Sexe. Milieu. Race. Famille - compte-rendu ; n°1 ; vol.30, pg 422-435

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L'année psychologique - Année 1929 - Volume 30 - Numéro 1 - Pages 422-435
14 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1929
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille
In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 422-435.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. In: L'année psychologique. 1929 vol. 30. pp. 422-435.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1929_num_30_1_4949422 . ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
totales d'apprentissage se trouvent liés entre eux par de fortes
corrélations positives allant de 0,88 à 0,98. Les corrélations avec
l'âge mental sont également élevées (environ 0,70). Elles sont plus
faibles avec l'âge chronologique. A.* B.-F.
423. — ENRIQUE MOUCHET. — La perceptibilidad tactil del
ciego (La perceptivité tactile de V aveugle). — Prensa Medica argen-
tina, décembre 1929. Extrait, 10 pages.
En repérant des points bien définis sur la pulpe des doigts, et en
recherchant l'acuité discriminative avec le compas haphiesthésimé
trique de Mercante et Calcagno (qui permet d'exercer des pressions
constantes et de lire les écarts sur un cadran avec agrandissement par
le jeu d'une aiguille à molette), l'auteur a constaté, parla comparaison
de douze aveugles (entre 13 et 22 ans) et de douze voyants (entre
11 et 68 ans), que la finesse de discrimination spatiale n'était aucu
nement supérieure chez les aveugles (l'écart minimum étant chez les
uns ou les autres de 0 mm. 9), et qu'il n'y avait même pas de diff
érence chez les aveugles entre le doigt « liseur » et les autres.
Toutefois, si l'on compare l'acuité des divers points repérés, on
constate que, chez les voyants, il y a, sur la pulpe de l'index droit, une
hétérogénéité dans la distribution d'acuité et qu'en un des points la
capacité discriminative est nettement supérieure, tandis que, chez
les aveugles, les différences sont beaucoup moindres, l'acuité étant à
peu près égale en tous les points. H. P.
423. — F. TILNEY. — A comparative sensory analysis of Helen
Keller and Laura Bridgman. I. Meohanisms underlying the senso-
rium. II. Its bearing on the-further development of the human brain
{Analyse sensorielle comparative de H. K. et L. B. I. Mécanismes
conditionnant le sensorium. II. Rapport avec le développement
ultérieur du cerveau humain.) — -Ar. of Neurology and Psychiatry,
XXI, 1929, p. 1227-1236 et 1237-1269.
L'auteur discute diverses théories de la sensibilité (de Head, de
Parsons, de Ariens Kappers, de Boring entre autres). La sensibilité a
bien une double valeur, discriminative et affective, dont l'une cor
respond à la direction, l'autre à la protection.
Entre les deux cas examinés des deux célèbres déficientes
sensorielles, les différences paraissent uniquement dues à l'entraîn
ement éducatif. Les résultats obtenus dans le développement général
sont de nature à établir, aux yeux de T., que le cerveau n'a pas
atteint le plein développement de ses capacités, et doit être considéré
comme étant encore à un stade précoce d'évolution. H. P.
b) Sexe. Milieu. Race. Famille l
g4. — Ç. CHAMPY. — Psycho-physiologie des âges et des spxes.
— R. ph., CVII1, 1929, p. 5-47. •
Ce travail, qui forme un chapitre de l?i nouvelle édition du Traité
1. Voir aussi les n« 510, 561, 970, 1157, 1186, 1266, 1292. DIFFERENTIELLE 428 PSYCHOLOGIE
de Psychologie du Dr G. Dumas, a pour but d'examiner les bases
physiologiques des variations psychologiques qui caractérisent les
âges et les sexes. Le développement psychique a pour base matérielle
non seulement le neuro-sensoriel, mais aussi le déve
loppement somatique tout entier. La croissance résulte de la multi
plication des cellules et de la différenciation de chaque cellule en
particulier. Celle-ci, qui accroît la complexité de l'organisme, est
surtout capitale dans le développement des organes neuro-sensoriels.
Tous les éléments nerveux tirent leur origine de Pépithélium externe,
de sorte que, dans la phylogénie, les cellules ont été sensorielles
avant d'être des éléments d'association. Le processus essentiel du
développement du système nerveux est l'accroissement de la taille
des cellules et de leur complication, l'augmentation du nombre et
de la longueur de leurs prolongements dendritiques, qui crée de nouv
elles possibilités d'association.
La croissance du système nerveux, comme du corps dans son en
semble, soit être déterminée à la fois par des causes innées héréditaires
et par des causes éducatives et occasionnelles, mais surtout par les
secondes, parce que toutes les potentialités héréditaires ne sont pas
fonctionnelles. L'éducation ne crée pas de connexions nouvelles, elle
met simplement en service des connexions préexistantes et probable»
ment les développe aux dépens d'autres, qui restent latentes ou
s'atrophient. Certains caractères acquis, et en particulier le déve
loppement maximum de certaines potentialités, semblent suscept
ibles de devenir héréditaires, quoique seulement après une longue
suite de générations. L'adaptation serait inexplicable sans l'hérédité
des caractères acquis.
La croissance n'est pas un phénomène contiau et progressif ;
elle présente des périodes de retard ou d'accélération qui peuvent
être dues soit au milieu, surtout à des influences nutritives (en parti
culier pour le système nerveux, l'absence de vitamines B et de phos
phore), soit à des facteurs internes, les hormones ou plus précisément
harmozones, notamment la thyroxine. Les glandes endocrines qui
ont sur le développement l'action la plus remarquable sont les
glandes sexuelles. Le déterminisme du sexe, comme d'ailleurs tous
les déterminismes évolutifs, est beaucoup moins rigoureux chez les
Vertébrés que chez les Arthropodes. On peut obtenir expérimentale
ment dans des espèces favorables l'inversion complète des caractères
sexuels et l'hermaphrodisme. Les modifications sexuelles produites
par les hormones portent non seulement sur les caractères externes,
mais aussi sjir les centres nerveux et leurs réactions. On constate des
comportements caractéristiques aux diverses périodes de la vie
sexuelle chez des Vertébrés à système nerveux encore très simple
(Poissons, Batraciens), et à plus forte raison chez les Oiseaux et les
Mammifères.
Le mode d'action des hormones du testicule sur les caractères
sexuels obéit à la loi du tout ou rien. On rencontre dans toute la série
animale une dysharmonie de croissance caractérisée par \ê fait que le
variant sexuel croît avec la taille, mais plus vite qu'elle. Le résidu
est dû à l'action de l'hormone génitale. Les phénomènes de puberté
et les caractères sexuels temporaires s'expliquent par le polyhormo- 424 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nisme. De nombreux phénomènes, soit de développement, soit
neuro-psychiques, sont communs aux deux sexes. Chez la femelle,
l'ovaire présente des organes à évolution alternante (follicule de
Graaf et corps jaune). Les centres supérieurs semblent ne jouer qu'un
rôle effacé dans le psychisme sexuel.
La vieillesse paraît être spéciale aux Vertébrés supérieurs. Chez
les Oiseaux et les Mammifères, la sénilité se marque par des signes
perceptibles (variations de pigmentation, asthénie). Elle peut être
due partiellement à des auto-intoxications ; mais les causes les mieux
établies consistent dans une transformation progressive et fatale
de certains éléments histologiques, notamment des cellules nerveuses,
en vertu de l'influence trophique des neurones sensitifs. L'atrophie
ou l'altération des glandes génitales semble être un effet et non une
cause de la vieillesse. G. -H. L.
425. _ c. C. MILES et L. M. TERMAN. — Sex difference in the
association of ideas (Difference entre sexes dans l'association des
idées). — Am. J. of Ps., XLI, 2, 1929.
Importante mise au point des nombreux travaux sur l'associa
tion des idées, étudiée par la méthode classique des listes de mots,
principalement en ce qui concerne les différences d'un sexe à l'autre.
En rapprochant et comparant les résultats acquis par tous les expé
rimentateurs, quelques lignes générales se dessinent.
Suivant le point de vue envisagé, il a été constaté, chez les hommes,
une tendance à formuler des réponses plus superficielles (less mea
ning) et indifférentes, témoignant d'une plus grande objectivité et
de plus de jugement logique. Les réponses féminines révèlent, au con
traire, une participation plus active et un point de vue plus subjectif.
Pour l'étendue, la valeur et la « normalité » des intérêts révélés, aussi
bien que pour la forme par laquelle ils s'expriment (verbale ou lo
gique), on n'a pas constaté de différence significative entre les deux
sexes quant à la nature des intérêts décelés.
l'influence' du stimulus (forme et Si l'on considère, d'autre part,
mode de présentation, valeur émotive du mot, sexe de l'expérimen
tateur, etc.) sur la nature et la forme des associations, pour les deux
sexes, de légères différences se révèlent.
Somme toute, il faut bien reconnaître que des différences existent
dans l'association des idées entre' les hommes et les femmes. Jusqu'à
quel point celles-ci sont-elles acquises ? Dans quelles mesures sont-
elles déterminées par des facteurs intrinsèques ? Questions auxquelles
il n'est pas possible de répondre actuellement.
En terminant, T. annonce la prochaine communication d'une liste
de mots stimuli, composée de 70 éléments dont la valeur associative a
été soigneusement étudiée, et qui seraient propres à susciter des réac
tions différentes chez les deux sexes. A. B.-F.
426. — T. F. LENTZ, Jr. — Sex differences in School marks with
achievement test scores constant (Constance dçs différences de sexe
dans les notes d'école et dans les tests d'instruction)*— S. and S. —
XXIX, n° 733, p. 65-68.
L'A. accompagne son étude de deux tableaux statistiques montrant PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 425
la supériorité des filles sur les garçons dans les notes de classe, et leur
infériorité dans les tests d'instruction (Stanford achievement tests).
L. B.
427. — R. H.WITMAN. — Sex and Age differences in introversion
extroversion (L'âge et le sexe en jonction de V extroversion et de l'in
troversion). — J. of Abn. Ps., XXIV, 2, 1929, p. 206-211.
Les conclusions que tire l'auteur proviennent de données fournies
par de précédentes expériences. A âge constant, il y a peu de diffé
rences en ce qui concerne le degré d'introversion et d 'extroversion
suivant le sexe. Avec l'âge, croît, pour chaque sexe, la tendance à
l'introversion. M. L.
428. — 0. BRIDGMAN.— The Sex of Mentally Deficient Individuals
(Le sexe des sujets atteints de déficience mentale). — Ment. Hyg.,
XIII, 1,1929, p. 62-69.
Sur 3.675 sujets, enfants pour la plupart, ayant passé par une cl
inique psychiatrique et ayant des Q. I. inférieurs à 90, on a constaté
la répartition suivante des sexes :
°/o du sexe
Q.I.
mâle femelle
0-24 1,5 1,2
6,9 25-49 5,7
50-69 29,9 36,3
70-79 32,2 29,4
26,2 80-89 30,7
II y aurait un peu plus d'hommes que de femmes aux deux extré
mités de la zone de déficience mentale. Et la relation se retrouve très
constante, lorsqu'on fractionne les sujets par nationalité. En outre,
les fréquences totales diminuent à partir des Q. I. 50-69 en allant vers
les Q. I. supérieurs.
Ces résultats allant à rencontre d'une répartition normale, l'auteur
pense que peut-être il y aurait un défaut dans la construction des
tests Binet-Stanford ; elle invoque aussi le rôle du facteur social dans
la débilité mentale. D.W.
429. — R. A. DAVIS. — The influence of heredity on the mentality
of orphan children (L'influence de l'hérédité sur la mentalité des en
fants orphelins).— Br. 5. of Ps., XIX, 1, 1928, p. 44-59.
D. a examiné 1.051 enfants des orphelinats du Texas central et,
comme témoins, 504 des écoles publiques de la même région.
Les tests employés ont été les tests de groupe de Dearborn et ceux de
Haggerty. Le but poursuivi était de rechercher le degré de ressem
blance entre les frères et sœurs, dans les orphelinats et les écoles pu
bliques, le degré de ressemblance entre frères, d'une part et sœurs, 426 ANALYSES BIPLIOGRAPHJQUES
de l'autre, dans les mêmes institutions ; l'effet exercé par l'école
dans leg. deux cas, La méthode consiste à comparer les sujets deux
par deux.
Dans toutes les fratries, on trouve une ressemblance positive. Le
coefficient, pour les enfants des orphelinats, varie de 0,24 à 0,54
pour les tests Dearborn et de 0,15 à 0,55 pour les tests Haggerty. Le
coefficient moyen est de 0,40 et 0,41. L'erreur probable est assez
grande. On voit que les résultats moyens obtenus par les deux mé
thodes sont comparables. Quand on compare des paires d'orphelins
pris au hasard, le coefficient est voisin de 0.
Pour les fratries appartenant aux écoles publiques, le coefficient
est de 0,52 et 0,43 ; ceci semble indiquer que les frères et sœurs qui
ont été élevés dans leur famille se ressemblent plus que ceux qui
ont été à l'orphelinat- Entre des enfants des écoles publiques
pris au hasard, le coefficient de ressemblance est voisin de 0.
Les frères semblent se ressembler entre eux un peu plus que les
sœurs ; 0,53 et 0,36, Mais il y a des fluctuations très marquées, La
ressemblance entre les jumeaux est de 0,77-
Le temps que les orphelins ont passé à l'orphelinat, qui varie de 0 à 9
ans, ne semble pas exercer d'influence notable sur le degré de ressem
blance. De la considération de l'âge d'entrée, on ne peut non plu»
tirer aucune conclusion nette, les données recueillies ici étant peu
nombreuses.
En somme, tous ces résultats semblent en faveur de l'influence de
l'hérédité en ce qui concerne tout au moins la vie intellectuelle.
G. P.
430. — K. J. HOLZINGER. — The relative effect of nature ana
nurture influences on twin differences {Effet relatif des influences
d'hérédité et de milieu sur les différences entre jumeaux). — J. of
ed. Ps., XX, 4, 1929, p. 241-248.
Un certain nombre de tests physiques et mentaux ont été appli
qués à des jumeaux monozygotes et à des jumeaux dizygotes de
même sexe. Des corrélations de l'ordre de 0,90 -pour les premiers.et
de l'ordre de 0,60 seulement pour les seconds existent entre les traits
physiques (taille, poids, crâniométrie, empreintes digitales) et entre
les traits mentaux les plus caractéristiques (intelligence, rendement
scolaire). Si l'on admet en première approximation que les monozyg
otes ont même hérédité et que leurs différences tiennent uniquement
à l'influence du milieu, qu'en moyenne cette influence est la même
pour les deux groupes considérés, on peut, en retranchant la moyenne
des différences dans le premier cas de cette moyenne dans le second,
évaluer l'importance relative des facteurs extérieurs et des facteurs
héréditaires dans les diverses mesures envisagées. On constate alors
que les caractères physiques sont soumis plus profondément, ainsi
qu'on devait s'y attendre, à la marque héréditaire, tandis qu'en gros,
dans l'intelligence et le rendement scolaire, les deux catégories de
facteurs s'équilibrent à peu près. En ce qui concerne l'inter-varia-
bilité des différences, l'influence de l'hérédité paraît plus forte sur
l'intelligence que sur les diverses capacités scolaires. A. F, ♦ v ' ; , t < •' - ' - '-
PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 437
481. — A. GESELL et H, THOMSON. — Learning anä growth in
indentical infant twins [Apprentissage et croissance chez des jumelles
identiques). — Genet. Ps. Mon., VI, 1, 1929, p. 1-124.
Les deux jumelles observées ont servi d'objet à une étude comparée
de l'apparition normale de certaines activités chez l'enfant, avec le
développement de celles-ci sous l'influence de l'apprentissage. Elevées
dans un asile, les deux fiÄettes ont été soumises — en dehors des
conditions expérimentales imposées par les auteurs — à des régimes
absolument comparables, et ont été l'objet d'examens périodiques de
développement, comprenant des mesures anthropométriques, des
enregistrements photographiques et cinématographiques, des obser
vations étendues sur le comportement. Des points de vue physique
et fonctionnel, comme de celui du comportement, la ressemblance
entre les deux jumellesa été trouvée très grande. Dans la sphère émot
ionnelle également, les attitudes, les gestes et les cris des enfants ont
révélé une grande similarité.
Deux activités ont été l'objet d'études spéciales : le fait de monter
les 5 marches d'un escalier, et le maniement des cubes.
A l'âge de 46 semaines, la jumelle T. a été entraînée chaque jour,
pendant 10 minutes, à gravir les marches de l'escalier. L'apprentis
sage a duré 6 semaines. L'attitude passive de l'enfant pendant les
premières épreuves a nécessité l'intervention -de l'observateur pour
chaque marche. Après 4 semaines d'apprentissage T. montait l'esca
lier d'elle-même avec empressement. A l'âge de 52 semaines (fin de V
l'apprentissage) elle était capable de gravir les 5 marches en 26 se
condes. Pendant tout ce temps, la jumelle G. n'a reçu aucun entra
înement ; placée à 53 semaines pour la première fois devant l'escal
ier, elle a gravi spontanément sans assistance, les 5 marches, en
45 secondes. Après un entraînement de deux semaines, elle exécutait
la tâche en 10 secondes. L'avantage de G. à la fin de son apprentis
sage, sur T. à la fin du gien, peut être imputable à leur différence
de maturité de 3 semaines d'âge.
Les observations concernant la manipulation des cubes n'ont pas
révélé de fait analogue. Pendant un entraînement journalier de 6 s
emaines (46 à 52), l'analyse des gestes et du comportement de T. a
mis à jour des modifications et des perfectionnements quotidiens, ,
dans la préhension, la manipulation et l'utilisation des cubes ; mais
à la fin de cette période, son comportement était très semblable à
celui de C, à laquelle les cubes étaient présentés pour la première
fois. L'inefficacité de l'apprentissage sur le comportement de l'en
fant vis-à-vis des cubes a été considérée par les auteurs comme résul
tant de l'impossibilité « pour le complexe de croissance soumis aux
« changements quotidiens de maturation, de s'assimiler de façon
« permanante les effets de l'entraînement ordinaire ou de la sugges-
« tion accidentelle ».
Le travail est important et solide (le nom des auteurs permettait
de le prévoir) : il contient des tables et des photographies intéressantes.
De nombreux documents photographiques pourront être communiq
ués ou seront publiés ultérieurement, . A. B.-F. 428 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
432. — H. MEYER. — Studien an jugendlichen Zwillingen (Etudes
sur de jeunes jumeaux). — Z. für g. N. CXX, 1929, p. 501-574.
L'étude des jumeaux est actuellement très en vogue en Allemagne,
cette étude faisant pressentir des possibilités de solution concernant
le problème de l'hérédité et le rôle du milieu dans la formation du ca
ractère. Les jumeaux is?us d'un œuf unique paraissent un
terrain particulièrement favorable pour l'étude de ces problèmes.
L'auteur à étudié avec beaucoup de soin la vie et les réactions de
deux paires de jeunes jumelles de 15 et de 14 ans. Dans les deux cas
on n'aurait trouvé qu'un seul placenta et les jumelles de chaque
paire ne n'étaient pour ainsi dire jamais quittées, c'est-à-dire que les
différences de milieu se réduisaient au minimum. Dans les deux cas
les enfants se ressemblaient longtemps à un tel degré que les parents
avaient de la peine à les distinguer.
L'auteur nous trace les arbres généalogiques des deux familles
jusqu'à la 5e génération. Nous y voyons plusieurs jumeaux dans les
ascendants du père ou de la mère ou des deux parents. Dans un cas
le père des jumeaux est lui-même jumeau. L'auteur nous raconte
avec beaucoup de détails la vie et l'activité des deux familles, leur
aspect physique, leur milieu social, leur caractère. Ensuite vient un
examen détaillé physique, physiologique, anthropométrique, psycho
logique et pédagogique. En dehors des tests de mémoire et d'atten
tion, l'intelligence théorique a été examinée à l'aide des tests suivants :
tests d'Ebbinghaus, de Meumann, test du raisonnement mathémat
ique, définitions de différence entre deux idées, interprétation des
images, association d'idées.
L'auteur a examiné aussi l'intelligence pratique des jumelles, dans
les travaux manuels. Elle a éprouvé leur jugement esthétique en leur
faisant choisir dans un grand magasin des étoffes, des outils de cui
sine et des jouets, et leur jugement musical en leur faisant jouer
différents airs au gramophone. Leur sens moral a été apprécié par
leur attitude envers les étrangers et envers les animaux. En dernier
lieu, elle a étudié leur attitude l'une l'autre et dans la famille.
Les deux familles, quoique appartenant au milieu de l'artisanat
des environs de Munich, sont très différentes au point de vue du
niveau moral et partant des caractères.
Voici les conclusions générales de l'auteur : L'étude comparée
des deux paires de jumelles entre elles a montré, à côté des simili
tudes, des différences. Si, au début de leur connaissance, on est frappé
par les similitudes, une étude plus approfondie montre des différences
qui s'accentuent au fur et à mesure qu'on avance dans l'examen des
enfants. Par contre, si on les compare à d'autres enfants de même âge,
ou même à leurs frères et sœurs, les différences se réduisent à peu de
choses et ce sont les similitudes qui frappent. Là où l'on aperçoit des
différences plus importantes, comme chez la deuxième paire de%
jumelles, elles doivent être mises sur le compte d'un rachitisme grave
d'une des jumelles. Ainsi d'après l'auteur, les raisons des différences
entre les deux paires de jumelles ne doivent pas être cherchées dans
l'hérédité, ni dans l'influence du milieu, mais dans les lésions dues
à des maladies survenues au cours de la vie des enfants. J. A. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 429
433. — H. BURKHARDT. — Au sujet d'une paire discordante de
jumeaux issus d'un œuf unique. Contribution à l'étude psychia
trique des jumeaux. — Z. fin; g. N., CXXI p. 277-282.
A l'occasion de l'entrée d'une malade âgée de 74 ans et internée
pour schizophrénie, l'auteur fait une enquête sur sa sœur jumelle
mariée. Celle-ci rapporte que jusqu'à l'âge de 6 ans on pouvait à peine
les distinguer l'une de l'autre. A 21 ans encore elles se distinguent à
peine d'après leur photographie. Une investigation anthropomét
rique menée selon la méthode de Martin et une étude portant sur la
pigmentation, la pilosité et sur les autres particularités de la peau,
conduite selon les indications de Siemens, qui a inauguré la pathol
ogie des jumeaux, rendent très probable la provenance des deux
sœurs d'un œuf unique. Cependant l'une d'elles mène une vie normale
dans des conditions normales, tandis que l'autre est une schizophrène.
On ne peut pas incriminer le milieu, car tout leur entourage est
d'accord pour affirmer que la malade a été une schizoide dès son très
jeune âge et qu'elle a gâché sa vie à cause de ses bizarreries.
Ainsi le problème des similitudes psychiques si impressionnantes
dans les cas des jumeaux issus d'un œuf unique, reste entièrement
posé. J. A.
434. — J. H. Me FADDEN. — A Further Note of the Differential
IQs of Siblings ( Une nouvelle note sur les différences des Q. I. des
frères et sœurs). — J. of appl. Ps., XIII, 1, 1929, p. 86-91.
F. rapporte de nouvelles données montrant, en accord avec ce
qu'avait trouvé Arthur, que, dans les familles ayant plusieurs en
fants, les Q. I. des cadets sont en moyenne régulièrement plus élevés
que ceux de leurs frère,s aînés. La différence est encore nette
pour les enfants anormaux. Cependant, elle n'a été constatée que les revisions des tests Binet-Simon, et non pour les tests collect
ifs Nationaux qui semblent relever, plus que les tests Binet, de
l'acquis scolaire.
La question de savoir si cette supériorité des cadets est due à
quelque facteur relevant de la technique des tests, ou s'il s'agit bien
de différences d'aptitude innée, reste ouverte. . D.W.
435. — ERICH STERN. — Beitrag zur Psychologie des Stie
fkindes (Contribution à la psychologie de l'enfant, beau-fils ou
belle-fille). — Z. für Kinderforschung, 1928, p. 144-157.
Le changement brusque de situation familiale causé par la
disparition du père et surtout celle de la mère, cause toutes sortes de
conflits qui ont pour conséquence une attitude vicieuse de l'enfant à
l'égard de sa famille, attitude qui se répercute fâcheusement sur son
rendement social. L'auteur essaie d'interpréter ces attitudes d'un
côté par le complexe d'Œdipe et, d'un autre côté, par le sentiment
d'infériorité. Il veut ainsi concilier les deux théories actuellement les
plus en vogue dans l'interprétation des réactions infantiles, celle de
Freud et celle d'Adler. Les quatre observations sont bien choisies. Ce
, sont quatre enfants d'une intelligence normale mais présentant des
troubles potentiels du caractère, troubles qui ont déclenché des
réactions de vols, de vababondage. voire même de prostitution, 43Ô ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
réactions qui n'auraient pas eu lieU si les enfants avaient été plti&
équilibrés au point de vue de l'émotivité. Ces incidents n'auraient
vraisemblablement pas eu lieu si une belle-mère ou un beau-père
n'était apparu au foyer familial. . J. A.
436. — H. E. SUTHERLAND. — The relationship between IQ and
size of family (Rapport entre le QI et le nombre' d' 'enfants dans la
famille). — J. of ed. Ps., XX, 2, 1929, p. 81-90.
Des travaux antérieurs ont à plusieurs reprises révélé l'existence
de corrélations négatives entre le nombre d'enfants dans la famille
et leur intelligence. Dans la présente étude, des corrélations ont été
établies entre ces deux facteurs pour 396 enfants de mineurs, repré
sentant un milieu social très homogène ; bien que faiblement néga-
tiveSj elles témoignent nettement de la même tendance à la moindre
reproduction des membres les plus intelligents du groupe. A. B.-F.
43?. — ARTUR WELËISGH. — Experimentell-Vergleichende Un
tersuchungen über die sittliche Bildung in den Verschiedenen
Volksschulformen (Recherches expérimentales et comparées Sur la
formation morale dans divers types d'école populaire). — ïfl-8 de
93 pages (N° 1227 du Pädogogisches Magazin). Langesalzä,
H, Beyer, 1929. Prix : 2,70 R. M.
L'auteur a pratiqué Une enquête par questionnaires sur des groupes
d'enfants appartenant à des classes de niveaux différents, parallèl
ement dans une école confessionnelle, dans une école de morale chré
tienne, et dans une école neutre. Il compare dans ses statistiques le
nombre des devoirs reconnus (plus grand dans l'école confessionnelle)
et la nature 'de ces devoirs, la forme que revêt l'idéal des entants aux
divers âges, etc. .
Les différences, dont l'auteur reconnaît qu'elles dépendent atissi
du milieu familial et de la personnalité des éducateurs, n'ont rien1 de
significatif. .
L'étude constitue le 3e cahier de la 5e série des << ËrziehUngs-
wissenschaftliche Arbeiten » de Deuchler. H. P.
438. — M. SYRKIN. — Stabilité des rapports entre les dittàfëttees
de milieu social et les différences de résultats dans les tests. — Psy-
chot. i. Psychophys. Tr., II, 1, 1929, p. 9-14 (En russe).
On sait, depuis les recherches de Binet, qu'il y a une relation nette
entre le niveau social de la famille et les résultats fournis par l'enfant
dans les tests, surtout dans les tests verbaux. Dans des tests du type
de l'Armée américaine, appliqués à 338 enfants de 4e année scolaire,
S. a trouvé une corrélation de 0,369 avec les échelons du niveau
social. Deux ans plus tard, malgré l'influence de l'école qu'on pourrait
supposer nivelante, les différences sont restées les mêmes et une
troisième application des tests a donné, avec le niveau social, ufte
corrélation de 0,386. D. W.
439. — W. WOLF. — Zuktinîtsideal und Erleben bei Proletarier kin-
dern (Idéaux d'avenir1 et réactions mentales chez les enfants de prolé
taires). — Z, für pad. Ps., XXX, 12, 1929, p. 558-564.
Des compositions des écoliers de 12-13 ans sur lesdeux sujets sui-^

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