Syntaxe du récit dans l'aire drehu (Îles Loyauté) - article ; n°1 ; vol.88, pg 69-87

De
Journal de la Société des océanistes - Année 1989 - Volume 88 - Numéro 1 - Pages 69-87
19 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : dimanche 1 janvier 1989
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Weniko Ihage
Syntaxe du récit dans l'aire drehu (Îles Loyauté)
In: Journal de la Société des océanistes. 88-89, 1989-1-2. pp. 69-87.
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Ihage Weniko. Syntaxe du récit dans l'aire drehu (Îles Loyauté). In: Journal de la Société des océanistes. 88-89, 1989-1-2. pp.
69-87.
doi : 10.3406/jso.1989.2854
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jso_0300-953X_1989_num_88_1_2854Syntaxe du récit dans l'aire drehu
(Iles Loyauté)
Par
Weniko IHAGE
Weniko lhage est à la fois Mélanésien et chercheur. Il dans des situations d'énonciations bien déter
dispose du double atout d'une formation de qualité et d'une minées. tradition orale dont la sophistication nous est ici montrée.
La façon dont s'orientent les étudiants océaniens est, en
soi, un phénomène intéressant. Certains collègues nous les Les circonstances sociales.
vouaient à la seule fonction d'informateurs. Weniko lhage
démontre ici qu'il peut faire mieux, ou, du moins, plus raffiné La diffusion plus ou moins restreinte des que ses maîtres. On peut se poser la question du volume
récits est régulée par le contexte social, le type nécessaire, si chaque texte de tradition orale devait subir un
traitement analytique de cette intensité. de public, les statut du récitant, et aussi par les
Dans le cas présent, le problème n'est pas tant la interdits sociaux. Ces différents éléments en profondeur et la précision du commentaire que l'analyse de la interaction et étroitement liés entre eux fofonction exacte des particules qui donnent tant de mal aux
rment le système de la production dynamique linguistes occidentaux. Sur ce point particulier, dont Maurice
Lenormand nous avait entretenu il y a quarante ans dans les d'un récit.
colonnes de ce même journal, Weniko lhage nous apporte
d'importantes précisions. Les nuances ne peuvent se réduire à
des « aspects » ; elles introduisent une cohérence dans le Les participants. texte. Leurs présences conjointes, une particule complétant et
précisant le sens de la précédante, annoncent la forme que va
Occasions formalisées : mariages, deuils, prendre le développement du récit. En particulier, f ame-trej
le changement du centre d'intérêt, la mise en valeur de la fêtes de l'igname...
qualité intrinsèque des héros, le report de cette qualité sur le
personnage principal, la mise en évidence de ce dernier ou de — Les orateurs. l'événement essentiel ; (■àmc-V.s) la cause dont on constate le
résultat, etc.. L'analyse, présentée ici par lhage Weniko,
Durant un mariage, les clans apportent des introduit une novation importante dans notre connaissance de
la structure des langues mélanésiennes. dons en nature au clan du marié. Ces participa
La réussite de nos collègues linguistes est très évidente. Ils tions en sont accompagnées de discours
sont pris à leur propre jeu et, ce qui est excellent, se sont où les orateurs — strictement des hommes âgés — fabriqué des égaux océaniens. Il convient de les en féliciter. «qatr», prennent la parole pour expliquer les
J.G. généalogies, les textes d'installation...
Lors d'un deuil, ces mêmes orateurs prononc
Circonstances sociales du récit. ent d'autres discours pour partager la tristesse
de la famille du défunt.
La performance d'un récit, effectuée dans La fête de l'igname reste une occasion où les
des circonstances sociales déterminées, met en paroles échangées mettent l'accent sur la culture
scène des participants, ayant des fonctions de l'igname, sur l'autorisation de consommer les
différentes, mais complémentaires pour la réal premières ignames. Notons que la consommat
isation d'un « contage ». Nous entendons par ion de l'igname, principale nourriture de l'Ile,
contage la production d'un récit d'un orateur est interdite avant cette cérémonie sociale. 70 SOCIÉTÉ DES OCÊANISTES
Occasions non formalisées. Cette terminologie ne correspond pas toujours
aux fonctions qu'elles occupent dans la narra
tion, ni non plus à la sensibilité linguistique du — Les veillées.
sujet parlant. Ces particules ne jouent pas
Le narrateur. seulement un rôle au plan de l'énoncé, mais
aussi de renonciation. Ce sont ces deux plans Dans la société « traditionnelle » Drehu, les
qu'elles couvrent. soirées de récit débutent toujours par des
Au moment du récit, ces morphèmes déter« Thelexôtra », sortes d'énigmes que les enfants
minent un système d'échanges linguistiques se posent entre eux, avant de se raconter des
que l'on peut représenter ainsi : « Ifejicatre », histoires pour enfants. Chaque
enfant s'efforce de restituer ces histoires, telles
qu'il les a entendues de ses parents, ou grands-
Tableau 1 parents, afin de montrer aux autres sa maîtrise
de la parole. Dès qu'ils ont épuisé leur répert
littérature présupposés oire, les parents ou grands-parents prennent la orale > > Narrateur RI — •> Auditoire relève, et terminent la soirée de récit. Le plus R3Î j R2 souvent, le grand-père essaie de rester fidèle à i î î! la « version originale ». Il y ajoutera quelques : Texte > j \ — -R5 —
expressions pour prolonger le suspens, rendre
Acteurs son récit plus agréable et plaisant, pour affi
rmer son talent, sans changer pour autant la
structure du conte. Le style personnel est un centrer Ce R. Eluerd schéma notre (1985, composantes + étude. reste Autres p. un 189) cadre définit R4 théorique la «pragmati pour ] i paradoxe de l'oralité, puisque le conteur essaie
de rester fidèle à la parole transmise, mais
modifie de temps à autre son récit.
ique comme « tentative d'ajustement » où l'on
Le public. doit ajouter, au transport de l'information, le
jeu des rôle et des actes par lesquels les Dès la phase d'ouverture du récit, le public
interlocuteurs se reconnaissent comme tels, se tait, écoute avec attention, pose des ques
tions pendant le récit. Ce jeu de questions — agissent comme tels, et fondent ainsi des
communautés linguistiques dans un monde réponses entre le narrateur et le public montre
le dynamisme du récit, où chacun apporte son humain ».
En fondant notre étude sur la pragmatique enthousiasme à la circonstance.
« L'aspect pragmatique du langage concerne de l'auteur, nous pensons que ces particules
agissent sur deux olans : les caractéristiques de son utilisation (motivat
ions psychologiques des interlocuteurs, types — elles déterminent ces systèmes d'échanges
socialisés de discours, aspect du discours, etc..) linguistiques entre les différents participants
par opposition à l'aspect syntaxique (propriétés au récit ;
formelles des contructions linguistiques) et sémant — elles assurent une cohérence dans le texte.
ique (relation entre les entités linguistiques et le Nous précisons que la structure d'un texte
monde) » '. est constitué d'acteurs, d'actions, ainsi que
Dans la production d'un texte, chacun des d'autres composantes. Dans le premier temps,
participants apporte une contribution à la nous nous intéresserons plus particulièrement mouvance du récit. Le texte est « fabriqué » à la relation entre le texte, ainsi que celle
pendant des situations d'énonciation précises. des acteurs — sous-composante du texte —
A chaque genre littéraire correspond une syn avec les autres participants de la production
taxe particulière. du récit.
Stratégies du récit. Système d'échanges linguistiques entre les
participants
Dans les textes que nous avons recueillis,
Relais et hiérarchisation des informations. nous avons remarqué un certain nombre de
morphèmes récurrents, jouant un rôle syn II. 1. Narrateur -RI- » Auditoire taxique très important. Les descriptions gram
maticales du Drehu présentent ces particules Dans la langue courante, nous avons noté
comme des aspects, antipassifs, injonctifs... une différence dans les deux énoncés suivants :
1. Dubois et Coll. Dictionnaire de linguistique, Larousse 1973. Cité par R. Eluerd p. 6. LE RÉCIT DREHU 71
quête menée par les frères. Elle transmet donc 1 . Ame I la I sinôe / celë / tre / hmu
part. déf. arbre démonst. part, gaïac une histoire, considérée comme vraie par la
traduction : cet arbre, c'est un gaïac société, dont elle est certaine, à un auditoire
qui, en principe, ne connait pas le récit. Mais, 2. Ame I la I sinôe / celë j hmu
en utilisant « tre », elle incite l'auditoire à part. déf. arbre démonst. gaïac
écouter le déroulement de l'histoire. Elle crée
Après avoir multiple les énoncés pour essayer une situation de doute, qu'elle va éclaircir en
de définir les morphèmes « Ame... tre », nous contant.
pensons poser les deux hypothèses suivantes :
— Le narrateur présente le thème important — Ame... 02 montre une certitude ou un acquis.
du récit. Mais dans le plan de l'énoncé, il existe un doute.
On ignore si l'arbre est réellement un gaïac, par Les conteurs, souvent, utilisent ces particules opposition au second énoncé où il y a certitude : pour commencer leurs récits, afin de focaliser il s'agit bien d'un gaïac. l'attention sur le thème du récit. Ici, la «famill
e » est le thème essentiel du récit. D'entrée de « Ame » met en valeur une information, et
jeu, la narration attire aussi l'attention de « tre » développe ou apporte des compléments
l'auditoire sur sa famille qui provient « d'un ou des renseignements supplémentaires à cette
fruit de figuier ». Toute l'histoire par la suite information. Par contre, « ame... 0 » n'entraîne
tourne de cette proposition. plus de développement du terme, puisqu'il
s'agit d'un acquis ou d'une certitude qui ne
— Le narrateur attire l'attention de l'auditoire peut plus être commentée.
sur un personnage important du récit. Ces deux hypothèses sont importantes à
poser pour comprendre les fonctions qu'occup Vers les énoncés 39 et 40 de ce même récit,
ent, dans la structure du récit, ces particules. les cinq enfants de la « tisseuse de nattes » ont
Elles sont de nature différente. Nous allons grandi. Elle va donc les envoyer chercher leur
essayer d'en développer les fonctions ci-des terre d'origine, car « vous n'êtes pas sur votre
sous. ». Notons que la société Drehu est une
société patrilinéaire et patrilocale.
— Le narrateur présente à l'auditoire un récit
1 .40. Ke / ame I la j keme / i / angatr j tre / qu'il a déjà entendu.
caus. part. déf. père loc. eux part.
Dans le récit n° 4, la conteuse commence son ka j lapau. /
histoire par : stat. demeurer
1.41. ka I tro. / 1.1. Ame I la / «famille» / eahun j tre / ka /
stat. aller part. déf. famille nous part. stat.
traduction : ligne 40 : Parce que leur père, il a xulu j gaa I ngône / la / wene /
apparaître provenance sur déf. fruit l'habitude
ligne 41 : il bouge thëtresi. /
figue
«Ame... tre» indiquent un changement du traduction : quant à notre famille, elle provient d'un
centre d'intérêt. Le père, qui est in itinérant, fruit de figuier.
devient la suite « tre » du récit.
En débutant son récit par : « Ame... tre », Dans le récit n° 3, « Fekaalu », pendant une
l'idée d'incertitude joue un rôle important. En famine, dans l'île de Lifou, le père envoie ses
fait, il s'agit là d'une stratégie de « retrait », cinq fils chercher de la nourriture dans leur
pour inciter le public à la démonstration. La champ, nommé « Xeniwej ». Ils trouvent un
conteuse crée un suspens. En effet, elle est magnagnia, et commencent à le déterrer. Le
certaine de son histoire, une histoire d'origine premier commence à l'arracher, mais n'y arrive
de son clan, qu'elle va transmettre à ses petits pas. Même chose pour le deuxième, et ainsi de
enfants. suite, jusqu'au quatrième. Au niveau du récit,
Notons que lorsque nous avons recueilli ce le public ressent la répétition des échecs con
texte, l'auditoire était essentiellement constitué sécutifs des frères. A l'énoncé... créant une
de ses petits enfants dont nous faisons partie. rupture narrative, le conteur relance son récit
Son histoire raconte comment leur ancêtre en disant :
est devenu propriétaire des terres, à la fin de la
2. Ici chiffre zéro. NDLR. 72 SOCIÉTÉ DES OCÊANISTES
1. — Ame I la / eloin / tre / ame / la / nëko / — il provoque la plante comme un ennemi de
part. déf. bien part. part. déf. enfant guerre («pi ishi»). De plus, il utilise un
/ / nyidro /~Wàhnawewë / la / ejen / tre / registre « noble » de parler, celui du « Joxu », loc. eux Wahnawewe déf. nom part. avec le « ishi » (gene Miny) au lieu du « gene [deux
Drehu » (« isi ». nyën / pekô / e / cili / thei / nyidro /
— il attrape à deux mains la plante. lui rien loc. direct, chez eux deux
ke I ka / co / petrekô / nyën... /
caus. stat. petit encore lui Après cette série de mouvements, le narra
teur met en valeur l'action d'arracher la plante. traduction : Heureusement, leur dernier enfant,
Les différents mouvements effectués auparavant nommé Wahnawewe, est resté à la maison, car il
est encore petit. constituent une sorte d'échauffement, avant
l'épreuve la plus importante.
Le narrateur attire l'attention du public sur Matre / ame / la / angeic / a / fej / tre / un nouveau personnage du récit qui va entrer pour part. déf. lui pré. arracher part.
en jeu. Il s'agit du dernier frère, resté à la ôni / angeic / i / alu / la / hna j fej / maison. L'attention du public est sollicitée. dire lui loc. magnagnia déf. ace. arracher
Pour bien insister sur ce nouveau personnage,
traduction : Et quand il arrache, il imagine la plante le narrateur répète deux fois les particules se faire arracher. ame... tre dans le même énoncé.
Dans le premier cas, la particule met en
valeur la qualité intrinsèque des héros, et dans Cette focalisation sur l'action d'extraire la
le second, elle reporte cette qualité sur le plante définie par « ame la angeic a fej »
personnage. confère une autre idée. Nous avons rappelé
que « ame » met en valeur une information
— le narrateur fixe l'auditoire sur un temps de développée par « tre ». Ici, dans cet exemple,
« tre » apporte un renseignement supplémentl'action
aire pour montrer que le cinquième frère
Dans le même récit, les quatre frères ont «s'est fait arracher» par la plante.
tous essayé, par des méthodes et techniques Comme ses aînés, en fait, il s'est fait humilier différentes, d'arracher le magnagnia. Le ci par le magnagnia. En résumé, « ame... » met en
nquième frère intervient, réunit toutes ses for valeur la dernière action du cinquième frère —
ces, et pense réellement qu'il va réussir dans sa celle d'extraire la plante — après une série de
tâche. mouvements consécutifs que « tre » développe
L. — Nyën / lai la/ nyicatr j me I pi / comme un échec supplémentaire.
lui part. prés, faire fort et part.
ishi I hune / lai / canaalu I me I — Le narrateur insiste sur une morale de
guerroyer sur part, magnagnia et l'histoire.
xôlehuj I lue / imën / kôsë / xôcië / Dans le récit n° 1, «deux enfants à la
appuyer deux main comme si casser pêche », un frère aîné abuse de sa force pour
hë I koi I angeic / laka / tro j ha / s'emparer de la pêche de son cadet. A la fin, il
part, vers lui que aller part. suit les conseils de son petit frère, et devient
' lai / alu. / A me I la I uke i prisonnier du bénitier qu'il lui volait. Après
détacher part, magnagnia part. déf. que l'aîné ait reconnu ses méchancetés et vols,
angeic lai fej / tre / ôni j le cadet saute dans l'eau pour délivrer son
lui prés, arracher part, dire grand frère. A la fin du récit :
angeic / / / alu / la / hna /
lui loc. magnagnia déf. ace. 1. — Thaa / tro / ko / a / lapaa / pit ru /
nég. aller part. prés, demeurer méchant fej I ngo /angeic/ pe / la /hna/
arracher mais lui part. déf. ace. kowe / la / itre / nekônatr / ka / co / ke
vers déf. plur. enfant stat. petit part. feje / kuiën /
arracher en l'air / ame / ngône / la / itre / xa / ijine
part. sur déf. plur. autre moment traduction : II se rend fort, et veut se battre contre le
magnagnia. Il l'attrape, en imaginant qu'il l'a / tre / emele / i / epuni / hi / angatr. /
détaché, mais il se fait arracher par le magnagnia. part, vie loc. vous part eux
Le narrateur énumère ici une série d'actions : traduction : n'abusez pas des plus petits, car ils
peuvent vous sauver la vie.
— le cinquième frère montre sa force («nyi
catr ») RÉCIT DREHU 73 LE
Nous avons l'impression d'assister à la proLes enfants doivent être respectés, car ils
seront toujours là pour aider les aînés. Le cadet jection d'un film, où l'on voit le cadet se diriger
est le représentant, dans ce récit, de tous les vers les deux arbres, bien visibles en même
petits enfants. Et ils sont mis en avant par temps sur l'écran.
l'utilisation de « cime., tre ». L'action est filmée, où l'on voit le cadet
En conclusion, nous constatons que les mor s'approcher.
phèmes « ame... tre » placent le narrateur dans Comme l'auditoire « aperçoit » le sapin en
une situation privilégiée. En effet, il peut même temps que le héros, il sait à l'avance le
influencer l'auditoire au bénéfice d'un person lieu d'arrivée du cadet. Il n'y a donc pas besoin
nage, d'une action, d'un temps important de de donner d'autres informations.
son récit. Nous constatons que le narrateur, en quelque
Il construit une hiérarchisation des partici sorte, arrête son histoire. L'aîné a trouvé les
pants de son récit. Au niveau de la structure du deux arbres. L'épisode s'arrête là, et recom
texte, nous constatons que le narrateur pose mence avec le cadet. Même chose pour le
une information, et la développe par la suite troisième et le quatrième.
avec « tre ». En conclusion, «ame... O », outre son rôle
de mettre en valeur un acquis qui ne peut être Le schéma suivant peut représenter le rôle de
relais de « ame... tre. » développé, permet au narrateur de positionner
son récit, de marquer une rupture avec ce qui a
été dit précédemment.
— inversement, le narrateur peut donner ou
rappeler des informations qu'il ne commente Positionnement et valorisation d'un résulpas. tat. Par opposition à «Ame., type» «ame... 0»
ne suscite pas de développement, 0» Lorsque cette particule, « ame », est suivie
évoque un acquis qui ne peut être développé. d'une autre particule, « ke », le narrateur adopte
Dans le récit n° 4, la mère envoie ses fils une autre stratégie. Examinons l'énoncé sui
pour chercher leur terre d'origine, où se trou vant :
vent un banian et un sapin. Lorsque l'aîné s'en Ame I la I kola j lepi / epun f ke j hnei / epun / va : part. déf. part, taper vous part. ag. vous
1.31. Ame / la j kola / tro / lai / nekôtrahmany / hna I atrekënô j wia / ngône I la I hlaga /
part. déf. act. aller part, jeune homme ace. voler canne à sucre sur déf. champ
haetru / angeic / hi / a / goeën I la I ; / Pa Qatr /
aîné lui part. prés. voir déf. loc. Pa Vieille
igôti I me / hmana / kolo / pi / mêle / traduction : Les raisons pour lesquelles on vous a pin colonnaire et banian part. part, falaise frappé, c'est parce que vous avez volé des cannes à
ne I Hunôj / sucre dans le champ de la vieille Pa.
dét.
traduction : Quand l'aînée s'en va, il remarque un Ici, « ame.. » positionne un état, et « ke »
pin colonnaire et un banian sur la falaise de introduit la cause de cet état. Du même coup,
Hunôj. la notion de résultat est transmise.
Pour illustrer cette idée, nous avons repris «Ame» met en valeur le départ de l'aîné l'exemple dans le récit n° 3, déjà cité plus haut, jusqu'à ce qu'il trouve les arbres indiqués. et dont le fragment avait déjà étudié avec Quand le second s'en va à son tour : « ame... tre » :
1.34. Ame / la / kola / tro / lai / hnaluen / Ame I la I eloin / tre / ame / la / nekô / i /
part. déf. part, aller part, deuxième part. déf. bien part. part. déf. enfant loc.
nyiclroti lai goeën j lai / ape / gô'ti / e / nyidro j cipa / Wahnawewe / tre / nyën / pekô /
eux-deux prés, voir déf. aile sapin loc. eux-deux cadet part, lui rien
Acil I e I koië / lo I e I jua / e / e I cili I tltei / nyidro / ke ka / co / loc. direct, anaph. loc. pointe loc. loc. direct, chez eux-deux part. stat. petit
Hnawe / petrekô / nyën / nge I ka j tonga / pena. / encore lui part. stat. maladie l'autre
traduction : Quand le deuxième s'en va, il voit un traduction : Heureusement, le fils cadet, Wahnaw
sapin à Acil, à la pointe de Hnawe. ewe, est resté avec eux deux, puisqu'il est encore
petit, et il a une maladie de peau. 74 SOCIÉTÉ DES OCÉANISTES
Ke I ka / co / petrokô / nyën / nge / ka j Première paire d'exemples :
part. part, petit encore lui part. stat.
— Kola I cil I la I nekônatr / tonga I pena / part, être debout déf. enfant maladie l'autre traduction : L'enfant se met debout
— Ka I cil I la I nekônatr / « Ke » développe une cause, présentée par part, être debout déf. enfant
l'énoncé qui le précède. traduction : L'enfant est debout
jAME I — ■♦■ Positionnement j KE j- »Cause Dans le premier cas, pourrait-on dire qu'il
s'agit de rendre compte d'une action : — de se
« Ke » développe ici la cause dont on cons mettre debout — , — de se lever — .
tate le résultat. Si Wahnawewe est resté avec Dans le second, «ka» exprime plutôt un
ses parents, c'est parce qu'il est très jeune, et en état : de l'enfant debout, et non assis, par
même temps atteint d'une maladie. En donnant exemple.
ces raisons, il relance implicitement son récit.
Nous avons résumé les différentes fonctions Deuxième paire d'exemples :
de cette particule, dans la relation narrateur —
— Ka I akôtr I la I heng / auditoire, dans le schéma suivant : part, avoir mal déf. ma tête
traduction : je constate que j'ai mal à la tête Particules Fonctions dans la
— Kola! akôtr / la / heng / relation narrateur -
part. avoir mal déf. ma tête CHOISIES AUDITOIRE
traduction : se développe, en moi, un mal de tête
— définit un acquis qui ne peut être 1. Ame... 0
développé. Dans le premier cas, il s'agit d'un état que
— permet au narrateur de l'on constate, et dans le second, processus
ner son récit que l'on subit. Nous pensons que ce qui est — permet au narrateur de rappeler important, c'est la position et la vision de ses informations l'observateur. Dans la première paire d'exemp
— Amène une information pour la les, nous soulignons la position témoin de 2. Ame...tre
développer l'observateur avec « kola ». Avec « ka », il
— Exprime une idée d'incertitude s'agit de la simple explicitation du fait.
par opposition à time... 0 Dans la seconde paire, « kola » met en valeur
— Permet au narrateur : le développement d'un état ou d'un processus, — de présenter un récit qu'il a tandis que « ka » détermine un état figé. déjà entendu D'un point de vue linguistique, « kola » est — de fixer l'attention de un dynamique non ponctuel, par opposition à toire «ka», non dynamique et ponctuel. — sur un personnage
tant
— sur un temps Le narrateur comme témoin avec «kola»
— sur une morale de
Dans le récit n° 2, deux femmes partent toire
chercher de la nourriture dans la forêt. Quand
3. Ame... ke — Permet au narrateur de focaliser elles retournent pour la seconde fois :
un résultat en expliquant le L. — Fô I haetra / palahi lai ua / quoi. « Ame » focalise le résultat. femme aînée dur. prés, chercher et « ke » expose une cause
nge I tro / drenge / je / hi / angeic f taine ou possible parmi tant
et aller entendre part. part. lui tres.
la I kola I treij / la / nekônatr /
déf. part, pleurer déf. enfant
II. 2. Narrateur R2- ■Texte traduction : L'aînée continue à chercher, et tout à
coup elle entend un enfant qui pleure
La relation concerne la position du narrateur
vis-à-vis de son texte. À travers la particule
« kola », nous allons essayer de montrer « Kola » exprime, d'une part, l'action de
l'enfant qui pleure, et d'autre le narrateur comment le narrateur voit son récit se dérouler,
et il se pose comme témoin. nous fait témoin d'une action qui se déroule
Examinons les deux énoncés suivants : dans sa création, agit sur le public et sur
i l'acteur du récit. LE RÉCIT DREHU 75
Dans le récit n° 4, nous retrouvons cette Par opposition à «kola» qui décrit une
même situation : action, « kolo » renvoie à un fait déjà exprimé
1 . — Ngo I loi I fô I ire / atre / par le narrateur, et déjà connu du public.
mais bien femme part, être humain Dans les deux cas cités ci-dessus, il semble
cili I ngo I ante / lai / trahmany / ke / kola / qu'il s'agit pour le narrateur-témoin, de se
direct, mais part. part, homme caus. part. dituer dans son récit, sans porter de jugement.
traga / a / troa / naho / e / cili /
arriver prés, inacc. accoucher loc. direct. DÉPLACEMENT DU NARRATEUR AVEC « KOI » ET
ngo I ka I tro j « KOWE » mais stat. aller
Dans le cas suivant, la particule « koi » traduction : Mais quant à cette femme, elle est
originaire de cet endroit, mais cet homme-là il exprime plutôt un déplacement du regard du
vient faire des enfants là, mais c'est un itinérant. narrateur. Dans le récit n° 1 :
1 . — Ôni I angeic / koi I ka I co / À ce moment précis de l'histoire, nous dire lui part. stat. petit pensons que la narratrice observe son récit, traduction : II dit au petit dans lequel elle se localise par rapport « aux
parents ». La mère est là ; quant à l'homme, En fait, si « ko » situe le narrateur et son
elle le présente dans son déplacement. Pour héros, « / » introduit une distance, et de ce fait, comparer cette idée à une autre situation il y a une notion de mouvement, de déplacethéâtrale, la narratrice met en scène « une ment, d'un centre vers un autre. femme est là, entre un homme ». À la fin du même récit : En conclusion, « kola » exprime la position
du narrateur par rapport à une action en 1 . — H awe I hane j lai / tulu / koi / epun /
interj. voici part, mesure part, vous déroulement. Nous insistons sur l'action en
déroulement, puisqu'une autre situation peut itre j xaa / nekônatr / thaa / tro / ko j
plur. autre enfant nég. inacc. part. se présenter avec la particule « kolo ».
a I lapaa / pitru / kowe I la I itre /
prés, demeurer méchant vers déf. plur.
Rappel des situations connues avec «ko nekônatr I ka I co / Ke / ame / ngône /
lo ». enfant stat. petit part. part. sur
la I itre / xaa / ijine / ire / emele / i / Dans le récit n° 1, le cadet a fait attraper déf. plur. autre moment part, vie loc. l'aîné par le bénitier. À la ligne — , la narratrice
epuni I hi j angatr. / ajoute : vous part. eux
1. — Kolo I palahi I a / hë / gejë j traduction : Alors, n'abusez pas des petits, car ils
part. dur. prés, appeler la mer peuvent vous sauver la vie.
La narratrice commence cet énoncé par la Après avoir raconté une histoire, la conteuse
particule « kolo ». Cette particule exprime une s'implique avec son auditoire, et rapproche ses
reprise, et joue le rôle d'anaphorique. La paroles des enfants. Un autre cas peut se
narratrice, avec « kola », a déjà cité les appels présenter, où la particule implique toujours un
faits à la marée montante par le cadet. rapprochement entre le narrateur et son public.
Dans le récit n° 2, l'enfant participe, à l'insu Cette particule, «kowe», relie cette fois deux
de ses mères, à une course de chevaux, et personnes.
gagne. Mais il disparaît au moment de la Dans le récit n° 4, la narratrice explique
remise des récompenses au vainqueur. On l'attitude vagabonde des jeunes garçons, au
annonce une seconde course. Le même scénar moment où :
io se reproduit. 1 . — Ngo I hnei / angatr / Ima j traga / kowe / lai /
mais ag. eux ace. arriver part. part. 1. — Elany / kolo / hmaca / ha / a I troa / iwaja /
jajiny / lai / fô / maire j lapaa / demain part. dur. part. prés, inacc. course
filles part, femme pour demeurer traduction : demain, une nouvelle course va encore
uti I ju I hë I angeic / lapaa / avoir lieu.
descendre part. part. lui demeurer
hlothi Jo e I kuhu / fen. / Le narrateur rappelle que la course va
lancer des cailloux femme loc. en bas parterre encore se dérouler pour une nouvelle fois. Pour
rappeler une action déjà évoquée, le narrateur traduction : Mais il est arrivé vers la jeune femme, et
utilise la particule « kolo ». lui a lancé (quelque chose). 76 SOCIÉTÉ DES OCÊANISTES
En conclusion, dans l'étude de la relation Le garçon trouve cette femme, et commence
à lui lancer des figues. Cet énoncé a deux autres narrateur-texte, nous constatons que les parti
cules « kola », « kolo », « koi », et « kowe », interprétations, si l'on se place dans la relation
jouent un rôle important. Le morphème « ko » qui nous intéresse. Si l'on divise en deux parties
le premier énoncé par «kowe», on obtient : marque le repère du narrateur par rapport à
quelque chose, et les autres marques connotent
Ngo I hnei I angeic I hna / traga / kowe / lai \ jajiny une idée de rapprochement et de déplacement mais ag. lui ace. arriver part, fille vers un autre.
PI P2 Cette relation narrateur-texte ne paraît pas
évidente au premier abord. Il va de soi que le PI se traduit par : et il est arrivé et P2 : la fille
narrateur dirige ses personnages par son texte.
Mais nous pensons qu'il existe une relation
implicite du texte vers les acteurs, La narratrice, en utilisant la particule «ko
étudiée ici au travers de ces quelques particules. we », fait rapprocher l'homme de la femme. En
rapprochant ces deux personnages, elle s'im
plique dans son récit. Nous pensons aussi Les relations de localisation dans le texte.
qu'elle a une influence sur le public. La
particule « kowe » iimplique en même temps le C. Moyse-Faurie (1983, p. 82) note que « les
modalités nominales « lo », « la », « lai », locanarrateur et son auditoire par rapport à cette
action. Ils sont projetés vers la rencontre de lisent le lexeme qu'elles déterminent, soit dans
l'homme et de la femme. l'espace (proche du locuteur, proche de l'interlo
Cette idée connotative d'impliquer la respons cuteur, non visible et en référence au passé),
abilité du narrateur et de son auditoire par soit dans le cours du récit (réfèrent à ce dont
rapport au texte, est très bien illustrée à la fin on parle, ce dont on vient juste de parler, et ce
du récit n° 1. À ce point, la narratrice donne dont il a été question auparavant) ».
une morale aux enfants :
1. — Thaa I tro / ko / a / lapaa / pitru /
nég. inacc. part. prés, demeurer méchant a) LA, proche du locuteur
kowe I la I itre / nekônatr j ka / co / A we I je I la I sinoë j celë / part. déf. plur. enfant stat. petit donner part déf. arbre direct, traduction : il ne faut pas être méchant vis-à-vis des traduction : donne-moi ce morceau de bois petits enfants.
Le déterminé est proche du narrateur. Nous Nous pensons qu'avec la particule «kowe» ajoutons que, dans certaines situations, « la » il y a une implication du narrateur et de peut définir une localisation, située entre les
l'auditoire par rapport à cette morale de l'his interlocuteurs. Cette localisation s'adresse donc
toire. En effet, la narratrice conseille aux aussi aux deux interlocuteurs. enfants de suivre une ligne de conduite sociale.
b) LAI, proche de l'interlocuteur
Nous résumons les différentes positions du
Awe I je I lai / sinoë / celë / narrateur par le schéma suivant :
donner part part, arbre direct, >["""' >+ LA : position ko] traduction : donne-moi ce morceau de bois ProcheParraPP°rt INon implication! a son récit en DU NARRATEUR Ce morceau de bois est proche de l'interlocuj repère du narrateurj déroulement
j par rapport à son j 1 teur. >+ LO : position ! récit du narrateur par
rapport au connu c) LO, connu des deux
A we I je I lo I sinôe /
donner part, anaph. arbre
JDÉ PLACEME NtJ J IMPLICATION traduction : donne-moi ce morceau de bois
JDU_ RÉCIT î \_ DU NARRATEUR \
Les participants du discours connaissent déjà + I i : le narrateur + I WE : il y a une
se rapproche de son implication du nar- l'existence du morceau de bois. « Lo » joue le
auditoire qu'il rateur et de l'audi- rôle d'un anaphorique.
interpelle implicite- toire dans quelque Ces trois particules sont fréquemment utiliment chose sées dans les récits. Essayons de les examiner. LE RÉCIT DREHU 77
lo I cipa /
anaph. cadet Le narrateur se positionne lui-même (Kolo)
et ses acteurs (lo, la, lal). traduction : Elle arrive à l'arbre coupé la veille par la
cadette
Position du narrateur avec «kolo»
Cet énoncé précise que l'aînée arrive à Dans le récit n° 4, une femme tisse une natte l'arbre précédemment coupé par la cadette. Cet sous un rocher, et tout au long de sa tâche, elle arbre est connu du public, puisque le texte en a reçoit cinq figues lancées par un inconnu sur le déjà mentionné l'existence. Lorsque le texte rocher. Elle met au monde cinq enfants. réintroduit la cadette, personnage également
connu de l'auditoire, la particule, « lo » renvoie 1.31. Kolo I faif I lai / wene / thëtresi / hna /
à une situation déjà connue du public et du part, cinq part, fruit figue ace.
narrateur. tranyi / eahlo / qaa / koho / hugit /
En résumé, quand « lo » est utilisé ici, il crée lancer elle prov. en haut rocher
une référence. L'anaphorique, en fait, a une traduction : Ce sont les cinq figues lancées par double fonction. Il rappelle le connu, mais l'homme du haut du rocher. aussi attire l'attention par un procédé «d'illu
sion ». Le moment rappelé n'a pas été explicitÀ ce moment-là, en utilisant « lo » dans son
ement cité, mais le narrateur prend cette liberté. texte, la narratrice précise que ces cinq enfants
Dans le récit n° 1, vers l'énoncé proviennent des cinq figues lancées par l'i
nconnu. C'est une situation connue de l'audi L. — Hmaca / pi / hë / la / gejë /ngône / nyinaua /
toire, que le narrateur se permet de rappeler dur. part. part. déf. mer sur cou
d'une manière explicite. Comme nous l'avons traduction : Le niveau de la mer lui arrive au cou
dit, « ko » marque bien une présence du narra
teur, témoin en quelque sorte de l'action, par La particule « la », parce qu'elle est définie,
rapport à la situation. L'utilisation de « kolo », localise la mer. Si l'on analyse le rôle de cette
qui aurait pu être remplacé par « lo », témoigne particule prise dans cette situation de renonciat
de l'implication du narrateur. ion, nous constatons qu'elle nous apporte
deux informations d'une manière implicite.
Le narrateur positionne ses acteurs avec « lo »,
— « la » désigne et détermine le niveau de la « la » et « lai »
mer qui atteint, à ce point précis du récit, le
cou de l'aîné. Le texte apporte une informatDans le récit n° 2 :
ion au public.
— cette particule « la » est aussi un défini. Le 1. — Ame I lo I ijine / nyidroti / a /
narrateur montre que le niveau de la mer a part anaph. moment elles-deux prés.
changé depuis que le héros s'est fait piéger. Il isa I ua I tre / lapa / ju / hi /
chacun chercher part. s'asseoir part. part. s'agit donc d'une localisation contrôlée, puisque
proche du narrateur. lai I cipa / a I sa I la / paxanutr/
part, cadet prés, couper déf. arbre
D'un point de vue linguistique, « lai » est traduction : Au moment où elle cherchait de la
une composition du défini « la » et du locatif nourriture, la cadette s'est reposée, et a coupé un
arbre. « / ». En fait, si « la » désigne une localisation
proche du narrateur, « / » introduit une disÀ ce moment là, le texte précise que la
tance, et marque une notion de déplacement cadette s'arrête pour couper un « paxanutr »
d'un point vers un autre. Le même phénomène (Thieghemopanax sessiliflorus Rvig). Lorsqu'ell
s'est produit avec la particule «koi». es retournent pour la seconde fois, l'aînée suit
À la fin du même récit, la narratrice donne le chemin emprunté la veille par sa sœur.
une morale et s'adresse aux enfants : L'anaphorique, « lo », permet de localiser, puis
qu'il renvoie à du connu. Le récit crée un lieu, 1 . — Hawe / hane / lai / tulu / koi / epun /
un monde auquel le narrateur fait référence, Interj. voici part, mesure vers vous
c'est à dire un lieu connu du public. itre / xaa / nekônatr. /
plur. autre enfant Vers l'énoncé :
Xulu I pi /eahlo/ e / cili / lo / traduction : Voici un exemple pour vous, les enfants.
apparaître part, elle loc. direct, anaph.
Dans cet énoncé, « lai » prend en compte la ngône / ipaxanutr / hna / sa / eidr / hnene /
sur arbre ace. couper hier ag. morale de l'histoire, et la rapproche des enfants.

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