Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 376-395

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 376-395
20 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 376-395.
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b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 376-395.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30689376 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
473. — IL M. HALVERSON et C. S. AMATRUDA. — A ease of
• v lllnar duplication (Un cas de duplication ulnaire). — J. of gen.
Ps., XIII, 1, 1935, p. 140-146.
Description d'une anomalie rare : doublement du côté cubital
de l'avant-bras et de la main. Le radius est remplacé par un second
cubitus et le pouce est absent, la main présentant 7 doigts bien
développés ; d'où des déficiences fonctionnelles et une adaptation
spéciale, étudiée par divers tests. G. D.
b) Sexe. Milieu. Race. Famille. Transmissions héréditaires1
474. — G. SCIIMIDBERGER. — Ueber Geschleehtsuntersehiede
in Temperaments- und Charakterseigenschaften bei Volksschul
kindern (Différences de tempérament et de caractère chez les écoliers
des deux sexes). — A. f. ges. Ps., XCIV, 2-3, 1935, p. 306-316.
Les professeurs des écoles primaires de Thüringen remplirent,
à la demande de l'A., un questionnaire sur l'attitude de l'élève :
1° envers les études ; 2° envers ses camarades ; 3° envers ses pro
fesseurs. Les questionnaires furent complétés par une description
sommaire de la personnalité de l'élève.
Pour éliminer toute subjectivité de jugement liée au sexe de
l'enfant on a limité l'enquête aux écoles, où l'enseignement des
garçons et des fillettes se faisait ensemble, par le même professeur.
Les observations de chaque professeur se rapportaient au même
nombre de garçons et de fillettes. 26 professeurs ont rempli des
questionnaires sur 200 enfants — 100 garçons et 100 fillettes de la
2e jusqu'à la 8e année scolaire. L'A., professeur lui-même, a examiné
aussi 71 enfants : 33 garçons et 38 fillettes.
A titre de contrôle, une enquête fut organisée aussi dans des
familles, où il y avait au moins un garçon et une fillette d'âge rappro
ché. 50 familles ont répondu à l'appel en remplissant le questionnaire
sur 53 garçons et 53 fillettes. Sur la base de ces riches renseignements,
TA. s'efforce de vérifier l'hypothèse de Kretschmer, à savoir que
pour le sexe féminin prédomine le type cyclothymique, pour le
sexe masculin le type schizothymique. Il arrive assez facilement
à ranger les sujets examinés dans les deux groupes mentionnés.
Il y a cependant des cas où le tempérament présente les traits
cyclo- et schizothymiques à la fois. Le tableau suivant résume
les résultats :
Temper, cycloth. Temper, schiz. Non prononcés
Garçons.. 56 % 34 % 10 %
Fillettes.. 60 % 26 % 14 %
Si on compare les deux groupes au point de vue de chaque trait
du caractère on remarque que les professeurs considèrent les garçons
comme plus vifs, plus expressifs et manifestant pour les études
plus d'intérêt que les fillettes. Ils présentent aussi une activité
!. V. aussi les n°» 404, 419, 421, 447, 530, 678, 980, 1178, 1309, 1311,
1334, 1363, 1406. PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 377
motrice plus grande, ce qui se manifeste dans les jeux, les sports
et les travaux manuels. Les fillettes sont plus sensibles et plus
émotives, par contre, les garçons se montrent plus affectueux et
plus sociables dans leurs rapports avec leurs camarades. Les fillettes
présentent une stabilité d'humeur plus grande que les garçons.
Elles sont plus consciencieuses, mieux ordonnées et plus patientes. présentent aussi un rythme plus vif dans les travaux scolaires
ainsi que plus d'ambition que les garçons. Au point de vue de l'att
itude envers les professeurs, les fillettes sont plus timides, plus
aimables, plus obéissantes que les Quant à l'activité manif
estée au cours de l'enseignement, les garçons varient entre « actif
et paresseux », les fillettes entre « calme somnolente et active ».
Les renseignements donnés par les parents ne concordaient
pas toujours avec ceux des professeurs. S. K.
475. — ALICE M. LEAHY. — Nature-Nurture und Intelligence
(Nature-milieu et intelligence). — Gen. Ps. Mon., XVII, 4, 1935,
p. 235-308.
Reprenant des recherches assez divergentes de Burks et de Free
man (1928), l'auteur a comparé un groupe de 194 enfants adoptifs
à un groupe égal d'enfants du sang au point de vue des relations
du niveau intellectuel avec celui des parents, afin de préciser le
rôle de l'hérédité et celui du milieu familial dans le développement
intellectuel. Le quotient moyen a été dans les deux groupes de 1,096
et 1,10 pour les garçons, de 1,114 et 1,095 pour les filles.
Pour les parents, dans les deux groupes, le résultat du test d'Otis
a donné 50,0 et 52,0 points.
Le coefficient de corrélation du niveau intellectuel des enfants
adoptifs avec celui des parents a été de 0,18 (0,15 avec celui du père,
seul ; 0,20 avec celui de la mère seule), tandis que, pour les enfants
vrais le coefficient s'est élevé à 0,60 (0,51 avec l'un ou l'autre
des parents, pris isolément).
Il en résulte que l'hérédité apparaît comme un facteur notable
ment plus efficace que le milieu familial dans le développement
intellectuel, et l'auteur attribue 4 % à la variation du milieu dans
la responsabilité des variations observées de quotient intellectuel
des enfants. H. P.
476. — G. VERMEYLEN et G. AUDET. — Développement
intellectuel et milieu. — J. b. de N., XXXV, 3, 1935, p. 121-126.
Travail bien fragile : s'il est légitime de rechercher la part que
le milieu social peut avoir sur le développement intellectuel (bien
que les distinctions de milieu soient souvent bien artificielles)
encore faut-il le faire sur des groupes suffisamment étendus, et
où le milieu soit la seule variable différentielle. Or, les A. ont cherché
à donner une réponse au problème en déterminant les Q. I. de
50 enfants appartenant à sept nationalités différentes, renfermant
deux groupes ethniques (juifs et non-juifs), et en comparant leurs
résultats aux % établis avec le Terman et le Binet. Ils trouvent,
ainsi un écart d'environ 10 pointa avec les résultats de Terman,
de la courbe de fréquence des Q. I. Ils en concluent donc à une 378 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
infériorité des enfants provenant du milieu rural. Plus de prudence
serait souhaitable. - M. F.
477. — R. S. HAYWARD. — The child's report of psychological
factors in the family (Les réponses de Venfant au sujet des j acteurs
psychologiques dans sa famille). — Ar, of Ps., XXVIII, n° 189,
1935, 75 p.
140 enfants internés dans des institutions de redressement et 180
d'origines diverses ont répondu à 319 questions concernant le
caractère de leurs parents, les rapports réciproques de ceux-ci,
leur attitude envers l'enfant et l'atmosphère générale de la famille.
Ces enfants avaient de 9 à 16 ans. Il n'y eut que 6 cas de refus de
la part des parents. Le test, répété après 3 mois sur 45 enfants, donna
un coefficient de constance de 0,82.
Les réponses, qui dépendent peu du sexe de l'enfant, varient
beaucoup avec les conditions sociales. Les enfants de milieux pauvres
rapportent le plus grand nombre de facteurs de déséquilibre dans
la vie familiale, et c'est surtout le cas des enfants délinquants, qui
proviennent presque tous de familles pauvres.
C'est la personnalité et l'attitude de la mère qui dominent
dans la vie de famille. Exagérément soucieuse, autoritaire et inconsé
quente en général, elle est souvent jugée comme une mère dure
par l'enfant délinquant. Le père apparaît un personnage
assez effacé, enfermé dans ses principes mais docile, abandonnant
à la mère (qui travaille en général le plus) la direction et le souci des
enfants.
C'est entre 10 et 13 ans que les garçons ont révélé le plus de
tension familiale ; les filles, à 10 et 11 ans. La prétendue préférence
pour le parent de sexe opposé n'apparaît pas dans l'ensemble des
résultats.
Les enfants délinquants proviennent en général de familles
très nombreuses et pauvres, où le désaccord entre les parents est
violent ; les réponses défavorables concernent le père aussi bien
que la mère.
Le travail de H. est intéressant et solide ; mais la rédaction
du questionnaire prête à la critique : par exemple, sur 80 questions
concernant le père ou la mère, les 3/4 suggèrent une réponse défa
vorable et 1/10 seulement une réponse favorable — et l'enfant
est suggestible. Une forme abrégée (80 questions en tout) est pré
sentée. Bibl. de 257 titres. G. D.
478. — L. M. TERMAN et P. BUTTENWIESER. — Personality
factors in marital compatibility (Les facteurs personnels de compat
ibilité conjugale). — J. of Soc. Ps., VI, 1935, 2, p. 143-172,
et 3, p. 267-290.
La personnalité des conjoints est, de toute évidence, une partie
importante du groupe des facteurs susceptibles de contribuer au
bonheur du couple. La délicate détermination des caractères indi
viduels, de leur combinaison chez les époux, a été tentée par les A.
qui ont eu recours, pour cet examen, aux tests de Bernreuter (Invent
aire de la personnalité) et de Strong (Intérêt professionnel). PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 379
Une sélection des sujets avait été faite au préalable, sur la
base du succès dans leur union, les divorcés étant considérés comme
très malheureux, les autres, classés en : malheureux, indifférents et
heureux, suivant leurs déclarations.
La constitution de ces groupes s'est révélée absolument indé
pendante du niveau d'instruction des conjoints, de leur âge au
moment du mariage — contrairement à ce qu'on attendait, les
différences d'âge et le sens de ces différences n'ont marqué aucune
influence sur la valeur de l'union. La présence d'enfants ou le désir
commun d'en posséder, la communauté de vues sur les sujets rel
igieux ou philosophiques ne sont que peu efficaces. De même, on
ne trouve aucune action systématique du type d'intérêt professionnel.
La plupart des couples, même ceux qui avouent un désaccord
profond, considèrent que leur union est au moins aussi heureuse
que la majorité des cas, — soit pessimisme, soit orgueil. Les sujets
qui ont pris part à cette expérience montrent une tendance générale
à attribuer à leurs parents à l'égard de leur propre mariage, les
sentiments qu'ils éprouvent eux-mêmes envers le leur. Une explica
tion biologique et sociale est proposée : les enfants nés dans un
milieu heureux ont un caractère plus facile que les autres ; ils se
montrent davantage attachés à leurs parents et portent sur eux un
jugement plus favorable.
Bien que certains traits de personnalité révélés par les réponses
à ces questionnaires n'aient indiqué aucun degré de liaison avec le
bonheur conjugal, une analyse détaillée des résultats incite les
auteurs à étendre cette recherche à des sujets plus nombreux,
en développant certains points. J. M.
479. — R. R. WILLOUGHBY. — Neurotieism in marriage : III. The
appreciation Of neurotieism (Psychopathies dans le mariage :
III. L'appréciation- des psychopathies). — J. of Soc. Ps., VI, 4,
1935, p. 397-437.
Suite à des travaux publiés précédemment dans la même revue
{analysés dans An. Ps., XXXV, n° 519).
Utilisant les données recueillies dans une enquête auprès de
sujets américains mariés, basée sur leurs réponses au questionnaire
de Thurstone, W. propose une nouvelle méthode d'interprétation
des résultats. Cependant que dans l'étude antérieure les mesures
étaient appliquées à l'individu, elles sont maintenant rapportées
au couple, en des combinaisons diverses.
Ce travail est un exposé bref de cinq modes d'appréciation
de l'adaptation du comportement, dont l'application a donné à
l'auteur des résultats intéressants. - J. M.
480. — W. BENT JOHNSON et LEWIS M. TERMAN. — Perso
nality characteristics of happily married, unhappily married and
divorced persons (Les caractéristiques personnelles de gens bien
mariés, mal maries et divorcés). — Char, and Pers., III, 4, 1935,
p. 290-311.
On examina au moyen de différents tests de caractère 600 sujets
répartis en trois groupes : un groupe de 100 couples heureux en 380 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ménage ; un groupe de 100 couples malheureux en ménage et un
groupe de 100 couples divorcés. Il s'agissait de savoir si pour un
sexe donné les réponses permettraient de discerner des différences
individuelles caractéristiques parmi les trois groupes.
Les auteurs pensent en général que les plus grandes
constatées sont naturelles plutôt qu'acquises. La plupart des carac
téristiques relevées correspondent d'ailleurs bien en général à ce
que l'observation de la vie quotidienne permet de noter et de prévoir-
H. A.
481. — O. KLINEBERG. — Race differences. — In-8° de 367 pages
New- York et Londres, Harper, 1935. Prix, relié : 2,50 dollars.
• Sur l'importante question des races, qui est à l'ordre du jour,
K., dont on connaît une belle série de recherches expérimentales;
de psychologie ethnologique, a établi une précieuse mise au point
dont on ne saurait trop le féliciter.
En trois parties successives, après un examen du concept de-
race, et une classification, K. envisage le point de vue biologique-
(différences constitutives et biochimiques, données crâniennes et
cérébrales, caractéristiques évolutives et physiologiques), le point
de vue psychologique (processus élémentaire, intelligence, caractères
non intellectuels, anomalies mentales), et enfin le point de vue-
culturel (tendances fondamentales, émotivité, personnalité, carac
téristiques de l'enfance et de l'adolescence, mentalité primitive).
Clairs et précis, appuyés de très nombreux travaux et des résul
tats, sur bien des points, de ses recherches personnelles, les divers
chapitres du livre fournissent de solides bases d'étude.
La donnée générale, que dégage la conclusion, c'est que rien
ne permet de prétendre établir une hiérarchie des races, et que-
de nombreux facteurs, principalement sociaux, jouent un rôle plus
important que les caractéristiques raciales.
On trouve, dans la même race, des niveaux de civilisation extraor-
dinairement différents, comme chez les Mongoloïdes que sont les
Chinois à qui on doit tant d'inventions et une si haute culture-
et les tribus primitives de la Sibérie du Nord.
L'identité raciale des indigènes américains n'empêche pas que-
l'on trouve des types introvertis et extrovertis, des guerriers comme-
les Apaches, des tribus pacifiques comme celles des Pueblos, un carac
tère stoïque et réservé comme chez les Sioux, une extrême émotivité
' H. P. comme chez les Huichols.
482. — M. SEREJSKI. — Beiträge zur vergleichenden Psychiatrie.
(Contribution à la psychiatrie comparée). — Ar. für P. und N.,
GUI, 1935, p. 510-538.
Une Commission a été envoyée au Nord du Caucase pour y
étudier les névroses et les psychoses. On a constaté que le syndrome
psychasthénique et la névrose traumatique sont extrêmement rares.
Les réactions hystériques extroverties sont également rares. Ces
réactions sont le plus souvent introverties et accompagnées par
des tendances dépressives et des symptômes du système neuro- PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 381
végétatif. On remarque rarement un désir conscient de se réfugier
dans la maladie.
En ce qui concerne les psychoses, la plus répandue est la schizo
phrénie. La forme la plus fréquente de cette psychose est la catatonie.
Le délire et son expression verbale sont pauvres, les hallucinations
rares. Contrairement au pronostic relativement bon de cette forme
de schizophrénie, le taux des issues démentielles et mortelles est
élevé dans ces pays. L'épilepsie prend la deuxième place ; l'évolution
plutôt défavorable de cette psychose serait explicable par la consti
tution athlétique des épileptiques. A côté de ces deux psychoses,
on a noté 5 cas de psychoses mixtes « schizoépilepsie ». Dans un de
ces cas, le syndrome catatonique a évolué en une épilepsie, dans
les autres cas, l'évolution était inverse.
Parmi les maladies infectieuses, la neurosyphilis prend une
place importante. La paralysie générale est pareille à celle des
pays européens, la syphilis cérébrale prend des formes atypiques
avec des crises épileptiques et des hallucinations. L'encéphalite
épidémique est représentée le plus souvent par des formes hyper-
dynamiques, a\ec de l'agressivité. Pas de psychoses alcooliques,
quoique l'alcoolisme soit très répandu. Dans la psychose maniaque-
dépressive, on constate surtout de l'excitation, il n'y a presque
pas d'états dépressifs, ni délires de culpabilité ou tentatives de suicide.
Il est intéressant de noter que les psychoses se rencontrent le plus
souvent chez les hommes et les névroses chez les femmes. Ce fait
serait en rapport avec la situation sociale des deux sexes. J. A.
483. — H. BURKHARDT. — Endogene Psychosen bei nordischer
Rasse (Les psychoses endogènes dans la race nordique). — Z.
für g. N., CLIII, 1935, p. 165-181.
L'A. a choisi, parmi les malades internés dans l'hôpital national
de Schleswig-Stadtfeld, tous ceux qui présentaient des psychoses
endogènes, en tout 59 cas, 27 hommes et 32 femmes. Il a trouvé dans
ce groupe presque exclusivement des cas de schizophrénie plus
ou moins pure. Les cas de manie-dépression manquent complètement,
ainsi que les cas de psychoses atypiques accompagnées d'une1 grande
excitabilité psycho-motrice. Les cas qui sont à la limite des psychoses
surtout les cas d'hypercinésie ou les cas d'onirisme, passent tout
à fait au second plan, ou manquent complètement. Le trait dominant
de leur comportement est un autisme avec teinte hébéphrénique,
les traits d'extro version sont à peine perceptibles. L'A. ajoute que
ces données peuvent servir de base à une psychologie des races.
J. A.
484. — E, H. STOFFLET. — A study of national and cultural diff
erences in criminal tendancy (Etude des différences nationale
et culturelle dans la tendance au crime). — Ar.' of Ps., 1935,
185, 56 pages.
Étude comparative de l'évolution des tendances criminelles pro
pres à différents groupes nationaux, au cours de deux générations.
Des recherches antérieures ayant révélé une prédisposition raciale
à certains types de méfaits, l'A. s'efforce de découvrir si le facteur 382 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
héréditaire persiste malgré l'influence commune d'une éducation
uniforme. Il examine les crimes (fréquence et caractères) commis
par deux générations successives d'étrangers de diverses nationalités,
dont les enfants sont nés, soit aux pays d'origine, soit en Amérique,
et les compare à ceux d'individus de. même âge, établis en U. S. A,
depuis plusieurs générations.
Les différences exprimées en %, indiquent une prédisposition
particulière à certaines catégories de crimes en rapport avec la race
— tendance qui va s'atténuant à la génération suivante.
En général, les enfants nés à l'étranger sont plus fréquemment
responsables d'actes de violence et deviennent délinquants à un
âge plus avancé que les sujets de naissance américaine. Ceux-ci sont
plus souvent coupables d'atteinte à la propriété. Très vite, les
particularités raciales s'effacent, cependant que persistent les ten
dances caractéristiques du milieu économique et professionnel.
L'A. suggère une poursuite de cette étude à la troisième générat
ion, qui verrait probablement disparaître l'influence raciale.
J. M.
485. — R. N. FRANZBLAU. — Race differences in mental and
physical traits : studied in different environments (Différences
raciales dans les traits mentaux et physiques : étudiées dans différents
milieux). — Ar. of Ps., XXVI, n° 177, 1935, 44 p.
De nombreux travaux ont montré des différences de niveau
intellectuel entre les divers types européens immigrés aux.U. S. A.,
avec notamment une supériorité nette des nordiques sur les médi
terranéens. Les résultats de F. confirment à la fois les précédents
et la thèse récente de Klineberg réclamant une comparaison des
groupes raciaux dans leur milieu d'origine.
F. a appliqué une batterie de 8 tests non-verbaux à 4 groupes
de 300 jeunes filles (12 à 16 ans) : Danoises et Italiennes d'Amérique
(de p?rents immigrés), Danoises de Copenhague et Italiennes de
Rome. Les 2 groupes européens n'ont pas montré de différence
significative, alors que les Danoises américaines sont supérieures
aux autres groupes. On peut supposer que le changement de milieu
favorise particulièrement les Nordiques ou bien que l'immigration
danoise est de qualité supérieure (les pères des Danoises américaines
ont un niveau social moyen supérieur à celui des pères d'Italiennes
américaines).
La maturité physiologique (lre menstruation) est plus précoce,
de 6 à 7 mois, chez les D. américaines que chez celles de Copenhague,
alors que pour les Italiennes on ne trouve qu'un mois de différence.
De même l'indice céphalique diminue un peu (et le nombre de
dolichocéphales augmente) chez les Danoises après immigration,
non chez les Italiennes. Indice céphalique, taille, poids, apparition
des règles n'ont pas montré de corrélation avec l'intelligence ni avec
le groupe racial. - G. D.
486. — M. KINTER-REMMLEIN. — Study of a group of Paris
children : their ideas of right and wrong ; their reactions in situa
tions involving cooperation and self-sacrifice (Etude d'un groupe PSYCHOLOGIE DIFFÉRENTIELLE 383
d'enfants parisiens ; leurs idées sur le vrai et le faux; leurs réactions
dans des situations comportant une coopération et le sacrifice de soi).
— J. of Soc. Ps., VI, 1, 1935, p. 91-106.
Une enquête a été menée parallèlement à Paris et en Amérique
auprès d'écoliers de même âge (11 ans, en moyenne), à propos de
quelques facteurs de comportement.
Le groupe américain, hétérogène au point de vue physique et
social, comportait un très grand nombre de sujets tandis que les
Français n'étaient que 52 garçons et 51 filles, formant un groupe
homogène. Malgré cette différence, les mêmes caractéristiques furent
observées chez l'ensemble des sujets, — mise à part une différence
sexuelle marquée chez les Parisiens, cependant que garçons et
filles américains fournissaient les mêmes résultats : la valeur sociale
du comportement de l'individu est indépendante du niveau de
ses connaissances morales.
D'autre part, les deux groupes accusèrent une même absence
de relation entre l'esprit de coopération et la tendance à l'abnégation
— confirmant l'impossibilité de fixer une ligne de conduite simple :
altruiste ou égoïste.
Une analyse détaillée des résultats indique une moindre stabilité
émotive des Parisiens et leur supériorité quant aux connaissances
morales. La comparaison des niveaux intellectuels, appréciés par
un test non verbal (Pintner), a donné des résultats favorable»
au groupe français ; le niveau moyen des garçons est 61 chez ceux-ci,
tandis que les Américains ont pour l'ensemble 50 environ. J. M.
487. — H. T. MANUEL. — A comparison of Spanish- Speaking
and English-Speaking Children in Reading and Arithmetic (Une
comparaison entre enfants de langue espagnole et enfants de
langue anglaise en ce qui concerne la lecture et le calcul). ■ — J. of
appl. Ps., XIX, 2, 1935, p. 189-202.
La présence, dans certaines régions d'U. S. A., d'enfants d'origine
mexicaine et qui ont l'espagnol pour langue maternelle, complique,
dans ces régions, les problèmes de l'organisation scolaire. L'étude
de l'A. met en lumière de multiples différences entre ces enfants
et ceux de langue anglaise, quant au niveau social des familles
et aux connaissances scolaires des enfants. D. W.
488. — E. W. MC ELWEE. — Differences in Reading Attainment
of Italian and Jewish Children (Différences dans le succès en
lecture d'enfants italiens et d'enfants juifs). ■ — J. of appl. Ps.,
XIX, 6, 1935, p. 730-732.
La comparaison des divers groupes d'enfants ayant manifesté
des difficultés dans l'apprentissage de la lecture a montré que
les enfants juifs réussissaient un peu mieux en que les enfants
italiens de même niveau mental. D. W.
489. — B. MALZBERG. — Mental disease among foreign-born
- whites, with special reference ta natives of Russia and Poland
(Les maladies mentales chez les immigrés étrangers blancs surtout 384 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
en ce qui concerne les originaires de Russie et de Pologne). —
Am. J. of P., novembre 1935, p. 627-640.
L'A. a constaté que chez les originaires de Russie et de Pologne,
le taux des maladies mentales est plus bas que celui des autres
immigrés. Le taux le plus élevé a été trouvé chez les immigrés de
l'Irlande et de la Scandinavie. Les immigrés de l'Est de l'Europe
se trouvent au milieu. Ainsi, pris en bloc, les maladies mentales
chez tous les immigrés de l'État de New- York s'élèvent à un taux
de 108,8, tandis que celui des Polonais «st de 86,3 seulement. En
ce qui concerne les maladies mental«6 particulières chez ces derniers,
Ja démence sénile est représentée par un taux de 15,7 tandis que
le taux des autres émigrés est de 32,2 ; l'artériosclérose est représentée
respectivement par 19,9 et 46,0 ; la paralysie générale par 4,9 et 9,8 ;
la psychose maniaque-dépressive par 12,7 et 15,8. Cependant, les
psychoses alcooliques sont plus fréquentes chez les Polonais que
chez les autres immigrés, respectivement 9,2 et 6,7. De même, la
démence précoce est représentée chez les Polonais par un taux
de 35,4 comparativement avec la moyenne de 32,8 pour les autres
émigrés. Seuls les Autrichiens et les Hongrois ont un taux plus élevé,
en ce qui concerne cette dernière affection. J. A.
490. — SWARD et M. B. FRIEDMAN. — Jewish temperament
(Le tempérament juif). — J. of appl. Ps., XIX, 1, 1935, p. 70-84.
Étude soignée quant au choix du groupe d'étude et du groupe
témoin et la prise en considération des divers facteurs autres que
le facteur racial (niveau social, origine nationale, etc.). Malheu
reusement, de l'avis même des A., le résultat, • — ■ 60 % de Juifs
seraient, d'après leurs réponses aux questionnaires, aussi instables
et auraient autant de « complexes d'infériorité » que 50 % de non-
Juifs, — est équivoque, car les réponses des sujets constituent
des appréciations qui sont données en fonction de critères probable
ment différents dans les groupes comparés. D. W.
491. — K. SWARD. — Patterns of Jewish temperament (Lignes
du tempérament juif). — J. of appl. Ps., XIX, 4, 1935, p. 410-423.
Le questionnaire psycho-pathologique de Bernreuteur a été rempli
par 114 étudiants juifs et autant d'étudiants non juifs d'une univers
ité de Cleveland, ainsi que par les ascendants directs de chacun
des étudiants.
D'après les résultats qui sont dus, on le sait, à l'introspection
des sujets, seraient nettement plus marqués chez les Juifs compara
tivement aux non-Juifs : l'instinct grégaire et le besoin de contact
avec un milieu social ; la soumission ; l'entrain, l'effort, l'excès de
réaction ; les signes d'anxiété et de labilité d'humeur
Ces traits sont envisagés dans leurs origines sociologiques comme
une réaction caractéristique d'une minorité opprimée. D. W.
492. — M. BLEULER et R. BLEULER. — Rorsehaeh's ink-blot
test and racial psychology : mental peculiarities of Moroccans
(Le test de taches d'encre de Rorschach et la psychologie des races :

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