Un nouvel ergographe, dit ergographe à ressort - article ; n°1 ; vol.4, pg 303-315

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L'année psychologique - Année 1897 - Volume 4 - Numéro 1 - Pages 303-315
13 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : vendredi 1 janvier 1897
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Alfred Binet
Nicolas Vaschide
Un nouvel ergographe, dit ergographe à ressort
In: L'année psychologique. 1897 vol. 4. pp. 303-315.
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Binet Alfred, Vaschide Nicolas. Un nouvel ergographe, dit ergographe à ressort. In: L'année psychologique. 1897 vol. 4. pp.
303-315.
doi : 10.3406/psy.1897.2903
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1897_num_4_1_2903XVIII
UN NOUVEL ERGOGRAPHE, DIT ERGOGRAPHE A RESSORT
Les critiques que l'on peut faire à l'ergographe de Mosso, et
que nous avons formulées dans un article spécial, nous ont
déterminé à faire construire un appareil nouveau; nous l'appe
lons ergographe à ressort, parce qu'il diffère de celui de Mosso
par la substitution d'un ressort au poids que le doigt médius
soulève en se fléchissant.
L'avantage de cette substitution est triple: 1° elle permet
au sujet qui travaille à l'ergographe de donner toute sa force,
ce qui n'a pas lieu s'il travaille avec l'ergographe à poids. En
effet, supposons qu'on fasse soulever le poids de 5 kil. par le
doigt médius ; il y a des sujets très vigoureux, pour lesquels
ce poids est relativement léger, et ils pourraient au début de
l'expérience soulever avec leur doigt un poids plus lourd ; la
première courbe écrite par l'ergographe ne représente donc pas
tout ce qu'ils pourraient faire ; 2° lorsque l'expérience se pro
longe, il arrive un moment où le sujet devient incapable de
soulever ce poids de 5 kil ; quelque effort qu'il fasse, son doigt
ne peut plus se fléchir et soulever le poids. On dit alors que le
sujet est épuisé ; mais cela n'est pas exact, il n'y a pas un
véritable épuisement du doigt, il y a simplement un épuise
ment relatif à ce poids de 5 kil. ; si l'on substituait à ce poids
un autre poids, plus léger, on pourrait constater que le sujet,
qu'on déclarait épuisé, peut encore exécuter avec son doigt
un travail mécanique considérable. On peut éviter cette cause
d'erreur avec l'ergographe à ressort ; 3° le troisième avantage
de l'ergographe à ressort est de permettre au sujet d'exécuter
un travail proportionnel à l'état de ses forces ; en effet, c'est
le sujet lui-même qui décide, en quelque sorte, quelle est la
quantitéde travail mécanique qu'il peut exécuter. Au contraire, 304 MÉMOIRES ORIGINAUX
avec l'ergographe à poids, on impose un même travail méca
nique à des sujets de force musculaire très différente, de sorte
qu'il est à peu près impossible d'obtenir avec cet ergographe
une mesure de leurs forces et de faire des études comparat
ives.
Notre ergographe à ressort se compose d'une bande hori
zontale en acier, sur laquelle sont solidement fixés un ressort
en boudin et un doigtier. L'instrument entier est relié à un
pied vertical cylindrique très fort, qui en assure la stabilité ;
il peut être fixé sur le bord d'un meuble au moyen d'un fort
Fig. 66. — Ergographe à ressort. (Le cylindre enregistreur sur lequel se
fait l'inscription n'est pas représente.)
étau mobile, dans lequel le pied vertical glisse de haut en bas.
Le doigtier est en métal, et articulé en deux parties: la
première partie, fixée sur le bâti de l'instrument, supporte la
troisième phalange du médius ; la deuxième partie reçoit les
deux autres phalanges ; l'extrémité du doigt est protégée par
un chapeau mobile sur le doigtier, pour permettre de régler la
position des doigts de toute taille.
La partie mobile du doigtier est reliée, par sa face anté
rieure, à une tige de traction agissant sur le dynamomètre ;
celui-ci se compose d'un ressort en boudin, terminé par deux
leviers verticaux presque parallèles, dont l'un est fixé au bâti
de l'instrument, et dont l'autre est relié à la tige de traction du BINET ET N. VASCMDE. — UN NOUVEL ERGOGRAPIIE 305 A.
doigtier, à l'aide d'un coulant glissant sur ce levier mobile et
pouvant exercer la traction en haut ou en bas du levier, afin
de permettre des tractions correspondant à deux échelles
différentes, et qui diffèrent entre elles, surtout par l'ampli
tude d'excursion du doigt ; ainsi, quand le coulant est fixé à
l'extrémité inférieure du levier, la course du doigt, pour opérer
une traction de 10 kg., correspond à un déplacement de 0m,04
de l'extrémité du levier. Cette disposition permet au doigt
d'exécuter un véritable travail mécanique.
Un cadran horizontal et gradué est placé en avant du
dynamomètre, et fixé sur la pièce qui retient celui-ci. Les
mouvements de traction agissant sur le levier mobile du dyna
momètre sont indiqués sur le cadran, grâce à un dispositif
spécial, par une aiguille reliée au levier ; cette aiguille se te
rmine par une plume destinée à écrire, sur le cylindre tournant,
les courbes de traction; cette plume est articulée verticalement
dans sa partie médiane, afin que l'on puisse régler facilement
le contact de la plume avec la surface du cylindre enregistreur.
En arrière du doigtier, se trouvent diverses pièces desti
nées à assurer l'immobilité de la main, sans la blesser. Imméd
iatement en arrière du doigtier, se trouve un petit coussin
fixe, sur lequel repose la face dorsale de la main : il est muni
d'une courroie destinée à immobiliser le poignet. Un peu plus
en arrière, toujours sur le bâti horizontal de l'appareil, se
trouve un collier fixateur de l'avant-bras.
Il résulte de notre description que notre ergographe diffère
théoriquement de celui de Mosso par la substitution d'un
ressort au poids, et ce ressort présente cet avantage particul
ier qu'on peut varier l'excursion du doigt.
Pour compléter cette description, nous donnons le tableau
suivant, qui indique quelles sont les excursions du doigt,
correspondant aux kilos de traction. On peut se servir de l'in
strument, avons-nous dit, soit en tirant sur l'extrémité supé
rieure du levier, tout près du ressort, soit en tirant sur l'extré
mité inférieure du levier; dans le premier cas, le mouvement
du doigt a très peu d'amplitude ; il en a beaucoup plus dans le
second cas : ainsi, pour une traction de 5 kil., il y a, lorsque le
levier est court, une excursion de 5 mm. ; lorsque le levier est
long, l'excursion est de 12mm,5.
Quel est le travail mécanique exécuté? Cette quantité de
travail est un peu plus difficile à évaluer qu'avec l'ergographe
à poids, puisque la valeur de la traction en kilos varie
l'année psychologique, iv. 20 306 MÉMOIRES ORIGINAUX
continuellement depuis le commencement jusqu'à la fin de la
flexion, lorsqu'on tire sur un ressort ; mais il existe des fo
rmules mathématiques qui permettent d'évaluer le travail.
Graduation de rergographc à ressort.
LONG LEVIER. COUtiT LEVIER
Produit du Produit du Nombre Parcours en Nombre Parcours nombre de kilos nombre de kilo: de kilos. millimètres de kilos. en millimètres. parle parcours. par le parcours
1 0, 00'J 0,25
0 0,018 0,025
8,5 0,034 7,50 0, 045
12,5 0,002,5 8,75 0,00J, 25
15,25 12,95 0,103,00 0, 09'J , 5
0,130,5 19, 50 13,50 0,121,50
8 21,50 0,172 10 14 0,140
9 11 10,90 24,50 0,220,50 0,185.90
10 27,50 0,275 12 17,10 0, 205, 20
0,253,50 11 32,50 0,357,50 13 19,50
12 34 0,408 14 20,50 0,287
15 21,90 0,328,50
23 0,308 10
17 23, 50 0,399,50
18 25,50 0,459
Les premières expériences faites avec l'ergographe à ressort
ont eu lieu à Versailles, sur les élèves de l'école normale d'ins
tituteurs. Nous avons choisi ces sujets parce qu'ils nous avaient
servi six mois auparavant à faire des expériences avec l'erg
ographe de Mosso, et nous étions désireux de répéter sur eux
les mêmes expériences avec notre ergographe à ressort.
Le travail ergographique a été exécuté par treize sujets ; ils
étaient debout, la main droite engagée dans l'appareil ; autour
du sujet, ses camarades attendaient, et par leur présence
stimulaient son émulation.
La traction se faisait sur le court levier du ressort, de sorte
que le déplacement du doigt était relativement petit. Le max
imum de force donné par le médius a beaucoup varié selon les
sujets (tableau I) ; il a été en moyenne de 16 kil. : mais il y a un
de ces jeunes gens qui a atteint le chiffre de 20, et un autre
celui de 21. Ce premier résultat, si simple à constater, nous
montre que l'ergographe de Mosso est inférieur à l'ergographe
à ressort comme mesure de la force maxima de flexion; car
d'ordinaire on fait travailler un sujet à l'ergographe en lui
faisant soulever avec le médius un poids de 5 kil. ; or, nous A. BINET ET N. VASCHIDE. — UN NOUVEL ERGOGRAP1IE 307
constatons qu'en moyenne des sujets vigoureux de seize ans
peuvent faire avec le médius un effort de 16 kil., et que quel
ques-uns vont jusqu'à 21 kil. Nous parlons ici, bien entendu,
de maximum de traction et non de travail.
il- T A B L ï
I A X I M lï M D I s : FLEXION
Ordre Première Trois minutes Nom des élèves. de classification. expérience. après.
1 Vatan 21 15
Pinel . 2 20 14
3 5 Louvet 48 45 5
5 ?, Tellier 48 46 5
G Léandri 40 43
5 G Merken 4 0 4 4 5
G 5 Roger. 40 14
G Rigault 40 12 5
5 45 Derôme 43 9,
5 9 Martin 45 13
11 Sarazin 14 12
'12 Coindre 4 3 5 13 5
Dérache 18 13 10
4 0,27 Moyenne. 13,35
Tableau II. — IN ombre moyen de kilogrammes de flexion.
PREMIÈRE EXPÉRIENCE APRÈS TROIS MINUTES DE REPOS
Nombre Ordre Ordre Nombre Nom de moyen de kilos de moyen de kilos des élèves. des élèves. classification. de flexion. classification. de flexion.
Louvet . . 14,05 1 Louvet . . 1 12, 35
2 Vatan. . . 4 3,47 2 Rigault. . 11,11
3 Roger . . 43,45 3 Derôme. . 10,28
4 Rigault. . 41,02 4 Coindre. . 10,24
Derôme. . 10,84 Vatan. . . 5 5 10,01
0 Léandri. . 10,70 6 Martin . . 9, 98
Coindre. . 7 Roger . . 10, 08 9,87
Tellier . . 40,30 8 Léandri. . 9,50 8
9 9 Mergen. . 10,25 Pinel. . . 9,34
40 Tellier . . 9,30 10 Pinel. . . 10, 05
Martin . . 9,40 11 Sarazin. . 8,02 11
Sarazin . . 9,23 12 Mergen. . 8,01 12
13 Dérache. . 7,43 13 Dérache, . 8, 40
10ks,93 Moyenne 9k«J74 Moyenne ■
308 MEMOIRES ORIGINAUX
La moyenne arithmétique des flexions, évaluée en kilogram
mes, a été également plus élevée que ce que donne d'ordinaire
l'ergographe à poids ; elle a été, en effet, pour nos treize
sujets, de 40 kil. (voir tableau II).
D'autre part, le nombre des flexions qu'un sujet exécute
avant d'être arrêté par la fatigue est tout à fait inattendu ;
un sujet a fait 221 flexions, un autre 211 ; la moyenne en a
fait 70.
Tableau III. — Nombre de flexions à l'ergographe à ressort.
PREMIÈRE EXPÉRIENCE APRÈS TROIS MINUTES DE REPOS
Ordre Ordre Nom Nombre Nom Nombre de de des élèves. des flexions. des élèves. des flexions. classification. classification.
Dérache. . 221 1 Tellier . . 155 . 1
211 2 Dérache. . 134 2 Te Hier . .
Pinel. . . 201 3 Vatan . . 82 3
Sarazin. . 4 Sarazin. . 144 4 74
Vatan . . 131 5 Léandri. . 54 0
Louvet . . (i Leandri. . 104 fi 48
7,5 7 Roger . . 45 Roger . . 70
Rigault . . 70 8 Mergen. . 40 7,5
Coindre. . 31 9 Louvet . . es 9
Derôme. . 60 1.1,5 Derôme. . 30 10
11,5 Pinel. . . 11,5 Mergen. . 51 30
Coindre. . 51 Rigault . . 30
Martin . . 13 Martin . . 2G 11,5 30
Moyenne arithmétique 108,31. Moyenne arithmétique 60,23.
Par suite de ce nombre inattendu de flexions, il est intéres
sant de se rendre compte de la manière dont l'expérience s'est
terminée. C'est ce que nous avons noté dans le tableau.
Quelques sujets se sont arrêtés d'eux-mêmes, se disant
fatigués. D'autres ont été par l'expérimentateur ; or,
jamais dans les expériences avec l'ergographe de Mosso on
n'arrête le sujet.
Pour se rendre compte du développement de la force muscul
aire pendant cette longue expérience, nous avons fait la
moyenne de chaque dizaine de flexions (vair tableau V). Or,
voici ce que l'on observe. Pendant les premières flexions, la
force décroît rapidement, et plus ou moins rapidement, suivant
les individus, Chez un seul, Tellier, nous rencontrons un état ■
BINET ET N. VASCIT1DE. — UN NOUVEL ERGOGRAPHE 309 A.
à peu près stationnaire pendant les trente premières flexions,
puis la décroissance se manifeste. Chez tous les autres, la dé
croissance a lieu dès la première dizaine de flexions. Cette pre
mière période, caractérisée par une décroissance rapide, dure
pendant 20 à 30 flexions.
Tableau IV. — Mode de terminaison de chaque expérience.
FORCE EN KILOS
NOM De la dernière flexion. OBSERVATIONS
-~- — . — - --— ~- DES SUJETS
lro 2e expérience. expérience.
Derôme. . Arrête par nous. 5 5
5 Martin . Idem. a
Sarazin . S 'S
5 '.) Roger . Arrêté par la fatigue.
Pinel . . 5 5 Idem.
Mergen. Seconde fois arrêté par la fatigue. '6 6
Vatan . Idem. ï) 10
7 Coindre. Arrêté par nous. 7
7 7 Rigault. Idem.
Dérache. 5 7 Léandri. Arrêté par la fatigue. 0 de lui-même la 1™ fois. Tellier . 7,5 5
Arrêté par la 10 10 Louvet .
Elle est suivie par une seconde période, généralement plus
longue, où la décroissance continue avec la même régularité,
mais avec une vitesse moindre.
Enfin, l'expérience se termine par une troisième période,
bien caractéristique, où la décroissance se fait avec une vitesse
encore moindre; mais ce qui dislingue le mieux cette troisième
période, ce sont les irrégularités qu'elle présente; la force de
flexion tantôt augmente, tantôt diminue ; elle présente de fortes
oscillations. Nous ignorons la cause de ces oscillations. Il
nous semble probable qu'elles sont sous la dépendance de la
volonté, car elles deviennent très marquées lorsqu'on stimule
Pamour-propre du sujet. Mais il est certain, d'autre part, que
ces renforcements volontaires de la flexion ont pour condition
un certain degré de fatigue, car ils ne se produisent pas avec
cette netteté pendant la première période, quand la fatigue est
moindre. On pourrait donc appeler cette troisième période
la période des renforcements volontaires de la contraction.
Elle manque chez quelques-uns, par exemple chez Martin qui,
à notre avis, ne s'est pas donné beaucoup de mal et s'est arrêté '
es.

1
-
M- H- ►- ^- a première de classification d'après ORDRE
moyenne.
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7,60 o o z
7,00 "si

8,50 6,05
o 6,05
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7,80 11.05
8,80 7,80
NOMBRE O i— — * — *» o o c des chiffres
non calculés.
S3H10K3W oie I, KAI' VI. — Exi'K IÏIKXCKS ElUiÜÜUAl'HKJl'KS TA«
Deuxième fois, après 3 minutes de repos.
ORDRE
do classification NOMS •MOYENNES ARITHMÉTIQUES DES KILOGRAMMES UK FLEXION
d'après des chiffres
la première des élèves. Chaque chiffre représente la moyenne de dix flexions ergograpliiques. non calculés.
moyenne.
■,20 :,95 6, 90 6,05 Tellier. 14, 40 10,05 10,10 9,35 8.35 8,05 8.05 9, 75
•10 Louvet. I4,3O 10,75 ■J 0, 68
3 Vatau . 12,15 9 9.70 11,20 7, 40
4,5 Léandri 10,00 7,05 8,10
Roger . 10.55 9,25
Rigault 11,40
Déi'ômc ■10, 05
8 Pinel . 9, 50
9 Coindre 10,. 45
10 Martin . 10,05
■1-1 Mergen 9.55 6,61
12 Sarazin ■10 8,20 9, 45 6, 04
13 Dérache r,60 !>. 50 6,10 8,95 8,50 8 7, 55 7,70 0, 40

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