Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire. - compte-rendu ; n°1 ; vol.43, pg 486-492

De
Publié par

L'année psychologique - Année 1942 - Volume 43 - Numéro 1 - Pages 486-492
7 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : jeudi 1 janvier 1942
Lecture(s) : 20
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins

b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire.
In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp. 486-492.
Citer ce document / Cite this document :
b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire. In: L'année psychologique. 1942 vol. 43-44. pp. 486-492.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1942_num_43_1_7915486 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
et les 7 autres, des nerveux (émotifs-inactifs-primaires : p. ex.
Goldoni, Marivaux et Piron).
Quant aux auteurs tragiques, 12 d'entre eux sont des sentimen
taux (émotifs-inactifs-secondaires : p. ex. Ibsen et von Kleist) et
les 8 autres, des expansifs-colériques (émotifs-actifs-primaires).
L'essentiel du travail consiste dans une comparaison des princi
pales caractéristiques psychologiques des tragiques sentimentaux
et des comiques sanguins, ces deux tempéraments s'opposant l'un
à l'autre : émotifs-inactifs-secondaires d'une part, non émotifs-àctifs-
primaires de l'autre. On reconnaît là le contraste fondamental souli
gné par différentes typologies (schizothyme-cyclothyme, introverti-
extraverti, désintégré-intégré, etc.).
Quant aux auteurs comiques du second groupe (les nerveux), ils
contrastent également avec les tragiques sentimentaux, mais de
façon moins marquée que les sanguins. Enfin, le second groupe de
tragiques (les expansifs-colériques) n'a pas de pendant. Ce sont des
émotifs primaires qui ont des traits communs avec les comiques
sanguins, notamment l'extraversion, l'optimisme, etc. R. P.
437. — H. A. REYBURN et J. G. TAYLOR. — Factors in introver
sion et extraversion (Facteurs de V introversion et de V extraver
sion). — Br. J. of Ps., XXXI, 4, 1941, p. 335-340.
Cattell a avancé que l'introversion n'était pas un caractère ayant
une unité mais une résultante de deux facteurs. La présente étude
reprend le problème avec un choix de dix questions caractéristiques
et un test de persévération. L'analyse des résultats par la méthode
de Thurstone mènerait plutôt à l'affirmation de quatre facteurs.
L'un serait semblable au facteur « desurgency » de Cattell, les trois
autres étant la persistance (ou stabilité), la sociabilité, et enfin un
facteur encore mal précisé de sensibilité sociale. P. F.
b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire
438. — TREFFER. — Typische Temperamente (Les tempéraments
typiques). — Ind. Psychoi, XVII, 1-2, 1940, p. 20-33.
Quelques réflexions psychologiques qui aboutissent à la construct
ion d'une typologie humaine (une de plus !) : suivant que l'individu
agit en vue de buts conscients ou se laisse entraîner par ses penchants
naturels, on distingue les « télétiques » et les « thymiques » dont les
uns et les autres présentent une subdivision en passifs et en actifs,
les quatre tempéraments ainsi définis étant rapprochés des quatre
tempéraments hippocratiques. D. W.
439. — E. BROOM. — A study in race and sex differences in reading
comprehension (Une étude des différences de race et de sexe dans-
la lecture comprehensive). — J. of. Ed. Res., XXXIV, 8, 1941,
p. 588-593.
Sur près de 10.000 élèves des classes supérieures d'écoles primaires
d'El Pasos (Texas) testés au Reading Comprehension Test, on a
trouvé une très légère supériorité des filles, sur les garçons et une
supériorité importante des élèves anglo-américains sur leurs camar
ades hispano-américains. D. W. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 487
440. — J. GAZENEUVE. — La psychologie du prisonnier de guerre. —
In-8° de 156 pages. Paris, Presses Universitaires, 1944. Prix :
60 francs.
Est-ce bien un ouvrage de psychologie ? Oui, hélas, au sens encore
trop fréquent que l'on donne au mot de psychologie en France.
Cazeneuve est dans la ligne de la tradition universitaire. Il a certes
observé les prisonniers et il sied de ne pas oublier que le grand mérite
de ce livre est d'avoir été écrit par un prisonnier dans son camp même.
Mais Cazeneuve a surtout cherché dans ses observations un point
d'appui à ses déductions philosophiques.
Il nous montre le prisonnier accablé d'abord par un vif sentiment
de dépersonnalisation parce qu'il est privé de ses déterminations
dont les unes sont du type habitudes individuelles et les autres du
type fonctions sociales. Mais alors s'éveille lentement en lui la
conscience de sa personnalité profonde qui se manifeste comme
activité et liberté. Cette personnalité cherche à s'exprimer en de
nouvelles habitudes et de nouvelles qualifications sociales nécessaires
à l'élaboration du moi. Ainsi sont nées les activités caractéristiques
des camps et les communautés de camarades riches d'une affectivité
très disponible.
Mais ces nouvelles déterminations ne satisfont pas pour autant
le prisonnier qui porte sur elles des jugements de valeur tels qu'il
ne peut s'en satisfaire. Le prisonnier vit dans l'attente en idéalisant
le plaisir et le bonheur de sa vie antérieure et future.
Nous pouvons ajouter, aujourd'hui que les prisonniers sont reve
nus, que cette idéalisation ne leur facilite pas leur réintégration har
monieuse dans la famille et la cité. P. F.
441. — M. D. VERNON. — The relationship of occupation to per
sonality (Les rapports de V occupation et de la personnalité). —
Br. J. of Ps., XXXI, 4, 1941, p. 294-325.
Étude par la méthode de l'interview de 28 cas de femmes exerçant
un métier.
Les cas décrits sont classés en quatre catégories suivant le type de
personnalité que manifestent les tendances mises en jeu dans le choix
et l'exercice de la profession. 1) Les personnalités dominées par une
tendance principale (unitary) ; 2) Les en conflit où
il y a des oppositions de tendances ; 3) Les personnalités multiples
où existent des tendances différentes mais relativement indépen
dantes ; 4) Les personnalités intégrées où les conflits entre les ten
dances ont été résolus dans une harmonie.
Dans la première catégorie, si la force de la tendance est suffi
sante, le sujet est capable d'avoir une belle carrière mais si la force
de la tendance est moindre, il présente peu de possibilités d'adaptat
ion devant des difficultés insurmontées.
Dans la deuxième, les sujets ont moins de chances de réussir
dans leur métier. Même s'ils arrivent à choisir d'une manière stable
une activité, ils n'y sont pas heureux, étant insatisfaits et souvent
déprimés. Évidemment, souvent les conflits s'atténuent peu à peu et
une tendance prend le pas sur les autres*
Dans la troisième, l'habileté à réussir semble très grande. Les .
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 488
sujets de cette catégorie sont en général très satisfaits de leurs
occupations qui peuvent être multiples. S'ils ont des difficultés ils
ont naturellement tendance à les imputer aux circonstances et à
leurs proches et non à eux-mêmes. Dans leurs rapports sociaux ils
sont du même coup assez peu compréhensifs.
Ce sont évidemment les personnes de la dernière catégorie qui
peuvent le mieux s'adapter à diverses occupations, aux difficultés
rencontrées par eux-mêmes ou par les autres. Parmi eux on trouve
les meilleurs administrateurs et les meilleurs professeurs.
P. F.
442. — MORRIS STEGGERDA. — Form discrimination test as
given to Navajo, Negro and white schoolchildren (Test de discrimi
nation de formes appliqué à des écoliers navajos, nègres et blancs). —
Human Biology, XIII, 1941, p. 239-246.
Le test comprend 48 couples de cercles, 44 d'octogones et 52 de
triangles symétriques, avec, pour chaque couple un modèle, et une
figure plus ou moins déformée. Appliqué à 150 garçons et 117 filles
hollandais, 91 garçons et 100 filles de race blanche à la Jamaïque.
132 garçons et 164 filles de race nègre de la Jamaïque, 146 garçons
et 129 filles de race indienne (Navajo). Les résultats moyens sont les
meilleurs chez les premiers, à peu près équivalents chez les Nègres et
les Indiens, les moins bons chez les blancs de la Jamaïque (surtout
chez les filles). Alors que l'on constate de façon générale un progrès
régulier avec l'âge (de 9 à 17 ans), un peu moindre toutefois chez les
Hollandais, il y a régression chez les Navajos, ce dont l'auteur ne
comprend pas la cause. H. P.
443. — M. BRUCE. — Factors affecting intelligence test performance
of whites and negroes in the Rural South (Facteurs affectant le
résultat dans les tests d'intelligence de blancs et de nègres du Sud
rural). — Ar. of Ps., n° 252, 1940, 98 pages.
De cette comparaison d'un groupe important d'enfants nègres
et d'enfants blancs au moyen de trois tests d'intelligence, l'A.
constate qu'il y a des différences significatives entre les quotients
d'intelligence des deux groupes au profit des blancs.
Quoiqu'il y ait une différence de niveau social et que les blancs
soient plus aisés, cette est moindre que celle du niveau de
l'intelligence.
Cette différence serait donc innée. La distribution des quotients
d'intelligence des nègres masquant une asymétrie vers le bas, l'A.
pense pouvoir conclure qu'il y a eu dans cette région une migration
sélective qui laisse ouverte Ja question de l'inégalité raciale.
P. F.
444. — M. GINSBERG. — National character (Le caractère natio
nal). — Br. J. of Ps., XXXII, 3, 1942, p. 183-205.
Cet Essai s'efforce de préciser les différentes affirmations si
répandues sur l'existence de traits de caractères nationaux (l'indiv
idualisme du Français, etc.).
Cette étude selon l'A. ne doit pas être faite à l'aide d'une PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 489
comparaison des différences individuelles dans le comportement,
mais au moyen d'une recherche des qualités qui se manifestent dans
la vie collective des nations.
Cette recherche semble montrer qu'il existe en effet des traits
stables et des dispositions permanentes. N'étant pas étroitement
liés aux qualités biologiques, ils sont cependant susceptibles d'une
large variation dans leur expression.
Le caractère national n'est pas une donnée définitive, mais
quelque chose qui évolue sans cesse avec la vie même des nations.
P. F.
445. — O. KRETSCHMANN. — Beitraege zur Frage nach der
Vererbung der zeichnerischen Anlagen (Contributions à la
question de Vhérédilé des dispositions au dessin). — A. f. ges. Ps.,
CVIII, 1941, p. 267-318.
En utilisant les données de Krause sur la comparaison de l'apt
itude au dessin des parents et des enfants dans 101 familles, l'auteur
a fait apprécier par 10 observateurs des deux sexes la similitude des
dessins de mémoire (un arbre, un homme, une maison, un cavalier).
La parenté s'est effectivement manifestée par une communauté des
dispositions, avec plus de similitude dans le même sexe (les garçons
ne présentent qu'au très jeune âge des correspondances avec les
caractéristiques maternelles, tandis que les paternelles s'accentuent
au contraire avec l'âge chez les filles). H. P.
446. — THÉRÈSE WAGNER-SIMON. — Einführung in die
Schicksalsanalytische Theorie von Dr. L. Szondi (Introduction à la
théorie analytique du destin du Dr. L. Szondi). — R. suisse Ps.,
II, 1943, p. 3-18.
Le « destin » d'un homme, c'est-à-dire les incidents caractéris
tiques, les « tournants », les conjonctures, etc., qui se produisent
dans sa vie, dépendent en grande partie de son héritage biologique.
La théorie analytique de la destinée du Dr L. Szondi consiste préc
isément à essayer de dégager les facteurs biologiques héréditaires qui
déterminent le comportement des personnes dans l'amour, l'amitié,
la profession, la maladie et la mort. V.
447. — R. HIPPIUS. — Die psychische Gruppenstruktur Jugendli
cher aus deutschen Ehen und völkischen Mischehen (La structure
psycho-sociale des jeunes gens issus de mariages entre purs All
emands et de mariages mixtes). — Z. f. Ps., 1942, 154, p. 249-286.
L'auteur a étudié 2.750 personnes appartenant à des familles
de l'Est de l'Allemagne qui comprenaient des individus d'origine
polonaise, galicienne, esthonienne et lithuanienne. Le type social
se caractérise à ses yeux par un certain nombre de traits qu'il appelle
des thèmes : ce sont des lignes de conduite centrales autour desquelles
se groupent les états de conscience particuliers, et qui se manifestent
par des comportements expressifs. En général, on distinguera un
thème fondamental, qui correspond à la manière générale de sentir,
et un thème propre à la situation et qui spécifie le premier. La liste
de ces thèmes est donnée en appendice : ils sont très nombreux et 490 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
la classification qui en est proposée est assez obscure ; la définition
exacte des termes employés poserait évidemment bien des pro
blèmes. L'auteur répartit ces thèmes en trois classes qui répondent
respectivement à une structure primitive (équilibre moral, adaptation
au milieu et au genre de vie) et à une différenciation ou à une compli
cation de cette structure (rupture de l'équilibre, soit par tendance
active à sortir des cadres de ce genre de vie, soit par impuissance à les
remplir). Ces trois sortes de structures présentent des différences de
fréquence caractéristiques chez les écoliers issus de mariages entre
Allemands purs et chez ceux qui sont nés d'unions d'Allemands avec
des étrangers. Mais si l'auteur s'étend longuement sur les interpréta
tions théoriques de ces résultats statistiques, il n'indique guère les
moyens par lesquels il les a obtenus. Le lecteur se trouve en présence
de données numériques relatives non aux faits directement observés,
mais à des abstractions dont la valeur serait sans doute très discutable.
P. G. s
448. — E. von SKRAMLIK. — Vererbungsforschungen auf dem
Gebiete der Geschmackssinnes (Recherches sur l'hérédité dans
le domaine des sens gustatifs). — lenaischer Zeitschrift für
Medizin und Naturwissenschaft, LXXVI, 1943, p. 50-80.
Étude systématique sur des groupes familiaux portant sur la
topographie papillaire, la sensibilité pour les 4 saveurs fondamentales,
et les équations sapides par comparaison de séries de substances
amères, acides, salées ou sucrées avec une substance étalon (HC1,
saccharose, sulfate de quinine, chlorure et bromure de K).
De grandes variations, à tous les points de vue, ont été observées
parmi les membres de la même famille.
La complexité des données obtenues n'a pas permis de mettre
en évidence un processus clair de transmission héréditaire.
Même en ce qui concerne la thiophénylurée, des irrégularités se
marquent, des enfants pouvant en percevoir la saveur amère alors
que les deux parents ne la perçoivent pas.
Se fondant sur des travaux de Rümler et Bielig sur des jumeaux,
l'auteur montre que, chez un couple de monozygotes, il y avait une
notable identité pour les seuils et les diverses équations, tandis que
des différences nettes s'observaient dans un couple de dizygotes.
Une disposition semblable des papilles fungiformes fut notée (nombre
à droite et à gauche), plus accentuée chez les monozygotes.
H. P. •
449. — G. GUILLAIN et M. ROUZAND. — Infantilisme pur chez
deux jumeaux monozygotes. — R. N., LXXV, 1943, p. 78-80.
Les deux jumeaux, âgés de 15 ans 1/2, ont une morphologie
et un développement intellectuel de 10 ans ; un seul des deux a eu
des crises d'épilepsie généralisée. Leur ressemblance générale est
grande, les mesures anthropométriques sont presque identiques.
L'électroencéphalogramme est normal chez l'un, chez l'autre
(épileptique) les ondes a sont rares, mais il n'y a pas les grandes
ondes comitiales. ' H. P. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 491
450. — F. E. STEPHEN et R. B. THOMPSON. — The case of
Millan and George, identical twins, reared apart (Le cas de M.
et G., jumeaux identiques élevés séparément). — J. of Heredity,
XXXIV, 1943, p. 109-114.
Nés dans une famille très pauvre, ces deux jumeaux monozygotes
furent séparés dès la naissance : l'un fut adopté par le jeune ménage
d'un agent commercial de la même ville, Salt Lake City, dans l'ouest
des États-Unis, et élevé avec une petite fille également adoptée ;
l'autre le fut par le ménage d'un journaliste qui alla s'installer à
IN1 ew- York et le garda comme fils unique.
Malgré les différences de milieu — avec un niveau social ana
logue — les ressemblances, à l'âge de 19 ans, lorsque les jeunes gens,
apprirent qu'ils avaient été adoptés et se retrouvèrent, se maintinrent .
fort grandes. Physiquement, ils ne présentaient de différence que
dans la forme du crâne ; intellectuellement ils avaient un niveau très
voisin (quotients de 104 et 101 à deux tests pour l'un, de 97 et 98 pour
l'autre) avec des comportements à peu près identiques de réussite
ou d'échec pour les mêmes questions.
Les profils de personnalité au test de Downey se superposaient
à peu près exactement.
Mais avec le test de personnalité de Californie, si des différences
ne se marquaient que pour 20 questions sur 180, ces différences, rela
tives aux attitudes sociales, étaient grandes, marquant l'action du
milieu, l'un des deux ayant en particulier des tendances anti-sociales
faisant défaut chez l'autre. L'un était plus intéressé par la musique,
l'autre par le dessin. Mais tous deux, fortement musclés et sportifs,
avaient le goût de la boxe et avaient l'un et l'autre remporté des
championnats. II. P.
451. — IVA C. GARDNER et H. H. NEWMAN. — Mental and
Physical traits of identical twins reared apart (Traits mentaux et
physiques de jumeaux identiques élevés séparément). — J. of
Heredity, XXXI, 1940, p. 119-126.
Deux jumelles dont la mère mourut à la naissance furent recueill
ies, l'une par un oncle qui l'adopta, l'autre par un ami de la famille
où elle n'eut pas le même degré de sécurité sociale. Elles ont trouvé
d'autres enfants mais avec une plus grande différence d'âge et une
moindre durée de cohabitation dans un cas que dans l'autre. L'une
a vécu dans un petit bourg de campagne, l'autre dans une ville
moyenne du Texas, Waco, où elles se sont retrouvées à l'Université
de cette ville où elles entrèrent simultanméent à l'âge de 18 ans et
où elles furent systématiquement examinées. Or les différences de
milieu n'ont pas suffi pour engendrer des différences tangibles.
Divers tests de niveau mental donnent des résultats très voisins
et cohérents (légère supériorité constante de l'une des jumelles,
54 points contre 53 à l'Otis, 224 contre 215 au test collectif inter
national, quotient de 110 contre 107, etc.).
Au test de tempérament de Downey, profils superposables, nota
tion globale de 56 et de 58. Au Pressey, tempérament un peu plus
névrosique chez l'une. Au Woodworth-Mathews, 69 sur 75 questions
donnèrent les mêmes réponses ; 19 réponses identiques aux associa- 492 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tions libres de Kent-Rosanoff. Similitude remarquable également
au Bernreuter.
A l'Université la jumelle citadine montre un peu plus d'assurance.
C'est un des cas de ressemblances les plus complètes observés
entre jumeaux. H. P.
452. — M. P. LEHMAN. — The geographic origin of professional
baseball players (Origine géographique des joueurs professionnels
de « baseball »). — J. of Ed. Res., XXXIV, 2, 1940, p. 130-180.
Le dépouillement des données fournies par un annuaire spécial
sur les lieux de naissances des champions de base-bail a montré une
prédominance relative (par rapport à la population blanche de l'État)
des États du Sud comparativement aux États du Nord, ce que l'au
teur pense pouvoir rattacher aux différences de climat (belle saison
plus prolongée) ; il voit l'intérêt de la recherche dans la contribution
qu'elle apporterait au problème « hérédité-milieu ». D. W.
5° Psychologie pathologique
a) Généralités, Symptomatologie, syndromes divers
caractérologie
453. — JEAN FRÉTET. — La folie. — In-16 de 120 pages (Que
sais-je ?). Paris, Presses Universitaires, 1942.
De pensée originale, de lecture facile et agréable évitant le plus
possible la terminologie spéciale de la psychiatrie contemporaine,
ce livre de F. est bien fait pour donner à un grand public une idée
d'ensemble de ce domaine de la folie qui dépasse, comme le souligne
l'auteur, celui de la maladie mentale.
Il passe en revue les arriérations intellectuelles, les déséquilibres
héréditaires (constitutions paranoïaque, émotive, imaginative, cycl
othymique et perverse), la question des enfants délinquants et crimi
nels, puis définit le délire, formation morbide de croyances fausses,
accompagné ou non d'affaiblissement intellectuel, dont l'origine
tient aux mécanismes psychologiques de l'erreur, de l'interprétation
passionnelle, avec intervention sensorielle possible des hallucinations,
et construction éventuelle des imaginations romanesques.
Le délire chronique de la schizophrénie fait l'objet d'un chapitre
particulièrement développé et personnel. Puis, les psychoses pério
diques (maniaque dépressive, confusionnelle, épilep tique), les
démences, les obsessions, l'hystérie, les perversions sexuelles, forment
l'objet des chapitres suivants, le dernier étant consacré à la question
des rapports de l'art et la folie. H. P.
454. — G. DE CLÉRAMBAULT. — Œuvre psychiatrique (publiée
par JEAN FRÉTET). — 2 vol. in-8° de 858 pages. Paris, Presses
Universitaires, 1942. Prix : 150 francs.
Les amis et élèves du regretté Clérambault ont assuré la publi
cation de l'ensemble de l'œuvre d'un psychiatre dont la théorie de
l'automatisme mental a pris une place eminente dans l'évolution des

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.