Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire - compte-rendu ; n°1 ; vol.40, pg 423-433

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L'année psychologique - Année 1939 - Volume 40 - Numéro 1 - Pages 423-433
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1939
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire
In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 423-433.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire. In: L'année psychologique. 1939 vol. 40. pp. 423-433.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire
477. — S. R. HATHAWAY. —Thé direction of sex interest in eases
of genital dysplasia (La direction des intérêts sexuels dans des cas
de malformations génitales). — Ps. Rec, III, 12, 1939, p. 155-164.
Terman et Miles aussi bien que Gilkinson, se servant du même
test d'intérêts et d'attitudes pour mesurer le degré de féminité ou de
masculinité, trouvèrent peu de rapport entre les caractères sexuels
secondaires et les résultats du test. Les premiers auteurs avaient pris
comme sujets des homosexuels, et le second des hommes normaux ;
cette fois l'auteur prend des sujets ayant des défauts évidents des
organes génitaux, et étudie leur score de masculinité ou de féminité
d'après le test, corrélativement avec leur état physique. Il y avait
un cas de syndrome de Frœhlich (adiposité des hanches), 6 cas variés
d'hypospadie et de cryptorchidisme et 2 cas de pseudohermaphrodi-
tisme. On constate une indépendance relative entre le développement
génital et la structure mentale mesurée par le test de Terman et
Miles, ce qui est en accord avec les résultats des auteurs ci-dessus. être' Dans les cas où une décision chirurgicale doit les résultats prise,
du test devraient entrer en considération. C. N.
478. — P. H. DUBOIS. — The sex difference on the color naming
test (Différences de sexe dans le test qui consiste à nommer des
couleurs). — Am. J. of Ps., LU, 3, 1939, p. 380-382.
Les femmes répondent plus rapidement lorsqu'il s'agit de nommer
des couleurs, mais il n'y a peut-être pas là uniquement un facteur de
facilité verbale, car la différence s'accentue encore dans un cas de
réponse non- verbale par tapping. Faut-il en conclure que les femmes
sont favorisées d'une façon générale lorsqu'il s'agit de désigner
immédiatement les couleurs ? ' I. L.
479. — F. T. WILSON, A. BURKE et C. W. FLEMMING. — Sex
differences in beginning reading in a progressive school (Études
des progrès scolaires dans V apprentissage de la lecture, en fonction
des différences de sexe). — J. of Ed. Res., XXXII, 8, 1939,
p. 570-582.
Observations poursuivies pendant 3 ans sur 447 enfants pour
conclure que les filles prêtent plus d'attention aux détails, à la forme
et au son des lettres, ce qui facilite leur progrès. Les filles portent en
général plus d'intérêt à l'étude, elles s'adaptent plus rapidement au
niveau scolaire et dépassent les garçons, à âge égal, par leur dévelop
pement physiologique, d'où plus de souplesse, et de constance dans
leur faculté d'attention. I. L.
480. — F. H. FINCH et M. E. ODOROFF. — Sex differences in
vocational interests (Différences entre les sexes au point de vue des
intérêts professionnels). — J. of ed. Ps., XXX, 2, 1939, p. 151-156.
Une comparaison des goûts professionnels des garçons et des
filles, exprimés dans le Vocational Interest blank, de Strong, a été
entreprise auprès de groupes d'étudiants de high-school — junior
•et senior — d'âges moyens compris entre 13 ans 1/2 et 17 ans. ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 424
Une liste de 20 catégories professionnelles leur était proposée,
pour lesquelles chaque sujet devait indiquer le niveau de son intérêt.
Les divergences d'opinions entre garçons et filles furent significatives
sur de nombreux points, le quotient de la différence des moyennes
par le a atteignant parfois des valeurs élevées (9,75 pour la profession
d'ingénieur, 6,36 pour chimiste, 4,85 pour physicien, et 1,29 seulement
pour médecin, etc.).
Le groupement des professions suivant le système préconisé par
Strong donne, dans l'ensemble, des résultats correspondant à ceux
obtenus par Carter et Strong sur des sujets d'autres milieux sociaux.
J. M.
481. — N. N. SPRINGER. — The influence of general social status
on school children's behavior (L'influence du niveau général
sur la conduite des écoliers). — J. of Ed. Res., XXXII, 8, 1939,
p. 583-591.
Comparaison entre un groupe de 415 enfants de 6 à 12 ans,
d'un niveau social assez bas, avec un groupe témoin de 448 enfants milieu aisé, après application des tests de conduite sociale de
Haggerty-Olson-Wickman ; ce deuxième groupe paraissant nett
ement favorisé, sans qu'il y ait aucune corrélation significative avec
l'âge et l'intelligence. Dans les 2 groupes les garçons sont plus
maladaptés que les filles. I. L.
482. — E. A. CURTIS et C. L. NEMZEK. — The relation of certain
unsettled home conditions to the academic success of high school
pupils (Influence de conditions familiales anormales sur le succès
scolaire de lycéens). — J. of Soc. Ps., IX, 4, 1938, p. 419-435.
Six facteurs furent étudiés : mort du père, divorce ou séparation
du père, chômage du père, mort de la mère, ou
de la mère, travail de la mère à l'extérieur. 50 élèves de la Pershing
High School de Détroit furent choisis comme représentatifs de
chacune de ces conditions. Ils furent comparés avec des enfants
égaux sous le rapport de l'intelligence, de l'âge, de la classe, du sexe
et de la nationalité, mais provenant de familles « normales ». Le
succès scolaire fut estimé d'après les notes des maîtres. On trouva que
la réussite scolaire des enfants provenant de foyers brisés était
inférieure à celle des seconds. Les deux groupes furent ensuite compar
és sous le rapport des absences, des retards, du métier du père, du
nombre de frères et de sœurs, du nombre d'enfants uniques, de la
langue parlée à la maison, de la participation à un club de sports, du
nombre de consultations médicales, des conditions d'étude à la
maison ; ces comparaisons révélèrent des différences légères, mais non
significatives, entre les 2 groupes. C. N.
483. — JAMES H. WALL. — Psychiatrie disorders in fifty school
teachers (Troubles psychiatriques chez cinquante mattresses
d'école). — Am. J. of P., 96, juillet 1939, p. 137-145.
50 femmes faisant partie du corps enseignant et admises au
« New York Hospital, Westchester Division », ont été observées et
suivies durant une période de 15 ans, entre 1920 et 1935. Elles se PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 425
trouvaient toutes dans la cinquième ou sixième décade de leur vie
et leur âge moyen au moment de l'admission était de 47 ans. Dans
29 cas il y avait une hérédité chargée au point de vue des maladies
mentales. Chez toutes, il s'agissait de proches parents et ce fait était
une source importante de soucis et de préoccupations. Dans 24 cas les
pères jouaient un rôle « dynamique » : ils étaient dictateurs, rigides et
austères ; ils intimidaient et effrayaient leurs filles quand elles étaient
petites. Dans 37 cas, les mères manifestaient trop de sollicitude et
avaient une tendance à garder leurs filles pour les dominer. Les
familles de 37 malades non mariées dépendaient matériellement du
salaire de ces dernières et étaient responsables du choix et de la
continuation de leur profession. 6 seulement se sont mariées et
toutes, sauf une qui s'était mariée sur le tard, étaient bien adaptées
à la vie maritale. Celles qui ne se sont pas mariées avaient des intérêts
très rétrécis, et la plupart marquaient peu d'intérêt pour le sexe
opposé. Elles étaient prudes. 10 seulement avaient quelque intérêt
pour les arts domestiques. La moitié changeaient leur foi ou philo
sophie de temps en temps. 30 avaient des tendances hypocondriaques,
et une seule, un penchant à l'alcoolisme.
Un facteur commun dans tous ces cas était le sentiment qu'elles
se sont laissées submerger par leur vie instinctive à laquelle elles
étaient incapables de résister. Une agitation et une dépression
anxieuse y étaient associées habituellement, même dans les 14 cas de
démence précoce. La plupart manifestaient des tendances au suicide
ou des tentatives de suicide.
Contrairement à l'opinion courante, le pronostic n'est pas mauvais
car 25 malades ont guéri et repris leur occupation. Plusieurs étaient
même plus heureuses qu'avant leur maladie. Quatre observations
illustrent ces données. J. A.
484. — J. H. CRISWELL. — A sociometric study of race cleavage
in the Classroom (Étude sociométrique du clivage racial dans les
milieux scolaires). — Ar. of Ps., n° 235, 1939, p. 5-82.
L'A. étudie le comportement respectif des nègres et des blancs
dans les écoles pour essayer de retrouver par comparaison les
principes selon lesquels se forment les groupes raciaux, en examinant
en particulier les influences de l'âge, du sexe, de l'homogénéité du
groupe, les motifs à la base du choix des camarades ; il utilise à cet
effet le test sociométrique d'inter-relations humaines de Moreno,
les résultats en étant complétés par des enquêtes individuelles
donnant les motifs des préférences amicales : intérêts communs,
voisinage d'habitation, services rendus, parentés, relations communes,
race, nationalité, apparence extérieure, rendement scolaire, bonne
conduite, qualités scolaires ; en calculant les pourcentages des raisons
qui reviennent pour expliquer les préférences et les antipathies. Les
expériences sont faites dans trois écoles comprenant un pourcentage
de 74 %, 47 % et 26 % de nègres au milieu d'autres éléments étran
gers : italiens 40 %, 51 %, 40 % ; juifs 22 %, 42 %, 14 % ; indiens 1 %,
0,8 %, 15 %. L'enquête part des plus petites classes avec des pour
centages de nègres allant de 9 % à 99 % par classe. Les résultats
minutieusement élaborés montrent que les blancs ont dès les plus ^26 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
petites classes tendance à se choisir entre eux comme amis, la sépara
tion entre nègres et blancs devenant de plus en plus nette à mesure
que s'élève le niveau d'âge et de scolarité, le même exclusivisme
régnant entre purs sangs et métissés. La prépondérance d'un élément
racial étranger en classe ne modifie pas le préjugé, au contraire, plus
le groupe est petit, plus fort est l'instinct de défense contre la péné
tration d'éléments étrangers. Il est à noter toutefois que les filles
acceptent plus volontiers les petites minorités, alors que les garçons
semblent s'adapter plus facilement aux étrangers lorsqu'ils forment
la majorité du groupe. Les relations amicales une fois établies entre
blancs et noirs se basent sur des raisons moins conventionnelles que
celles qui sont souvent invoquées par les blancs pour expliquer leur
choix. I. L.
485. — W. M. BEVERIDGB. — Some racial differences in perception
(De quelques différences raciales dans la perception). — Br. J. of
Ps., XXX, 1, 1939, p. 57-64.
Les recherches de Thouless sur la régression' phénoménale ont
montré que, lorsqu'il s'agissait d'apprécier la grandeur apparente
d'un cercle vu obliquement dans une fente, les nègres avaient ten
dance à voir l'ellipse plus aplatie que les blancs, donc que l'indice
de régression phénoménale était supérieur chez les nègres. L'A.
complète ces recherches sur 40 nègres en étudiant en outre les préfé
rences manifestées pour un certain type d'images, et l'importance
relative des points de repère visuels pour l'appréciation de la position
horizontale. Les résultats sont assez complexes, mais confirment
cependant la tendance plus marquée à la régression phénoménale
chez les nègres que chez les blancs. I. L.
486. — R. E. HOROWITZ. — Racial aspects of self-identification
in nursery school-Children (Aspects raciaux de V auto-identification
chez les élèves des écoles maternelles). — J. of Ps., VII, 1939,
p. 91-99.
On ne tient pas suffisamment compte, dans l'étude des attitudes
en général, de l'opinion qu'un sujet se fait de lui-même et ceci dès les
premiers stades de la parution de la notion de personne. Il serait
intéressant de voir, à partir de très jeunes enfants, comment l'idée
de race se lie au développement de cette notion. L'A. présente
à 24 enfants de 2 ans 3 mois à 5 ans 1 mois une série de photographies,
de dessins et de portraits parmi lesquels l'enfant doit désigner ce
avec quoi il croit pouvoir être identifié. Après avoir constaté que les
erreurs d'identification sont beaucoup moins fréquentes chez les
nègres que les blancs l'A. montre, après analyse des réponses, que les se distinguent mieux des blancs parce qu'ils ont l'habitude
de s'entendre traiter de « noirs » par leurs petits camarades d'une
autre race ; mais les nègres se montrent inférieurs dans les discrimi
nations de ressemblance ; d'où l'on conclut que la facilité verbale et
l'organisation logique interviennent dans l'élaboration de la notion
de personne et dans les concepts raciaux. I. L.
487. — MADORAH E. SMITH. — A comparison of the neurotic
tendencies of students of different racial ancestry in Hawaü PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 427
(Comparaison des tendances névrosiques chez des étudiants de souche
raciale différente, à Hawaï). — J. of Soc. Ps., IX, 4, 1938,
p. 395.
Comparaison des résultats obtenus dans l'Inventaire de Per
sonnalité de Thurstone, forme intégrale et forme abrégée, par les
étudiants de l'école normale de Hawaï répartis entre les origines
raciales suivantes : caucasienne, japonaise, chinoise, partiellement
hawaïenne, portugaise, coréenne. La moyenne des résultats fut plus
élevée que pour les étudiants de l'Université de Chicago, ce qui
montre la présence à Hawaï d'une population plus névrosique. La
moyenne des femmes fut notablement plus élevée que celle des
hommes. Selon les races, les résultats se classèrent dans l'ordre
suivant : les Coréens avaient le score le plus élevé, ensuite venaient
les Chinois, les Portugais, les Japonais et les Caucasiens ; mais aucune
différence entre moyennes de chaque groupe racial n'était statist
iquement significative. Les groupes qui ont les scores les plus élevés
sont des minorités raciales, ou sont des mélanges raciaux assez
récents; au contraire, les Japonais et les Caucasiens, qui ont les
scores les plus bas, sont respectivement l'élément numériquement
dominant et celui qui a le plus de prestige. Les différences de réponses
des différents groupes suggèrent que les étudiants partiellement
Hawaïens sont plus sociables, ont plus confiance en eux-mêmes sauf
on ce qui concerne leurs études, préfèrent les sports de plein air, mais
souffrent d'insomnies et de troubles physiques ; que les Chinois ont
<les difficultés familiales particulières, sont exagérément soumis et
craintifs, et se plaignent de nombreux troubles physiques ; que les
Japonais sont sociables, plein de confiance, quoique accusant des
craintes et des troubles physiques spécifiques ; que les Caucasiens
ont de bonnes relations familiales, peu de troubles physiques, mais
sont insociables, fantaisistes, et manquent de confiance ; les Portugais
montrent peu de différences marquées ; et les Coréens semblent un
groupe particulièrement malheureux. Les scores élevés des Chinois
sont en accord avec les résultats obtenus en Chine même, ce qui
indique qu'il faut tenir compte, pour l'interprétation, des facteurs
héréditaires aussi bien que des facteurs de milieu. C. N.
488. — B. LARK-HOROVITZ. — On art appreciation of children :
IV. Comparative study of white and negro children 13 to 15 years
Old (Jugements esthétiques chez les enfants : I V. Étude comparée
d'enfants blancs et de nègres de 13 à 15 ans). — J. of Ed. Res.,
XXXIII, 4, 1939, p. 258-285.
L'A. groupe les résultats obtenus dans ses recherches sur les
préférences en tableaux, portraits, et échantillons de tissus et constate
que les jugements esthétiques des nègres sont plus empreints d'affec
tivité que ceux des blancs et qu'ils sont sensiblement plus attirés
par les couleurs vives et éclatantes ; au point de vue du choix des
sujets dans les tableaux ils s'intéressent davantage aux scènes de la
vie quotidienne. I. L.
489. — HARRY V. BICE. — A note on a racial factor in responses ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 428
in word association (Note sur le facteur racial dans les réponses à-
un test d'association). — J. of Soc. Ps., IX, 1, 1938, p. 107-109.
Les 1 .200 sujets se divisaient en 500 hommes et 500 femmes de race
blanche et 200 négresses. Les sujets blancs donnèrent 6.000 réponses,
dont 21 % étaient des noms de couleur, tandis que les négresses ne
donnèrent que 1.200 réponses, dont seulement 9 % de noms de
couleur. Pour les 10 couleurs les plus fréquemment nommées l'auteur
donne les fréquences et le pourcentage dans les deux groupes. Rouge
et Bleu ont à peu près le même pourcentage dans les 2 groupes ;
c'est pour jaune, blanc et noir qu'il y a les plus grandes différences de
fréquence, ces mots étant beaucoup moins fréquents chez les négresses-
que chez le groupe blanc. Il semble que' celles-là les évitent en raisoa
de leur signification raciale. Si on omet ces trois mots, l'ordre de
fréquence devient précisément le même pour les deux groupes.
C. N.
490. — M. W. GURTI et M. STEGGERDA. — A preliminary report
of young Maya children in Yucatan (Un rapport préliminaire sur
V application de tests à de jeunes enfants Maya au Yucatan). —
J. of comp. Ps., XXVIII, 1939, p. 207-224.
Une série de tests de Minnesota pour enfants d'âge préscolaire a
été appliquée à des enfants Maya, au Yucatan, avec des modifications-
destinées à les adapter à leur mentalité et à leurs connaissances ; par
exemple les objets et les actes étaient choisis parmi ceux qui leur
étaient familiers ; l'application était faite par une personne connue et
parlant couramment la langue du pays. Cependant, on s'est heurté
à une résistance passive assez forte, puisque chez les enfants les plus
jeunes notamment (3 ans), le refus de répondre atteint une fréquence
de plus de 30 % et qu'il est encore de 15 % à 4 ans. Cette circonstance
rend les comparaisons statistiques avec les jeunes Américains du
même âge très difficile. Une autre difficulté vient de ce que papier et
crayon sont des objets peu familiers à ces enfants d'une population
primitive. Néanmoins les comparaisons qu'on a pu faire sur certains
tests (répétition de nombre, discernement et reconnaissance de
formes, etc.) indiquent que le niveau intellectuel des enfants de cinq
ans ne semble pas inférieur à celui des jeunes Américains étudiés au
moyen de tests analogues. P. G.
491. — A. S. EDWARDS et LESLIE JONES. — An experimental
and field study of North Georgia mountaineers (Étude expériment
ale et sur place des montagnards du Nord de la Géorgie). — J. of
Soc. Ps., IX, 3, 1938, p. 317-333.
Observations sociologiques, anthropologiques, linguistiques et
psychologiques sur cette population, avec laquelle l'un des auteurs
a vécu 11 ans, et qui est en majeure partie Anglo-Saxonne d'origine.
La répartition des Q. I. n'offre rien d'anormal ; cependant les Q. L
tendent à s'abaisser à partir de 7 ans jusqu'à l'âge adulte. Les
différences individuelles sont grandes, mais moins extrêmes que
dans d'autres régions. Les normes de connaissances scolaires sont un
peu au-dessous de la norme nationale, sauf en ce qui concerne
l'arithmétique et la lecture silencieuse. C. N. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 429
492. — VON VERSÖHNER. — Twin research from the time of
Francis Galton to the present day (Recherches sur les jumeaux
depuis l'époque de F. Galton jusqu'à aujourd'hui). — Pr. of R. S.,
B., CXXVIII, 1939, p. 62-81.
Après rappel des recherches inspirées par Galton, l'auteur traite
<ie la différenciation des jumeaux monozygotes ou dizygotes, rejetant
la validité du critère de la membrane fœtale adopté par les accou
cheurs : s'il est vrai que tous les « monochoriaux » sont monozygotes,
Ja réciproque n'est pas valable, car il y a des monozygotes parmi les
dichoriaux(l sur 4 environ), ceci se produisant quand la fixation utérine
est tardive et que la division de l'œuf dédoublé est déjà assez avancée.
C'est par la similitude de certains caractères que l'unité de l'œuf
peut être diagnostiquée (similitudes morphologiques et identité des
groupes sanguins).
L'identité du patrimoine héréditaire des monozygotes paraît à
l'auteur d'une grande importance théorique (éliminant les mutations
de gènes au cours du développement). Cette identité se manifeste
en ce que les différences entre côtés homologues de deux jumeaux
vrais sont moindres qu'entre les deux côtés de l'un ou de l'autre des
individus.
Les différences que l'on peut rencontrer entre ces jumeaux ne
sont jamais, d'après lui, d'origine héréditaire.
Une série d'exemples illustrent, par des manifestations typiques,
l'identité fondamentale (cas de syndactylie et de polydactylie,
similitude d'entreprises comme celles des deux frères Piccard qui,
l'un en Belgique, l'autre aux États-Unis, tentèrent à peu près en
même temps l'exploration de la stratosphère, communauté de prédis
position tuberculeuse, etc.).
Des études entreprises par Gottschaldt au département de
psychologie héréditaire de Berlin portent sur des couples de jumeaux
séparés en des camps distincts pendant 6 semaines au cours de l'été.
H. P.
493. — HELMUT VON BRACKEN. — Wahrnemungstäuschungen
und scheinbare Nachbildgrösse bei Zwillingen (Illusions percept
ives et grandeur apparente de Vintage consécutive chez les jumeaux).
— Z. f. ang. Ps., LUI, 1-2, 1939, p. 203-230.
Environ 40 jumeaux âgés de 7 à 14 ans ont été soumis aux
expériences des illusions d'optique de Müller-Lyer et de Aubert.
En outre, 29 jumeaux âgés de 11 à 41 ans ont été examinés quant
à la hauteur apparente de l'image consécutive en fonction de la
distance variable de la surface de projection. Les résultats présentent
des caractéristiques statistiques satisfaisantes.
Les écarts intragémellaires laissent supposer une détermination
héréditaire des illusions d'optique et de la hauteur apparente de
l'image consécutive. Les résultats dans le phénomène d'Aubert sont
à ce point de vue les plus significatifs.
Le matériel statistique étant très limité et les moyennes de
groupes étant rapportées sans leur E. P., on ne peut accorder aux
conclusions tirées de ce travail qu'une importance très réduite.
S. P. K. 430 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
494. — M. B. Me GRAW. — Later development of children specially-
trained during infancy. Johnny and Jimmy at school age (Le-
développement ultérieur des enfants ayant subi un entraînement
spécial pendant la lre enfance. Johnny et Jimmy à Vâge scolaire). —
Child Dev., 1939, n° 1, p. 1-19.
Dans un livre paru en 1935, l'A. du présent article expose les
résultats des recherches faites sur deux jumeaux particulièrement
habiles, sachant nager et plonger à l'âge d'un an, se servant de patins
à roulettes àll mois et d'une bicyclette à 3 roues à l'âge de 16 mois.
L'observation de ces enfants pendant une période de 6 ans lui permet
de conclure que l'aptitude à exécuter certaines performances, une fois
que l'exercice n'a plus lieu, dépend chez ces sujets de l'habileté
atteinte au moment où les exercices ont cessé. Les activités pour
lesquelles le sujet a atteint une très grande adresse peuvent êtr&
modifiées de façon sensible à la suite de la croissance ou du développe
ment physique qui apportent des changements dans le mécanisme
moteur de l'individu. La maturation naturelle des attitudes ou des
facteurs émotionnels paraît influencer certaines activités. Les exa
mens mentaux des jumeaux en question montrent qu'il n'y a pas lieu
de croire que l'entraînement dans tel ou tel domaine contribue à
accélérer le développement des fonctions mentales. Le régime spécial
d'exercices physiques auquel les deux enfants ont été soumis pendant
les deux premières années de leur vie, n'a en rien influencé leur
développement mental et à l'âge de 6 ans, au moment où l'A. résume
ses expériences, les deux enfants lui apparaissent comme étant tout à
fait dans la moyenne normale à tous les points de vue. D. M.
495. — E. T. RANEY. — Brain potentials and lateral dominance
in identical twins (Les potentiels cérébraux et la dominance latérale
chez les jumeaux identiques). — J. of exp. Ps., XXIV, 1939,.
p. 21-39.
L'auteur a montré, dans une étude précédente, qu'au point de vue
de la dominance latérale de l'œil ou de la main, deux jumeaux iden
tiques sont souvent en quelque sorte l'image spéculaire l'un de
l'autre, c'est-à-dire que l'un est droitier pour la fonction pour laquelle
l'autre est gaucher. Il a cherché si une relation analogue se retrouvait
dans la dominance cérébrale, en prenant pour mesure les caractères
des potentiels cérébraux. Chez 17 paires de jumeaux identiques, les ont été enregistrés en plaçant deux électrodes sur le
crâne, dans les régions occipitale ou centrale, tantôt à droite tantôt
à gauche ; les deux jumeaux étaient examinés simultanément. On
étudiait ensuite la fréquence et l'amplitude des ondes ce.
Les électro-encéphalogrammes chez les jumeaux sont en général
plus semblables que chez deux sujets quelconques ; mais il y a aussi
des cas de différence très sensible. Le sens de certaines différences
bilatérales peut être renversé de l'un à l'autre, et les
peuvent être plus prononcées entre les deux côtés de la tête chez l'un
que chez l'autre. Enfin on trouve une tendance, supérieure à la
probabilité fortuite, à ce que le côté qui présente une dominance dans
les tests périphériques corresponde à une moindre activité des ondes ot
dans la région centrale homolatérale. P. G. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 431
496. — LILIAN PORTENIER. — Twinning as a faetor influencing
personality (Influence sur la personnalité du fait d'être jumeau). —
J. of ed. Ps., XXX, 7, 1939, p. 542-547.
Une comparaison des résultats donnés dans des tests variés
par 12 paires de jumeaux, de même sexe, ou mixtes, et par 12 paires
d'enfants, frères et sœurs, d'âges à peu près correspondants, a permis
d'observer quelques différences entre ces deux groupes.
Sans être statistiquement significatives, ces différences tendent
assez nettement cependant à indiquer que les conditions de vie
agissent sur la personnalité de façon plus marquée que sur le dévelop
pement intellectuel ou sur les caractères physiques.
Dans l'ensemble, les jumeaux montrent une certaine tendance à
la soumission, une faible confiance en eux-mêmes, et paraissent
jouir d'un moins bon équilibre mental que les autres enfants ; mais,
remarque l'A., ces groupes sont trop peu importants pour qu'on en
puisse tirer des conclusions valables. J. M.
497. — L. S. PENROSB. — Intelligence test scores of mentally
defective patients and their relatives (Notes obtenues à un test
d'intelligence par des sujets mentalement déficients et leurs parents).
— Br. J. of Ps., XXX, 1, 1939, p. 1-18.
682 sujets débiles et 481 de leurs parents ou enfants ont donné
des réponses au test de Binet et au labyrinthe de Porteus ; pour
autoriser les comparaisons entre les deux groupes on calcule la valeur
de la réussite en fonction de l'âge mental, ce qui est d'autant plus
nécessaire que la variabilité des âges est grande (de 6 à 30 ans).
Puis les sujets sont séparés, d'après le sexe, en deux groupes, selon
que leur niveau mental est au-dessus ou au-dessous de 50, cette
mesure provenant du produit de la note au test de Stanford-Binet
par le facteur approprié à chaque âge, celui ci étant d'autant plus
petit que l'âge est plus élevé.
Considérant les résultats de façon encore assez sommaire l'A. croit
cependant pouvoir affirmer qu'il y a une corrélation assez nette
entre parents et enfants en ce qui concerne la réussite dans tous les
tests et le niveau mental calculé. I. L.
498. — N, EXARCHOPOULOS. — L'individualité des enfants
premiers nés (en grec, avec résumé allemand). — Practica de
l'Académie d'Athènes, XIV, 1939, p. 186-202.
Étude sur 37 enfants (dont 13 filles), au moyen d'observations,
d'interrogatoires et d'expériences.
Chez ces premiers nés se rencontreraient, avec une plus grande
fréquence, des traits de caractère tels que le sentiment de l'honneur
et du devoir ou la confiance en soi ; ils sont plus calmes et disciplinés,
et ont des dispositions à faire des chefs. La réussite scolaire est meil
leure et le niveau d'intelligence plus élevé. Une supériorité phy
sique se marquerait aussi, avec une santé meilleure,
Mais la base est bien frêle pour étayer des conclusions de cet
ordre qui auraient besoin d'un appui statistique autrement large.
H. P.

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