Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire. - compte-rendu ; n°1 ; vol.45, pg 333-343

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 333-343
11 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire.
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 333-343.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmission héréditaire. In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 333-343.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1944_num_45_1_8197IK It I-' V '!■ I I I I.I I'M
l'Ont' les ( n|]]|irn ;iisoil_s de ia j >erh:O!t jiajit (:. I:,IU b' 11 I' U t l)l>e l'lüvell
taire des facteurs STDGR (introversion sociale, introversion »if
pensée, dépression, tendances cyoloïdos rlial hymio'i. le test de
Rnrsehach, of le T. A. T.
I -es bègues paraissent, dans l'ensemble, par rapport aux normaux,
plus introvertis socialement, plus déprimés, inoins insouciants, moins
impulsifs.
L'auteur constate, en plus, que, seul, le les!, STCDB peut
être utilisé statistiquement pour l'étude, d'un g'roupe. tandis que
les deux autres peuvent servir pour obtenir des renseignements
précis sur la personnalité de chaque individu en particulier.
)î. Cn.
453. -- r. HK1DHR et ci. M. 1 1 til HER. — Studies in the Psychology
of the deaf (Etudes sur la Psychologic des sourds). --- Ps. Mon..
IJfl, 5, il» 242, 1941, p. 157.
La première partie traite du tangage et du comportement social
de jeunes enfants sourds d'âge préscolaire : les observations reposent
sur la comparaison des attitudes d'enfants sourds n'ayant pas encore
acquis, par l'édiicat ion. de conventions leur permettant d'extérioriser
leur pensée, et de celles d'enfants normaux: de même âge.
Les moyens de cum inimical ion chez les jeunes sourds sont ;
quelques mots parlés, des gestes represenfatil's. l'imitation de
mouvements liés à une activité, le pointemeni du doigt avec ou sans
mouvement de la main, l'expression faciale, les mouvements affirma-
lil's ou négatifs de la tète, des vocalisations expressives. Ces enfants
peuvent donner des renseignements sur les caractères concrets, les
situations immédiates, et, en général, sur (oui ce qui les entoure, ou
les touche présentement ; par contre, ils sont gènes pour donner des
renseignements sur tout ce qui est éloigne, ou absent de leur entourage
à ce moment, sur les qualités des objets, sur tous les l'apport s abstraits,
sur les événements passés ou futurs.
La deuxième partie étudie le sourd adulte dans la société : les
résultats reposent, sur des réponses écrites a des questionnaires,
faites par des anciens élèves et (\o^ professeurs d'écoles spéciales
pour les sourds : certains des sourds s'écartent de la société des
normaux, avec, souvent, de Hioslilité contre cette société: au con
traire, daulres ont réussi à surmonter ce handicap, en acceptant,
(Tailleurs, souvent, celui-ci. \{. Cu.
b) .Si'ir, Milieu, /luer. h'tiiinHc. i 'rauxin issio'n lu'ri'di/inrc
454. M. V. CWLLLA. Psicologia differeziale délie razze
Umälie ( l'sijeliolo^ie di\\éven\'wiUj îles raees Intimi nies ) . — Uiv.
di Psic, XX XVI. ll.)i0, p. i;.->-:si<S.
L'A. apporte sa cotil rihuliou à la solution du problème contro
versé des differences psychiques entre races humaines.
Après un bref examen de. ce qu'il appelle )' «. utopie égalifaire ',
il examine les fondements biologiques de la différenciation. Pour lui,
les différences constatées sur le. pian de l'organisme sont nécessaire
ment en liaison avec des différences sur le [dan du psychisme. L'in .
I
<
.!.'{'•■ V A I. V s|''S I! IMIOC II A |' l| |(i I I-.S A
tensile (if la libido cl, la rapidité Jr^ processus psychiques varient
également avec la race.
Il lui semble difficile, <epond;tni. d'établirdes critères objectifs per
met, taut d'affirmer la supérioritéd'une rnce ou d'un peuple sur un autre.
De même, les différentes méthodes proposées pour l'étude des
différences psychiques raciales, y compris la méthode des tests, ne
lui paraissent pas susceptibles d'apporter au problème une solution
définitive. Il propose de réunir dans un Institut spécialisé:, des
individus appartenant, à (les races différentes, afin de suivre de près
leur développement psychique depuis leur plus jeune âge. dans des
conditions de milieu identiques.
Il étudie ensuite les « profils psychologiques « des primitifs,
discutant en particulier le problème de la « mentalité primitiv*! ■> selon
Lévy-Bruhl ; puis les profils des principales races européennes.
Importante note bibliographique. M. R.
455. — JÜAN C. SQUIRES. — Studies of twins in the Social
Sciences (Etudes des jumeau;)' dans les Sciences sociales). ■■ —
Nature, GLU, 1043, n" 3859, p. 4:57-440.
Rappel des principales données obtenues. "Ylerriman. sur 67 couples
de jumeaux de même sexe en a trouvé 25 qui avaient un Ql iden
tique. Wingiield obtient une corrélation de 0,9») entre Ql (»our
4 2 couples de monozygotes, et de 0.70 pour 57 couples de dizygotes.
llogben trouve que la différence moyenne des Ql de monozygotes
est de 9.2 points, et de 17,8 [tour celle des dizygotes.
Entre deux jumeaux identiques, mais l'un élevé dans une grande
ville, l'autre fréquentant une école de village, la différence des âges
mentaux a atteint 34 mois.
Dans 13 cas où un des jumeaux monozygotes était convaincu
de crime, l'1 fois il a été établi que l'autre avait été aussi criminel. -
et 2 fois seulement pour 17 cas où il s'agissait d'un jumeau dizygote
(Lange). IL P.
456. — R, TLEPIV Al. TISSERAND, R. ZAZZO. - Étude psycho
logique et motrice de jumeaux monozygotes en miroir. — B.
Ac. Méd.. CX XVII. n" 22. 1<>43. p. 344-346.
A partir de la constatation de certaines particularités morpholog
iques ou fonctionnelles (tourbillon capillaire, asymétrie faciale,
topographie vasculaire. points d'ossification) on a souvent décrit
des u jumeaux en miroir ». El l'on est parti de cette constatation :
1° pour tirer de ce « » une preuve de monozygotisme ; 2" pour
imaginer l'existence d'un miroir « psychique » parallèle au miroir
physique (théorie do Bouterwek!
Les deux jumeaux étudiés constituent un miroir « physique et
moteur. L'examen des aptitudes mentales et du caractère ne conduit
pas à ht description (\'\\n « miroir >• psychique. L'efficience mentale
et la mémoire sont à peu près identiques. L'étude du caractère révèle
sur un fonds commun d'insiabililé de notables dissemblances.
La notion de miroir psychique paraît d'ailleurs dépourvue de
signification ; les oppositions (introverti-extraverti par exemple) ou
les effets de complémentarité qu'il est possible d'observer ne consti
tuant évidemment pas un miroir. R. Z. ■
— HENÉ ZAZZO. Étude psychologique de trois groupes 457.
de trïplettes. — Semaine des Hôpitaux. 7 novembre 1915. p. 1 1 H M -
1172.
Au cours des recherches s ystt'iira l iqucs qu'il poursuit .sur des
couples de jumeaux. René Zazzo ;i eu l'occasion d'éiudior trois
groupes de triplettes et il a donné un résiuné des résultats obtenus
au cours d'un examen psychologique approfondi appuyé d'examens
soniatiques. grâce à une collaboration du Centre d'Études géné
tiques du Pr Turpin et du Laboratoire de Psychobiologie do l'enfant
du Pr Wallon.
Des épreuves nombreuses de niveau mental et d'intelligence.
d'attention, de mémoire, de psychomofrieité et de caractère ont pu
être appliquées à 2 ans d'intervalle sur un premier groupe à l'âge
de 8; 4 et de 8; 8 puis de 1.0 ; 9 ans, sur un second à l'âge de
4 : 10, de 5 ; 6 et de 6 ; 10 ans. sur un troisième entin à l'âge de 15 ; 3 et
de 17: 1 ans. Dans le premier groupe, une différenciation très nette
se marque entre une des fillettes et ses deux sœurs, au point de vue
physique et dans les tendances affectives et il paraît bien s'agir d'un
couple monozygote complété par un dizygote. Et cependant des
ressemblances étonnantes se marquent dans des traits anormaux
semblant impliquer une hérédité névropathique commune. C'est
ainsi que, chez toutes les 3 fillettes il y a arriération mentale nette
au test Binet-Simon, et intelligence surnormale au test non verbal
du labyrinthe de Forteus. De 1941 à 1943 le quotient au H. -S. s'abaisse
de 91 à 87 et de 91 à 79 chez les deux jumelles identiques, et de 8G
à 80 chez la troisième, tandis qu'au Porteus, le quotient croît de 102
à 134, identiquement, chez les deux premières, de 98 à 140 chez ta
Iroisième (qui, seule, est gauebère}. Le comportement est instable
chez toutes.
Le second groupe comportait également deux jumelles identiques
sur les trois d'après les caractères physiques, le développement
affectif étant normal chez la troisième iseule gauchère probable) et
retardée chez les deux premières ; mais chez toutes, encore, insta
bilité du comportement. Pas de différences appréciables dans le
niveau mental (quotients s'élevait! chez toutes, de 82 à 91. 85 à m',.
85 à 92).
C'est le dernier groupe qui s'est montré le plus intéressant en
raison de l'âge plus avancé. Dans ce groupe Pidenlité monozygote
est apparue comme pratiquement certaine pour deux des jeunes filles,
et probable même pour la troisième surtout d'après l'examen psychol
ogique, bien que la différence dans les plis palmaires ait semblé
indiquer une origine dizygote.
Les protils d'après la fiche analytique d'intelligence sont sensible
ment identiques (avec classement dans le t01' et le 2e décile), l'eff
icience totale atteignant 105, 118 et 115 points. Au point de vue de la
mémoire, un test analytique donne également des similitudes
frappantes. Enfin les profils relatifs aux intérêts (d'après le Vernon-
Allport) théoriques (très faibles! esthétiques (très marqués) écono
miques, sociaux, politiques el religieux (moyens plutôt faibles)
sont presque superposables.
Les trois jeunes filles ont quitté l'école à I *> ans pour étudier la .
'];i!jM' l'OiiinHinaut*' de. et préparer un nunioro 'le nms.u; 1j.;i.)J. L;i.
actions (le milieu a <lii intervenir jmur favoriser les ressemblances
préparées par la communauté héréditaire.
1 /un«: des jumelles domine nettement dans le milieu q ne cous 1 il. ne
ce groupe de triple! les ci l'on observe quelques dif'IV'renccs de person
nalité (l'une pJus méticuleuse, une autre plus taquine, une enfin [»Jus
etourdiei. mais fouies sont extraverties, cl l'attitude dans le monde
es! la même, les différences apparaissent surtout dans leur rapports
réciproques, comme si la communauté de vie engendrait les différen
ciations. Il y a là des éléments de nature à montrer la complexité
du problème, en ce qui concerne du moins la structure de la personn
alité. Pour rellicieiice intellectuelle et les aptitudes mentales, en
revanche, rinlluence héréditaire parait bien de même puissance
que pour les caractères physiques. II. I'.
458.- WILHELM HARTNÄCKIG Grundsätzliches über Erbsee
lenkunde und Typenlehre (Essentiel sur la science de L'hérédité
psi/cJuqi/e p." cl la typologie), — Z. f. a. Ps.. LXI, â-tk 1911.
:)5(.)-:572.
(loutre l'éc,ole de .Jaensch et d'autres systèmes typologiques.
l'A. ik l'end le principe de détermination chromosomiale de l'hérédité
psychique. Il en ressort que les fonctions psychiques à l'instar des
formes corporelles et des fonctions physiologiques, doivent obéir
aux règles mendeliermes. Or les types fonctionnels et les formes
psychiques des systèmes typologiques sont des complexes, des
structures globales qui ne peuvent pas satisfaire à cette condition.
11 est contraire à toute logique selon l'A., de penser que le processus
du couplage dans les 21 paires de chromosomes influence l'ensemble
du psychisme de manière si décisive que chaque être humain se
trouve classé dans l'une des formes psychiques postulées par la
psychologie intégra! ionniste.
Héréditaires sont seulement les dispositions simples. L'homme en
tant que personnalité consciente est un « tout. « et doit être étudié
comme tel. Mais le « tout » n'est pas héréditairement transmissible ;
seuls le sont s«s éléments. Ainsi le problème : le « tout » ou les « par-
lies est un problème ma! posé. Il faut pluiôl dire « les parties et le
tout ". De cette manière seulement on pourra répondre un jour à la
question de savoir ce qui est disposition héréditaire et ce qui est
produit de l'éducation.
Kn demandant <ui.\ psychologues de tenir compte des résultats
obtenus par les recherches génétiques et de ne pas s'obstiner à donner
des explications compliquées à plaisir là où les explications simples
sont, sullisa ni es, l'A. ne croit pas l'aire de la psychologie « a Ion list iqne »
ou « en m osait pie « comme certains, et not a m .ment 'Lucke Ten accusent .
S. I>.
459. - H. B. CATTELL et K. Y. MOLTUNo. ■- Contributions
concerning mental inheritance. II. Temperament (Contributions
à riiéritage th.eitUtl . II. Tempera.t/ieni ) - .1. ol'fienel. Ps.. l.Vll,
1910, p. 81 -17.
I «es fvpes de tempérament sont, 1res nombreux, mais ils sont mal
fondes. 1. 'étude du pour être juste doit è1 re soumise à faclorielk'. Certains facteurs de groupe ont pu rliv mis «--n l'analyse
evidence : romotiviU: générale, l'impulsivité, i'ltx'tf i<' mentale on
persévérai, ion.
Les auteurs soumirent des jumeaux (uni vilellnis of hi-vilcllmsi
a un certain nombre do tests do rapidité d'association (facteur « I' >•}
et d'inertie mentale (l'acteur « p ;). (les lests sont ceux décrus par
l'un des A., fi. Cal tell dans son livre : .1 guide to mental testing
( London).
Ces épreuves montrent une plus grande ressemblance entre les
jumeaux univitellins qu'entre les jumeaux bi-vitellins, notamment
pour le l'acteur « f « de rapidité d'association.
Les A. l'ont dans leur conclusion une large pari à l'influence du
milieu. •!. P.
460. — T. M. L1VE8AY. ■— Racial comparisons in test-intelligence
(Comparaisons raciales dans les lests d intelligence ). - Ain. ,1 .
of Ps., LV, 1, 1942, p. 90-95.
Resultats obtenus sur 2.1I.Î9 étudiants testés à Havvaï et divises
en groupes raciaux : caucasiens, caucasiens-hawaïens, chinois,
coréens, japonais, asiatiques, hawaïens, portugais et philippins. Les
Philippins sont nettement inférieurs dans ce groupe mais ces résultats
ne sont sans doute valables que pour cet ensemble assez restreint et ne
peuvent être étendus au delà du cadre de Hawaï. !.. L.
461. - -0. M. STHATTON et F. M. HENRY. ~ Emotion in Chinese,
Japanese and whites ; racial and national difference and likeness
in physiological reactions to an emotional stimulus (Émotion
chez les Chinois, les Japonais et les blancs, différence et ressemblance
raciale et nationale dans les réactions physiologiques a un stimulus 2.'
émotionnel). -Ain. ,) . of Ps., LVI. p. 161-180. 194:i,
Les auteurs sont amenés à croire que les différences entre cauca
siens et mongoloïdes sont dues, tout au moins dans une certaine
mesure, à certains contrastes neuro-psychiques entre eux et croient
que l'absence de ces explique qu'il y a beaucoup moins
de difference émotionnelle entre Chinois et .Japonais. 1. L.
462. — F. G. SUMNER et K. B. CLARK. — Some factors influencing
a group of negroes in their estimation of intelligence and persona-
lity-wholesomeness Of negro subjects (De quelques facteurs influen
çant un groupe de nègres dans leur estimation de V intelligence et
de la personnalité globale de sujets noirs). .! . of Ps.. XIX.
1945, p. 75-78.
Les auteurs se sont proposés de déterminer les éléments qui
pouvaient in lluencer l'appréciation de l'intelligence et de 1h personnal
ité totale lorsque des noirs jugent d'autres noirs. Cinquante-deux
noirs (4 2 hommes et 10 femmes) ont été invités à juger 7 autres noirs
(5 femmes, 2 hommes). Après passation de certains tests (Otis
forme B, Bernreuter), les sujets étaient présentés aux juges et leurs
notes de tests communiquées. Puis les mêmes sujets subissaient, un
interview (10 min.) devant les juges. Compte tenu des notations des
juges avant et après l'interview, il ressort que ceux-ci sont incapables
xi.v-m.vi exploit*.1)1 ]e.< !.'-;uilaib aux te:;Lv que its [<u:leui> de piVbtmtatiun >t
(ft, à un degiv. moindre, la sociabilité apparente) j<meut mi role
considerable dans l'évaluation d<* l'intelligence cl de la personnalité.
f\ M.
463. o.YLUt C. 11 !•] LI). Comparative study of the performance
of Jewish and gentile college students on the american council
psychological examination {fju.de comparante des sun-is </'«/«.-
<htui!s iiiijs ci nou-juifs (tans t'crttmcu psijc/iologiipw <hj I' American
Council). - .1. Sue. Ps.; MIL I'.t'.L p. '.07-'.il.
La seule difference signilical ive esl, la su périorile des étudiants
isi-aélil.es dans les langues. De plus, dans les deux groupe.-;, le succès
linguist ique des tilles est supérieur. .1. Si.
464. A. M. SHlrEY Differences in performance of
Jewish and non-jewish students on the american council psychol
ogical examination { Differences dans les résultais d'étudiants
juifs el non-fiiijs à l'examen psjichologique de /'American
Council). --■ .1. Soc.. Ps.. XV. iVi2, p. 221 -2^3.
Celle étude dément des résultats an! ('Hours sur la supériorité, des
étudiants Israélites. Dans l'ensemble, les meilleurs sont les Protes
tants, ensuite viennent les Israélites, et les Catholiques sont les
derniers. Mais ces différences diminuent beaucoup quand on égalise
les situations sociales des étudiants. ,i . (St.
465. A. M. SHTEV. Personality traits of Jewish and non-
jewish Students (La personn alite d'étudiants juifs et. non- juifs).
Ar. of Ps., n° 290, 1944, 'AS pages.
Cette recherche vont être une contribution aux différences qui
peuvent exister dans la personnalité d'étudiants juifs comparée à
relit; d'étudiants non-juifs.
Le, materiel employé est compose essentiellement de jugements
portés sur une échelle de personnalité par des instructeurs de futurs
enseignants.
Les différences trouvées entre les groupes sont minimes et on ne
peut rien en retenir car les groupes comparés sont très différents
quant au nombre et les examinateurs sont en grosse majorité des
non -juifs. P. V.
466. — RAYMOND G. KUHLEN. — The interests and attitudes of
Japanese, Chinese, and white adolescents : a study in culture
and personality (Les intérêts et les attitudes d'adolescents japonais,
chinois ci blancs : élude sur la, culture et la personnalité ). - ,\ ,
Soc. Ps., XXI, 1945, p. 121-183.
On admet que la personnalité est, en grande partie, un produit de
la culture. Kuhlen a soumis au test d'attitudes et d'intérêts de Pressey
des élèves chinois et japonais d'écoles secondaires de [law aï et de
jeunes Américains du même Age et du même niveau scolaire. Les
orientaux l'ont preuve d'une maturité inférieure à colle des blancs.
Les Chinois, qui résident à llawaï depuis plus longtemps que les
Japonais, se montrent régulièrement plus voisins des Américains. Los
Orientaux indiquent à peu près deux t'ois plus souvent des ennuis ■
i
s \ i nui. m. !■: n i ! 1-1: i: i: \ ii i: 1. 1. 1 :!;!'.! c
qm: les bluiji >. Ceci pent être reffet d une tension émotionnelle, qui
accompagne le processus d'acculturation. Au contraire, les admirat
ions el les inlerels sont sensiblement les mêmes. En ce qui concerne
les intérêts, les différences son), bien plus grandes selon les sexes ()iic
selon les races. ,1. St.
467. T. M. I. IV USA Y. The relation of economic status to
« intelligence » and to the racial derivation of high school seniors
in Hawaii (Le rapport du niveau économique avec /' intelligence
el Pongine raciale citez les étudiants de llawai). ■■- Arn. .1 . of Ps..
I/VII, 1, 1944, p. 77-82.
1/A. considère les différences d'intelligence, de race et de sexe
dans 3 groupes de niveaux (Je revenus de 1.383 étudiants. Il constate :
des différences significatives dans l'intelligence selon le niveau
économique ; une large dispersion dans toutes les distributions avec
une proportion appréciable de bons et de mauvais dans chaque
groupe; de nettes différences raciales dans le niveau de vie (corre
spondant généralement à la date d'arrivée dans l'île des groupes
raciaux ou à leur développement) ; des différences relatives au sexe,
inoins marquées que les différences raciales. P. .1.
468. — M. F. A. MONTAGU. — Intelligence of northern negroes
and southern whites in the first world war (L'intelligence des nègres
du nord et des blancs du sud dans la. lvc guerre mondiale) . — Am. .1 .
of Ps., LVI1I. 2. 1945, p. 161-188.
Comparant les résultats, par Étal, des tests d'intelligence de
l'armée pour 25.575 Noirs de 23 Etats et 55.838 Blancs de tous les
rUats, l'A. recherche si les Noirs sont dans certains États supérieurs
aux Blancs afin d'éclairer à la fois le problème de la supériorité
intellectuelle des Blancs et celui de la nature des facteurs déterminant
le rendement aux tests d" « intelligence ». Pour tous les tests et prat
iquement dans tous les Etats (sauf 2 pour les tests Bêta) les Blancs se
montrent supérieurs aux Noirs. Mais cela ne saurait signifier forcé
ment qu'ils possèdent une intelligence plus grande. Dans de nombreux
cas. en effet, le score médian est supérieur chez les Noirs d'un État
à celui (\("> Blancs d'un autre lîtat. D'autre part, dans le Sud, moins
évolué socialement, les Noirs et les Blancs (qui leurs sont supérieurs)
sont fous deux inférieurs à leurs frères de race des États du Nord. Il y
a donc, quelque différence innée que l'on admette et quel que soit
ce que mesure le test, une nette inlluence des conditions socio-écono
miques. En ce qui le concerne, l'A. (qui a écrit un livre contre les
préjugés de race) ne croit pas à l'existence d'une différence innée en
faveur des Blancs. P. J.
469. — H. E. GARRET T. — Comparison of negro and white recruits
on the Army tests given in 1917-1918 (Comparaison des recrues
noires et blanches d'après les tests de l'armée pratiqués en 1917-1$).
— Am. .1. of Ps.. LVIIT. 4, 1945, p. 480-95.
Cet article répond à celui de M. F. A. Montagu (voir n" 4(18) a
qui il reproche d'être partial, d'utiliser des données statistiques non
valables et de tirer des conclusions hâtives (en particulier d'inter
préter les facteurs externes qu'il croit avoir mis en évidence comme .
\ VI.YSKS I! [ B 1, 1 O O 11 A 1' H loi1 1' V
des facteurs « socio-économiques »). Reprenant des données révisées
(fui fournissent des échantillons pins représentatifs en éliminant les
variations qualitatives et quantitatives qui peuvent exister d'un État
à Vautre, l'A. trouve une différence marquée en faveur des Blancs,
qu'il ne croit pas possible d'expliquer par des facteurs socio-écono
miques. Cependant le problème des facteurs externes bénéficierait
d'une comparaison des données fournies par les recrues actuelles
sur des échantillons plus importants et avec de meilleurs tests.
P. ,1.
470. — K. L. HE AN. Negro responses to certain intelligence
test items (Réponses des nègres à quelques questions des tests
d'intelligence). — .1. of Ps., XII, 1942, p. 191-198.
L'auteur a t'ait passer des tests d'intelligence à une centaine
d'enfants et d'adultes noirs. Le Ql ne diffère pas beaucoup d'un
groupe comparable de blancs. On constate que certains échecs se
retrouvent plus fréquemment chez les noirs, par ex. aux questions
demandant une expression d'idées abstraites. Les réponses aux tests
non verbaux sont au contraire supérieures. N. Cl.
471. — A. M. SIIIBY. — A comparison of Negro and white college
students by means of the American Council Psychological Examin
ation (Comparaison d'étudiants nègres et blancs au moyen
de r examen psychologique de /'American Council. — J. of Ps..
XIV, p. 1942, p. 35-42.
Comparaison de 33 étudiants nègres à un nombre égal d'étudiants
de race blanche, en première année de Collège de Washington Square. faite toutes choses égales d'ailleurs (âge, sexe, éducation.
niveau social) au moyen de la batterie A. C. P. E. Cet examen com
porte cinq tests individuels avec un maximum de 407 points ainsi
répartis : Completion test, 80 ; Arithmétique, 80 ; langue artifi
cielle, 90 ; Analogies, 58 ; Contraires, 90.
Les résultats suivants marquent une différence significative au
profit des blancs.
Nègres Blancs
38,24 \ Moyenne. 41,88 Completion ) Extrêmes 14-64 22-72
Moy 23,27 30,91 Arithmétique. . . . Extr 12-44 12-72
Moy 40,32 52,86 Lam*, art if Extr 10-84 8-84
Moy 29,74 36,12 Analogies Extr 20-50 18-50
Moy. . . . 56,91 66,91 Contraires Extr. . . 12-87 15-96
Moy. . . 177 217,76 Total Extr. . . 50-255 89-325
Pour trois tests cependant les différences ne sont pas statistiqu
ement significatives : Completion, Analogies, Contraires ; les deux
derniers ayant un caractère verbal plus marqué que les autres. l'SY CHU 1,0 G IK I) I F FKK E .\ T I li L L K 341
Aucun étudiant de couleur ne dépasse le percentile 75 des
étudiants de race blanche.
L'A. souligne que les différences qu'il met en évidence sont moins
importantes qu'elles n'apparaissaient dans des études antérieures.
L'étude comparative des sexes fait apparaître une particularité
sur laquelle l'auteur n'attire cependant pas l'attention du lecteur.
[va très forte supériorité des femmes sur les hommes au test du langage
artificiel : moyenne de 45/i*> [tour les femmes de couleur contre
31,90 aux hommes de couleur ; moyenne de 56,59 pour les femmes
de race blanche contre 45,40 aux hommes de même race. A cette
épreuve les hommes blancs sont donc inférieurs aux femmes nègres.
R. Z.
472. — K. J. HAVIGHURST et R. H. H1LKEVITCH. — The
intelligence of India children as measured by a performance
scale (IJ intelligence des enfants indiens mesurée par une échelle
de performance). — J. abnorm. Soc. Ps., IV, 1944, p. 419-433.
Le premier but de cette étude fut de rechercher de quelles manières
l'intelligence des enfants indiens d'Amérique du Nord variait d'une
tribu à l'autre, et d'une communauté à l'autre. Le second but fut
de les comparer à des enfants blancs. On leur appliqua une forme
abrégée du Grace Arthur.
Les enfants Hopi furent trouvés supérieurs aux Blancs, et les
autres groupes sensiblement égaux à ceux-ci, sauf en ce qui concerne
une tribu Papago et une tribu Xavaho.
L'ordre de réussite dans les tests était le suivant, en commençant
par les meilleurs : Porteus, Poulain et Jument, Planche de Seguiu,
Cubes de Kohs, Cubes de Knox.
L'affirmation que les enfants indiens sont plus lents que les
Blancs dans les tests de vitesse n'est pas vérifiée par cette étude.
G. N.
473. — JOSEPH E. MOORE. — A comparaison of negro and white
children in speed of reaction on an eye-hand coordination test
(Comparaison entre les enfants nègres et les enfants blancs à une
épreuve de coordination visuo-molrice) . — J. of genet. Ps., LIX,
1941, p. 225-228.
Étude sur des enfants de 6-7 ans. Pas de différence entre les
enfants nègres et les blancs. Les garçons nègres donnent des
résultats supérieurs aux tilles ; chez les enfants blancs, c'est le
contraire. M, S.
474. — J. E. WEN RICK. — An enigma of the heredity-environment
question (Une énigme à propos de la, question de l'hérédité et du
milieu). — J. of Genet. Ps., LVII, 1940, p. 193-198.
En général pour mesurer l'influence du milieu sur l'intelligence
on se sert de tests qui ont été construits en éliminant justement foute
iniluence du milieu ou inversement. 11 est donc difficile de faire la
part de l'hérédité et celle du milieu. J. P.
475. — F. C. SUMNER et J . A. LEE. — Some ressemblances between
friends of like sex, and between friends of unlike sex, among a

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