Travail. Entraînement. Fatigue. L'Imitation - compte-rendu ; n°1 ; vol.36, pg 638-649

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L'année psychologique - Année 1935 - Volume 36 - Numéro 1 - Pages 638-649
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1935
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1° Travail. Entraînement. Fatigue. L'Imitation
In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 638-649.
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1° Travail. Entraînement. Fatigue. L'Imitation. In: L'année psychologique. 1935 vol. 36. pp. 638-649.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1935_num_36_1_30738638 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
par ses sujets. L'effet est le même sur les différentes catégories d'audi
teurs, les intelligents et les non-intelligents, les musiciens et les
non-musiciens. Il semble qu'il y ait une signification de la musique
qui puisse être comprise par tous.
Quelle en est l'origine ? Il faudra, pour la déterminer, de longues
séries d'expériences, bien que les compositeurs en aient depuis
longtemps une connaissance vague et non exprimable par des mots.
La théorie qui paraît la plus logique est celle de Ferguson. Il y a
pour cet auteur deux éléments fondamentaux dans la musique :
la suggestion de mouvement et la suggestion de pression. La première
est celle qui produit les effets les plus puissants : II faut nous mouvoir
et nous mouvoir en accord avec la musique. La seconde implique
des tensions et des relâchements, des efforts et des abandons. Les
éléments qui produisent la « pression » peuvent être divisés en
trois groupes, deux mélodiques et un harmonique. Les deux premiers
sont la montée et la descente de la gamme, d'une part, de l'autre,
la relation à la tonique. L'élément harmonique est constitué par les
consonances et les dissonances et leurs combinaisons variées. Naturel
lement, d'autres éléments variés (qualité tonale des différents instr
uments, etc.), viennent modifier ou renforcer l'expression musicale.
G. P.
1107. — M. G. COLBY. — Instrumental reproduction of melody by
preschool children (Reproduction instrumentale de mélodies par
les enfants d'âge préscolaire). — J. of genet. Ps., XLVII, 2, 1935,
p. 413-430.
On peut déterminer l'aptitude musicale chez des enfants de
3 ans 1/2 à 4 1/2 en leur apprenant, au lieu de les soumettre à une
pluralité de tests indépendants, à reproduire sur un instrument
une mélodie simple, c'est-à-dire en étudiant un acte musical qui
implique la coordination d'un certain nombre de capacités : manuelle,
imitative, perceptive, etc. Il résulte de cette étude que le succès
dans la reproduction instrumentale d'une mélodie simple dépend
de 4 facteurs : le nombre des unités sonores, la grandeur des inter
valles, la « direction » de la mélodie et le degré de répétition ou
de symétrie. Les sujets ayant le moins d'aptitude musicale ont
une tendance à simplifier chacun de ces facteurs. D'autre part, le
champ mélodique appréhendé est différent du simple champ sensoriel
acoustique, ce qui indique l'importance de la forme dans l'expérience
musicale. A. T.
XL — Activité et Travail
1° Travail. Entraînement. Fatigle. L'imitation1
108. — W. MOEDE. — Die Kennzeichnungswerte menschlicher
Arbeit (Les valeurs caractéristiques du travail humain). — Ind.
Psychot., XII, 1, 1935, p. 1-9.
Rapide revue des divers points de vue pouvant présider à une éva
luation des résultats du travail humain : mesures physiques, physiolo
giques, ergotechniques, économiques, psychologiques. D. W.
1. V. aussi les n™ 456, 696, 699. ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 639 ACTIVITÉ
1109. — G. SOLER DOPFF. — Sobre I'Evaluacio biologica de la
capacitat de treball (Sur l'évaluation biologique de la capacité
de travail). — R. de P. i P., III, 11, 1935, p. 213-220.
L'A. étudie la capacité de travail au moyen de la méthode
ergodyne monographique combinée avec l'analyse du métabolisme
basai dans les différentes situations de repos et de travail musculaire.
Il expose sa technique sans donner ni les détails ni les résultats que
l'on attend. L. B.
1110. — R. ALLERS et J. BIERER. — üeber ein- und beidhändige
Arbeit am ErgOgraphen (Sur le travail d'une ou de deux mains
à Vergographe). — Arb. Ph., VIII, 1935, p. 490-501.
Lorsque le sujet travaille à l'ergographe simultanément avec
les deux mains le rendement de ce travail est inférieur à la somme
du travail effectué par chaque main séparément. L'étude a été
faite sur 10 sujets. Les expériences de contrôle montrent qu'il ne
s'agit pas ici de l'action inhibitrice que le travail d'une main pourrait
exercer "sur celui de l'autre. Il s'agit là d'après les A. d'un facteur
central supplémentaire qui entre en jeu au moment du travail
simultané des deux mains. La fatigue de ce centre qui assure la
coordination des mouvements peut expliquer la diminution du rende
ment. Les variations spontanées que l'on observe au cours du travail
ergographique indiquent le rôle important joué par les facteurs
psychologiques dans ce travail. B. N.
1111. — D. VAMP A. — Tempi parziali e tempi totali di lavoro
(Temps partiels et temps totaux de travail). — Ar. it. di Ps., XIII,
3-4, 1935, p. 200-230.
L'A. étudie, au cours de la répétition constante d'une même
opération de travail, la variation de la forme et du temps de ce
travail ainsi que des rapports existant entre les mouvements simples
qui constituent cette opération. L'expérience utilisa le tapping et
les deux phases de ce travail très simple, soulèvement et abaissement,
furent enregistrées sur un cylindre. L'élaboration statistique des
résultats recueillis permet d'arriver aux conclusions suivantes. Il
existe un principe de compensation entre les mouvements simples
d'une opération complexe. La probabilité d'une durée type est
plus grande pour les temps totaux que pour les temps élémentaires
correspondant aux mouvements simples isolés du travail. Il se produit
par l'adaptation continue et progressive de l'individu à la situation
complexe du travail une modification continuelle de la forme du
travail individuel dans le temps. Il est impossible d'attribuer une
valeur constante à un temps élémentaire. R. L.
1112. — J. M. UFLAND et I. M. WUHL. — Modifications, dans le
travail, de la chronaxie sensitive (en russe, avec résumé allemand).
• — Bases physico-chimiques de l'activité nerveuse. Institut Bek-
terev, Leningrad, 1935, p. 168-182.
Les auteurs ont constaté que la chronaxie motrice n'était pas
seule à augmenter sous l'action du travail, mais aussi la chronaxie 640 . -ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sensitive ; l'élévation est maxima environ 5 minutes après la fin
du travail (parfois 20 à 25 minutes après).
Pendant le travail statique, la chronaxie augmente d'abord,
diminue quand survient la fatigue, et augmente à nouveau après
la fin du travail (déterminations sur la main). L'augmentation est
à peu -près la même après 5 minutes de travail statique ou dynamique.
A la main ne travaillant pas, les variations de chronaxie sont
parallèles mais moindres. H. P.
1113. — J. M. UFLAND et I. M. WUHL. — De l'influence du travail
intellectuel sur la chronaxie motrice et sensorielle. — Tr. hum.,
III, 2, 1935, p. 153-164.
Le travail consistait en traduction à livre ouvert d'une langue
étrangère et en solution de problèmes à rechercher. On déterminait
la chronaxie sensorielle et motrice avant le travail, jusqu'à obtention
d'une valeur stable, et après le travail (immédiatement, 8, 16 et
24 minutes après). Les expériences ont porté sur des adultes et
sur un groupe d'adolescents de 14 à 16 ans. La chronaxie musculaire
était celle du M. flexor digitorum et du M. extensor digitorum, la
sensorielle étant déterminée par l'irritation des points sensibles
de la surface cutanée de l'avant-bras. Les résultats obtenus sont
les suivants : Pour les adultes, le travail prolongé provoque une
diminution de la chronaxie du M. flexor, et du M. extensor, et
augmentation instable de la chronaxie sensorielle, le travail de courte
durée entraînant la même diminution de la chronaxie du M . flexor,
celle de Yextensor ne changeant pratiquement pas. Chez les adoles
cents, le travail court diminue la chronaxie du flexor et augmente
celle de Yextensor, la chronaxie sensorielle augmente considérablement.
Il y a là des différences curieuses, que les auteurs ne prétendent
pas expliquer de façon certaine. t M. F.
1114. — L. G. SCHERMANX. — Der Einfluss von geistiger Arbeit
auf die Muskelchronaxie (V influence da travail mental sur la
chronaxie musculaire). — Arb. Ph., VIII, 1935, p. 446-452.
L'auteur a constaté à la suite d'un effort mental (exercice de
calcul), une modification de la chronaxie et de la rhéobase au point
moteur des muscles extenseur et fléchisseur des doigts chez l'homme.
Cette modification peut s'effectuer dans les deux sens, mais le
plus souvent elle consiste en uae diminution. Ainsi, dans les expé-.
riences, qui ont porté sur 24 sujets, il s'est produit une diminution
en 77,8 %, une augmentation en 8,7 % des cas. Dans 13,6 % des
cas, aucune modification de la chronaxie n'a été constatée. La
variation est d'autant plus prononcée que la durée du travail est
grande : le travail de 30 minutes n'a pas changé la chronaxie, ce
changement est plus important à la suite du travail de 2 h. 20 qu'à
la suite de celui de 1 h. 40. Les limites des variations sont de 7,2-
21,5 % pour la chronaxie, et 6,3-19,6 % pour la rhéobase. Le retour
au repos commence 30-40 minutes après la cessation du travail
et s'achève en 1 heure. . B. X. ACTIVITÉ ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 641
1115. — G. IAKOWLEFF. — La chronaxie sensitive chez les aveugles,
par rapport à la lecture par Braille et au travail physique. —
Tr. hum., III, 3, 1935, p. 336-342..
Chez 18 aveugles et 12 voyants, on déterminait la chronaxie
de l'avant-bras et des deux index. Le sujet ayant lu une demi-heure
à haute voix, on déterminait à nouveau les mêmes indices, de 15
en 15 minutes. La valeur de la chronaxie du côté de la main employée
à la lecture est fortement abaissée, puis remonte progressivement.
La chronaxie sensitive du membre opposé est très augmentée de
suite après la lecture et revient ensuite à sa valeur primitive. La
rhéobase de la main liseuse ne change pas, celle de l'autre maîn varie
en fonction inverse par rapport aux valeurs de la chronaxie. Les
changements, en général, restent visibles durant 30 à 60 minutes.
Sous l'influence d'un travail de menuiserie, employé comme
terme de comparaison, pas ou peu de différence entre les changements
de la chronaxie sensitive des doigts et de l'avant-bras chez les
aveugles et les voyants. M. F.
1116. — D. J. WILSON. — Antagonistic muscle action during the
initiatory stages of voluntary effort (Action musculaire antagoniste
durant les états initiaux de Vejfort volontaire). — Ar. of Ps., XXIV,
n° 160, 1934, 48 pages.
On a enregistré mécaniquement les contractions des fléchisseurs
et des extenseurs de l'index droit durant 3 sortes de mouvements :
(1) adaptés à un stimulus extérieur : charge croissante à vaincre
ou objet mobile à poursuivre ; (2), rapides, sans contrôle extérieur .:
mouvement balistique et mouvement alternatif ; (3) provoqués par
un choc électrique, le doigt étant en relaxation.
On observe toujours la contraction, initiale, des 2 groupes de
muscles. En général, mais non toujours, les antagonistes suivent
les agonistes. Le retard dépend de la résistance extérieure, de la
direction du mouvement, du degré de l'effort. Plus l'accroissement
du poids à vaincre est lent, plus grande est la dissociation temporelle
des 2 systèmes.
La contraction est plus soudaine (d'après l'angle qu'elle trace
sur l'enregistrement) pour l'agoniste que pour l'antagoniste et,
pour les 2 groupes, dans la réponse volontaire (d'autant plus que
l'effort est plus intense) que dans la réponse électrique donnant le
même mouvement.
L'action antagoniste n'est donc pas du type de la simple inner
vation réciproque. Les 2 systèmes se contractent, simultanément
ou successivement, et à différentes vitesses et intensités. G. D.
1117. — W. A. SGHOGHRIN. — Ueber die Beständigkeit des Alters
verhältnisses zwischen der Muskelkraft der Strecker und Beu
ger (Sur la constance en fonction de Vdge du rapport entre la force
musculaire des extenseurs et des fléchisseurs ). — Arb. Ph., VIII,
1935, p. 607-609.
L'étude portant sur un grand nombre d'individus âgés de 19
à 59 ans montre que le rapport entre la force des extenseurs et des
fléchisseurs des membres ne varie pas en fonction de l'âge. Si l'on
l'année psychologique, xxxvi 41 642 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
considère égale à 100 la force des fléchisseurs, celle des extenseurs
de la jambe droite est de 146-149, de la jambe gauche 137-143,
celle de la main droite 80,1-86,7, et enfin celle de la main gauche
79-83,9. B. N.
1118. — G. L. FREEMAN et E. F. WONDERLIC. — Periodicity
in performance (Périodicité du rendement). — Am. J. of Ps.r
XLVIL 1, 1935, p. 149-151.
A l'aide d'un ergographe à doigt,, on a étudié sur 40 sujets :
1° les variations du rythme de soulèvement lorsque le sujet travaille
le plus rapidement possible pendant 20 minutes ; 2° les modifications
de l'amplitude du mouvement pour des soulèvements se succédant
sur un rythme imposé. Pour une appréciation du rendement par
unité de temps de 5 secondes, ont été considérées comme fluctuations
significatives, les différences avec la moyenne au moins égales
ou supérieures à la déviation moyenne. On a ainsi constaté l'existence
de fluctuations périodiques chez 21 sujets seulement. Les individus
les plus variables sont aussi ceux chez lesquels la périodicité ainsi
déterminée est la moins évidente. A. B.-F.
1119. — P. SPIELBERG. — Die Aenderungen der Bewegungskoord
inationen im Gange während des Arbeitstages. II. Mitteilung
(Les modifications de la, coordination du mouvement de la marche
pendant la journée de travail). — Arb. Ph., VIII, 1935, p. 783-800.
L'auteur a fixé des ampoules électriques aux diverses articulations
de l'homme et a enregistré ainsi la courbe tracée par ces
pendant la marche du sujet, transportant un fardeau. Les enregi
strements montrent que la fatigue se traduit sur la forme de ces
courbes. Après 2 h. 20 de marche, l'amplitude des courbes diminue,
le pas se raccourcit et se ralentit, on voit augmenter la participation
des forces de soutien. Pendant 75 minutes de marche, lorsque le
fardeau est mis de côté, on note une augmentation de l'amplitude
des courbes et une accélération et allongement du pas. Ces modifi
cations sont assez prononcées, mais passagères ; dans la période
qui suit, on voit de nouveau les courbes diminuer d'amplitude et
le pas se ralentir et se raccourcir. B. N.
1120. — A. CHWEITZER, II. LAUGIER et F. VAIIL. — Compar
aison du travail ergographique à rythme uniforme, avec le travail
à intervalle variable pour une fréquence de soulèvements imposée.
— Tr. hum., III, 2, 1935, p. 181-190.
Avec un ergographe de Mosso modifié, et sur deux sujets, les
A. établissent que le travail fourni peut être modifié si on remplace
le rythme de soulèvement uniforme, par un rythme bi- ou trigéminé,
le nombre des soulèvements par unité de temps restant invariable,
les différences obtenues étant de valeur suffisante pour écarter
l'hypothèse d'une variation fortuite. Mais, selon les sujets, le phéno
mène s'observe dans certaines conditions spéciales. Pour l'un d'entre
eux, par exemple, l'accroissement ne s'observe que si le travail à
rythme uniforme aboutit à l'épuisement ; on retarde alors celui-ci
ou même on l'évite complètement par le rythme bi- ou trigéminé. ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 643 ACTIVITÉ
Pour le second, avec une fréquence de 6 par minute, il y a augment
ation, quand on lui substitue le rythme de 2 soulèvements toutes-
les 20 secondes. Pour une autre fréquence (12 par minute) il faut
adopter le rythme trigéminé pour obtenir l'augmentation. Il semble-
que la grandeur de l'intervalle de repos joue ici un rôle décisif, ce- de nouvelles expériences essaieront de vérifier. M. F.
1121. — M. TIITSO et A. PEHAP. — Ueber den Einfluss der Körper
arbeit auf die Pulsfrequenz (Sur V influence da travail musculaire
sur la fréquence du pouls). — Arb. Ph., IX, 1935, p. 51-61..
La du pouls est étudiée à l'aide de l'appareil de Fleisch, .
qui enregistre la durée de l'intervalle entre 2 pulsations, sur 20 per
sonnes de 15-39 ans, au repos et pendant l'exercice physique sur
la bicyclette ergométrique. Dès le début de l'effort, le pouls s'accélère,,
cette accélération se produit progressivement jusqu'à un certain .»
maximum. Après l'effort, le pouls revient aussi d'une façon progres
sive à la valeur de repos. La vitesse de l'évolution dépend de la valeur -
de la fréquence maxima ; une fréquence de 100 à 140 par minute
est atteinte en 3-15 secondes, le retour au repos s'effectue en
30 secondes ; une fréquence de 200 par minute peut être atteinte
en 2 minutes, et le pouls rester accéléré pendant une dizaine de
minutes après la cessation du travail. Pour une même intensité
de l'effort, l'accélération est plus prononcée chez des personnes
non entraînées au travail physique.
Une accélération passagère du pouls de nature psychogène s'oB-
serve avant le début du travail, au moment où le sujet se prépare
à commencer. Des variations spontanées du rythme du pouls s'obser
vent aussi bien au repos que pendant l'effort. Cette arythmie est
cependant plus prononcée au repos (en particulier dans les périodes -
de reconstitution) ; elle peut même disparaître pour un certain
moment à la suite des efforts lorsque ceux-ci conditionnent des accé
lérations très prononcées. Le degré de l'arythmie présente des
différences individuelles, que certains auteurs ont trouvé môme être
en relation avec la capacité physique de l'individu. Les auteurs
du présent travail n'ont pas pu mettre en évidence une telle relation.
L'arythmie la plus prononcée a été vue par eux chez des sujets jeunes •
(15-18 ans), le pouls le plus régulier chez des sujets de 30-40 ans,
indépendamment de la capacité physique de ces individus. B. N.
1122. — E. ATZLER et G. LEHMANN. — Die Wirkung von Lecithin-
auf Arbeitsstof Wechsel und Leistungsfähigkeit (V influence de la
lêcithine sur le métabolisme du travail et sur la capacité physique-
de Vindividu). — Arb. Ph., IX, 1935, p. 76-93.
22 à 83 grammes de lêcithine administrés tous les jours pendant
2 à 4 mois ont déterminé chez 4 sujets (sur 6 étudiés), une amélio
ration de leur rendement physique. On a vu augmenter chez ces
sujets la quantité du travail effectué pour une même intensité de
la ventilation de la période de reconstitution, et pour une même-
dépense énergétique, de même on a vu augmenter la force et l'endu
rance de l'effort au dynamomètre. Sous l'influence de la lécithiner
la quantité de l'hémoglobine des globules rouges s'est accrue, le- 644 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nombre des leucocytes du sang a diminué, le nombre relatif des
lymphocytes augmenté, la fréquence du pouls a baissé. Les sujets
étudiés se trouvent en bon état général, leur poids n'est pas augmenté.
Le quotient respiratoire a présenté une diminution pendant le
travail, le métabolisme du repos n'est pas modifié. B. N.
1123. — E. B. SKAGGS. — Distribution of effort in a perceptual
motor task (Distribution de Veffort dans une tâche perceptive et
motrice). — J. of exp. Ps., XVIII, 1935, p. 797-801.
La tâche consistait à insérer le plus vite possible des formes dans
une planche spéciale. Trois modes de distribution de l'exercice ont
été comparés ; le plus condensé s'est montré le plus efficace, le
plus dispersé le moins efficace. P. G.
1124. — W. LIBERSON. — Attitude mentale et rythme des mouve
ments volontaires. — B. B., GXVIII, 1935, p. 1047-1049.
Pour des mouvements alternatifs de flexion et d'extension du
doigt, au rythme le plus rapide, la vitesse maxima est plus grande
si l'on demande au sujet de faire des flexions successives que si
l'on des extensions (23 au lieu de 14 alternances en 10 sec.)
alors que le mouvement total est le même, mais qu'il y a attitude
différente centrant l'attention sur une partie ou l'autre, et la vitesse
est maxima quand on commande un acte, tel que frapper un objet
avec le dos du doigt (25 en 10 sec). Il en est de même pour des
alternances dans les mouvements de la langue (attitude de propulsion
plus favorable que celle de rétraction), des paupières ou des mâchoires
(attitudes de fermeture plus favorables que d'ouverture).
L'amplitude et la forme des mouvements diffèrent aussi suivant
l'attitude prise. H. P.
1125. — E. N. KENDREW. — A note on the persistence of moods
(Note sur la persistance des états affectifs). — Br. J. of Ps., XXVI,
2, 1935, p. 165-173.
Quelle est l'influence des états affectifs sur le taux de travail ?
C'est à cette question que K. a cherché à répondre en instituant
une série d'expériences avec des enfants chez lesquels il provoquait
artificiellement le sentiment de déception et de mécontentement.
Le travail que 20 enfants (de 5 à 7 ans) étaient invités à accomplir
consistait à enfiler des perles. Le taux de travail était facile à mesurer ;
il s'agissait, bien entendu, de comparer les résultats avant et après
la déception. Or, chez 9 enfants, K. a constaté une diminution
significative du travail fourni ; chez 8, au contraire, il y avait un
accroissement de l'activité ; chez 3 enfin aucune différence n'a pu
£tre constatée. P. K.
1126. — GH. W. MANZER. — The effect of knowledge on output
of muscular work (L'effet de la connaissance sur la production
de travail musculaire). — J. of exp. Ps., XVIII, 1935, p. 80-90.
On demande une série de pressions maximales au dynamomètre ;
les résultats sont ignorés du sujet dans les 10 premières épreuves,
connus dans les 20 suivantes, puis de nouveau ignorés dans les ACTIVITÉ ET TRAVAIL. ENTRAINEMENT, FATIGUE 645
10 dernières. Le rendement diminue lentement dans la première
partie, s'élève brusquement au début de la seconde puis s'abaisse
et continue à diminuer, mais très lentement dans la dernière comme
si l'effet stimulant de la connaissance des résultats continuait à se
faire sentir. Le seul fait d'annoncer au sujet qu'on va lui communiquer
les résultats relève déjà le niveau de l'effort. P. G.
1127. — A. BASLEU. — Ueber das Marschieren mit gekreuzten
Sehritten und dessen Zweckmässigkeit (Sur la marche au pas
croisé et sur V utilité de cette marche). — Arb. Ph., IX, 1935,
L'auteur a fixé une bande de papier sur la manche d'un soldat
et un stylet inscripteur sur celle du soldat voisin, il a pu ainsi enregis
trer des collisions des membres supérieurs pendant différentes formes
de la marche. Les résultats montrent que ces collisions sont plus
fréquentes et intenses dans la forme habituelle de la marche, que
dans une marche où les personnes voisines commencent l'une par
le pied droit, l'autre par le gauche. B. N.
1128. — K. H. ROGERS. — Perseverative tendency in motor activity
(Tendance perseverative dans V activité motrice). — R. M. DORGUS
— Is there a « unit trait » of volitional perseveration ? (Y a-t-il
un « trait-unité » de persévérance volitionnelle ? ). — J. of gen.
Ps., X, 2, 1934, p. 455-462 et XIII, 2, 1935, p. 345-356.
La persistance de l'attitude « vitesse » a été mesurée, sur 70 sujets,
au moyen d'un test de temps de réaction, avec changement de
la main active, et du test suivant : le sujet reproduisait 10 fois
sa signature, d'abord selon son habitude de signer, puis avec une
vitesse soit maximum, soit réduite (1 lettre en 4 sec), enfin comme
d'habitude.
Graphiques et rapports introspectifs montrent une persistance
nette. Mais les intercorrélations n'indiquent pas de facteur commun,
donc de tendance perseverative. < <
D. a employé, avec 100 sujets, 4 tests de « persévérance volition
nelle » (Downey), insolubles ou de difficulté illimitée : mouvement
rapide, mouvement lent, coordination motrice fine avec raisonnement
minimum, test de raisonnement avec activité motrice minimum.
En moyenne, les femmes persévèrent un peu moins que les hommes,
pour chaque test ; mais les différences ne sont pas significatives.
Les intercorrélations (ainsi qu'avec le test d'intelligence <, de
Thorndike) sont négligeables, sauf entre les 2 derniers tests (0,51).
II n'y aurait donc pas de facteur persévérance d'ordre volontaire,
et s'il existe une tendance perseverative d'un niveau inférieur elle
aurait peu d'influence sur le comportement individuel. G. D.
1129. — J. H. TAYLOR. — Responses to startle stimulation
(Réponses à une stimulation qui fait sursauter fortement). —
The effect of increasing speed of stimulation on an organized
task (Effet d'une vitesse accrue de sur une tâche prga-,
nisée). — J. of gen. Ps., XII, 1, 1935, p. 108-131 et 132-142.
45 sujets furent entraînés à une tâche complexe impliquant
la discrimination de 5 lumières juste distinguables et la manipulation 646 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
précise d'un stylet. Puis un stimulus inattendu (brusque coup- de
trompe) fut introduit pendant une épreuve, à la suite du 40e stimulus
lumineux (sur 200) . II en résulte une baisse de l'efficience et un accroi
ssement de la tension musculaire, qui persistent souvent jusqu'à
la fin du test des sujets attendant un 2e coup).
15 sujets surentraînés pour le même test montrèrent une déficience
faible et passagère, mais un accroissement de tension net et persistant.
Bien que les sujets se déclarent très troublés, leur habitude bien
établie continue donc de jouer efficacement.
Avec la répétition quotidienne de la lre expérience, on observe
dès le 4e jour une récupération quasi-totale du comportement
-antérieur au 1er choc, le sujet n'attendant plus un second coup et
se relâchant aussitôt après la production, attendue, du de
trompe. T. suggère que l'accroissement de tension musculaire est
un facteur de la déficience ; c'est dans les cas où il s'est montré faible les'
ou passager que les performances étaient meilleures.
15 sujets furent entraînés à une discrimination plus compliquée
•que la précédente, avec 7 stimuli visuels (dont 2 périphériques)
et 3 auditifs. La fréquence des fut portée soudain au double,
puis au triple de la habituelle. On retrouve les résultats
précédents ; la tension musculaire s'accroît en quantité et en varia
bilité et la coordination motrice s'affaiblit (selon une corrélation
■de 0,5 1 avec l'accroissement de tension). Lorsqu'on redonne la
fréquence initiale, une déficience subsiste ; on montre qu'elle n'est
pas due à la fatigue. G. D.
1130. — A. FESSARD, H. LAUGIER et J. MONNIN. — Force
et ténacité au cours de l'entraînement. — Tr. hum., III, 2, 1935,
p. 165-174.
>■ Suite à un travail, précédemment analysé (v. XXXIII, n° 1211).
Il s'agissait cette fois de déterminer les variations concomitantes
de la force et de la ténacité au cours de l'entraînement, et de comparer
à ces deux points de vue la main droite et la main gauche. Le travail
•était exécuté au dynamographe de Ch. Henry, le niveau de maintien,
pour la mesure de la ténacité, fixé aux 2/3 du maximum réalisé. Les
expériences n'ont porté, semble-t-il, que sur très peu de sujets
(quatre ou cinq, généralement des étudiants). Les données recueillies
confirment nettement l'indépendance de la ténacité et de la force ;
il n'y a pas corrélation entre ces deux mesures des capacités de
travail de l'individu. D'autre part, les deux indices s'améliorent,
•comme on pouvait le prévoir, avec les répétitions du travail. Enfin,
et c'est là, semble-t-il, le point le plus intéressant, il y a pour la téna-
■cité une symétrie bi-manuelle, qui s'oppose à la dissymétrie souvent
observée de la force musculaire. Il serait utile de voir ces données
vérifiées sur un plus grand nombre de sujets. M. F.
1131. — J. E. DAVIS et N. BREWER, — Effect of physical training
on blood volume, hemoglobin, alkali reserve and osmotic resistance
of erythrocytes (Effet de V entraînement physique sur le volume
du sang, l'hémoglobine, la réserve alcaline et la résistance osmotique
des érythrocytes). — Am. J. of Ph., GXIII, 3, 1935, p. 586-591.

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