Stratigraphie du quaternaire et âge des gisements préhistoriques de la zone littorale des Alpes-Maritimes - article ; n°7 ; vol.72, pg 197-208

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Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1975 - Volume 72 - Numéro 7 - Pages 197-208
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Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mercredi 1 janvier 1975
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Eugène Bonifay
Stratigraphie du quaternaire et âge des gisements
préhistoriques de la zone littorale des Alpes-Maritimes
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1975, tome 72, N. 7. pp. 197-208.
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Bonifay Eugène. Stratigraphie du quaternaire et âge des gisements préhistoriques de la zone littorale des Alpes-Maritimes. In:
Bulletin de la Société préhistorique française. 1975, tome 72, N. 7. pp. 197-208.
doi : 10.3406/bspf.1975.8376
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1975_num_72_7_8376Bulletin de la Société Préhistorique Française, tome 72, 1975, C.R.S. M. nl
Stratigraphie du quaternaire et âge des gisements
préhistoriques de la zone littorale
des Alpes-Maritimes
par Eugène Boni fay
Les dépôts quaternaires, marins et continen glaciaires) qui permettent de définir des cycles
taux, de la région de Nice et, d'une façon plus climato-sédimentaires et leurs subdivisions.
générale, de toute la région comprise entre le — la néotectonique qui, en provoquant des
Var et la Roya, ont été très étudiés depuis plus mouvements du socle produit soit une suréléva
d'un siècle ; leur stratigraphie est maintenant tion des « plages fossiles », soit un abaissement bien connue, même si leur interprétation prête de celles-ci par rapport à leur position originelle.
quelquefois à discussion, et leur âge peut être La seule notion d'altitude ne suffit donc pas établi avec une précision satisfaisante. Depuis pour dater un dépôt marin, si l'on n'a pas une une vingtaine d'années, en effet, les travaux de connaissance suffisante de l'ensemble des variaL. Barrai, J.-J. Blanc, E. Bonifay, J. Bourcart, tions du niveau de la mer, dans une région L. Feugueur, G. Iaworsky, P. Mars, R. Pascal, S. donnée, tout au long des temps plio-pléistocènes, Simone ont apporté de nombreuses observations et si l'on ne fait pas intervenir les autres facteurs nouvelles grâce, en particulier, à l'étude des nomb de datation (faunes par exemple). reuses coupes créées par l'urbanisation intensive
de cette région.
Or, dans un cadre géographique tel que la
zone littorale des Alpes-Maritimes, la grande I. — STRATIGRAPHIE
amplitude relative des mouvements de la mer, DES FORMATIONS MARINES
au cours du Plio-Pléistocène, permet d'avoir à ET CONTINENTALES
peu près partout des dépôts marins littoraux qui
constituent autant de niveaux-repères dans les
1. — Généralités et problèmes de corrélations. séries sédimentaires : l'âge des sédiments cont
inentaux (de plein air ou de grottes) et des gis Dans l'exposé qui va suivre, j'emploierai pour ements préhistoriques qui peuvent leur être asso les séries marines la terminologie « classique » ciés peut donc être défini avec plus de précision. méditerranéenne telle que je l'ai définie en 1964
La synthèse stratigraphique des sédiments et en 1975, dans laquelle les termes de Càla-
plio-pléistocènes de cette région est donc essent brien, Sicilien, Tyrrhénien et Versilien désignent
ielle pour l'établissement de corrélations sûres respectivement le premier, le deuxième, le tro
entre les dépôts marins (stratigraphie méditerra isième et le quatrième étage (ou cycle sédiment
néenne), continentaux (terminologie glaciaire aire) post-pliocène. J'admets donc, conformé
alpine) et les gisements préhistoriques associés. ment au schéma classique, qu'il existe quatre
Cette synthèse doit mettre en évidence les faits étages pleistocenes dont les parties moyennes
majeurs qui, seuls, ont une véritable signification correspondent aux intergiaciaires Gunz-Mindel
chronologique : les variations du niveau de la (pour le Calabrien), Mindel-Riss (pour le Sicilien),
mer sont en effet extrêmement complexes dans Riss-Wurm (pour le Tyrrhénien) et post-Wurm
les détails et seule l'application stricte de la (pour le Versilien). Comme on le voit, les séries notion de cycle sédimentaire permet une approche continentales seront désignées par les noms des
satisfaisante de ces problèmes. La répartition glaciations alpines synchrones, quel que soit le altitudinale des rivages marins d'âge plio- faciès de la série en cause. Ces termes de Wiïrm,
pléistocène résulte de l'action de deux facteurs : Riss, Mindel, Gunz désignent simplement la
— les variations glacio-eustatiques (glaciaires dernière glaciation, Г avant-dernière, etc.. sans
et intergiaciaires mais aussi stades et interstades qu'il y ait référence directe avec la localité qui
197 I
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I
2. — Stratigraphie dans les Alpes-Maritimes. donné son nom à la glaciation correspondante : a
ces noms ne correspondent donc qu'à des « nu Les zones côtières des Alpes-Maritimes ont méros d'ordres » à partir du présent puisque subi de très importantes déformations (d'origine les plus anciennes glaciations sont très mal néotectonique) durant le Plio-Pléistocène. Du connues et qu'il est donc impossible de partir point de vue géographique, nous nous limiterons de l'origine. donc à la région comprise entre le Var et la Roya
qui forme un bloc assez homogène, car les choses J'admets donc les équivalences indiquées dans
peuvent se présenter différemment de part et le tableau I ci-après.
d'autre de ces limites.
Du point de vue des faunes continentales, les a) Le Plaisancien. ensembles villafranchiens se répartissent de la Les rivages du Pliocène ont été fortement façon suivante (sur le Pliocène supérieur et le déformés dans les Alpes-Maritimes. Le maximum Pleistocene ancien) (Tableau II). de la transgression plaisancienne est marqué par
une ligne de rivage se trouvant à plus de 200 Toutes ces corrélations et ces équivalences sont
mètres d'altitude. Des positions régressives de établies d'après les faunes continentales associées
la mer pliocène existent en contrebas ; G. d'une part aux dépôts marins et d'autre part aux
Iaworsky a en particulier décrit des rivages à formations continentales. Elles sont généralement
+ 125 m et à -f- 144 m qui datent certainement admises par les géologues et les paléontologistes
du Plaisancien supérieur. Il est probable qu'une spécialistes du Quaternaire.
TABLEAU I Equivalences entre séries marines et continentales plio-pleistocèner
Ages probables Stratigraphie méditerranéenne Terminologie glaciaire alpine
(en millions Post - VTůrm moyen n „. d'années)
VERSI LIEN
inférieur
Glaciation de WURH
supérieur Neotyrrhénien
0,09
moyen - Eutyrrhénien Interglaciaire Riss - Wůrm TYRRHENIEN
O-1?
inférieur
Glaciation de RISS
supérieur Neosicilien
0,Vj
SICILIEN moyen Milazzien Interglaciaire Mindel-Riss
0,6
inférieur Sicilien s. s.
Glaciation de MINDEL
supérieur Neocalabrien
0,9
moyen - Emilien GALABRIEN Interglaciaire G'iinz - Hlndel
r>
inférieur - Calabrien s. s.
Glaciation de GUNZ 1,8
supérieur
Glaciations pré-g'ùnziennes
_ 3,0 ?
PLAISANCIEN | moyen
| inférieur
6 à 8 ?
198 II : place chronologique des faunes villafranchiennes TABLEAU
( Centre de la France)
ETAGES MEDITERRANEENS FAUNES CONTINENTALES CHRONOLOGIE GLACIAIRE
Calab ri en
Faunes post-villafranchiennes début du Mindel supérieur
Faunes "epi -villafranchiennes"
■=■ faunes appauvries, avec Calabrien Interglaciaire
Elephas meridionalis Cùnz - Mindel moyen Hippopotamus , etc.,,
Faunes du "Villafranchien
récent " - faunes à Elephas
Gunz récent meridionalis
Calabrien (sans Mastodonte )
inférieur Faunes du "Villafranchien moyen"
= faunes avec Elephas meridionalis G'ùnz ancien
et un Mastodonte
F. du "Villafranchien ancien": Plaisancien faunes à deux Mastodontes Glaciations
supérieur (sans Elephant ) pre-gùnziennes
des Alpes-Maritimes : grotte du Vallonet, Monaco, série d'oscillations, d'origine glacio-eustatique,
Beausoleil : les espèces froides disparaissent dans affectent le niveau de la Mer Méditerranée à la
ce Calabrien moyen et il reste une faune mala- fin du Pliocène (Bonifay, 1975) : chacun des
cologique plutôt chaude, contemporaine de l'in- rivages du Plaisancien supérieur de la région de
terglaciaire Gunz-Mindel. Nice sont donc probablement séparés par des
régressions limitées. Après une série d'oscillations possibles autour
du maximum transgressif, commence la régresb) Le Calabrien. sion du Calabrien supérieur, dont l'amplitude Une régression très accentuée se place à la exacte n'est pas exactement connue mais qui est limite Plaisancien-Calabrien, d'une amplitude au minimum de l'ordre d'une centaine de mètres. dépassant probablement 100 mètres. G. Iaworsky Toute la zone située entre -f- 108 m et le voisia récemment signalé (Iaworsky et Le Calvez, nage du niveau actuel est donc à nouveau « ba1974) du Calabrien inférieur à faune froide layée » par le rivage du Calabrien supérieur qui (Hyalinea balthica) au voisinage du niveau actuel peut, à toutes les hauteurs dans ces marges de la Mer, à Nice même : on a là l'indication extrêmes, avoir abandonné des sédiments littd'une limite stratigraphique très nette. oraux. Cette régression est certainement entreAprès cette phase régressive très accentuée, coupée d'épisodes positifs : l'un d'eux est assez la transgression du Calabrien inférieur se pours bien marqué vers -(- 93 m : il doit dater de uit jusqu'à une altitude actuelle de -f- 108 m, l'extrême fin du Gunz-Mindel ou du début du peut-être avec des oscillations secondaires qui Mindel. coupent momentanément le mouvement trans-
c) Le Sicilien. gressif.
Après la régression du Calabrien supérieur Le rivage de -f- 108 m date donc du Cala
brien moyen ; il se retrouve en différents points s'amorce la transgression du Sicilien inférieur.
199 italienne : il s'agit d'une corniche de Vermets coupée elle aussi d'épisodes régressProbablement
qui marque un stationnement de la mer à -f 12 ifs, cette transgression se développe durant le
mètres et qui date soit du Riss final, soit du début Mindel supérieur pour atteindre, au Mindel-Riss,
un maximum transgressif dont l'altitude est le du Riss-Wiirm.
principal sujet de discussion actuel dans les Pendant l'interglaciaire Riss-Wiirm, la mer du Alpes-Maritimes. Tyrrhénien moyen (ou Eutyrrhénien) atteint la
cote -f- 22 mètres. De nombreux témoins de cette Il existe en effet des lignes de rivages plus ou
moins marquées à différentes hauteurs dans les ligne de rivage existent tout au long de la côte
des Alpes-Maritimes et de la Ligurie italienne Alpes-Maritimes, qui peuvent correspondre à ce
maximum transgressif. Deux d'entre elles sont (Grottes de Grimaldi, Monaco, Gîte Risso, Nice) ;
à envisager : celle de -j- 85 mètres et celle de ses dépôts contiennent la faune chaude « séné-
-f- 34 mètres. G. Iaworsky et H. de Lumley, cha galienne » classique à S trombus bubonius. De
cun de leur côté, admettent que le rivage de 84 puis le début du siècle, on admettait que les
mètres est antémindélien. Dans ce cas, et dans « plages à Strombus » de la région de Nice à
ma terminologie, il représenterait donc un stade Menton correspondaient à un rivage vers -f- 22
supplémentaire de la régression du Calabrien mètres. Or, après avoir essayé de placer le
supérieur, et le rivage de l'interglaciaire Mindel- Tyrrhénien à Strombus bubonius dans le Mindel-
Riss se trouverait plus bas, aux environs de Riss (Blanc, Lumley, Octobon, 1960), H. de
-f- 34 mètres. Cette hypothèse facilite l'interpré Lumley, reprenant une hypothèse de M. Boule
tation des formations continentales superposées (1904) plus ou moins adoptée momentanément
aux plages de -f 34 et -f- 84 mètres (qui présen par G. Iaworsky (1961), admettait l'âge Riss-
tent une stratigraphie très complexe). Cependant Wiirm de l'Eu tyrrhénien, mais lui attribuait seu
je ne l'ai pas retenue et j'admets que le rivage lement les « plages » de -f- 12 mètres. Mais
du Sicilien moyen, contemporain de l'intergla tandis que G. Iaworsky a reconnu l'âge Eutyrrhé
ciaire Mindel-Riss, se trouve bien à -f- 84 mètres. nien du rivage de -f- 22 mètres, H. de Lumley a
Ceci pour les raisons principales suivantes : maintenu jusqu'à présent une hypothèse qui a
été totalement et définitivement infirmée par — le rivage de -\- 84 mètres est le plus marqué
les remarquables travaux de L. Barrai et de des Alpes-Maritimes. Il est représenté en de nom
S, Simone à la Grotte du Prince. Continuer à breux points entre Nice et Menton et en Ligurie
nier, en 1975, que la mer du Riss-Wiirm ait italienne. C'est lui qui est responsable du modelé
atteint l'altitude actuelle de -4- 22 mètres à Nice de toute la côte de Nice à Menton : il correspond
et Menton relève beaucoup plus de la mauvaise à un long stationnement de la mer autour de
foi que d'une ignorance qui serait par trop cette altitude ;
profonde des problèmes de la géologie du Quat— il contient une faune tempérée-chaude ; ernaire. — l'étude sédimentologique des dépôts mar
Après des oscillations probables autour de l'ains d'âge Mindel-Riss de la grotte du Prince ltitude de 4- 22 mètres pendant le Riss-Wiirm, (S. Simone, 1970) montre que ceux-ci corre s'amorce la régression du Tyrrhénien supérieur spondent à une mer dont le rivage était situé au
(ou Néotyrrhénien) ; des oscillations positives minimum à -\- 50 mètres.
interrompent cette régression, notamment penAprès ce maximum transgressif se place la dant l'interstade Wiirm I-II durant lequel la régression du Sicilien supérieur, contemporaine mer remonte vers -)- 8 mètres dans la région de de la fin du Mindel-Riss et du Riss ancien. Cette Nice (après une régression limitée, peut-être de n'est pas continue, mais marquée de l'ordre de 30 à 40 m), et peut-être aussi pendant retours transgressifs et de stationnements tempor l'interstade Wiirm II-III (Neorthotyrrhénien). Le aires aux altitudes de -f- 56 mètres, -f- 42 mètres, maximum régressif qui atteint, sur les côtes de 4- 34 mètres et -f- 23, -f- 24 mètres. D'après Provence et des Alpes-Maritimes, — 120 à — 130 G. Iaworsky (1973), l'abondance d'A rca plicatci mètres, se place probablement pendant le Wiirm (espèce plutôt chaude) diminue du niveau de III. Pendant le maximum régressif et une partie 4- 84 mètres (où elle est abondante) au niveau de la transgression se développent à nouveau en de -f- 23, -\- 24 mètres (où elle est présente), ce Méditerranée nord-occidentale les faunes boréalqui correspond bien à un refroidissement progress es froides originaires de l'Atlantique nord. if pendant le début du Riss.
e) Le Ver s ili en. d) Le Tyrrhénien.
Après le rivage de -f~ 24 mètres, la régression La transgression versilienne (ou flandrienne)
commence probablement pendant le Wiirm III du Sicilien supérieur se poursuit jusqu'à une cote
et, par une série d'oscillations positives et négatinconnue, probablement bien au-dessous du
ives, amène le niveau marin au zéro actuel à niveau actuel.
une époque très récente (Bonifay, Courtin et Puis le niveau de la mer remonte : c'est la Thommeret, 1971 ; Bonifay, 1973). transgression du Tyrrhénien inférieur dont l'his
toire nous est peu connue puisque ses traces sont Toutes les données précédentes sont résumées
actuellement en grande partie immergées. Un dans le Tableau III. Dans ce schéma on a, pour
témoin transgressif de cette mer tyrrhénienne simplifier les choses, omis de porter les régres
existe cependant à la Grotte du Prince, en Ligurie sions limitées qui se placent très probablement
200 -
le' : Variation.- du niveau marin pendant TABLEAU III Pleistocene (région de Nice)
cycle cycle cycle cycle cycle sicilien versilien tyrrhenien plaisancien calabrien
Plaisancien
Purpura Patella coerulea
Galabrien moyen - Emili en (Gunz - Mindel )
Gryphaea virleti , Gryphaea Patella ferrugi
Sicilien moyen Milazzien ( Mindel -Riss )
Area plicata nte) , Patella ferrug
Neosicilien Sicilien supérieur
P a tella ferruginea
Area plicata (présente)
Tyrrhenien moyen Eutyrrhenien
- Vurm ) Riss
Strombus bubonius
Neotyrrhenien
versilien moyen Г I Regression
Regression Gunzienne
ílindellienne
- 100 m
130 m ression Wurmienne
entre chaque stationnement du niveau marin. découverts et fouillés par L. Barrai, G. Iaworsky,
Seules les grandes phases régressives ayant une H. de Lumley, R. Pascal, F.-C.-E. Octobon,
signification majeure ont été figurées, avec S. Simone, dans la zone qui nous intéresse.
cependant les restrictions notées tout au long de
cet exposé. 1. — Gisements associés aux dépôts du cycle
Tyrrhenien.
II. — AGE DES GISEMENTS PREHISTORIQUES a) Les Grottes de Grimaldi.
On sait depuis longtemps que le littoral des Les Grottes de Grimaldi (gr. Constantini, gr. des
Alpes-Maritimes est riche en gisements préhis Enfants, gr. Florestan, Abri Mocchi, gr. du Ca-
toriques, paléolithiques surtout. Fouillées à la villon, Barma Grande, gr. du Prince) contiennent
fin du XIXe siècle et tout au début du XXe, les toutes des remplissages wurmiens reposant sur
des dépôts à faune chaude de la mer tyrrhé- Grottes de Grimaldi, de l'Observatoire, du Lazar
et, ont fourni un matériel archéologique et nienne. Il était important de connaître le niveau
paléontologique remarquable. A ces sites ancien exact atteint par la mer à l'Eutyrrhénien et au
nement connus sont venus s'ajouter de nouveaux Neotyrrhenien pour préciser l'âge des séries con-
201 :
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:

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tinentales superposées. De toutes les Grottes de gique et archéologique des dépôts du Wiirm et
Grimaldi, la Grotte du Prince est sans conteste du Riss-Wiirm de la Grotte du Prince a amené
la mieux étudiée depuis les travaux de L. Barrai les principales conclusions suivantes (S. Simone,
et S. Simone qui ont repris la fouille de ce site 1970) :
en 1965. L'étude stratigraphique, sédimentolo- — les dépôts à Strombus bubonius ne sont pas
TABLEAU IV Réparti, tv >n '-hronologUiue dea gisements préhistoriques dans Les
Alpes Maritimes et en Lieurie italienne resign de GrimaLdi )
AGES EN NIVEAUX MARINS DES STRATIGRAPHIE TERMINI LOGIE ALPES MARITIMES GISEMENTS PREHISTORI QUES GLACIAIRE ALPINE- M. D'ANNEES MEDITERRAN .
Post-Vurm niveau actuel
transgression /ERSILIEN
Wurm récent max . régressi ï { -120m )
régression
8 m (Néotyrrhénien ) Vùrm ancien
régression Limitée
TYRRHENIEN Interglaciaire 22 m (Eutyrrhénien) ОХ (Я Riss-Vùrm
0,17 transeressi on
Riss III
max. régressif
Riss II 26 m
Riss T.
0,3 e 0) X <D К X
Interglaciaire
SICILIEN Mindel - Riss
ti'ansgressi on
Mindel récent
max . régressi Г
Mindel ancien :'P:!!.'eSS ^П
i'.tei1'" La.. lai t\
Glini: -M Inde i K)L: n CALABRIEN
t ra p. ;:-f.Te s s i o n
Gunz récent
Légende : 2 С m
;' <xxxxx dépôt ma.rin G'ûnz ancien i ,'c mó x . rérressi .-ontinental archéo-
rérressi ^ ■;: Logi 'lue ou paleontolog.
— dépôt ■ontinental sterile liij- ii-
lacune de sédimentation PLAIS ANCIEN Glaciations
SUPERIEUR p r é - gTi n y, i e n e -. ■"■■ ?л i 2
202 dépôts de plage, mais des sédiments dépo ces formations (marines et continentales) a des
sés sous une dizaine de mètres d'eau, le niveau apporté les éléments nouveaux suivants (S. S
correspondant de la mer se trouvant bien entre imone, 1970) :
-f- 22 et --j- 23 m ainsi que l'avaient soutenu — le niveau marin correspondant aux dépôts
J.-J. Blanc (1955) et E. Bonifay (1965). La cor siciliens de la Grotte du Prince se situe vers une
niche littorale à -(■- 23 m date bien de l'Eutyr- cinquantaine de mètres d'altitude actuelle. Ces
rhénien ; dépôts peuvent donc s'être formés pendant le
— il n'y a à la grotte du Prince aucune trace début de la régression du Sicilien supérieur, à
de la mer du Néotyrrhénien. Le rivage correspon la fin du Mindel-Riss ;
dant n'a pas atteint la cote -f- 10 m (radier de les brèches rissiennes superposées ont livré
la grotte) ; des industries lithiques acheuléennes, des faunes
— - tous les sédiments continentaux superposés continentales et un fragment d'os iliaque
aux couches marines à Strombes sont donc d'âge humain ;
wtirmien et représentent tout le Wtirm ; — tout cet ensemble a été raviné par la mer
— S. Simone a par ailleurs trouvé les altéra du Riss-Wiirm et l'encoche littorale de -f- 23 m
tions correspondant au Wiirm Ia-Ib, au Wtirm lui est postérieure.
I-II et au Wiirm II-III qui permettent de préciser b) Grottes des Moulins (Monaco). l'âge des différentes couches ;
Les des ont été découvertes — l'ensemble inférieur de la Grotte du Prince
et étudiées par G. Iaworsky et J. Bagnères (1964). (couches C, D, E) à faune « chaude » (Eléphant Ces grottes contiennent un remplissage à stratantique, Rhinocéros de Merck et Hippopotame) igraphie complexe dans laquelle alternent des date du Wiirm I et du Wiirm II, ce qui confirme
formations marines et continentales. Les prinla persistance pendant presque tout le Wtirm cipaux faits sont les suivants : ancien de ces faunes chaudes dans la région de
— il existe un remplissage d'argiles, de planMenton.
chers stalagmitiques et de cailloutis contenant
b) Le Gîte Risso (Saint-Jean-Cap-F errât). des Hélicidés et quelques ossements de Mammif
ères terrestres antérieur à la mer de -f 34 m XIXe Découvert siècle (Risso, et étudié 1813), par ce Risso gisement au début n'avait du qui le ravine et le recouvre ;
plus été visible juqu'en 1958 où la construction — une phase régressive sépare les niveaux de
d'un immeuble a permis à Bourcart et Siffre -j- 34 m et de -f- 24 m, durant laquelle se sont
d'une part, Iaworsky et Bonifay d'autre part, formées de nouvelles couches continentales à
de relever séparément sa stratigraphie (Bourcart Hélicidés et os de Mammifères (Rongeurs, Rumin
et Siffre, 1958 ; Iaworsky, 1959 ; Bonifay, 1962). ants) ;
La mer eutyrrhénienne a laissé des sédiments — la faune des deux dépôts marins est banale, littoraux à 4" 22 m et des dépôts plus profonds, avec cependant une assez grande abondance de très riches en coquilles fossiles, vers -f~ 12 m. Patella ferruginea à -f- 34 m et la présence
Le tout est recouvert par une dune de la fin du d'Arca plicata à -f- 24 m.
Riss- Wtirm ou de l'extrême début du Wtirm I L'âge des dépôts marins et continentaux du dans laquelle nous avons trouvé un foyer. gîte des Moulins peut donc être discuté. La mer
de -\- 34 m daterait, dans le schéma chronoloc) La résidence Bleu-Rivage (Nice).
gique adopté ici, soit de l'extrême fin du Mindel- Quelques outils ont été découverts par E. Octo- Riss, soit du début du Riss ; l'âge proposé par bon sur une plage de -j- 12 m (in Lumley, 1971) ; G. Iaworsky pour ces deux niveaux marins ils doivent donc dater de la fin du Riss-Wurm (Gunz-Mindel le rivage de -f- 34 m et Mindel- ou du début du Wtirm I. Riss pour le rivage de -f- 24 m) paraît inaccept
able. La première brèche à ossements, la plus d) Grotte Grosso (Nice).
ancienne, est antérieure à la mer de -f~ 34 m, Cette grotte, située à l'altitude de -f- 10 m, a donc antérieure au Riss I et pourrait s'être foété fouillée par E. Octobon et publiée par H. de rmée soit pendant une phase régressive de la fin Lumley (1971). Ici, les dépôts de l'Eutyrrhénien du Mindel-Riss, soit pendant une régression à Strombes recouvrent une brèche très fortement antérieure (régression mindelienne ou ravinée qui a livré un outil sur galet dont l'âge gunzienne) ; mais dans ce dernier cas elle a ante-Riss-Wurm est probable. dû être recouverte par la mer lors des transgres
sions ultérieures. L'âge de la seconde brèche à
2. — Gisements associés aux dépôts du cycle ossement est plus localisé, probablement du
sicilien. Riss I. Il faut cependant espérer que l'étude
paléontologique des ossements de Mammifères a) La Grotte du Prince (Grimaldi). recueillis par G. Iaworsky apportera les éléments
C'est également à L. Barrai et S. Simone que d'une datation plus précise.
l'on doit la découverte dans la Grotte du Prince c) Monaco, Boulevard de Belgique. de dépôts rissiens continentaux, superposés aux
G. Iaworsky a découvert un foyer, quelques formations marines siciliennes du Mindel-Riss, et
restes de faune et un peu d'outillage lithique ravinées par la mer eutyrrhénienne. L'étude de
203 la dune superposée aux formations marines Terra-Amata comporte trois lits de galets dans
de -\- 84 m. Cet auteur signale en particulier une marins, à la même hauteur (-f- 26 m), séparés
dent de Bovidé, quelques éclats de silex et quel par des sables dunaires, surmontés par une
ques galets aménagés dont trois sont figurés série continentale d'une dizaine de mètres
(Iaworsky, 1963). d'épaisseur.
G. Iaworsky avait d'abord proposé un âge 21 niveaux d'occupation humaine ont été dé
Mindel I-II pour ce gisement préhistorique ; il nombrés au cours des fouilles de 1966, soit six
le place maintenant dans le cycle gùnzien (1973). entre la deuxième et la troisième plage, 4 dans
En réalité, dans l'hypothèse où le rivage de la troisième plage, et 11 dans la dune au-dessus -f- 84 m représente bien le Sicilien moyen, le de la plage (Lumley, 1969). gisement préhistorique superposé daterait donc
Dans la plage, l'industrie présente, d'après du Mindel-Riss ; la présence d'un foyer et les
H. de Lumley, un fort pourcentage de choppers, caractères de l'industrie publiée par G. Iaworsky de rares chopping-tools, des proto-bifaces, des ne sont pas incompatibles avec cette datation. bifaces sur galet à talon réservé, un hachereau,
d) Grotte de l'Observatoire (Monaco). des racloirs, des pointes de Tayac et des pics
monofaces. Cette grotte a été fouillée en 1916 par de Vill
eneuve et publiée en 1927 par M. Boule et de Dans les sables dunaires superposés à la plage, Villeneuve. Son remplissage est uniquement l'industrie serait un peu différente de la précérissien et wurmien ; une vidange du remplissage dente : chopping-tools plus nombreux, pas de ante-rissien a donc eu lieu durant le Mindel- pics ni de hachereaux, nombreux outils sur Riss. La mer du Sicilien moyen doit être respon éclats : racloirs à retouche surélevée, grattoirs, sable de cette érosion puisque, si le porche de la denticulés, encoches clactoniennes, pointes, protogrotte se trouve à -f- 104 m (donc au-dessus du limaces, pointes de Tayac et pointes de Quinson. littoral du Mindel-Riss, cette cavité a ses parties
La faune, toujours d'après H. de Lumley les plus basses à -(- 27,5 m seulement.
(1969), comprendrait du Cerf, de l'Eléphant méri
e) La Grotte du Lazaret (Nice). dional, Sanglier, Bouquetin, Rhinocéros de Merck,
Ce gisement a successivement été fouillé, de Bœuf, Tortue, Lapin et Oiseaux.
puis la fin du siècle dernier, par E. Rivière, L'âge proposé par cet auteur est le suivant : E. Octobon et enfin H. de Lumley. les plages marines de 26 m sont postérieures au Au radier de la grotte se trouve un ensemble niveau de 33 m et dateraient d'un ou de plusieurs
marin fossilifère, à -|- 20 m d'altitude, surmonté interstades « mineurs » de la fin du Mindel. Les
par de puissants dépôts rissiens riches en faunes sables dunaires de la fin du Mindel de Mammifères et en outillage lithique acheu- également. Un paléosol attribué au Mindel-Riss
léen. H. de Lumley date le dépôt marin du altère les dépôts du Mindel ; il est surmonté de Mindel-Riss, le rivage correspondant étant pour dépôts attribués au Riss, d'un sol Riss-Wurm
lui situé vers -j- 23 m, et pense retrouver dans et de dépôts wiir miens. le remplissage continental rissien les trois stades
Ces datations appellent les plus grandes réserde cette glaciation séparés par deux paléosols.
ves ; en effet : Un paléosol Riss-Wurm et des brèches du Wiïrm
ancien surmontent le tout. — Il faut tout d'abord remarquer que si le
gisement de Terra-Amata était mindelien, ce L'âge de ce gisement ne paraît pas poser de
n'est certainement pas de la fin du Mindel qu'il problème majeur, à deux détails près :
daterait, mais du début de cette glaciation (pré— les dépôts marins de la base du gisement,
sence de YE. meridionalis , si elle est confirmée ; déposés sous quelques mètres d'eau, correspon position de la séquence stratigraphique dans une dent manifestement à un littoral situé entre série régressive, correspondant donc à un ana- + 23 et -f- 26 m et ont un âge tardif, soit de
glaciaire). l'extrême fin du Mindel-Riss, soit plus probable
ment du premier interstade rissien ; — Nous avons vu qu'on pourrait discuter de
l'âge du niveau marin de -f- 84 m, mais certa— si le dépôt marin date du Riss I - Riss II,
inement pas de la « plage » de -(- 34 m et encore les couches archéologiques ne peuvent représent
moins de celle de -|- 26 m de Terra-Amata. Si les er que le Riss II et le Riss III. Les paléosols date
plages de -f- 26 m de Terra-Amata étaient antéraient donc, le premier du Riss II - Riss III (il
rieures au Mindel-Riss elles auraient été, ainsi paraît assez important pour justifier cette attr
que les dunes de sable qui les surmontent direcibution), tandis que le plus récent des paléosols
tement, recouvertes par la transgression du Siciintra-rissiens, qui est très peu marqué, doit pro
lien moyen (Mindel-Riss) qui a largement dépassé bablement représenter le Riss III a - Riss III b.
cette altitude ; ce qui n'est manifestement pas f) Le gisement de Terra- A mata (Nice). le cas. Les plages de Terra-Amata ne peuvent
Ce de plein air a été découvert et entrer que dans la fin du cycle sicilien (Sicilien
étudié par G. Iaworsky (1959, 1961), puis supérieur ou Néosicilien) ; elles auraient donc
fouillé par H. de Lumley de janvier à juillet un âge compris entre la fin du Mindel-Riss et la
1966, mais ces derniers travaux n'ont jusqu'ici fin du premier interstade rissien (d'après leur
fait l'objet que de brefs comptes rendus. position par rapport aux gisements voisins).
204 — un dernier argument en faveur de l'âge proLa stratigraphie du site n'apporte aucun
argument en faveur de l'âge mindelien du gise posé ici.
ment. Le Mindel supérieur a été extrêmement
g) La Résidence Olympe (Nice). froid : aucune trace de climat froid ne se voit
dans les sédiments de Terra-Amata. Le paléosol Quelques éclats taillés ont été découverts par
attribué au Mindel-Riss par H. de Lumley, n'a G. Iaworsky dans un limon postérieur au littoral aucun caractère commun avec les altérations de -f- 34 m, quartier Caucade à Nice (Iaworsky, mindel-rissiennes du Sud-Est de la France : il 1969). D'abord daté du début du Riss par
pourrait très bien correspondre à un interstade G. Iaworsky, ce gisement, d'après le dernier rissien. schéma chronologique proposé par cet auteur
— L'industrie lithique de Terra-Amata est (1973), daterait du Mindel.
beaucoup trop évoluée pour représenter un Là encore, un âge mindelien paraît inconceAbbevillien ou un Acheuléen ancien comme le vable et, comme pour les autres gisements postépropose H. de Lumley. La forte proportion d'out rieurs aux littoraux de + 34 m, le site de la ils sur galets n'est pas un argument d'ancienn Résidence Olympe doit se situer au début du eté, car les Hommes préhistoriques employaient Riss, plus probablement au début du Riss II en priorité la matière première qu'ils avaient d'après la place de cette industrie dans la stratsous la main, et les galets abondaient sur la igraphie du gisement. plage de Terra-Amata. Cette forte proportion
d'outils sur galets se rencontre dans d'autres
gisements du Midi de la France datés avec certi 3. — Gisements associés aux dépôts du cycle
tude du Mindel-Riss (Grotte de Lunel-Viel, une calabrien.
partie de la Grotte d'Aldène). Le reste de l'ou
tillage de Terra-Amata est beaucoup trop évolué La Grotte du Vallonnet (Roquebrune - Cap
pour entrer dans un cycle mindelien (bifaces, Martin).
outils sur éclats). Les industries de Terra-Amata La Grotte du Vallonnet a été découverte en entrent donc dans le complexe « Acheuléen 1958 par R. Pascal (Pascal. 1959 ; Iaworskv, moyen » dont elles représentent un faciès parti 1959), puis fouillée par H. de Lumley à partir culier connu dans d'autres gisements du Mindel- de 1962. Riss ou du début du Riss du Midi de la France.
Bien qu l'étude paléontologique des faunes du — Les faunes, enfin, sont manifestement post- Vallonnet n'ait pas encore été publiée, le gismindeliennes. Les faunes du Mindel du Sud-Est ement nous est connu Dar diverses notes prélimide la France sont connues grâce en particulier naires (Lumley, Gagnière, Barrai et Pascal, 1963 ; au gisement de Saint-Estève-Janson : ce sont des Lumley. Gagnière et Pascal, 1963 a et b ; Lumley, faunes froides, pauvres en espèces, dans le 1969, 1971)*. squelles certaines lignées ont atteint un stade
Le remplissage de cette toute petite grotte est d'évolution précis, intermédiaire entre le
peu épais (1,5 m). Les traces d'un niveau marin évolutif du début du Mindel et celui du Mindel-
se voient à la base du remplissage, à l'altitude de Riss. Les faunes de Terra-Amata, riches en Cervi -I- 108 m environ : perforations de Lithodomes, dés, en Proboscidiens, en Suidés, n'ont rien de
lambeaux sableux fossilifères emplissant les comparable avec ces dernières. D'autre part, la
anfractuosités de la roche encaissante. Ces séddétermination spécifique des Eléphants devrait
iments ont livré une faune littorale renfermant être confirmée par un spécialiste ; parmi les notamment : Gryphaea virleti, Gnjphaea cucul- éléments de la faune de Terra-Amata exposés au
lata, Patella ferruginea, P. lusitanien, Cerithium Musée Borély (Marseille), de juin 1974 à janvier
imlgatum, etc., ainsi que des restes de Poissons. 1975, figurait un magnifique bois de Cerf élaphe :
cette espèce, dans nos régions, n'apparaît pas Cette faune marine est, d'après P. Mars, suff
avant le Mindel-Riss ; le Bouquetin est spécif isante pour dater le niveau marin correspondant
iquement rissien et wiirmien, dans nos régions, du Cnlabrien moyen. La mer se trouvait alors
et ne déparerait pas un milieu frais du début du vers la cote actuelle de + Ю8 m.
Riss. Le Rhinocéros de Terra-Amata est, pour Après le retrait de la mer, au Calabrien supéC. Guérin, un Rh. hemitoecus, espèce qui ne semb rieur, un remplissage continental a presque le pas apparaître avant le Mindel-Riss (Guérin, entièrement colmaté la grotte. Une partie de ce 1974). remplissage est riche en ossements de Mammif
On ne peut donc sérieusement continuer à sou ères fossiles ; cette faune, déterminée par
S. Gagnière, comprendrait les espèces suivantes tenir l'âge mindelien de Terra-Amata. Il est cer
tain que la plage de -\- 26 m, et à plus forte (Lumiey, 1971) : Macacus sp., Elephas meridio-
raison les sédiments continentaux qui la surmont nalis, Dicerorhinus etruscus, Equus stenonis,
ent, ne peuvent pas être antérieurs à l'extrême Hippopotamus sp., Sus sp., Euctenoceros sene-
fin du Mindel-Riss. L'âge du gisement préhisto zensis, Ceruus philisi, Leptobos sp., Bos sp.,
rique de Terra-Amata doit être compris entre Nemorhoedus Canis sp., Ursns cf. arctos,
l'extrême fin du Mindel-Riss et le début du Crocuta verrieri, Acinonyx pardinensis, Felis cf.
Riss IT. La présence de structures d'habitat leo, Felis sp., Monachus albiventer, Hystrix
humain élaborées (cabane, foyers construits) est refossa, Testudo sp.
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