Une épreuve de taches d'encre envisagée sous l'aspect quantitatif - article ; n°1 ; vol.45, pg 171-186

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L'année psychologique - Année 1944 - Volume 45 - Numéro 1 - Pages 171-186
16 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1944
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M. Bénassy
C. Chauffard
Une épreuve de taches d'encre envisagée sous l'aspect
quantitatif
In: L'année psychologique. 1944 vol. 45-46. pp. 171-186.
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Bénassy M., Chauffard C. Une épreuve de taches d'encre envisagée sous l'aspect quantitatif. In: L'année psychologique. 1944
vol. 45-46. pp. 171-186.
doi : 10.3406/psy.1944.8161
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1944_num_45_1_8161XI
UNE ÉPREUVE DE TACHES D'ENCRE
ENVISAGÉE SOUS L'ASPECT QUANTITATIF
par M. Bénassy et C. Chauffard
Une étude assez approfondie du test « F » de Cattell1 nous
avait amenés à étudier Ja corrélation existant entre cette
épreuve et une épreuve d'intelligence, ainsi que la corrélation
d'un test d'intelligence avec chacun des sous-tests, nous avions
trouvé les résultats suivants (le coefficient employé était le r
de Pearson, le test d'intelligence la fiche psychologique Piéron
pour les enfants, le test M. H. P. pour les adultes ; l'étude
avait été poursuivie sur un groupe d'enfants et sur un groupe
d'adultes).
Enfants
Dessins : ,20. — Mots : ,31. ■ — Formes à compléter : ,25. —
Histoires : ,20. — Taches d'encre : ,13.
Adultes
Dessins : ,20. — Mots : ,20. — Formes à compléter : ,15. —
Histoires : ,12. — Taches d'encre : ,03.
La corrélation si basse entre intelligence et taches d'encre
nous a amenés à étendre l'épreuve des taches d'encre pour en
faire une épreuve complète à elle seule. L'effet de l'intelligence
vient si constamment fausser les épreuves de caractère ou de
tempérament qu'il nous a paru intéressant de reprendre
l'étude des taches d'encre, épreuve qui paraît tout à fait indé
pendante de l'intelligence.
Nous avons établi un test comprenant 12 taches qui se
1. M. Bénassy et C. Chauffard. Le Test « F » de Cattell est-il un test
objectif de tempérament ? Année Psychologique, 43e et 44e années (1942-
1943), p. 200-230. .
172 MÉMOIRES ORIGINAUX
succèdent ainsi : 4 taches noires, 2 taches noires et rouges,
2 taches noires, 4 en couleur.
L'épreuve est présentée sous forme d'un cahier de 12 pages
numérotées de 1 a 12 ; chaque page comporte une seule tache.
CONSIGNE
Attention vous êtes bien page 1 : vous avez devant vous
une tache d'encre; essayez d'imaginer tout ce à quoi elle
ressemble ; écrivez seulement le plus grand nombre de choses
auxquelles cela vous fait penser. « Allez. » Après une minute,
« Arrêtez-vous ». « Tournez la page. » « Vous êtes bien page 2 ?»
Vous avez devant vous une autre tache d'encre, faites la
même chose que pour la première. Écrivez seulement le plus
grand nombre de choses auxquelles cela vous fait penser.
« Allez ». Après une minute, «Arrêtez-vous ». « Tournez la
page », etc.
CORRECTION
1) Correction semblable à celle employée pour le test « F ».
On note le nombre d'objets imaginés1 ;
2) Nous avons pensé qu'il serait intéressant d'étudier la
richesse des images fournies en notant tous les attributs de
l'objet plus l'objet lui-même et de faire le rapport entre le
nombre d'objets vus plus leurs attributs et le nombre d'objets.
Exemple : Un homme avec une barbe, des cheveux, une
pipe.
Un sapin.
Une petite fille tricotant un pull-over vert.
ire correction. — Un homme, un sapin, une petite fille,
3 points. '
2e correction. — Note 1 : 3 points ; 2 : 9 (objets + attributs) ;
Note 3 : 3 points (rapport entre note 2
et note 1).
Nous avons appliqué le test ainsi présenté à 3 groupes de
sujets : 2 groupes d'adultes de 20 à 35 ans, 1 groupe d'adoles
cents de 13-14 ans.
1. Pour les détails de la correction, voir loc. cil. p. 210. ET CHAUFFARD. - — UNE ÉPREUVE DE TACHES D'ENCRE 173 BÉNASSY
1. 188 candidats à l'Institut National d'O. P. ;
2. 109 étudiants en 5e année de médecine ;
3. 410 adolescents de 13-14 ans au moment où ils se présen
tent à l'examen d'Orientation professionnelle.
Avec l'échantillon fourni par les élèves de l'I. N. 0. P. le
premier mode de correction a donné une, courbe normale et
le deuxième une courbe fortement asymétrique. L'échantillon
fourni par les étudiants en médecine a donné une courbe
franchement asymétrique pour les 2 corrections.
En outre, nous avons trouvé une différence significative
entre les 2 groupes, en effet :
Pour les élèves de l'I. N. 0. P Mx = 38 at = 13,77
— étudiants en médecine .... M2 = 26 a, = 8,68
d M. -M. _„Jg_B9N*3 H M0
+ 4;
Nous avons pensé que les .résultats obtenus avec ces
2 groupes pouvaient s'expliquer de la façon suivante :
Les élèves de l'I. N. 0. P. ont suivi scrupuleusement la
consigne. On leur dit : « Écrive/ seulement le plus grand nombre
de choses auxquelles cela vous fait penser », ils s'efforcent donc
de voir dans chaque tache la plus grande quantité possible
d'objets sans s'attarder à approfondir la qualité de chaque
«perception ; au contraire les étudiants en médecine moins
soucieux de la consigne répondent au test chacun suivant ses
propres tendances ; les uns voient beaucoup d'objets et les
notent, d'autres s'attardent à approfondir chacune de leurs
aperceptions sans se soucier de la consigne donnée. Il est donc
naturel qu'une seule courbe soit normale celle pour laquelle la
consigne ayant été suivie, la correction s'applique exactement
à l'effort fourni par le sujet. Ce point de vue nous a été
confirmé par les remarques que des sujets de l'un et l'autre
groupe nous ont faites. Certains sujets de l'I. N. O. P. on dit
par exemple : « Je voyais peu d'objets, mais j'aurais pu donner
beaucoup de détails pour chacun d'eux, mais ce n'est pas ce
que vous demandez, n'est-ce pas ? » Des étudiants en médecine
à qui nous faisions remarquer qu'ils n'avaient noté que peu
d'objets en leur donnant de nombreux attributs, chose qu'on
ne leur demandait pas, nous ont répondu : « Je n'ai pas fait
bien attention à ce que vous disiez, je pensais qu'il fallait
écrire tout ce que l'on voulait. » !


MEMOIRES ORIGINAUX 174
Quant à la différence significative entre les 2 groupes, nous
ne pensons pas qu'elle soit due à une différence psychologique,
mais bien plutôt à une différence d'attitude. Les étudiants
en médecine qui se soucient peu de la consigne, ne font aucun
effort véritable et notent paresseusement les images qui leur
viennent suivant l'inspiration du moment.
Ces résultats nous ont amenés à abandonner la 2e méthode
de correction, et, c'est en partant des résultats obtenus avec la
lre méthode de correction que nous avons fait l'étude du test.
Nous avons d'abord recherché si pour ce nouveau groupe
la corrélation avec une fiche d'intelligence se maintenait aussi
basse (le test d'intelligence employé a été la fiche M. H. P. 2).
Nous avons trouvé une corrélation de — 0,01. On peut donc
conclure à Fabsence de avec une excellente pro
babilité.
ÉTALONNAGE
TABLEAU I
Enfants Adultes
(I. N. O. P.) Garçons Filles
a a G Notes Notes Notes 4 4 4
— 8 3- 4 — 7 0- 1 .7 10-12
— 7 5- G g 2- 3 — 6 13-15
— 6 7- 8 4- 5 —* 5 16-19 — 5
— 5 4 6- 7 4 20-22 9-10
— 4 23-26 11-12 — 3 8- 9 — 3
3 2 27-29 13-14 10 o i j 30-33 15-16 11-12
l 34-36 17J8 0 13-14
0 37-39 19-21 15-16 0 + 1
+ 1 22-23 40-43 17-18 + 1 + 2
44-46 + 2 24-25 + 3 19 + 2
+ 3 47-50 26-27 20-21 + 3 + 4
51-53 + 4 28-29 + 5 22-23 + 4
54-57 + 5 30-31 24-25 + 5 + 6
58-60 + 6 32-33 26-27 + 6 + 7
61-64 + 7 34-35 + 8 28 + 7
+ 8 65-67 36-37 29-30 + 9 ' + 8
68-70 + 9 38-39 31-32 + 10 + 9
+ 10 71-74 33-34 + 10
+ 11 75-77 35-36 + 11
78-81 + 12
+ 13 82-84
85-88 + 14
N = N = N = 213 188 197
M = M = M = 15,3 38,24 17,9
a = o = a = 7,4 13,77 8,3 ■

Il ÉN ASSY ET CHAUFFARD. UNE ÉPREUVE DE TACHES D'ENCRE 175
Nous donnons ci-contre l'étalonnage du test pour le
groupe d'enfants, garçons et filles séparément car il existe
une différence significative quoique légère entre leurs résul-
l.ats (— -j= 3,41 ) O. P.) en et le groupe d'adultes (I. N.
léi.rons ( j ).
ANALYSE FACTORIELLE DU TEST1
Elle a été effectuée sur les données fournies par le groupe
d'élèves de l'I. N. O. P. dont les résultats se répartissent sui
vant une courbe normale. Les des étudiants en médec
ine ne nous paraissent pas présenter toutes les garanties
suffisantes pour que l'on puisse se servir d'eux.
La matrice des corrélations a été établie en partant des
distributions des notes de chacune des 12 planches. Le coeffi
cient de corrélation employé est le r tétrachorique.
TABLEAU II
Corrélations (tétrachoriques) entre planches 1 à 12
4 5 7 8 9 10 1 2 3 6 11 12
2 ,55
3 ,67 ,57
4 ,65 ,53 ,62
5 ,60 ,48 ,53 ,53
.,58 6 ,59 ,5.9 ,51 ,52
,51 7 ,63 ,56 ,57 ,59 ,47
8 ,67 ,64 ,63 ,60 ,62 ,58 ,63
• 9 ,52 ,58 ,50 ,63 ,62 ,60 ,53 ,53
]0 ,57 ,61 ,71 ,64 ,57 ,47 ,53 ,50 ,58
,69 ,55 ,71 ,61 11 ,65 ,60 ,51 ,62 ,70 ,62
12 ,55 ,76 ,65 ,n ,68 ,63 ,67 ,62 ,55 ,73 ,76
1. Nous remercions très vivement M. Pineau, du Laboratoire de Bio
métrie, qui a bien voulu se charger du traitement mathématique de nos
données. ■
. MÉMOIRES ORIGINAUX 176
II est à remarquer que les coefficients ne varient que dans
des intervalles assez limités (de 0,50 à 0,76) mais surtout on ne
remarque aucune systématisation, les 66 corrélations toutes
positives et assez élevées donnent une somme par colonne ou
rangée très sensiblement constante (S = £r variant entre 6,28
et 7,32). Ceci prouve donc l'homogénéité du test, les sujets
n'ont pas de prédilection pour une planche plutôt que pour
une autre.
En outre, nous avons établi la courbe de fréquence pour
chaque planche; elles sont toutes satisfaisantes quoique un
peu asymétriques. Les résultats se répartissent pour chacune
d'elles dans les mêmes limites ; il n'y a donc pas de bonnes
taches ou de mauvaises taches.
On a donc pratiqué l'analyse factorielle suivant la méthode
des tétrades de Spearman. La matrice des corrélations peut
être considérée comme hiérarchique ; un seul facteur commun
suffit donc à expliquer les intercorrélations observées. Les
saturations des différentes planches en ce facteur commun sont
les suivantes :
Planche 1 ,744 Planche 7 .750
— 2..... ,775 -- 8 ,812
— 3 . . . . ,773 — 9 ,747
— 4.. ,748 — 10 ,766
— 5 ,721 — 11 830
— : 6 ,739 — 12 .870
Si l'on fait les différents graphiques des variations du rap-
RIJ
port dT|7 d'après l'analyse de M. Delaporte pour N = 200 ind
ividus on obtient évidemment une série de traits présentant
peu de différence de position les uns par rapport aux autres,
ce qui montrerait a priori l'existence d'un seul facteur
commun.
-D'après la méthode de Thurstone, les résidus obtenus au
premier tableau sont très faibles et par suite il en est de même
de ceux obtenus au deuxième tableau (de l'ordre de grandeur
d'ailleurs de l'erreur que l'on peut commettre dans le calcul
des corrélations initiales).
En représentant sur le plan de cote I, par rapport à trois
axes perpendiculaires, les composantes des différentes plan
ches, le groupement obtenu très homogène, ne permet pas de ET CHAUFFARD. UNE ÉPREUVE DE TACHES D'ENCRE 177 BÉNASSY
faire apparaître un ou plusieurs facteurs du groupe. Un seul
facteur commun suffit à tout expliquer.
Nous avions pensé tout d'abord que le fait d'introduire des
planches de couleur provoquerait chez les sujets des pertur
bations, « un choc à la couleur » comme disent les spécialistes
du Rorschach. En fait, avec la consigne et la correction des
taches d'encre que nous avons utilisées, il ne se produit rien
de semblable. .
FIDÉLITÉ
Nous avons pu appliquer une deuxième fois ce test
après six mois d'intervalle à cent sujets. Nous avons obtenu
une corrélation r = 0,71 entre la première et la deuxième
application. Cette corrélation est tout à fait du même ordre
que celle trouvée pour la fidélité du test « F » (r = 0,74). Ce
résultat nous paraît acceptable.
VALIDITÉ
Nous avons employé la même méthode d'entretien que
pour l'étude de la validité du test « F w1 et nous avons repris
les points définissant le tempérament surgent-desurgent (dyna
mique-atone) de Cattell et les points définissant le tempé
rament ludique que nous avions dégagés nous-mêmes. Théor
iquement une note élevée aux taches d'encre correspond au
tempérament surgent (dynamique) de Cattell, ou au tempé
rament ludique, une note basse au tempérament desurgent
(atone) de Cattell ou à un tempérament ayant à un faible
degré la facilité de jeu. Ce travail a porté sur 100 entretiens.
Voici les coefficients de corrélation obtenus :
Points de Cattell Points du tempérament ludique
r = .32 Bonne humeur r = .00 Facilité de jeu 1
r = .26 Naturel r = .02 — 2
r — .38 Sociabilité r = .20 Contact avec les enfants 1
r = .08 Sens de l'humour r = .20 — 2
r — .40 Adaptation /■ = .43 Blocage 1
r = .27 Grégarité r = .49 — 2
r = .27 Vivacité de compréhension
r = .44 Total des points de Cattell
1. Loc. cit., p. 222-228.
l'année psycho logique, xlv-xlvi 12 178 MÉMOIRES OHlGXWt'X
Nous avons essayé d'améliorer là précision des résultat*
obtenus par l'entretien en complétant les différents points du
tempérament ludique. Pour chacun des 3 points, facilité de-
jeu, contact avec les enfants, blocage ; nous avons distingué-
l'intensité et la fréquence :
1° Jouez-vous très facilement ?
2° souvent ?
1° Avez-vous des contacts faciles avec les enfants ?
2° Ces contacts sont-ils fréquents ?
1° Ressentez-vous des blocages affectifs importants vis-
à-vis de certaines personnes ? ■
2° Ces blocages sont-ils fréquents ?
Que faut-il penser de ces coefficients de corrélation ?
Il n'est pas possible de comparer directement les chiffre?
trouvés dans l'étude du test « F » et ceux de la présente étude..
En effet, pour le test « F » on n'avait pas pu utiliser le coeffi
cient de corrélation r, les distributions n'étant pas normale»
et l'on avait employé le coefficient de contingence c dont la
signification n'est pas, on le sait, la même que celle de r. Ici les.
distributions normales ont permis l'emploi de r. La hiérarchie
des valeurs est à peu près la même que pour le test « F ». De-
plus, dans les deux études ce sont les points « facilité de jeu »•
et « blocage » qui paraissent donner de beaucoup les meilleur»
résultats. Le point « contact avec les enfants » donne une-
corrélation faible, nettement plus faible que pour le test « F ».
Nous pensons qu'il vaut mieux abandonner ce point qui no
paraît pas donner des résultats satisfaisants, ni du point do
vue statistique, ni du point de vue psychologique.
Les points du tempérament surgent-desurgent de Cattelt
bien que d'une interprétation plus facile pour les sujets, nous
paraissent nettement moins bons.
ÉTUDE DES DISCORDANCES
Nous avons repris tous les cas où résultats du test et résul
tats de l'entretien étaient en discordance.
Nous appelons cas de discordance tout cas pour lequel il y
a au moins deux échelons de différence entre les résultats du
test (que nous avons classé en 5 groupes) et les de
l'entretien notés en 5 points. Nous avons ainsi sur les 100 sujets
trouvés 13 cas de discordances selon l'interprétation « surgent-
desurgent » et 11 cas de discordances selon l'interprétation: BÉNASSY ET CHAUFFARD. UXE ÉPREUVE DE TACHES D'ENCRE 179
« tempérament ludique ». (Rappelons qu'à une note élevée de
ce test correspond un tempérament très surgent (dynamique)
ou très ludique) :
A) Discordances entre résultais des taches d'encre,
et Interprétation de Caltell
1° Dix cas de discordances dans le sens : notes aux taches
élevées se dit atone (à quelques nuances près introverti )>
sur ces 10 cas nous en avons trouvé 9 où l'on remarque, soit
que les parents aient été sévères, autoritaires1 soit que le sujet
ait été élevé très jeune en pension, le plus souvent après la
mort du père ou de la mère. Un seul cas semble avoir évolué
dans un milieu « favorable ».
Il semble que dans ce cas le milieu éducatif vienne freiner
le tempérament et rejette le sujet sur lui-même.
Nous donnerons pour chaque groupe de discordances une
ou deux observations qui permettront de mieux faire saisir le
sens dans lequel nous avons dirigé nos recherches.
I. — Observation n° 2 (homme).
Le père et la mère. sont morts lorsque l'enfant était âgé
de 5 ans.
Il a été élevé par un grand-père très austère qui est mort
lorsque l'enfant était âgé de 14 ans. La grand-mère était une
femme de devoir, donnant l'exemple : très dévouée pour les
autres, très dure pour elle-même.
L'enfant était le 4e enfant de la famille. Ses trois frères
aînés se sont montrés surtout protecteurs à son égard. Il n'a
souffert de leur part d'aucune tyrannie.
II. — .Observation n° .76 (femme).
Le sujet pense avoir reçu une éducation rigoureuse. Elle
était dit-elle très tenue et ne trouvait de détentes qu'auprès
de ses grands-parents.
Le père était ressenti comme un homme très bon, possédant
1. Nous ne nous occuperons ici que du milieu familial « subjectif ».
Nous entendons par milieu familial « subjectif » le milieu tel que le ressent le
sujet ; il est possible que les parents n'aient pas cru être ou même n'aient
pas été pour des observateurs extérieurs tels que l'enfant les a ressentis,,
mais c'est cette appréciation affective qui nous importe seule.

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