêmes a été de 15 % à l'école élémentaire ; 20 %
à l'école moyenne et 41 % à l'école secondaire chez les garçons ; chez
les filles les pourcentages ont été respectivement de 23 %, 37 % et
de 42 %. Les différences sont bien dues au milieu social ; dans les
mêmes écoles, les enfants de milieu social différent ont présenté des
différences caractéristiques. Les enfants d'ouvriers non qualifiés, en
décrivant leur personnalité, s'arrêtent davantage sur le physique
que sur le moral et offrent, en général, plus souvent une attitude
naïve, sans esprit critique dans 66 %des cas chez les garçons. Mais les
filles de ce milieu se rapprochent davantage de leurs compagnes d'un
milieu plus élevé : elles ne présentent l'attitude naïve que dans
21 % des cas. Elles ont manifestement plus d'intérêt pour leur vie
• intérieure, alors que les garçons se préoccupent davantage du monde
extérieur. D. W.
400. — A. WOLFF. — Umweltstypen (Types d'ambiance). — Z. für
päd. Ps., XXIX, 4 et 5, 1928, p. 177-199 et 247-255.
Qu'un être humain soit le produit non seulement des dispositions
l'année psychologique, xxix. 28 :
.
434 ANALYSES ! BlßUOe«AP0IQUeS
innées, mais; encore de son milieu social,, voilà ce que l'on reconnaît
de plus en plus. L'auteur se plaît à tracer des: types d'adolescents de
milieux différents : ouvrier,, paysan, bourgeois dans- quelques-unes
de sess subdivisions caractéristiques. Les tableaux esquissés dénotent
des observations justes. D. WV
401 — F. GOQDENOUGH et G, SHAPIRO. — The performance
ol preschool children of different social groups of the Kuhlmann-
Binet tests ^Performances d'enfants d'âge: pré-scolaire appartenanPà
des milieux sociaux divers dansles tests de KuhDnann^Bïnet):. — J. of
Ed. ResM XVIII, 5, 1928, p. 356-362..
On a trouvé en ^général, chez; des enfants, d'âge préscolaire une
décroissance d?l. Q. parallèleà la décroissance, -selon l'échelle sociale,
des professions de leurs parents., Cette constatation vaut-elle pour
tous les tests ou seulement les tests; verbaux.? L.'étude a porté sur
470 enfants divisés en 2 groupes A et B, A correspondant au» profes
sions, dites supérieures; B aux professions dites inférieures. Tous deux
ont, été soumis à la révision Kuhlmann cdes tests de Binet. Divisant
ces tests en test» de développement; moteur, tests: de connaissances
acquises, tests linguistiques et tests. de conduite adaptée, on constate
pour les tests. moteurs une supériorité de B;sur A. A )est! globalement
supérieur dansJes tests linguistiques;.; Rien de caractéristique n'a été
observé pour les autres groupesdetests. M. Li
402. — F. L. GOODENOUGH. — The relation of the intelligence
of pre-sohöal children to the occupation of • their -fathers (Rapport
entrer V intelligence des enfants à Vâge, prérscolmir& et V occupation- des
parents). — Am. J. of Ps., XL, 2, 1928, ,p; 284-294.
380 enfants de 18 à 54 mois ont été examinés à l'aide de la révision
Kuhlmanndes. tests de Binet, et: répartis en 6 classes d'après l'oceu-
pationi des parents : professionnels^ semitprofessionnels- (comp-
table&j etc.) employés et ouvriers > spécialistes; ; petits employés uet
ouvriers mi-spécialisés, avec métier, manœuvres. La dimi
nution du Q.I. des enfants à mesure que l'on descend l'échelle sociale
est marqwée (1er examea : 116,1 ; 117,7 ; 107,7 ; 103,3 ; 104,3.; 96.
2e examen-: 125 ; 119,7 ; 113,4 ; 108; 107, 4>; 95,8) et montre -que -les
différences, so ut bien établies .dès l'Age de deux ans. Les résultats ont
été comparés d'une part avec: ceux de Barr (Minneapolis 1920/) et
ceux de l'armée s'adressant; aux prof essionnels eux-même»,- et,
d'autre part; avec ceux de Haggerty et Nasa ( J. of. ediPsi, 15,*559),
opérant sur des enfants plus, âgés* Les courbes,. bien ;que construites
à l'aide de matériels! très: différents, sont très analogues ; la pente est
cependant un peu moins marquée loirsqu'on-opère surd
A*
403, — J. B. STROUD. — A^study; oft the relation uof
test scores of public school children to the economic status of their
parents [Etude sur le rapport entre les résultats des tests d'intell
igence sur. les ■enfants -.des Jcolee publiques? etla isituation économique
des parents). — J. of -genet. Ps., XXXV; l,:.1928^pv 105*111/
Les:;résulta.ts;des;;te8tsi d'intelligeace^ obtenus pour 4.057 "enfants,

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.