Réforme agraire, pétrole et urbanisation en Irak - article ; n°513 ; vol.92, pg 548-573

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Annales de Géographie - Année 1983 - Volume 92 - Numéro 513 - Pages 548-573
Iraq is now one of the most heavily urbanized countries in the Arab World. But this situation is in a large measure, a recent one. Indeed the urbanization rate rose from 33,6% in 1947 to 63,5% in 1977. Thus, within thirty years, Iraq knew a massive transfer of rural World war II, after the aggravation of feudal land lord' seizure of vast areas of Iraqi agricultural lands and at the time when the demographic revolution was under way. From the fifties the breath-taking rise in oil revenues gave a powerful impetus to urban economy and made the attraction of towns practically irresistible. The agrarian reform acts of 1958 and 1970 did not succeed in either putting on end or even checking rural exodus. The injection of oil revenues into the towns and especially Baghdad have resulted in an aggravation of the unbalance between town and country, the decline of agriculture, a marked increase in the food deficit and a ruralization of the towns. Any Iraqi policy aimed at restructuring space should therefore cease to grant to the towns the lions share and achieve a fair distribution of oil revenues between town and country, in order to maintain the peasant on his land, to modemize agriculture and to ensure a balanced development of Iraqi towns.
L'Irak est aujourd'hui un des pays les plus urbanisés du Monde Arabe. Mais cette situation est en grande partie récente. Le taux d'urbanisation est passé de 33,6% en 1947 à 63,5% en 1977. Ainsi, en 30 ans, l'Irak a connu un transfert massif de population rurale vers les villes. L'exode rural a démarré à la veille de la deuxième guerre mondiale, à la suite de l'aggravation de la mainmise des grands propriétaires féodaux sur une bonne partie des terres agricoles irakiennes et du déclanchement de la révolution démographique. A partir des années 1950, l'accroissement rapide et vertigineux des revenus pétroliers a puissamment impulsé l'économie urbaine et a rendu l'attraction urbaine pratiquement irrésistible. Les lois de réforme agraire de 1958 et de 1970 ne sont arrivées ni à bloquer, ni à freiner l'exode rural, l'injection des revenus pétroliers dans les villes et surtout à Bagdad a eu même tendance à aggraver les déséquilibres entre villes et campagnes. Il en est résulté un déclin de l'agriculture, une accentuation du déficit alimentaire et une ruralisation des villes. Toute politique de restructuration de l'espace irakien doit renoncer à donner la part du lion aux villes et faire une répartition équitable des revenus pétroliers entre villes et campagnes, pour fixer le paysan à sa terre, moderniser l'agriculture et assurer un développement équilibré des villes irakiennes.
26 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : samedi 1 janvier 1983
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Hafedh Sethom
Réforme agraire, pétrole et urbanisation en Irak
In: Annales de Géographie. 1983, t. 92, n°513. pp. 548-573.
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Sethom Hafedh. Réforme agraire, pétrole et urbanisation en Irak . In: Annales de Géographie. 1983, t. 92, n°513. pp. 548-573.
doi : 10.3406/geo.1983.20210
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1983_num_92_513_20210Abstract
Iraq is now one of the most heavily urbanized countries in the Arab World. But this situation is in a large
measure, a recent one. Indeed the urbanization rate rose from 33,6% in 1947 to 63,5% in 1977. Thus,
within thirty years, Iraq knew a massive transfer of rural World war II, after the aggravation of feudal land
lord' seizure of vast areas of Iraqi agricultural lands and at the time when the demographic revolution
was under way. From the fifties the breath-taking rise in oil revenues gave a powerful impetus to urban
economy and made the attraction of towns practically irresistible. The agrarian reform acts of 1958 and
1970 did not succeed in either putting on end or even checking rural exodus. The injection of oil
revenues into the towns and especially Baghdad have resulted in an aggravation of the unbalance
between town and country, the decline of agriculture, a marked increase in the food deficit and a
ruralization of the towns. Any Iraqi policy aimed at restructuring space should therefore cease to grant to
the towns the lions share and achieve a fair distribution of oil revenues between town and country, in
order to maintain the peasant on his land, to modemize agriculture and to ensure a balanced
development of Iraqi towns.
Résumé
L'Irak est aujourd'hui un des pays les plus urbanisés du Monde Arabe. Mais cette situation est en
grande partie récente. Le taux d'urbanisation est passé de 33,6% en 1947 à 63,5% en 1977. Ainsi, en
30 ans, l'Irak a connu un transfert massif de population rurale vers les villes. L'exode rural a démarré à
la veille de la deuxième guerre mondiale, à la suite de l'aggravation de la mainmise des grands
propriétaires féodaux sur une bonne partie des terres agricoles irakiennes et du déclanchement de la
révolution démographique. A partir des années 1950, l'accroissement rapide et vertigineux des revenus
pétroliers a puissamment impulsé l'économie urbaine et a rendu l'attraction urbaine pratiquement
irrésistible. Les lois de réforme agraire de 1958 et de 1970 ne sont arrivées ni à bloquer, ni à freiner
l'exode rural, l'injection des revenus pétroliers dans les villes et surtout à Bagdad a eu même tendance
à aggraver les déséquilibres entre villes et campagnes. Il en est résulté un déclin de l'agriculture, une
accentuation du déficit alimentaire et une ruralisation des villes. Toute politique de restructuration de
l'espace irakien doit renoncer à donner la part du lion aux villes et faire une répartition équitable des
revenus pétroliers entre villes et campagnes, pour fixer le paysan à sa terre, moderniser l'agriculture et
assurer un développement équilibré des villes irakiennes.agraire pétrole Réforme
et urbanisation en Irak
Directeur du département Université Hafedh de géographie Sethom de Tunis
Irak est un des pays les plus urbanisés du monde arabe Si
on met part les petits Etats désertiques pétroliers du Golfe
comme le Koweit les Emirats Arabes Unis Katar et Bahrein où le
taux urbanisation se situe entre 66 et 90 Irak vient avec le
Liban et la Jordanie en tête de tous les autres pays arabes le taux atteignait en Jordanie orientale Rive orientale du
Jourdain 677 en 19741 en Irak 635 en 1977 et au Liban
625 en 19702 Le niveau urbanisation de Irak dépasse par
contre celui de la Syrie de la Tunisie de Egypte de Algérie du
Maroc etc
Pour étudier urbanisation en Irak nous pouvons nous appuyer
sur la définition de la population urbaine du recensement irakien
est-à-dire les habitants des agglomérations érigées en communes
ou choisir un autre critère plus rationnel en ne prenant en compte
que les agglomérations de 5000 habitants et plus3
La population urbaine de Irak évolué de 392 en 1957
57 en 1970 et 635 en 1977 selon la première définition de
351 en 1957 497 en 1970 et 55 en 1977 si on se limite
la population des agglomérations de 000 habitants et plus
décembre Cf 1975 Guy pp Loew 345-360 Les villes de Jordanie orientale in Revue de géographie de Lyon
Il agit une estimation puisque le Liban pas connu pour des raisons confession
nelles de recensement depuis 1932 La guerre civile que vit le Liban depuis 1975 rend la
connaissance de la situation actuelle encore plus difficile Cf André Bourgey Problèmes de
géographie urbaine au Liban in revue Hannon vol 1970 pp 97-128
Cf Riadh Saadi Les Migrations intérieures en Irak 376p. Bagdad 1976 en arabe) IRAK AGRICULTURE TROLE URBANISME 549
Mais cette situation est en grand partie récente elle est le
résultat une évolution qui démarré seulement la veille de la
deuxième guerre mondiale En effet malgré absence de véritables
recensements de la population en Irak avant 1947 il semble que la
population urbaine soit restée stationnaire autour de 24 25 de
la totale entre 1867 et 1935 est depuis 1935 que la urbaine commencé accroître plus vite que la
population rurale tel point que la population urbaine qui ne
représentait que le tiers de la population totale en 1947 date du
premier recensement en regroupe hui les deux tiers Il en
est résulté un déclin de la rurale qui connu une
évolution exactement inverse elle formait les deux tiers des
habitants en 1947 elle en forme plus que le tiers hui
La croissance accélérée de la population urbaine est le résultat
un fort accroissement naturel plus de 3 par an) et un exode
rural massif et continu qui est en bonne partie la conséquence de
la révolution pétrolière dont les revenus en hausse continue
depuis 1950 sont allés irriguer surtout les villes irakiennes Au
rythme où vont les choses il est probable que la plus grande partie
des habitants de Irak vivra dans les villes ici la du siècle On
prévoit déjà que aujourdhui 1985 70 de la population
habiteront dans des agglomérations de 000 habitants et plus
contre seulement peine 48 en 1965 Il est évident que cet exode
rural et cette urbanisation accélérée entraîneront de graves consé
quences pour les campagnes et pour les villes Irak qui dispose de
vastes ressources hydrauliques et de fertiles terres agricoles souffre
déjà un important déficit alimentaire Le grenier blé de la
période abbâsside est devenu un gros importateur de blé et de
divers produits alimentaires La situation semble ailleurs aggra
ver année en année Cette évolution est autant moins étonnante
que agriculture perd chaque année une partie importante de sa
main-d uvre par un exode rural massif et ininterrompu
Pour lutter contre ce transfert dangereux de la population des
campagnes vers les villes diverses solutions ont été con ues et
expérimentées dont la plus importante est la politique des réformes
agraires inaugurée la suite de la révolution de 1958 Mais toutes
les mesures prises présent se sont révélées inopérantes Ne
pouvant retenir les paysans irakiens dans leur campagne Etat
irakien fait appel aux égyptiens et marocains notamment
pour lutter contre le dépeuplement de ses campagnes et le déclin de
ses productions alimentaires Mais la conjoncture politique et en
particulier les accords de Camp David la rupture avec Egypte et
enlisement de la guerre irako-iranienne montre que la solution des
difficultés humaines de agriculture irakienne est pas pour 550 ANNALES DE OGRAPHIE
demain Les problèmes posés par une urbanisation ultra-rapide ne
sont pas moins complexes ni moins faciles résoudre
Exode rural et croissance urbaine en Irak urbanisation
rapide et anarchique
Pour appréhender importance et la rapidité de la croissance
urbaine irakienne il suffit de comparer le taux accroissement
annuel de la population totale le taux de la
population urbaine et le taux accroissement de la population
rurale
Taux accroissement Taux accroissement Taux accroissement
Périodes annuel de la annuel de la annuel de la
population urbaine population totale population rurale
1947-1957 27 49 19
61 04 1957-1965 31
331 014 1965-1977
importance de la croissance urbaine est en partie liée exode
rural
Importance quantitative de exode rural
Du point de vue méthodologique étude des migrations inté
rieures de populations dans les pays du Tiers Monde et en
particulier en Irak est toujours délicate car il existe que de rares
enquêtes sur le phénomène migratoire proprement dit Même
lorsque des enquêtes de ce genre existent elles sont partielles et
très récentes et ne permettent pas de suivre avec précision
évolution du phénomène
En fait presque toutes les études sur les migrations intérieures
partent des données des recensements généraux de la population
comparent les taux de progression des villes et des campagnes et
en déduisent la fois importance quantitative des migrations en
distinguant les gouvemorats déficitaires des gouvemorats béné
ficiaires et orientation des flux migratoires est surtout cette
méthode qui été adoptée pour étudier les migrations intérieures
en Irak IRAK AGRICULTURE TROLE URBANISME 551
Illustration non autorisée à la diffusion
Fig POPULATION URBAINE ET POPULATION RURALE
EN IRAK EN 1977 PAR GOUVERNORAT
Source Recensement de la population de 1977
Laboratoire de cartographie de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis.
Les données sur les migrations intérieures en Irak ne sont
relativement sûres que depuis 1947 date du premier recensement
général de la population4 Pour la période antérieure nous ne
disposons que estimations plus ou moins discutables Celles-ci
considèrent que la population urbaine irakienne est restée stable de
1867 1935 autour de 24 25 de la population totale5
Autrement dit en 1935 la population des campagnes été
affectée par aucun mouvement sensible exode Le premier recense
ment de 1947 montre un démarrage sérieux de exode rural La
population urbaine grimpe alors 336 soit le tiers de la totale et continue augmenter régulièrement pour
atteindre 635 en 1977 Ainsi en trente ans il eu un transfert
massif de population rurale fig 1) vers les villes la population
urbaine qui représentait le tiers de la population totale en 1947 en
compte désormais les deux tiers hui
Pour nous limiter la période qui va de 1965 1977 la
Egypte par contre effectue depuis 1882 des recensements réguliers tous les dix ans
Cf Khattab El Ani et Nouri El Barasi Géographie de Irak 470p. Bagdad 1979 en
arabe 552 ANNALES DE GEOGRAPHIE
population urbaine est passée de 162 000 641 000 personnes
soit un accroissement total de 8358 en douze ans alors que la rurale progressé pendant la même période que de
3935000 4484000 habitants soit un accroissement de 1385
seulement La campagne perd ainsi une bonne partie de sa
croissance démographique au pront des villes
Les recensements successifs de la population irakienne ont
montré que le nombre et la proportion des habitants qui ont émigré
de leur gouvemorat de naissance vers un autre gouvemorat sont en
accroissement continu6
La migration nette au profit de la ville de Bagdad est passé de
214398 personnes en 1957 590730 en 1965 934605 en 1977 des migrations intérieures ainsi profité surtout
aux gouvemorats les plus industrialisés est-à-dire Bagdad Basra
Kirkouk Maoussel7 etc. et contribué réduire importance
relative des gouvemorats prédominance rurale comme Mayssan
El Mouthanna El Anbar etc La proportion de la production des
gouvemorats de Bagdad et de Basra est ainsi notablement renfor
cée dans la population totale du pays passant de 1947 1977
respectivement de 17 266 et de 76 83
Par contre les gouvemorats ruraux non attractifs ont vu leur
importance relative régresser notablement La population du gouver
nerai de Mayssan le moins attractif du pays est ainsi passée de
638 de la population totale du pays en 1947 524 en 1957
429 en 1965 et 309 en 1977 En chiffres absolus la
population du gouvemorat de Mayssan évolué comme suit
307 000 habitants en 1947 353 000 en 1965 372 000 en
1977 soit un accroissement total en 30 ans de 20 Par contre la
population de la ville de Bagdad le Grand Bagdad connu un
hausse vertigineuse 515 000 en 1947 745 000 en 1965 et
2868000 en 1977 soit un accroissement environ 450
Ainsi un remodelage de la répartition de la population irakienne
est en train de opérer au profit des gouvemorats urbanisés Mais
de tous ces gouvemorats celui de Bagdad est incontestablement le
principal bénéficiaire des migrations intérieures
importance de la migration nette dans la croissance de Bagdad
est illustrée par la comparaison entre le taux de croissance de
Bagdad et celui de la population du pays fig 2)
Autrement dit la migration nette représente autour de la moitié
du croît démographique du Grand Bagdad pendant les trente
dernières années En réalité une partie du croît démographique
urbain provient du changement des limites administratives des
Cf Riadh Saadi déjà cité
Maoussel Mossoul IRAK AGRICULTURE TROLE URBANISME 553
Illustration non autorisée à la diffusion
Fig MIGRATIONS NETTES VERS BAGDAD EN 1957 1965 et 1977
Source Recensement général de la population irakienne de 1957 1965 et 1977
Laboratoire de cartographie de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis.
villes et de intégration de zones rurales ou des villages périurbains
ou de la promotion de bourgs ruraux au rang de communes
Les composantes de la croissance urbaine
Une étude portant sur la période de 1957 19658 montré que
le croît démographique des villes irakiennes se décompose comme
suit 481 accroissement naturel 425 de migration nette et
94 intégration anciennes populations rurales Autrement dit
pour ensemble de la population urbaine irakienne si la migration
nette est essentielle elle vient après le croît naturel
La progression du taux accroissement naturel de la population
irakienne de 27 par an pendant la période de 1947 1957
Cf Riadh Saadi déjà cité 554 ANNALES DE GEOGRAPHIE
Illustration non autorisée à la diffusion
Fig FLUX IMMIGRANTS RURAUX ET URBAINS VERS BAGDAD EN 1965
Source Recensement de la population de 1965 après Saadi
Laboratoire de cartographie de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis.
31 de 1957 1965 et 331 de 1965 1977 incontestable
ment renforcé la place du croît naturel des villes elles-mêmes
Si on se limite au cas de Bagdad principal pôle attraction des
immigrants la situation semble se caractériser par une phase de
démarrage 1947-1957 pendant laquelle le croît naturel semble
emporter sur la migration nette puis par une phase de migration
massive de 1957 1965 pendant laquelle la migration nette dépasse
le croît naturel fig 3) puis une montée de la place du croît naturel
dans la croissance urbaine de Bagdad la suite la fois de la
croissance du taux accroissement naturel de la population ira-
Taux accroissement Taux Taux accroissement
naturel de la total de la par migration Périodes population irakienne population de Bagdad nette de Bagdad
par an par an par an
1947-1957 27 49 171
1957-1965 31 76 374
1965-1977 331 54 155 IRAK AGRICULTURE TROLE URBANISME 555
kienne et de la régression relative du pourcentage de la population
rurale Si on affecte intégration anciennes populations rurales
un pourcentage moyen de 10 accroissement par migration nette
aurait évolué pour Bagdad
Il est évident par ailleurs que tous les immigrants qui affluent
dans les villes irakiennes chaque année ne sont pas seulement des
ruraux Les migrations inter-urbaines ne certainement pas
négligeables Le problème est cependant mal connu pour ensemble
des villes irakiennes Il été étudié que pour les immigrants de
Bagdad le travail de Saadi montré que pour la période
1957-1965 18 des immigrants Bagdad sont des citadins et 82
entre eux sont des ruraux Autrement dit exode rural est le
principal fournisseur des immigrants des villes irakiennes plus de
immigrants sur sont des ruraux9 Les villes irakiennes sont
habitées hui par des ruraux ou par des enfants de parents
nés la campagne Une étude du début des années 197010 montré
que plus des deux tiers 70 des habitants du Grand Bagdad sont
nés en dehors de la ville ou de parents nés en dehors de la ville et
surtout la campagne La ville irakienne actuelle porte très
fortement la marque de la campagne Même Bagdad
malgré ses quelques millions habitants apparaît comme un
gros village
Il est donc clair que Irak connu pendant le dernier
demi-siècle des migrations intérieures importantes et ininterrom
pues Il serait intéressant en voir les principales causes et étapes
II Causes et étapes des migrations intérieures irakiennes
Le mouvement exode rural est resté très limité la veille
de la deuxième guerre mondiale comme le montre la stabilité du
taux de population urbaine autour de 24 et 25 en 1935
malgré installation du régime du Mandat Britannique enrôle
ment de nombreux ruraux dans armée le début équipement du
pays en lignes de chemin de fer en routes goudronnées la mise sur
pied ouvrages hydrauliques sur Euphrate et le Tigre et le
développement de utilisation des motopompes pour irrigation et
des cultures spéculatives exode rural ne démarre sensiblement
avec les prémisses de la révolution démographique partir de la
deuxième guerre mondiale
étude de Mme Faiza Mohamed lem sur les villes du delta du Nil en Egypte
montre au contraire que les deux tiers des immigrants dans les villes du delta viennent autres
centres urbains est-à-dire que deux immigrants sur trois sont des citadins pendant la période
1947-1966
10 Cf Salah Falih El Hiti volution de la fonction résidentielle du Grand Bagdad
1950-1970 324 p. Bagdad 1976 en arabe)

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