Sexe. Milieu. Race. Famille - compte-rendu ; n°1 ; vol.32, pg 440-456

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L'année psychologique - Année 1931 - Volume 32 - Numéro 1 - Pages 440-456
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1931
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille
In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 440-456.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. In: L'année psychologique. 1931 vol. 32. pp. 440-456.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1931_num_32_1_5060440 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Elle suit très exactement la courbe de l'évolution sexuelle : appar
ition vers 13-14 ans ; maximum au moment de la complète maturité
sexuelle ; déclin à partir de 50 ou 60 ans.
Chez les aliénés elle est faible ou fait défaut et varie non d'après
leur état général mais d'après le degré de leurs troubles mentaux :
dépression, agitation désordonnée, démence.
Les recherches personnelles de l'A. portent sur 353 sourds-muets
de 8-60 ans. Les réactions sont semblables à celles obtenues chez
des sujets normaux entre 8-14 ans et entre 20-60 ans. Mais de 15-
20 ans, c'est-à-dire à l'âge de la puberté, les rapports sont renversés :
chez les sujets normaux + + + dans 70 % des cas et — dans 2 %.
Chez les sourds-muets — dans 54 % et -f- + + dans 4 %.
Il y a donc retard de l'évolution pubertaire ; la seule cause possible
est l'isolement psychique et par suite le retard psychique des sourds-
muets. Ainsi apparaît l'influence du facteur cortical sur les fonctions
organiques. H. W.
b) Sexe. Milieu. Race. Famille 1
511. - G. SCHMIDBBRGER. - Über Schulfleiss und Schulauf
merksamkeit bei Knaben und Mädchen {De V application et de V atten
tion dans le travail scolaire chez les garçons et chez les filles). —
Z. für päd. Ps., XXXII, 9, 1931, p. 392-397.
Le dépouillement des livrets scolaires de plus de 2.000 élèves
des écoles mixtes de Thuringe montre une supériorité assez cons
tante des filles pour les notes d'application. Le pourcentage des
sujets ayant eu la note la meilleure a été pour l'ensemble des
8 années d'école primaire de 40,3 % chez les garçons et de 58,5 %
chez les filles. Les moyennes des notes des filles sont en général de
9 à 22 % meilleures que les notes des garçons et cette supériorité
des filles va en s'accentuant au fur et à mesure de la scolarité (9,4 %
et 9,2 % dans les deux premières années ; 15,2 % en 3e année ;
14,5 % en 4e année ; 21,3 % en 5e année ; 18,9 en 6e année et 22,3 %
en 7e et 8e années). Les notes pour l'attention offrent des résultats
du même ordre. D. W.
512. — A. ARGELANDER. - Geschlechtsunterschiede in Leistung
und Persönlichkeit des Schulkindes {Différences de sexe dans le
rendement scolaire et la personnalité de V enfant d'âge scolaire). —
Z. für päd. Ps., XXXII, 1, 1931, p. 28-43.
Résumé critique des conclusions que l'on peut dégager des diffé
rentes données de la psychologie sur les différences entre les garçons
et les filles.
L'A. insiste surtout sur les différences affectives, qu'à juste titre
elle considère comme les plus importantes. Elle signale aussi que les
filles ont davantage tendance à percevoir des ensembles, des « touts »,
alors que dans la perception même, les garçons analysent davantage
et elle ramène ces différences de tendances aux différences de types
cycloïde et schizoïde dont le premier est plus caractéristique de
l'homme et le second plus caractéristique de la femme. D. W.
i. Voir avtssî les ri1^ (i2l, loS-f, DIFFÉRENTIELLE 441 PSYCHOLOGIE
513. - R. W. HUSBAND et M. J. LUDDEN. - Sex differences
in motor skills [Différences sexuelles dans Vhabileté motrice). —
J. of exp. Ps., XIV, 1931, p. 414-422.
Les tests d'habileté motrice employés sont ceux de Seashore (pours
uite, construction, réponses spécifiques à des nombres, vitesse
dans des mouvements de rotation et de percussion). On ne trouve
aucune différence systématique notable entre les deux sexes.
P. G.
514. - L. HOESCH-ERNST. - Ueber fundamentale Unterschiede
zwischen Mann und Frau beim genialen Schaffen [Les différences
essentielles entre Vhomme et la femme dans les créations de génie). —
Ps. Rund., Ill, 5, 1931, p. 129-132.
L'attitude psychologique qui conduit l'individu génial à la réali
sation de son œuvre est caractérisée par une passion exclusive et
abstraite. La femme, pour des causes biologiques profondes, est
incapable de déployer cette force nécessaire d'abstraction. Il semble
que, chez elle, l'activité des hormones sexuelles empêche le déve
loppement de tendances psychologiques qui pourraient entraver
l'accomplissement de la seule tâche qui importe à la nature, celle
de la conservation de l'espèce. S. H.
515. - M. C. GATEWOOD et A. P. WEISS. - Race and sex diff
erences in newborn infants (Différences de race et de sexe chez les
enfants nouveau-nés) . — J. of genet. Ps., XXXVIII, 1-4, p. 31-49.
Dans ce nouveau travail tiré de la série d'observations faites à
l'Université de Iowa sur les nouveau-nés, les auteurs se sont atta
chés à déceler des différences de sexe et de race dans les réactions
spontanées ou provoquées, pendant les 15 premiers jours de la vie.
78 enfants, dont 36 noirs (garçons 20, filles 16) et 42 blancs (garçons
16, filles 26) ont été examinés, pour lesquels on a relevé 65 espèces
de mouvements pouvant être répartis grossièrement en : mouve
ments du corps, de la tête, du bras, des jambes, et émission de sons.
L'analyse statistique des données a mis en lumière quelques diffé
rences significatives entre les groupes, différences que des obser
vations de l'activité générale du corps n'avaient pas révélées.
Les enfants noirs se sont montrés moins actifs que les blancs,
les garçons moins que les filles, la différence entre sexes étant
d'ailleurs beaucoup plus sensible pour les nègres que pour les blancs.
Les bébés blancs se sont étirés plus fréquemment que les noirs. Les
filles ont émis plus de sons que les garçons. Sous l'action de stimu
lations provoquées (lumière, sons, température, etc.), l'augmentation
des mouvements respiratoires a été : garçons blancs 464 %, garçons
noirs 331 % ; filles blanches 148 %, filles noires 122 %.
A. B.-F.
516. — A. ARKINE. — La personnalité et le milieu âti point de vue
de la biologie contemporaine (En russe). — 3e édit., Gosisdat, 1931,
196 pages. Prix : 1,50 rouble.
L'auteur expose les différentes théories sur l'origine de l'homme; 442 Analyses bibliographique^
parle du système nerveux, donne les théories sur la sécrétion interne,
sur les réflexes, traite les questions d'hérédité et du milieu.
D. M.
517. - K. SPIRO. - Umwelt und Persönlichkeit (Milieu et Per
sonnalité). — Schw. med. W., LXI, 1931, p. 2-6.
Quelques considérations sur le rôle des facteurs héréditaires et
des actions de milieu dans la constitution de la personnalité. L'auteur
rappelle les travaux anthropologiques de Boas, montrant les modif
ications morphologiques des races du fait de leur séjour en Amér
ique (l'indice céphalique des Juifs diminuant et celui des Siciliens
augmentant, jusqu'à atteindre une valeur identique dès la première
génération), et insistant sur la plasticité plus grande des caractères
psychologiques, les actions de milieu se manifestant par exemple
du fait de différences dans les régimes alimentaires (actions pro
fondes exercées par des avitaminoses partielles), conditionnant des
variations endocriniennes. H. P.
518. - CLAIRETTE P. ARMSTRONG. - A study of the intell
igence of rural and urban children (Etude de V intelligence des enfants
ruraux et urbains). — J. of educational Sociology, janvier 1931,
p. 301-315.
Une comparaison de 115 enfants de Bedford, campagne new-
yorkaise et de 328 enfants de la ville même de New- York (de 9 à
14 ans), avec trois tests d'intelligence, l'un verbal, et deux autres
non verbaux, a montré une identité à peu près complète, surtout
si l'on envisage les enfants newyorkais fils d'Américains, les fils
d'immigrants ayant quelque infériorité.
Voici les valeurs des quotients pour les groupes formés :
Testa non verbaux
Test d'Otis
Performance Bêta (Année)
Ruraux 105,4 108,2 103,7
Urbains (en moyenne) 101,4 102,2
— (fils d'américains) . 103,4 108,7 102,5
— (fils d'immigrants) . 95,7 106,8 100,6
— (un des parents amér
105,5 109,3 103,9 icain)
En général, les enfants des villes sont nettement supérieurs ;
ici il y a une légère supériorité en faveur des ruraux, mais il s'agit de
la campagne newyorkaise !
Fait curieux, si les enfants d'immigrants (99) sont légèrement
inférieurs aux enfants d'Américains (134), la supériorité générale
appartient incontestablement aux enfants (95) de parenté mixte
(un des parents américains, l'autre étranger). H. P. Psychologie différentieI^lë 443
519. — Le langage 'et l'intelligence de l'enfant de ville, de campagne
et de l'enfant sans abri. — Analyse expérimentale sous la rédaction
de A. LOURIA [en russe). — Gosisdat,1930, 191 p.. prix 2 roubles.
Recueil d'articles sur les réactions verbales des enfants de diffé
rents milieux. On ne peut étudier ces réactions qu'en tenant compte
du milieu dans lequel vit l'enfant car c'est de là que dépend tout son
développement. Le temps de réaction est plus long chez les enfants
de la campagne que chez ceux de la ville, mais ce sont les enfants sans
abri qui ont le temps de réaction le plus long. Dans chaque groupe
d'enfants les réactions aux mots inducteurs se répètent, plus le
milieu est pauvre et homogène, plus les réactions se ressemblent.
La différence d'âge joue un rôle beaucoup moins grand que la diffé
rence du milieu. Le mot « maison » provoque chez les enfants villa
geois 27 % de réactions différentes et 73 % de réactions analogues,
chez les enfants sans abri ce mot provoque 84 % de réponses diffé
rentes. Une étude approfondie des résultats permet de voir dans quels
domaines les enfants de ces 3 groupes puisent leurs réactions. Pour
les enfants des campagnes le temps de réaction est de 2'20" à un mot
connu et de 4'30" à des mots inconnus.
Les réponses de petits habitants des villes sont beaucoup moins
homogènes que celles des enfants habitant les campagnes ; plus l'en
fant est âgé, moins d'homogénéité on trouve dans les réponses, car
avec l'âge le domaine des connaissances s'élargit. Les mots inducteurs
les plus faciles sont ceux qui ont le plus de rapports avec la vie, les
plus difficiles ceux qui se rapportent aux notions sociales, abstraites
et d'ordre émotionnel. Ce sont les mots les moins connus qui dé
clenchent le moins de réponses analogues. Quant à l'activité associative
des enfants sans abri elle dépend complètement de l'influence du
milieu social dans lequel ils se trouvent. Ils ont un développement
d'ordre purement pratique, et savent tirer des conclusions logiques
chaque fois qu'il s'agit de faits qui ont une signification pratique. Ces
enfants restent à un degré primitif du développement. Se trouvant
en un conflit continuel avec la société ils ont un comportement de
nature antisociale. Il n'y a aucune homogénéité dans leurs réactions
lorsqu'il s'agit du milieu familial qui leur est absolument étranger.
Le recueil contient également des données sur les différences des
réactions de l'enfant lorsqu'il est obligé de se servir d'une langue
étrangère et de ses réactions en langue maternelle. D. M.
520. — F. MAYER. — Vergleichende Eignungsprüfungen an
Klassen höherer Lehranstalten (Epreuves comparées d'aptitudes
dans des classes des écoles supérieures). — Viertelj. f. Jug., I, 3,1931,
p. 189-201.
On compare sur des épreuves communes d'intelligence générale
et d'orientation professionnelle plus de 900 élèves appartenant à
des écoles de niveau social et de destination pratique très différente •
lycées, realschulen et oberrealschulen, écoles primaires. Ce sont
ces dernières qui ont donné les meilleurs résultats, voisins de ceux
des lycées, tandis que ceux du niveau intermédiaire étaient très
médiocres. Mais si la valeur du résultat dans les lycées s'explique
par le niveau intellectuel supérieur, celle des écoles primaires traduit 444 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
surtout l'attitude consciencieuse à l'égard de l'expérience et les
habitudes de discipline, qui font contraste avec le laisser-aller et
le dilettantisme ironique des écoles supérieures. P. G.
521. - A. BUSEMANN et G. BAHR. - Arbeitslosigkeit und Schul
leistungen [Le chômage et le rendement scolaire). — Z. für päd. Ps.,
XXXII, 9, 1931, p. 417-421.
En dépouillant les notes scolaires de 656 enfants dont 77 enfants
de chômeurs, les A. ont pu mettre en évidence l'influence du chômage
sur la diminution du rendement scolaire. La note moyenne générale
a été de 2,8 (sur une échelle de 5 degrés, la note 1 étant la meilleure)
alors que la note moyenne des enfants dont les pères étaient en
chômage a été de 3,15. Un examen attentif par âge confirme ce
résultat. En comparant la note des enfants des chômeurs avant et
après que le père se soit trouvé sans travail on voit que ces enfants
n'étaient pas inférieurs à la moyenne et le sont devenus après le
début du chômage.
On a là une preuve éclatante, comme les A. le soulignent à juste
titre, de l'influence des conditions sociales sur la valeur scolaire des
enfants. D. W.
522. — G. MORF. — Ueber völkische Eigenarten {Les caractéris
tiques particulières des peuples). — Ps. Rund., Ill, 4, 1931, p. 97-
103.
L'A. applique les diverses catégories de la typologie de Jung à
l'étude comparée de la psychologie de différents peuples. Le type
sensoriel le plus prononcé est représenté par les peuples méridionaux ;
le type affectif par les peuples du nord. Les plus grands intuitifs
sont les Juifs (les Prophètes, Christ), les Russes (Dostoievsky),
les Polonais et les Tchèques. Le type rationnel est représenté par
le peuple allemand (grand intuitif et grand penseur en même
temps, Nietzsche, était d'origine polonaise et de formation allemande
— dualité qui lui a été néfaste). Les Français englobent dans leur
mentalité les traits qui caractérisent les peuples à type sensoriel et
à type rationnel, comme les Américains ceux à affectif et
rationnel. Les Suisses, suivant qu'ils habitent la Suisse allemande,
française ou italienne, présentent les particularités caractérisant ces
trois peuples. • S. H.
523. - R. MUELLER-FREIENFELS. - Beiträge zur Rassenpsyc
hologie (Contribution à la psychologie de la race). — Z. für ang.
Ps., XXXIX, 1-3, 1931, p. 1-32.
L'A. s'élève avec force contre les abus que font certains partis
politiques de l'idée de la race. La prétendue pureté de la race germa
nique est, du point de vue scientifique, une pure fiction. Le mé
tissage continuel des peuples européens, pour ne parler que de ceux-
là, rend tout à fait vaine l'idée d'une race germanique « pur sang ».
Tous les caractères somatiques dans lesquels on a voulu voir les
caractères distinctifs des races sont, d'ailleurs, éminemment variables.
Au delà d'une division grossière en race noire, blanche et jaune,
les subdivisions deviennent extrêmement incertaines. Celles que PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 445
l'on peut envisager avec quelque chance d'exactitude, doivent être
ramenées à des causes complexes et non pas exclusivement à des
facteurs héréditaires rendus incertains par le métissage. Le rôle
prépondérant des facteurs sociaux ne saurait être méconnu dans ce
qu'on considère comme le type de l'Allemand, du Français, de
l'Anglais. D. W.
524. - O. KLINEBERG. - A Study oî Psychological Differences
between « racial » and national groups in Europe (Etude des diffé
rences psychologiques entre groupes « raciaux » et nationaux en
Europe). - Ar. of Ps., XX, N° 132, 1931, 58 p.
L'A. rappelle les résultats déjà obtenus en Amérique : supériorité
des Européens nordiques, infériorité des méridionaux ; mais ces immig
rants représentent-ils bien leurs pays d'origine ? K. est venu tra
vailler sur place, et on regrettera qu'il n'ait pu prolonger son enquête.
Trois races furent distinguées : nordique (blonds, grands, doli
chocéphales), alpine (taille moyenne, brachycéphales) et méditer
ranéenne (bruns, petits, dolichocéphales). Les localités, choisies
d'après les cartes anthropologiques de Ripley, furent, en France :
Flandre, Auvergne, Pyrénées-Orientales ; en Allemagne : Hanovre,
Forêt-Noire ; en Italie : Piémont, Sicile. Dans chacune, 100 enfants
des 2 sexes, de 10 à 12 ans, présentant les caractéristiques très nettes
de leur race, furent testés, ainsi que 3 autres groupes de 100, à Hamb
ourg, Paris et Rome.
Disons tout de suite que l'A., dont le travail consciencieux est
exposé très clairement, juge « difficile, sinon impossible » d'inter
préter les résultats. Six tests manuels de la série de Pintner-Paterson
ont été appliqués. Les enfants des villes se sont montrés nettement
supérieurs. Les Nordiques allemands et les Méditerranéens français
dépassent de beaucoup les Français et les Italiens des mêmes races
respectives, de sorte que le concept de race ne peut expliquer les
résultats. Ceux-ci semblent grandement influencés par 2 très mauvais
groupes : Flamands et Siciliens (d'où la supériorité de la nation
allemande). Les 3 races, dans l'ensemble, se classent du Nord au
Sud, conformément à des données antérieures ; cependant la France
présente l'ordre inverse. Un exposé des conditions économiques et
historiques des contrées indique un parallélisme probable avec ces
résultats.
D'autres tests, de vitesse et précision, ont donné aussi des diffé
rences. Cette fois, les races se classent du Sud au Nord, mais à cause
de la France seule. Quelques sujets, 20 à 30 par groupe, ont fait
un test d'imagination (nombre de choses vues dans une tache comp
lexe) ; les nations se classent nettement du Sud au Nord. Enfin,
si on rassemble tous les cas où un enfant déclare ne pouvoir exécuter
un test, on en compte 11,7 % dans les villes et 6,4 % dans les cam
pagnes. G. D.
525. — C. M. LOUTTIT. — Racial comparisons of ability in immed
iate recall of logical and nonsense material (Habileté comparée
des différentes races dans des épreuves de mémoire immédiate). -^
J. of Soc. Ps., II, 2, 1931, p. 205-216, 446 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Considérant le rôle important de la mémoire dans la plupart des
tests d'intelligence et dans les épreuves scolaires, L. essaye d'étendre
à ce domaine les recherches systématiques faites en Amérique, au
point de vue des différences raciales.
4 tests sont employés : une épreuve de mémoire logique, histoire
lue au sujet qui doit en reproduire immédiatement le plus grand
nombre d'idées ; une seconde consiste à écrire, après une
présentation, des groupes de consonnes ; le même exercice est fait
ensuite, avec des séries de chiffres de plus en plus longues, sous la
forme auditive et sous la forme visuelle.
Les sujets, 416 garçons et filles de 12 ans et 150 étudiants univers
itaires appartiennent à des races différentes (japonais, chinois,
hawaïens, blancs). Les résultats obtenus dans les trois dernières
séries d'épreuves indiquent des différences suivant les âges ou le
sexe des sujets, supérieures aux entre les races. Dans le
test de mémoire logique qui, à première vue, paraît plus concluant,
la supériorité des blancs peut n'être due qu'à un facteur étranger
à la mémoire, une meilleure connaissance de l'anglais. J. M.
528. — J. RUMYANECK. — The comparative psychology of jews
and non-jews : a survey of the littérature (La psychologie comparée
des Juifs et des non- Juif s : une revue des publications). — Br. J.
of Ps., XXI, 3, 1931, p. 404-423.
On trouvera dans cet article une revue critique de toutes les
études de psychologie comparée qui ont été consacrées ces temps
derniers à l'intelligence et à l'affectivité des Juifs. Sur 19 recherches
citées et analysées par l'auteur, 8 aboutissent à la conclusion que
les enfants juifs sont supérieurs comme intelligence aux enfants
non-juifs, quatre affirment l'opinion contraire, et quatre apportent
ce résultat qu'il n'y a pas de différence notable entre les deux ca
tégories d'enfants. En ce qui concerne le « caractère » juif, les d
ivergences entre les résultats obtenus sont pareillement notables.
L'auteur en conclut que l'opinion de ceux qui se sont servis de
méthodes de tests dans cette étude, à savoir que des différences
mentales « innées » ont pu être ainsi établies, n'est pas fondée. Il se
peut, dit-il, que les Juifs soient intellectuellement supérieurs et
qu'ils possèdent des facultés mentales « uniques » ; mais aucune
technique n'existe à l'heure actuelle qui permette d'évaluer ces
facultés.
L'hypothèse non-scientifique de supériorité ou d'infériorité
raciale a été, suivant R., un obstacle au progrès d'une psychologie
de races. Quand il s'agit de vastes groupes de peuples le milieu a
une importance dominante et c'est bien ce facteur qu'on devrait
mettre premièrement en ligne de compte. P. K.
527. - D. WOLBERG-SOBOLEVIE. - Contribution à l'étude
de la psychologie différentielle des Juifs. — Progrès Médical,
48e année, n° 37, 12 septembre 1931, p. 1584-1600.
L'auteur s'est surtout attaché à étudier ce que d'autres auteurs
avaient pu observer sur la moindre capacité d'observation visuelle.
Elle a étudié la capacité visuelle, la d'observation, le sou
venir visuel, la de combinaison suivant des textes. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 447
Les expériences ont porté sur 155 sujets ; 50 étudiants, 45 élèves
de gymnase et 40 élèves d'écoles populaires. Il ressort, de ses expér
iences, que dans les quatre types d'expériences, les réponses des
étudiants non juifs sont meilleures que celles des juifs.
La même différence se manifeste avec moins d'intensité et avec
des exceptions pour les collégiens ; quant aux écoliers d'école popul
aire, il n'est guère possible de trouver entre eux des différences.
Si l'on examine les résultats douteux, on voit que pour les réponses
douteuses, autant chez les Juifs que chez ceux qui ne le sont pas le
nombre en est plus grand chez les étudiants que chez les lycéens,
et plus grand chez les lycéens que chez les petits écoliers. La diffé
rence entre les sujets juifs et non juifs diminue avec l'âge et par
contre le nombre des réponses douteuses change en sens inverse et
augmente avec l'âge.
Enfin, la capacité visuelle est plus faible chez les sujets juifs que
chez les non juifs. M. H. P.
528. - BENJAMIN MALZBERG. - Mental disease among jews.
A second study with a note on the relative prevalence of mental
defect and epilepsy {Maladies mentales cher, les Israélites. Seconde
étude, contenant un examen de la prévalence relative de la défi
cience mentale et de l'épilepsie). — Ment. Hyg., XV, 4, 1931, p. 766-
774.
Le nombre de malades mentaux israélites parmi les entrants
des hôpitaux pour les années 1926-28 a constitué 31,2 à Massac
husetts et 29,6 à Illinois par 100.000 de la population israélite.
Pour la population non israélite ces malades constituaient 73,6 et
64,2 par 100.000. Chez les israélites 58,8 % de tous les malades
sont des maniaco-dépressifs et des déments précoces, chez les non-
israélites ces affections constituent 33,5 %. L'épilepsie, la psychose
sénile, la paralysie générale, l'artério-sclérose sont plus fréquentes
parmi les non-israélites. B. N.
529. — R. STREEP. — A Comparison of White and Negro Children
in Rhythm and Consonance (Une comparaison des enfants blancs
et nègres au point de vue du rythme et de la. consonance). — J. of
appl. Ps., XV, 1, 1931, p. 53-71.
L'opinion populaire sur la plus grande musicalité des nègres,
par rapport aux blancs, n'a pas été confirmée par une recherche
antérieure de Paterson et Lanier qui ont appliqué des tests de
Seashore à des étudiants blancs et nègres : les blancs se sont montrés
très sensiblement supérieurs aux nègres. L'A. a repris l'expérience,
en retenant les tests de consonance et de rythme qu'il a appliqués
à un très grand nombre d'enfants de 3e, 4e, 5e et 6e année scolaire.
Des comparaisons effectuées par classes, entre les blancs et les
nègres, il résulte une supériorité des nègres : le pourcentage des
nègres qui dépassent le médian des blancs varie de 53 à 60 dans
les différentes classes.
11 semblerait, toutefois, qu'il y a lieu de supposer que les enfants
nègres étaient en moyenne plus âgés que les élèves blancs des classes
correspondantes et que les différences de maturité pourraient avoir
influencé les résultats. I). W, .
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 448
530. — G. B. JOHNSON. — A summary of negro scores on the
Seashore music talent tests (Résumé des résultats obtenus par des
nègres dans les tests de talent musical de Seashore). — J. of comp.
Ps., XI, 1931, p. 383-393.
On a appliqué ces tests à 3.300 nègres des écoles de Caroline
(N. et S.) et de Virginie (on sait qu'on demande des jugements sur
la hauteur, l'intensité, le rythme, la mémoire tonale des sons qu'on
fait entendre au phonographe). Les différences avec les moyennes
de la population blanche sont faibles ; peut-être le sens du rythme
est-il meilleur. Tl y a aussi plus de variabilité individuelle. Mais ce
qui se dégage surtout de cette étude, c'est la difficulté de ce genre
de comparaisons. A degré scolaire égal, les nègres sont plus âgés
que les blancs et leur niveau de culture est cependant inférieur ;
une autre difficulté vient de l'installation défectueuse des classes et
de la discipline insuffisante. Enfin le nègre est intimidé par l'enquê
teur et l'on obtient souvent dans des examens consécutifs de la
même personne des résultats très différents : le nègre est souvent
persuadé de son infériorité et découragé d'avance ; quelquefois il
est animé de l'esprit hostile du « nouveau nègre ». Toutes ces condi
tions font douter de la valeur des résultats de cette laborieuse enquête.
P. G.
531. — R. J. CLINTON. — A comparison of white and negro chil
dren ; norms on mirror-drawing for negro children by age and sex
(Comparaison d'enfants blancs et noirs ; notes moyennes au test
de dessin en miroir pour les enfants nègres d'après Page ei le sexe). —
J. of ed. Ps., XXII, 2, 1931, p. 186-196.
On a comparé le rendement de 155 enfants blancs et de 122 nègres,
de 6 à 17 ans, dans une série d'épreuves motrices et mentales. Les
résultats des noirs, rapprochés de ceux des blancs ont été (a) compar
ables dans le tapping, (b) légèrement inférieurs pour l'écriture,
(c, d) bien inférieurs dans les tests de mirror drawing et de niveau
mental (I Q : 84,5 au lieu de I Q : 100,5 pour les blancs).
A. B.-F.
532. — M. B. Me GRAW. — A comparative study of a group of
southern white and negro infants (Etude comparée d'un groupe
d'enfants du Sud, blancs et noirs). — Genet. Ps. Mon., X, 1, 1931,
p. 1-105.
On a comparé le développement mental de 68 enfants blancs
âgés de 2 à 11 mois, avec celui d'un groupe de bébés noirs du même
âge, à l'aide de l'échelle de tests mise au point à Vienne par H. Hetzer
et K. Wolf. On s'est adressé à des enfants aussi jeunes, dans l'espoir
d'exclure l'influence des facteurs de milieu. Les résultats de l'enquête,
exprimés en termes de quotient de développement, ont révélé pres
que constamment une légère supériorité des blancs sur les noirs
aux différents âges (en mois) : Q D moyen, enfants : 105 ±17,
nègres : 92 ± 16. Les blancs ont été supérieurs aux nègres dans 76 %
des épreuves, inférieurs dans 20 % et égaux dans 4 % des tests.
La comparaison des bébés n'apporte donc aucun soutien à l'opinion
courante qui voudrait que les races inférieures atteignent plus tôt
des degrés égaux de développement.

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