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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Année 6 Numéro 20 Juillet-Septembre 2008
 Edito Les beaux jours tant attendus sont là et le temps des vacances est revenu sur la Bourgogne. En même temps, on nous parle famine, instabilités climatiques et humaines, contextes économiques et sociaux tendus (pour ex : « le sommet de la FAO début juin* »). Difficile parfois de faire la part des choses entre nos désirs et besoins immédiats, les contraintes et informations diverses du monde qui « va comme il va » et nos possibilités qui « sont ce qu’elles sont ». A Equi’Max, nous n’échappons pas à ces questions; à l’ordre du jour des choix s’imposent pour savoir quel développement et quelle place nous souhaitons avoir sur la région et dans quelles conditions. Les deux salariées, Laure et Delphine, ont à cœur de nous mobiliser pour servir nos valeurs, et le C.A. s’emploie à équilibrer nos potentiels et les implications qui s’offrent à nous. Mais c’est aussi en connaissant vos besoins et vos envies, à vous bénévoles et adhérents, que nous pourrons chercher pour chacun de nous le moyen de conjuguer au mieux conscience du monde qui nous entoure et joie de participer à son évolution.  AnneCamberlin  (SecrétaireEqui’Max) *Courrier international, du 12 au 18 juin 2008 « la deuxième révolution verte »
Forte hausse des ventes de produits équitables Les ventes mondiales de produits issus du commerce équitable labellisés Fairtrade / Max Havelaar ont augmenté de 47% en 2007 (par rapport à 2006). 1,5 millions de producteurs en bénéficient aujourd’hui dans 58 pays en développement. Les jus de fruits, les bananes ou le coton tirent le marché vers le haut. La Suisse reste le pays où la dépense par habitant et par an sur les produits équitables reste la plus importante (20,80 euros). Les pays ayant connus la plus forte hausse sont la Suède (166%) et la Norvège (110%). Les ventes en France progressent elles beaucoup plus modestement avec 27% d’augmentation en 2007. Source : http://www.maxhavelaarfrance.org/
Nouveau logo pour le café éthiopienUn logo est né en Ethiopie pour essayer de redonner au café éthiopien sa réputation de café de qualité. Le gouvernement éthiopien et Oxfam en partenariat avec la chaîne de café Starbucks sont à l’origine de ce logo. L’Ethiopie, pays d’origine du café, espère ainsi faire augmenter le prix de son café, qui fait vivre aujourd’hui 15 millions d’éthiopiens. Extrait de l’article du Courrier International n°916 du 22 au 28 mai 2008 : « Un logo pour le café éthiopien »
Au Nord Des fèves pour les chocolats gourmets Les peuples indigènes ont fait pousser des cacaoyers au Panama voici plus de 2000 ans. Maintenant, leurs descendants font revivre cette production pour répondre à la demande de chocolat de haute qualité. En Amérique Centrale, les producteurs plantent du cacao, poussés par les prix mondiaux élevés du cacao et les primes. La ferme de Manuel Abrigo, à flanc de coteau, à côté du port d’Almirante à l’ouest du Panama donne sur une baie brillante, précisément là où Christophe Colomb débarqua en 1502. Planté par les anciens mayas du Mexique et d’Amérique Centrale bien avant l’arrivée des espagnols, le cacao a une longue tradition avec le peuple Ngobe, issu de la région du Panama, Costa Rica ainsi que des communautés indigène de Belize, Guatemala et Nicaragua. Les explorateurs espagnols ont rapporté que les peuples indigènes utilisaient les fèves comme monnaie d’échange. Avec 10 fèves, on pouvait s’acheter une nuit avec une prostituée, avec 100 un esclave d’après l’archéologue Michael Coe, co-auteur d’un livre intitulé «La vraie histoire du chocolat ». En 1990, Manuel Abrigo et les autres producteurs ont abandonné la culture quand les arbres ont été touchés par les champignons parasites et que les prix étaient bas. Maintenant, les sociétés de chocolat gourmet se tournent vers des producteurs d’Amérique centrale pour s’approvisionner en chocolat labellisé bio et équitable et sont prêtes à payer plus pour la qualité. La majeure partie du cacao mondial est produite en Afrique, là où les cacaoyers ont été introduits par les colonisateurs portugais dans les années 1800. Mais les groupes de défense des droits de l’homme accusent les producteurs de Côte d’Ivoire d’utiliser la main d’œuvre des enfants. Abrigo appartient à une coopérative regroupant 1500 producteurs qui vend la plus grosse partie de sa production à une petite compagnie suisse, appelée Pronatec AG, laquelle négocie des produits bio à des sucriers indépendants. D’autres coopératives produisent des fèves pour Green&Black’s, une division de Cadbury Schweppes. Leur cacao est envoyé en Italie et mixé avec des saveurs d’orange et des épices pour faire le chocolat Maya Gold, vendu en Europe et aux Etats-Unis. Entre 2002 et 2006, les ventes globales de chocolat bio ont augmenté de 120 pour cent, ce qui ne représente malgré tout que 0,5% du marché du chocolat. Mais la demande est suffisante pour convaincre les petits producteurs de Belize jusqu’au Panama de produire plus. La production de fèves de cacao en Amérique centrale a augmenté de 40% ces trois dernières années. Le cacao est une des rares productions agricoles pouvant apporter de la richesse à des populations pauvres autochtones. Les contrats à terme américains sur les produits de base ont grimpé en flèche à la bourse internationale pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis 28 ans. Les prix plus élevés aident les producteurs à produire plus en investissant pour améliorer la qualité et éviter les vagues d’épidémies de champignons parasites. Malgré les efforts d’augmentation de capacité des plantations de cacao, les possibilités d’extension sont limitées dans la plupart des exploitations d’Amérique Centrale. Traduction Françoise Raitière Article de Brian Harris NZ Herald – 12 Mars 2008
Regard sur…
Coton équitable : Bio, filière intégrée… que choisir ? La production ainsi que les exportations de coton augmentent régulièrement et ceci pourrait offrir des perspectives de développement pour les zones rurales de certains pays d’Afrique de l’ouest ou d’Asie (l’Inde plus particulièrement). Malheureusement, les subventions américaines et européennes, qui servent à soutenir leur propre production, écrasent les paysans des pays en voie de développement. Celles-ci auraient fait baisser les cours du coton de 20%. Les pays d’Afrique comme le Bénin, le Tchad et le Burkina-Faso où la production de coton 1 assure entre 5 et 10% de leur PIB sont les premiers touchés .  C’estdans ce contexte que Max Havelaar France (MHF) lance le coton équitable en 2005, en partenariat avec la société Dagris (devenu Geocoton depuis mars 2008). Le label ne porte que sur la matière première et non sur les nombreux intermédiaires par lesquels doit passer le coton avant de finir dans nos magasins. Ceci étant, les usines assurant la transformation de ces textiles subissent des audits pour vérifier qu’elles respectent bien les conventions de l’Organisation International du Travail (OIT). Tout ceci correspond bien à la stratégie de MHF qui ne souhaite concentrer ses efforts que sur les producteurs du sud. MHF apporte, comme pour les autres produits qu’il certifie, le prix minimum garanti, la prime de développement, le préfinancement mais aussi encourage l’agriculture biologique : 50% de la culture du coton bio au Mali, Burkina et Sénégal est certifiée Max Havelaar. Ceci étant, le label n’est apposé sur aucun vêtement bio en France. De plus, Dagris prône l’usage des OGM alors que Max Havelaar et tous les autres acteurs du commerce équitable se 2 positionnent clairement contre . D’autres structures commercialisent également en France du coton équitable biologique (non certifié Max Havelaar) : c’est le cas d’Ideo, entreprise née en 2002. Créée par deux associées, elle s’est aujourd’hui largement développée, compte neuf salariés et soutient autant de projets équitables (Inde, Cambodge, Pérou, Tibet). Le coton est issu d’une structure située dans l’Etat du Madhya Pradesh en Inde. Elle fait vivre 400 familles de paysans, qui possèdent pour la plupart moins d’un hectare de terre. Elle offre des formations à ceux qui sont déjà en culture bio ou qui souhaitent y passer, des cuves à biogaz aux plus démunis, finance la construction de barrages… De plus, 20% de coton de conversion (coton bio en cours de certification) ont été intégrés au coton bio classique en 2006 afin d’inciter les 3 paysans à passer au bio et à ne plus cultiver d’OGM . (Il faut 3 ans de culture bio pour que le coton soit certifié et 5 ans lorsqu’il est issu de parcelles de coton OGM). Mais IDEO ne s’occupe pas seulement des producteurs et s’intéresse aussi aux conditions de travail dans les usines fabriquant leurs vêtements: salaires plus élevés que la moyenne, conditions de sécurité respectées, cotisation pour les 4 retraites, sécurité sociale… Aujourd’hui, la gamme de vêtements en coton équitable s’est largement développée en France, proposant des habits classiques ou originaux, habillés ou décontractés, revendicatifs ou non. Le consommateur n’a plus qu’à faire son choix entre coton bio ou non bio, filière intégrée (comme Ideo) ou labelisée (MHF). Vincent Derain
1 Fiche FAO pour les négociations de l’OMC (http://www.maxhavelaarfrance.org/La-situation,175) 2 http://www.maxhavelaarfrance.org/ 3 http://www.ideo-wear.com 4 Libération du 17 février 2007 « Ideo tisse sa fibre éthique chez son partenaire indien »
Du côté d’ EQUI'MAX
Du textile chez Equi’Max ! Afin de diversifier notre offre commerciale, le Conseil d’Administration a choisi de vendre des produits textiles. C’est pourquoi nous proposerons désormais sur nos stands des T-Shirts en coton bio et équitable. Equi’Max a en effet choisi de commercialiser des T-Shirts IDEO et LASPID, une jeune entreprise lyonnaise qui travaille de manière étroite avec IDEO, et personnalise les T-Shirts par des designs engagés et originaux. Dès la rentrée 2008, des doudous équitables devraient également faire leur apparition sur nos stands. Pour en savoir plus :www.laspid.comEqui’Max fête ses quinze ans enGroupe de travail Education Au septembre !!!Développement recherche bénévoles pour animations pédagogiques De nombreux anniversaires sont prévus pour laLe groupe de travail Education Au Développement, en rentrée 2008: Max Havelaar France fêtera ses 20 anscharge des interventions de sensibilisation au commerce en octobre, et Equi’Max ses 15 ans en septembre. équitable (conférences, jeux, etc.) cherche de nouvelles Que de chemin parcouru depuis la création depersonnes désireuses d’intervenir dans des classes du Autrement en septembre 1993 !Primaire au Lycée, mais aussi pour travailler à  l’élaborationde nouveaux outils pédagogiques. Nous ne manquerons pas de vous informer sur lesN’hésitez pas à nous contacter si ce groupe vous manifestations prévues à cette occasion. intéresse ! Les prochains rendez-vous d’Equi’Max -Le dimanche 31 août à la Fête de l’Ane à Chaignay où nous tiendrons un stand de vente et d’information de 10h à 18h; -les 27 et 28 septembre à la Foire Tournesol (salle Pierre Jacques à Fontaines lès Dijon, de 13h30 à 19h et de 10h à 18h) ; -le 27 septembre dans les rues de Châtillon sur Seine pour célébrer les 30 ans de la MJC ; -le 24 octobre Place François Rude pour une journée d’animations sur le thème de la consommation responsable.
Vacances d’été : Equi’Max sera fermé du lundi 28 juillet au lundi 25 août 2008. ssociation EUI’MAX « Pour la promotion du label Max Havelaar en Bourgogne » EQUI’MAX –Trimestriel Juillet-Septembre 2008, n°20, 0,50 euros12 Avenue Eiffel Directeur de publication : Florence VOISOT 21000 DIJON Rédacteur en chef : Vincent DERAIN Dépôt légal :3trimestre 2003Tel / Fax : 03 80 49 80 83 e Impression : ICO rue des Corroyeurs DIJONMail : equimax@free.fr
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