Sexe. Milieu. Race. Famille - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 522-540

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L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 522-540
19 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1930
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 522-540.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 522-540.
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520. - HORACE MARTIN. - Education et rééducation acous
tiques des sourds et des sourds- muets, — Journal médical français,
XIX, 4, 1930, p. 140-145.
Les sensations adultérées sont facilement éliminées par une neu
tralisation, une inhibition fonctionnelle. La surdité est en général
partielle ; il faut donc diriger la rééducation acoustique vers un effort
d'attention et d'adaptation auditive, en apprenant à écouter, au
cours des excitations sonores graduées.
C'est en particulier, chez les enfants sourds-muets que cette réédu
cation est importante ; pour illustrer la méthode à employer, l'auteur
donne le schéma d'une séance d'éducation (20 minutes environ)
avec excitation sonore variée, vocalisation et syllabation, orientation
auditive, massage vibratoire tympanique, et excitation sonore amplif
iée.
Il signale ue plus les effets sensoriels, mécaniques, circulatoires
et psychiques obtenus par la méthode dont il donne un guide tech
nique succinct. H. P.
b) Sexe. Milieu. Race. Famille
521. - H. C. LEHMAN et P. A. WITTY. - Sex differences : interest
in tasks requiring mechanical ability and motor skill (Différences
entre sexes : Vintérêt pour des occupations nécessitant de Vhabileté
mécanique et motrice) . — J. of ed. Ps., XXI, 4, 1930, p. 239-245.
Parmi les 50 occupations préférées par les garçons, 37 impliquent
l'exercice d'une grande activité motrice ou de l'habileté manuelle,
alors que pour les 50 distractions désignées parles filles, 16 seulement
appartiennent nettement à cette catégorie de jeux. La différence d'un
sexe à l'autre dans l'intérêt porté à l'activité motrice est nette. Doit-
on en conclure à une différence d'aptitudes naturelles ? A. B.-F.
522. — H. THYEN. — Ueber Geschlechtsunterschiede der inte
llektuellen Leistungsfähigkeit (Sur les différences des capacités
intellectuelles entre les deux sexes). — Jenaer Beitr. z. J. u. E. Ps.,
12, 1929, p. 1-76.
T. a étudié les notes d'examen obtenues par les jeunes gens et les
jeunes filles dans les écoles pratiques supérieures (Oberrealschulen)
mixtes de l'état d'Oldenburg, pendant plusieurs années et il a ainsi
réuni un matériel statistique considérable. D'une manière générale,
le rendement scolaire est un peu supérieur chez les jeunes filles, n
otamment pour l'allemand et pour les langues étrangères ; les garçons
ne sont supérieurs qu'en histoire ; en mathématique les deux sexes
seraient égaux. Cependant si on tient compte du fait que dans les
classes supérieures, les jeunes filles se trouvent sélectionnées, la
supériorité des garçons s'affirme plus nettement en histoire et aussi
en mathématiques. Mais la supériorité générale des résultats obtenus
par les jeunes filles n'est pas due aux aptitudes ; elle s'explique par
l.'Voir aussi les n°» 463, 569, 681, 709, 729, 1241. PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 523
leur plus grande bonne volonté et par leur zèle pour les tâches sco
laires. D'autres questions sont abordées et discutées au moyen de ces
statistiques : par exemple l'influence de la puberté, qui pour les
filles, comme pour les garçons, mais surtout pour les premières, dimi
nue momentanément le rendement scolaire ; d'autre part, l'influence
du sexe du maitre, soit sur ses propres jugements sur les élèves des
deux sexes, soit sur l'action qu'il exerce sur leur travail. P. G.
623. — M. E. BROOM. — Sex Differences in Mental Ability among
Junior High School Pupils (Différence de sexe au point de vue de
l'intelligence, parmi les élèves des premières années des écoles secon
daires). — J. of appl., Ps., XIV, 1, 1930, p. 83-90
L'intelligence, — que l'A. définit avec Buckingham comme l'apti
tude à apprendre, — présente-t-elle entre les garçons et les filles des
écoles secondaires des différences assez importantes pour justifier
des différences de programmes ou de méthodes pédagogiques ? A
cette grosse question, B. s'empresse de fournir une réponse un peu
hâtive, appuyée uniquement sur une application de tests collectifs
d'intelligence (Terman) à 1.200 élèves de première année d'écoles
secondaires. Pour l'ensemble des 10 tests qui constituent l'échelle de
Terman les garçons se sont montrés légèrement supérieurs. L'anal
yse détaillée des résultats montre qu'il y a une supériorité réelle des
garçons dans les tests I (Informations) .et 10 (Continuation de séries
de nombres) ; la différence entre les moyennes est 5,35 et 4,3 fois
plus forte que son erreur étalon. Dans tous les autres tests la diffé
rence ne peut être tenue pour significative. Pour l'ensemble des 10
tests les résultats des filles se sont montrés plus dispersés, avec fr
équence plus grande des résultats très mauvais et, surtout, très bons.
Les intercorrélations entre les tests varient de 0,17 à 0,68 et sont
du même ordre chez les filles et les garçons. D. W.
524. — K. YOUNG. — Sex differences in certain immigrant groups
(Différences d'après le sexe, dans certains groupes d' emigrants) . —
J. of Soc. Ps., I, 2, 1930, p. 227-246.
Emploi des échelles Alpha, Bêta, Alpha et Bêta combinées, sur
800 enfants de 12 ans environ, de nationalités différentes : Améric
ains, Italiens du Sud, Portugais, Mexicains-Espagnols. Comparaison
des résultats de différents tests obtenus par les deux sexes dans
chaque groupe : calcul du Median, du semi-inter-quartile ; centilage,
pourcentage dans chaque catégorie, des sujets s'étant montrés supé
rieurs au groupe correspondant. J. M.
525. - H. MELTZER. — Sex Differences in Knowledge of Psycho
logy before and after the First Course (Différences entre les sexes
dans les connaissances psychologiques avant et après un cours él
émentaire de psychologie). — J. of appl. Ps., XIV, 2, 1930, p. 707-721.
Un groupe de 28 étudiants et de 28 étudiantes a été soumis à un
test destiné à mesurer objectivement le degré de connaissances psy
chologiques avant et après avoir suivi un cours élémentaire de
chologie générale. Avant le cours, les différences en faveur des étu- ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 524
diantes étaient faibles. Mais après le cours elles ont été importantes :
33 % seulement des étudiants ont atteint ou dépassé le médian des
étudiantes. D. W.
526. — N. PENDE. — Psicologia individuate e psicologia di razza
{Psychologie individuelle et psychologie de la race). — Riv. di Psic,
XXVI, 1, 1930, p. 22-26.
Les deux catégories fondamentales de la biotypologie psychique
individuelle : le tachypsichisme et le bradypsychisme sont aussi
reconnaissables dans la psychologie des races.
L'auteur est d'avis qu'aussi bien la biopsychologie individuelle
que la biopsychologie ethnique peuvent apporter des contributions
très précieuses à la solution des grands problèmes sociaux et, en par
ticulier, au problème de l'organisation scientifique du travail humain.
S. H.
527. - P. A. WITTY et G. LEHMAN. - Racial differences : the
dogma of superiority (Différences raciales, le dogme de supériorité).
- J. of Soc. Ps., I, 3, 1930, p. 394-419.
Des nombreuses expériences faites en Amérique, pour classer les
races au point de vue intellectuel, les auteurs ont retenu surtout les
difficultés éprouvées par les opérateurs pour : définir l'intelligence,
ensuite comparer des sujets qui ont une connaissance très inégale
de la langue, et éliminer différents facteurs qui ont une influence trop
grande sur les résultats, par exemple : les différences de classes so
ciales, d'éducation, etc..
Après avoir étudié des types d'origines variées, ils ont été amenés
à conclure que le dogme de supériorité est une erreur. Des nègres et
des blancs provenant de deux villes, diffèrent moins entre eux que
ces mêmes blancs et des compatriotes provenant du village voisin.
Les différences de milieu auraient une influence plus profonde que
les de races. J. M.
528. - T. R. GARTH, B. E. LOVELADY et H. W. SMITH. -
The Intelligence and Achievement of Southern Negro Children (In
telligence et Développement des Enfants Nègres du Sud). — S. and
S., 27 septembre 1930, p. 431-435.
Les A. ont expérimenté sur 2.006 enfants nègres de 6 à 20 ans, à
l'aide du test de classification d'Otis, dont la première partie mesure
l'éducation et la seconde l'intelligence.
La courbe de développement mental de ces enfants nègres part
pratiquement du même point que celle des enfants blancs, mais reste
de plus en plus en arrière au fur et à mesure que les années s'accu-
muilent. Leur retard d'éducation est de 61,1 % : il est cependant
moins grand dans les classes supérieures.
L'âge mental des petits nègres est bien au-dessous de celui des
blancs, tandis que par leur âge chronologique ils les dépassent de loin
dans une même classe. Le test d'Otis leur donne un Q. I. médian de
77,9 et un Q. E. de 76,6. L. B.
589. — JAMES L. GRAHAM. — LA quantitative comparison of PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 525
rational responses of negro and white college students {Comparaison
quantitative des réponses rationnelles d'étudiants nègres et blancs). —
J. of Soc. Ps., ï, 1, 1930, p. 97-122. — II. A quantitative comparison
of certain mental traits of negro and white College Students (Com
paraison quantitative entre collégiens nègres et blancs au point de vue
mental). — Ibid., 2, p. 267-284.
9 séries de tests sont appliqués à des groupes d'étudiants nègres et
blancs dans différents centres américains (groupes de 100 à 200 sujets
environ) : tests de Pintner, Otis, Binet, Myers, Atkinson, Rational
Learning of Peterson, Army Alpha, Hard Opposite, Mixed Relat
ion. Les classements ont été établis d'après le calcul du médian,
écart quartile, rapport entre les différences de median pour les deux
groupes dans chaque test et l'e. p. On obtient la supériorité des
blancs dans 7 épreuves, les nègres s'étant montrés meilleurs dans les
tests de Binet et de Pintner. Le pourcentage de nègres ayant dépassé
le médian des blancs atteint 37 % environ.
L'étalonnage de ces résultats permet de comparer la dispersion de
ces groupes dans chaque épreuve. Suivent quelques considérations
sur l'infériorité des nègres et ses facteurs probables : hérédité,
manque de stimulant par la perspective de situations intéressantes,
influences du milieu, etc. ?...
G. analyse ensuite les résultats obtenus dans chaque échelle de
tests au point de vue : rapidité, exactitude, nature des erreurs, leurs
variations au cours des 5 applications des tests.
Il semble que, d'une façon générale, les blancs sont supérieurs aux
nègres comme rapidité et comme exactitude, les nègres les dépassant
dans les épreuves de mémoire, mais répétant beaucoup plus fréquem
ment les mêmes erreurs.
Il est intéressant de noter l'observation faite par l'auteur sur l'att
itude des nègres vis-à-vis des tests : ils se prêtent peu volontiers à ce
genre d'expériences et les considèrent surtout comme des épreuves
de mémoire. J. M.
530. - J. PETERSON et T. W. TELFORD. - Results of group
and of individual tests applied to the practically pure blood negro
children on Saint- Helena Island (Résultats de tests de groupes et de
tests individuels appliqués à des enfants de race nègre pratiquement
pure à Vile Saint-Hélène). — J. of comp. Ps., XI, 2, 1930, p. 115-144.
On trouve à l'île Saint- Hélène (Caroline du Sud) une race nègre
pratiquement pure : d'ailleurs les noirs y forment un groupe social
naturel, les blancs sont très peu nombreux. L'enquête a porté sur
des élèves des écoles primaires et d'une école normale dont l'effectif
est déjà sélectionné. Toute une série de tests d'usage courant en
Amérique ont été employés et complétés par des tests individuels
variés. Les résultats obtenus sont très médiocres : ces nègres sont
inférieurs non seulement aux blancs du même âge, mais aux autres
enfants nègres des Etats-Unis. On n'observe pas dans certaines
épreuves d'élévation notable du niveau avec l'âge. Des tests de subs
titution de symboles n'ont pu être compris d'un grand nombre d'écol
iers. Même pour les épreuves de dessin, moins médiocres, on est en
core loin de la normale. Que conclure de ces résultats ? Mesure-t-on 526 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
des caractères de race ou de milieu social ? Il est difficile de le dire.
Les qualités d'exactitude et de rapidité exigées dans la plupart des
tests ne sont pas de celles auxquelles le nègre attache une grande
valeur et les méthodes scolaires ne sont pas faites pour les cultiver.
' P. G.
531. — L. H. LANIER. — An analysis of thinking reactions of
white and negro children (Une analyse des réactions intellectuelles
d'enfants blancs et nègres). — J. of comp. Ps., X, 2, 1930, p. 207-220.
Le test employé consiste à associer terme à terme les sept pre
mières lettres de l'alphabet et les sept premiers nombres, le mode
d'association étant déterminé au hasard.
L'expérimentateur nomme une lettre et fait deviner le chiffre cor
respondant par le sujet qui tâtonne ; on continue ainsi jusqu'à ce
que la correspondance soit établie sans erreur pour toute la série. A
côté des erreurs par persévération (donner pour une lettre un nombre
déjà éliminé), il y aura des erreurs logiques (donner à une lettre une
valeur déjà attribuée à une autre). On cherche des corrélations entre
le nombre total d'erreurs (ou celui de chaque sorte d'erreurs) et le ou la durée des essais. Les sujets sont des écoliers de 12 ans,
nègres et blancs, choisis dans les populations qui diffèrent aussi bien
par les caractères physiologiques que par la condition de milieu. On
ne peut rien conclure de cette étude relativement à des caractères de
race, sinon peut-être que les blancs l'emportent par la rapidité. Les
variations locales masquent les caractères de race. P. G. .
532. — S. D. PORTEUS. — Race and social differences in perfo
rmance tests (Différences raciales et sociales dans les tests d'exécution).
- Genet. Ps. Mon., VIII, 2, 1930, p. 94-208.
Une grande partie de ce travail est consacrée à des discussions
théoriques d'ordre général sur le rôle et la valeur relative des tests
dits d'intelligence et des tests d'exécution (performance), aussi bien
que sur les méthodes généralement employées à l'étude comparée
des races.
La validité d'un certain nombre de tests de « performance » (laby
rinthes de Porteus, cubes de Koh, assemblage de formes, échelle de
Pintner-Paterson, de Knox, form-board de Séguin) , auxquels a
été adjointe l'échelle de Binet, a ensuite été établie relativement à
une échelle « d'efficacité sociale » basée sur l'estimation numérique de
certains traits de caractère, et antérieurement éprouvée par l'auteur.
Des corrélations assez fortes avec l'échelle sociale ont été obtenues
pour presque tous les tests considérés (Knox excepté), corrélations
qui se sont élevées jusqu'à -f- 0,83 pour le groupement, de certaines
épreuves : Binet, labyrinthe, assemblage de formes.
L'application de ce dernier test à 1.617 enfants des écoles de Vine-
land, U. S., d'une part, à plus de 3.000 élèves des institutions scolaires
des îles Hawaï, d'origine variée, d'autre part, a permis de comparer
les résultats pour un certain nombre de races. Les moyennes se sont
trouvées réparties comme suit : DIFFBRÏNTIBLLE 62? PSYCHOLOGIE
Blancs des écoles de Lincoln (Hawaii). ; < . . . 114,3 de l'institution de Penahon 111 ,3
Japonais 104 , 7
Hawaïens blancs j .................. 102 , 7
Chinois 101 , 5
Chinois-Hawaïens 98 , 5
Blancs de Vineland (États-Unis) 96, 7
Hawaïens 93 , 4 .' Portugais 93,0
L'application du test du labyrinthe a révélé, pour les indigènes, un
abaissement du QT (résultat du test divisé par l'âge chronologique)
chez l'adolescent, abaissement que l'auteur attribuerait volontiers à
l'apparition vers cette période d'une plus grande instabilité d'esprit.
Un étalonnage du test (assemblage de formes) pour les différents
âges accompagne cette importante étude. A. B.-F.
533. - W. H. WINCH. — Christian and Jewish children in East-
End elementary schools (Les enfants chrétiens et juifs dans les écoles
élémentaires de East-End). — Br. J. of Ps., XX, 1930, p. 261-272.
Lors de son activité comme inspecteur dans les écoles élémentaires
dans le quartier East- End de Londres, W. a eu l'occasion d'examiner
par la méthode de tests d'intelligence des enfants chrétiens et juifs
appartenant à des classes sociales dont le niveau de culture et de
bien-être est, comme on le sait, extrêmement bas. Ayant été frappé,
au cours de ses investigations professionnelles, par la supériorité
dont les enfants juifs témoignaient la plupart du temps sur les en
fants chrétiens, sous le rapport d'intelligence, il se proposa de préciser
ses observations par des épreuves consistant principalement dans
l'emploi de tests de raisonnement (imaginés par lui-même et présentés
dans le Journal of experimental Pedagogy, décembre 1921). Ces tests
n'ont été appliqués qu'aux enfants qui fréquentaient les écoles élé^
mentaires du quartier et qui pouvaient, à la suite d'une enquête, être
censés appartenir à un milieu relativement homogène. Plusieurs cri
tères ont d'ailleurs été utilisés pour établir l'identité ou du moins
l'équivalence des classes sociales. Les examens par tests ont permis
de constater : 1° que les enfants juifs inscrits dans les écoles élément
aires de East-End sont intellectuellement supérieurs aux enfants
chrétiens ; 2° que cette supériorité est due, en grande partie, non pas
à la race mais plutôt à la de classe sociale ; 3° que dans
certains cas, pour une même classe sociale les enfants juifs dénotent
quelque supériorité ; 4° que les différences entre les garçons chrétiens
et les garçons juifs est plus grande que celle qu'on observe entre les
filles chrétiennes et juives ; et que dans la dextérité manuelle, en tant
qu'elle se manifeste dans l'écriture, il y a à peu près égalité entre les
garçons mais les filles chrétiennes sont supérieures aux filles juives.
P. K.
534. — B. MALZBERG. — The prevalence of mental disease among
jews (La prédominance des maladies mentales parmi les isréalites). —
Ment. Hyg., XIV, 1930, p. 926-946.
Les données statistiques sur l'admission des malades mentaux
dans les hôpitaux de New-York pour la période 1914-1929 montrent, 528 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
que contrairement à l'opinion admise, les maladies mentales sont
moins fréquentes parmi la population israélite en comparaison avec
la population non israélite. Chez la première ces affections constituent
42,7, chez la seconde 81,1 par 100.000 de population.
L'âge d'admission à l'hôpital est plus bas chez les israélites, on
observe chez eux une prédominance des psychoses maniaco-dépress
ives et de la démence précoce. La psychose sénile, l'artériosclérose
et les psychoses alcooliques prédominent chez la population non
israélite. B. N.
535. — F. CLEMENTI. — Comparative racial differences in color
blindness (Différences comparatives raciales dans Vachromatopsie).
— Science, août 1930.
L'achromatopsie serait plus rare chez les Indiens d'Amérique que
chez les Nègres, et plus rare chez les Nègres que chez les Blancs. Mais
les données peu nombreuses encore sur les Indiens et les Nègres ne
permettent pas des conclusions très fermes. H. P.
536. — E. LAMB. — Racial differences in bi- manual dexterity
of Latin and American children (Differences raciales dans l'habileté
manuelle d'enfants latins et américains). — Child Development, I,
1930, p. 204-231.
Etude de 212 enfants de 4 à 7 ans, comprenant des Siciliens, de bas
niveau social, des Mexicains et des Américains de San Diego, pauvres,
ayant de mauvaises conditions de vie, enfin des Américains de Balti
more, d'un milieu plus favorisé. Tests d'habileté manuell j au nombre
de 11, avec dessin, enfilage d'aiguilles, « peg-boards », etc.
La supériorité des Mexicains en rapidité et précision s'est montrée
nette, ce que l'auteur attribue au fait que, dans certains groupes,
l'activité manipulatrice est développée de façon plus précoce que
chez les Américains moyens. H. P.
537. — J. H. OTTO. — Ueber Neuroses bei Chinesen (Sur les né
vroses des Chinois). — Zent. f. Ps., III, 1930, p. 5-12.
Dans cet article sont relatées les données des consultations médi
cales de l'Association des médecins Allemands en Chine pour une
période de 5 ans, d'où il ressort que les maladies psycho-neurolo
giques des Chinois ne présentent pas de différences essentielles, avec
celles des Européens. Seul, le contenu de la psychose a parfois un
aspect spécifique, influencé par les conditions spéciales de la vie et
des croyances des Chinois. B. N.
538. — H. JANKOWSKA. — Poziom inteligencji dzieci szkol
powszechnych m. Wilna wedlug skali Binet-Simon. Terman oraz
wartosï poszczegolnych testow swietle tych badan' (Le niveau
d'intelligence des enfants des écoles communales de Vilna d'après
l'échelle Binet-Simon-Terman et la valeur des tests particuliers à la
lumière des résultats d'examen.) — Pols. Ar. Ps., III, 3, 1930,
p. 172-212.
Mme J. a entrepris ses recherches pour suppléer à l'insuffisance des
échelles du niveau intellectuel adaptées aux enfants polonais ; elle PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE 529
s'est servi de sa propre traduction de l'échelle B.-S.-T, reproduite
intégralement dans l'article.
Les recherches ont porté sur 1.018 enfants, de 4 à 16 ans. Dans
l'analyse J. n'a tenu compte que des réponses de ceux de 5 à 14 ans.
L'analyse des tableaux 4 et 5 (distribution des quotients intellec
tuels en % : a) pour les enfants américains ; b) pour les enfants polo
nais ; les Q. I. moyens par âge et par sexe : a) les améri
cains ; b) pour les enfants polonais), montre que le niveau intellectuel
des enfants polonais est inférieur à celui des enfants américains. Le
% des Q. I. inférieurs est plus fort que celui des Q. I. supérieurs. La
supériorité des filles sur les garçons est moins marquée (1 % seule
ment) que chez les enfants américains.
Le résultat positif des recherches de J. est l'établissement du Q. I.
moyen pour les enfants de Vilna (86 à 105 correspondant à 54,9 %
d'enfants examinés). Comme limite de l'arriération mentale, J. prend,
d'accord avec Terman en faisant pourtant quelques réserves, le Q. I.
= 70.
Avec juste raison, J. se garde de trop généraliser ses résultats. Les
écoles communales en Pologne ne peuvent pas donner comme celles
des Etats-Unis, la valeur générale du niveau intellectuel des enfants
polonais. Les milieux supérieurs de la société polonaise n'y envoient
qu'un très faible pourcentage d'enfants. D'un autre côté, les éléments
plus doués passent aux lycées. Ces deux facteurs font probablement
baisser le niveau intellectuel des écoles communales.
La partie la plus intéressante du travail de J. est celle où elle fait
un examen critique des tests : 1° dans leur ensemble ; 2° des tests
particuliers.
L'analyse du tableau 6 qui donne les valeurs : 1° absolues ; 2° en %
des Q. L par âge montre que le Q. I. le plus fréquent dans les âges
bas est : 96-105 et à partir de 10 ans 86-95. Les Q. I. supérieurs à
105 sont également les plus fréquents chez les enfants de 4 à 6 ans.
On peut donc prétendre que l'ensemble dés tests ne correspond pas
aux âges%es enfants polonais : trop faciles pour les petits, trop diffi
ciles pour les grands.
J. explique ceci par ce fait que dans les écoles maternelles (section
pré-scolaire) peu populaires, dans les milieux pauvres de Vilna, le
pourcentage des enfants de milieux supérieurs est plus fort que dans
les grandes classes.
Le second point, plus important encore, c'est l'analyse des tests
particuliers. Le tableau VIII (chiffres) et le tableau IX (graphiques),
représentent d'une façon plastique les résultats séparément pour
chaque test. Il résulte de l'analyse de ce tableau qu'il y a un certain
nombre de tests trop difficiles (mémoire de séries numériques : IV-
test 6, VIII-3 et 1, IX-4, X-I, XII-5, XIV-1, XVI-5, XVIII-3 et 5 ;
tests de connaissance : IV-5, V-I et 2, VII-1, XIV-3 ; faculté de com
biner : V-5, VII-4, X-2, XII-5 et 7, XIV-6, XVIII-4) ; d'autres trop
faciles (certaines formes de raisonnement, comme la définition, la
compréhension, etc., V-4;VII-2, VIII-3 et 5; IX-3 ; X-II ; XIV-4
et 5 ; XVI-4 ; XVIII-2 et 6).
L'un des tests trop facile est le vocabulaire ; on pourrait supposer
que les enfants polonais possèdent un plus riche que les
L ANNEE PSYCHOLOGIQUE. XXXI. 34 530 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
enfanta américains. Pour des raisons d'ordre pratique, J. ne conseille
pas pour le moment de déplacer ces tests, mais seulement d'en tenir
compte dans les recherches ultérieures.
D'une façon générale, J. prétend que po'ur pouvoir établir une
comparaison définitive, il faudrait compléter ces recherches par des
examens analogues dans les écoles secondaires.
Malgré ces réserves, le travail de J. présente incontestablement
beaucoup d'intérêt non seulement par l'effort de revision et d'adap
tation de l'échelle, mais surtout par sa tentative de comparaisons
ethniques. Il y a sous ce rapport un point intéressant dans l'article
que J. ne met d'ailleurs pas suffisamment en relief. Alors que chez
Terman, aucun des enfants ayant atteint ou dépassé les Q. I. 120
n'appartenaient au milieu inférieur de la société américaine, J. sur
24 enfants ayant le Q. I. de 120 à 133 en a trouvé 6 de familles
très pauvres.
Cette divergence des résultats reflète, d'après J., la différence de
tempérament : plus d'esprit d'entreprise, et, par conséquent, plus de
chances de réussite en rapport avec les capacités chez les Américains
que chez les Polonais.
Indépendamment de sa valeur en elle-même, cette remarque-là,
ainsi que la critique très fondée des tests particuliers, pourraient
servir d& points de départ à des travaux d'une envergure plus, grande.
A. R.
549. - L. R. WHEELER. - A Comparative Study oî Physical
fi». Growth q| Dull Italian Ghildieja {Une étude comparative de la eeois-
f$ sance des enfants italiens d'une intelligence inférieure à la normale\.
f— J. of appl. Ps., XIV, 4, 1930, p. 376-397.
Lea enfaats italieas dont les Q. I. aux tests de Dearborn ont été
inférieurs, à 90 turent soumis à une série de mesures anthropométriques«
Le& médians par âge (de 6 a 11 ans) ont. été trouvés très légèrement,
mais systématiquement, inférieurs aux normes établies sur les enfants
italiens des écoles américaines. La différence aurait été probablement
plus sensible si l'on avait pu éviter les erreurs d'échantillonnage : les
enfants italiens dans" les écoles américaines semblent, en général, au-
dessous des normes américaines, et les Q. I. de 90 ne sont peut-être
pas pour eux « au-dessous de la normale ». D, W.
540. - H. ANTIPOFF. — Les Intérêts et les idéala des enïaats bré
siliens. - Ar. de Ps., XXII, 86, 1930, p. 153-186.
L'enquête a porté sur 322 garçons et 438 filles de 10 à 14 ans,
appartenant à la population scolaire de Bello Horizonte (Minaes Ge-
raes) au Brésil. Un travail de ce genre ne. s'analyse que difficilement
et nous devons renvoyer à l'original ceux que la question intéresse.
Essayons cependant d'en noter les principaux résultats : la première
question posée était : Quel est le travail que vous préférez à l'école ?
33 % des garçons et 28,5 % des filles désignent l'arithmétique, 13.
et 23 % la langue maternelle ; la gymnastique ne rallie que 1 et 1,2 %
des suffrages. Les travaux préférés à la maison sont les travaux do
mestiques (3.2 et 36 %) puis l'étude (28 et 16 %). Le jeu le plus en
faveur est le jeu de la balle chez les garçons (6.8 %), les filles se répar-

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