Un glossaire de la sémiologie de l'image - article ; n°1 ; vol.54, pg 10-24

De
Communication et langages - Année 1982 - Volume 54 - Numéro 1 - Pages 10-24
Initialement, ce glossaire a été imaginé pour les étudiants de l'Ecole nationale supérieure des arts visuels (La Cambre - Bruxelles). Puis il s'est enrichi au contact des spécialistes du verbe et de l'image. Il ne mettra probablement personne d'accord. Les linguistes, sémiologues, psychologues, sociologues, graphiciens et cartographes, les spécialistes de la communication se sont confectionnés, chacun dans sa discipline, un vocabulaire autonome relevant dans bien des cas d'une typologie spécifique, inattentifs quelquefois à la lente mutation sémantique qui accrédite ici certaines interprétations jugées abusives, voire fautives là-bas.
Ce glossaire, qui groupe 247 termes venus d'horizons différents, est donc bâtard.
Mais c'est son originalité et son intérêt. Certaines des annotations sont proposées comme autant d'éléments de réflexions ; elles se réfèrent pour l'essentiel aux ouvrages et articles de spécialistes et en particulier à Jacques Bertin pour la graphique. Certaines interprétations abusives ou opposées sont précisées, d'autres termes ne sont explicités que par rapport à la sémiologie, la linguistique et la graphique. Ce glossaire ne se substitue pas aux lexiques et dictionnaires de la communication ; sa petite taille en fera un outil convenant pour un usage pratique.
15 pages
Publié le : vendredi 1 janvier 1982
Lecture(s) : 92
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Nombre de pages : 16
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Luc Vanmalderen
Un glossaire de la sémiologie de l'image
In: Communication et langages. N°54, 4ème trimestre 1982. pp. 10-24.
Résumé
Initialement, ce glossaire a été imaginé pour les étudiants de l'Ecole nationale supérieure des arts visuels (La Cambre -
Bruxelles). Puis il s'est enrichi au contact des spécialistes du verbe et de l'image. Il ne mettra probablement personne d'accord.
Les linguistes, sémiologues, psychologues, sociologues, graphiciens et cartographes, les spécialistes de la communication se
sont confectionnés, chacun dans sa discipline, un vocabulaire autonome relevant dans bien des cas d'une typologie spécifique,
inattentifs quelquefois à la lente mutation sémantique qui accrédite ici certaines interprétations jugées abusives, voire fautives là-
bas.
Ce glossaire, qui groupe 247 termes venus d'horizons différents, est donc bâtard.
Mais c'est son originalité et son intérêt. Certaines des annotations sont proposées comme autant d'éléments de réflexions ; elles
se réfèrent pour l'essentiel aux ouvrages et articles de spécialistes et en particulier à Jacques Bertin pour la graphique. Certaines
interprétations abusives ou opposées sont précisées, d'autres termes ne sont explicités que par rapport à la sémiologie, la
linguistique et la graphique. Ce glossaire ne se substitue pas aux lexiques et dictionnaires de la communication ; sa petite taille
en fera un outil convenant pour un usage pratique.
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Vanmalderen Luc. Un glossaire de la sémiologie de l'image. In: Communication et langages. N°54, 4ème trimestre 1982. pp.
10-24.
doi : 10.3406/colan.1982.1516
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1982_num_54_1_1516UN GLOSSAIRE
DE LA SEMIOLOGIE
DE LIMAGE
par Luc Vanmalderen
Initialement, ce glossaire a été imaginé pour les étudiants de l'Ecole natio
nale supérieure des arts visuels (La Cambre - Bruxelles). Puis il s'est enrichi
au contact des spécialistes du verbe et de l'image. Il ne mettra probable
ment personne d'accord. Les linguistes, sémiologues, psychologues, socio
logues, graphiciens et cartographes, les spécialistes de la communication
se sont confectionnés, chacun dans sa discipline, un vocabulaire autonome
relevant dans bien des cas d'une typologie spécifique, inattentifs quelquefois
à la lente mutation sémantique qui accrédite ici certaines interprétations
jugées abusives, voire fautives là-bas.
Ce glossaire, qui groupe 247 termes venus d'horizons différents, est donc
bâtard.
Mais c'est son originalité et son intérêt. Certaines des annotations sont
proposées comme autant d'éléments de réflexions ; elles se réfèrent pour
l'essentiel aux ouvrages et articles de spécialistes et en particulier à Jacques
Bertin pour la graphique. Certaines interprétations abusives ou opposées
sont précisées, d'autres termes ne sont explicités que par rapport à la
sémiologie, la linguistique et la graphique. Ce glossaire ne se substitue pas
aux lexiques et dictionnaires de la communication ; sa petite taille en fera
un outil convenant pour un usage pratique.
Un paradoxe.
Quand cessera-t-on d'interpréter l'image (inscrite dans l'espace),
via la rhétorique auditive (inscrite dans le temps), et riche
d'une double articulation, d'un vocabulaire, d'une orthographe, grammaire, d'une syntaxe, d'une analyse structurelle ?
D'une part le code linguistique, d'autre part les codes spéci
fiques de l'image « de raison » et l'absence de codage (autre
que le code asémantique pour l'auto-reproduction) dans l'image
« en liberté ».
C'est vrai que le modèle linguistique est inopérant dans l'image,
mais par quoi le remplacer? Les lectures psychanalytiques et
le flou interprétatif ? une encyclopédie analogique et à jamais
inachevée de la symbolique ? la réduction simultanée des
variables visuelles, de leurs combinatoires et de la batterie de
signes à disposition en vue d'obtenir des images élémentaires
pour dire peu de choses ?
Peut-être faudra-t-il s'habituer à l'idée que l'image, comme la
totalité des sciences humaines et exactes, ne s'éclaire sérieuse
ment que par le verbe .
Linguistique 11
ANALYSE MULTIVARIEE (ou MULTIDIMEN-
SIONNELLE) : traitement homogène d'un
ensemble statistique de plus de trois
composantes ; on distingue les trait
ements mathématiques ou «analyse "des
données » et les traitements graphiques
ou « traitement graphique des données »
ou encore « traitement graphique de l'i
nformation » (Jacques Bertin)/.
ACROPHONIE « images-lettres : . » écriture destinées sémitique à donner en le ANAMORPHOSE: déformation de l'image
d'un objet connu / image déformée quand premier son (les abécédaires des écoles
la grandeur apparente n'est pas identique maternelles sent acrophoniques : S pour
horizontalement et verticalement / en carSerpent. M pour Montagne...)/. tographie : déformation de, la disposition
AFFIXE : élément de formation suscept topographique (pour exprimer par exemple
ible d'être incorporé à un mot pour en la quantité de population)/.
modifier le sens ou la fonction / avant le- ANTONOMASE: figure de rhétorique mot = préfixe: à l'intérieur du mot =
consistant à remplacer un nom par l'énoninfixe ; après le mot = suffixe/. cé d'une qualité propre à i'objet ou à
ALGORITHME : ensemble de règles pré l'être qu'il désigne (ex. : le grand timonier
cises définissant un procédé de raisonne pour Mao)/.
ment en vue d'obtenir un résultat déter
APHORISME: figure de rhétorique qui, miné/. sous forme d'adage, de maxime > ou - de
ALLEGORIE : symboles en situation sym sentence énonce une pensée prétentieuse,
bolique / représentation qui a recours à banale.../.
une symbolique figurant métaphorique
APLAT : surface encrée avec une couleur ment l'abstraction; bien que le niveau
unie et uniforme sans variations de tonald'iconicité de l'allégorie' soit' élevé, sa
ité ; s'oppose à demi-ton / en imprimerdénotation est complexe, veire hermét
ie : cliché trait/. ique, son - degré d'entendement est
faible// APOCOPE : chute de phonème(s) ou de
syllabe (s) à la fin d'un mot (ex. télé pour ALPHANUMERIQUE: se dit d'une info
télévision) / opposé à aphérèse (ex. :pi- rmation dont la représentation est définie
taine pour capitaine)/. par des caractères alphabétiques, numér
iques et spéciaux / système de codage/. ARBRE : pour le graphicien, réseau dans
lequel il n'y a qu'un chemin pour aller ANAGLYPHE : couple de photographies
d'un sommet à un autre/. stéréoscopiques en deux couleurs complé
mentaires (1898) / imprimé qui, vu à tra ARCHETYPE : faisceaux d'associations vers des lunettes colorées (un verre d'idées, ensemble variable de signes rouge, l'autre vert), donne l'illusion du conventionnels ou ésotériques formant relief/. modèle de type primitif ou idéal/.
ANAGRAMME: mot obtenu par transpos ARTEFACT: (terme anglais) phénomène ition des lettres d'un autre mot (ex. : d'origine humaine ou artificielle / fait de Marie - aimer)/. l'art/.
ANALOGIE : ressemblance établie par
BOUSTROPHEDON : écriture grecque prl'imagination entre deux ou plusieurs imitive post-cadméenne dont la lecture des concepts; l'analogie est la base exclu lignes se faisait sans interruption . de sive de la symbolique / là mathématique gauche à droite et de droite à gauche / ne retient de significatif que trois analo par extension se dit de toute indicati- gies universelles : la ressemblance et son vité alternative de gauche à droite et de inverse (d'où la combinatoire), l'ordre et droite à gauche/. son inverse (d'où les relations d'o'rdre),
la proportionnalité (d'où la métrique). La
ressemblance, l'ordre et la proportionnal
ité sont les bases exclusives des di
agrammes et de la cartographie (Jacques L'alphabet de cet article est de Jean Larcher
Bertin)/. (voir page 50). de la sémiologie de l'image Glossaire
duquel des différences de signifiants cor
respondent à des différences de signifiés :
le code linguistique ou naturel est le code
le plus complet et le plus nuancé / unité
systématique, opposé à unité matérielle :
langage/.
CODE DE TRANSCRIPTION: code dont
l'ensemble constitue un lexique (ex. : les
notations numériques, les modèles molé
culaires de la physique, les corps chi
CALLIGRAMME : image et texte qui se miques...)/.
superposent totalement ou partiellement
CODE FERME : code dont la liste des aux niveaux sémantique et visuel/.
items ne peut être augmentée (ex. : mascCALLIGRAPHIE: art de bien former les ulin, féminin, neutre) / s'oppose à code caractères d'écritures/. ouvert/.
CARTE: type de graphique / représentat CODE OUVERT: code dont la liste des ion des surfaces, des plans à échelle / items est susceptible d'être augmentée informations en situation sur fond de (ex. : les numéros d'appel de l'indicateur
carte / se dit de tout réseau ordonné ; de téléphone) / s'oppose à code fermé/.
ex. : carte topographique, carte des cou
leurs, des sons, carte programme CODE PARALINGUISTIQUE : peut être soit
(micro-programmation).../. un recodage tel que le braille, le morse
ou le sémaphore (code transposé), soit CARTOGRAMME : distribution de diagram un code parallèle employé concurremment mes sur une carte / par extension se au linguistique tel que intonation, dit d'une carte très simplifiée, très sché mimique, prosodie (code auxiliaire du lanmatique présentant des informations spé gage), soit un code autonome tel le code cifiques/. de la route (code spécifique)/.
CATACHRESE: figure de rhétorique par CODE SOCIAL : code qui a pour objet la laquelle on exprime une chose abstraite relation entre les hommes et les groupes par substitution d'une concrète sociaux (ex. : les signes de politesse)/. (ex. : fidèle au drapeau, pour la patrie)/.
CODE SPECIFIQUE : code autonome ouCHARISM : terme de théologie ; don vert ou fermé composé de signes susceptconféré par la grâce divine / terme ibles de former une unité / système de de sociologie ; opinion du groupe ou de signes cohérents et articulés spécifiques son chef naturel indépendamment des à un groupe, une activité, une typologie... lois écrites et des règlements / par ex (ex.: le code de la météorologie)/. tension dans les communications sociales
opposé aux processus rationalisés,- ind CODE TRANSPOSE: code où les lettres,
les syllabes sont transposées (ex. : le ividualisés, froids / convivialité/.
morse, la sténographie) / code substitut/. CHIMIGRAMME : image obtenue à la l
CODICOLOGIE: science qui étudie les umière par l'action du révélateur et du
fixateur sur la surface photosensible sans composants matériels (physiques, chi
miques, ergonomiques) des messages l'aide de l'appareil photographique ni de
l'agrandisseur; désigne à la fois la tech écrits/.
nique et l'image résultante (Pierre Cor- COMPOSANTE : concept (s) de variation dier)/. contenu dans une information / se dit
d'une grandeur, d'une expression, d'une CINEMATOGRAPHIE : procédé photogra
phique utilisant la propriété physiologique relation ou d'une propriété qui est va
de la rétention rétinienne pour créer le riable (opposé à invariant) / information
variable dans la communication/. mouvement (24 photogrammes par se
conde)/. CONCEPT: représentation mentale génér
CODE : ensemble arbitraire des signes ale et abstraite d'un objet / le concept
est la référence relais entre le signifié et d'un langage / système de signes ou de
l'objet réel / par extention : représentatsèmes (Prieto) / écriture conventionnelle
composée de signes - chargés arbitrair ion visuelle d'une • information à faible
degré d'iconicité / image mentale/. ement d'un signifié / ensemble à l'intérieur ,
Linguistique 13
CONNOTATION : propriété d'un terme de frable par l'émetteur et le destinataire
désigner en même temps que l'objet cer seulement/.
tains de ses attributs / ensemble des CYBERNETIQUE : science constituée par caractères de l'objet désigné par un signi l'ensemble des théories relatives aux fiant / un système conncté est celui dont communications et à la régulation être le plan d'expression est constitué par vivant-machine / science générale des un système de signification / valeurs systèmes/. subjectives attachées au signe / on dira
qu'un concept est connoté quand l'info
rmation ajoutée amplifie la connaissance
en opposition avec un concept dénoté
quand l'information ajoutée précise la
connaissance/.
CONSTRUCTIONS GRAPHIQUES MATRI
CIELLES : classe de diagrammes permett
ant des permutations en lignes et/ou
en colonnes ; on distingue — 1 : la « ma DECODAGE : lecture et déchiffrement d'un
trice crdonnable »,- permutable en lignes langage codé / le décodage s'opère par
et en colonnes (c'est la construction de rapport à un code mère / activité du
base du traitement graphique des don récepteur/.
nées) — 2 : le « fichier image », permut DEFINITION : en TV nombre fixe de lignes able en lignes — 3 : « l'éventail de par lesquelles l'image est analysée / par courbes » qui est une collection de cour extension en techniques •■ audiovisuelles bes (chronogrammes) permutables entre qualité, taux de réception du son et de elles / opposé aux diagrammes de cor l'image/. rélation (Jacques Bertin)/.
DEGRE D'ICONICITE: degré de similarité CONTREPETERIE : interversion des lettres
ou de réalisme entre un signe et ce qu'il ou des syllabes d'un ensemble de mots
représente ; opposé à degré d'abstraction afin d'en obtenir un autre sens (ex. :
/ le degré d'iconicité est inversement « femme folle à la messe » pour « femme
proportionnel au degré molle à la fesse », Rabelais)/.
(Abraham Moles) / l'échelle d'iconicité i
CONVIVIALITE: voir CHARISMATIQUE/. va • de la ressemblance très élevée, au
point d'être confondue à l'objet réfèrent, CORPUS: ensemble limité des éléments
jusqu'au codage abstrait à taux d'iconicité sur lesquels se base l'étude d'un phéno
nul (ex. : ANALOGIE NATURELLE - l'objet mène / recueil de pièces, de documents
factice à échelle - la photo couleur réaconcernant une même discipline/.
liste en stéréoscopie - la ph?to - COULEUR-LUMIERE : synthèse additive la photo noir et blanc • le dessin de l'objet
perçue directement par l'œil ; le blanc ré - le dessin stylisé de l'objet... ANALOGIE
sulte de la superposition des trois cou CULTURELLE - un dessin symbole qui par
leurs fondamentales : le vert, le rouge, le analogie représente - l'objet - un dessin
bleu (vert + bleu = cyan, rouge + vert arbitraire qui par convention est assimilé
= jaune, bleu + rouge = magenta) / à l'objet - le mot écrit ou imprimé qui
s'oppose à couleur-matière/. rend compte de l'objet phonologiquement -
le numéro-indice repris d'un répertoire COULEUR-MATIERE: synthèse soustrac-
spécifique...)/. tive perçue par réflexion de la lumière
blanche sur un objet qui absorbe une DEMI-TON : variation de ton d'une sur
partie des radiations : la superposition face obtenue grâce aux différences de des couleurs primaires (jaune, magenta densité de la couleur / en imprimerie :
et cyan) donne un noir par soustraction variation du modelé obtenu par la trame
à la-lumière blanche (jaune + magenta = (cliché simili) / s'oppose à aplat/.
rouge, magenta + cyan = bleu, cyan +
DENOTATION: désigne le rapport établi jaune = vert) / s'oppose à couleur-lu
entre le signe linguistique et l'objet réel / mière/.
désignation des objets auxquels renvoient
CRYPTOGRAMME: signe secret, chiffré, un concept; la monosémie constitue un
dont le code n'est connu que par l'émet état de dénotation maximum / on dira teur et. le destinataire/. qu'un concept est dénoté quand J'infor-
CRYPTOGRAPHIE : code graphique mation ajoutée précise la connaissance. .
.
Glossaire de la sémiologie de l'image
ECHELLE : rapport entre une longueur et
sa représentation/. DIACHRONIE en connaissance/. quand opposition l'information : évolution avec un ajoutée concept des faits amplifie connoté linguis la
ECRAN LINGUISTIQUE: suite de mots
qui, au sein d'une phrase, sépare deux
mots corrélatifs importants,- par exemple tiques ou sémiotiques dans le temps
(opposé à synchronie) / étude de l'évo ' le sujet et le verbe / l'écran linguistique
lution historique des systèmes/. trop long compromet la lisibilité linguis
tique d'une phrase jusqu'à en susciter DIAGRAMME : type de graphique / tracé une interprétation erronée (François - Ri- géométrique sommaire des parties d'un chaudeau)/. ensemble et de leur disposition / repré
sentation graphique d'un phénomène / ECRITURE : représentation de la parole
construction où chacune des deux dimen et de la pensée par des signes / il existe
sions du plan est mobilisée par une com un grand nombre d'écritures : phonétique
posante ; la variable • taille » y joue un syllabique, phonétique alphabétique, picto
rôle essentiel, les autres variables v graphique, idéographique, braille.../.
isuelles ne résolvant généralement que ECTOSEMANTIQUE : éléments caractérisdes problèmes de lisibilité (Serge Bonin) tiques du message autres que sémanti/ en cartographie : tabeau partiel de ques (ex. : l'intonation de la parole, l'es- données où les éléments sont transmis
thétisme, les valeurs connotatives...)/. par des lignes et les relations par des
points / construction graphique des rela EMETTEUR : celui qui émet une commun
tions entre plusieurs- ensembles d'él ication/.
éments (ex. : constructions matricielles, EMPAN : capacité de mémoire immédiate, diagrammes de, corrélation) - s'oppose, à le « pattern » qui s'en dégage est transréseau: construction des relations qui féré à la mémoire à long terme : suivant s'établissent entre les éléments d'un seul la nature et l'ordre des mots transmis, ensemble - ex. : organigramme, arbre, t il oscille pour un sujet moyen entre 5 opographie (Jacques Bertin) voir SIGNE et 23 mots/. DIAGRAMME/.
EMPATHIE : capacité de l'émetteur de DIFFERENCIATES SEMANTIQUE: mé se mettre à la place du receveur et de thode de mesure des connotations ou des ressentir ce qu'il ressent/. charges émotives attachées à un signe,
une marque, une image... ; les tests de ENCHASSEMENT: intercalation d'un seg
sémantique différentielle se font par ap ment linguistique significatif en soi à
préciation de paires d'oppositions (chaud- l'intérieur dune phrase / emboîtement/.
froid, grand-petit, clair-sombre...)/. ENTROPIE : degré de désordre / fonction
DISCURSIF: en logique : qui se déduit mathématique exprimant la croissance
logiquement par raisonnements successifs d'un désordre / par extension richesse de
(opposé à intuitif) / qui ne s'astreint pas l'information ajoutée/.
à une continuité rigoureuse, qui s'éparp
EUPHEMISME: figure de rhétorique, exille, qui procède par digressions/.
pression atténuée dont l'expression d
DIPHTONGUE : voyelle dont la tenue com irecte aurait quelque chose de déplaisant
porte un changement d'articulation produi (ex. : disparu pour mort)/.
sant une variation de timbre / voyelle et EXPOSANT : sursigne exprimant la puisdemi-consonne/. sance (l'exposant conduit au nombre, l'i
DOUBLE ARTICULATION : articulation des ndice conduit au vocabulaire)/.
unités douées d'un contenu sémantique
et d une - expression phonique (les mo- CO
nèmes) articulées à leur tour en unités
distinctes et successives (les phonèmes) ;
la double articulation est la condition de
toute langue naturelle orale (André Mart
inet)/.
DUCTUS : le nombre, l'ordre et la direc
tion des traits à former pour dessiner une FIGURE : représentation graphique imagée
lettre ou un signe / le ductus se réfère / les points, lignes, surfaces et volumes
au gestuel/. considérés en eux-mêmes/. .
I .
Linguistique 15
FIGURE DE RHETORIQUE : procédé modif phique comme procédure de traitement
iant la forme, le sens du langage, mode des données ; s'oppose à graphiste qui
d'expression linguistique et stylistique utilise le graphisme peur identifier des
de structures de pensée dans le discours concepts/.
/ on distingue : les figures de mots (pro GRAPHIE: mode ou élément. de reprécédés modifiant la forme des tels sentation de la parole par l'écriture/. apocope, épenthèse, métathèse...), les
fiures de construction (procédés modif GRAPHIQUE (Le n. masculin) : toute cons
iant l'ordre normal des mots tels ana truction de ■- la graphique / information
coluthe, ellipse, hypallage, syllepse), lisible sur un plan de lecture reproduite
les figures de rhétorique proprement dites manuellement eu par une technique quel
(figures de pensée tels catachrèse, hyper conque (coupe, plan, élévation, profil,
bole, métonymie, synecdoque, euphé éclaté, diagramme, schéma, cartogramme,
misme, litote, métaphore, , paradoxe...) / réseau, organigramme...) / représentation
Roland Barthes classe les figures de rhé du rapport de deux variables dans le plan
torique en deux familles : les métaboles (ligne des.X, abscisse ou coordonnée
qui jcuent sur la substitution tels que horizontale et ligne des. Y, ordonnée ou
métaphore, métonymie... et les parataxes coordonnée verticale) / une information ;
qui modifient les rapports normaux entre qui établit des relations entre -deux en
les signes tels anaphore, ellipse, anaco sembles construit un diagramme ; une
luthe — les métaboles se ~ situent -au information qui établit des relations entre
niveau du paradigme et les parataxes à les éléments d'un seul ensemble construit
celui du syntagme / on. dénombre une un réseau ; un réseau ordonné suivant la
disposition des éléments dans un « objet » quarantaine de figures de .rhétorique/.
est une topographie/. FOND DE CARTE: ensemble des repères
géographiques connus, nécessaires et suf GRAPHIQUE (La) : la graphique (les di
fisants pour identifier les correspondances agrammes, les réseaux, la cartographie)
inconnues/. est le système de signes qui utilise les
propriétés du plan pour faire apparaître GESTALT : (psychologie de la forme) ter les relations de ressemblance, d'ordre ou me introduit par l'école psychologique de proportionnalité entre des ensembles allemande et qui régit une grande partie déjà identifiés ; elle s'oppose au grades travaux contemporains sur la per phisme qui a pour objet d'identifier un ception / assemblage d'éléments dont* ensemble ou un concept : la perception l'action commune est plus importante que d'un graphique est donc toujours précédée les propriétés de ses éléments / théories d'une opération d'identification qui doit selon lesquelles le tout n'est pas la être confiée soit au verbe ou à son écrirésultante ov la somme des éléments qui ture, soit au graphisme (Jacques Bertin)/. le compose, mais la totalité organisée
dynamiquement et qu'une partie dans un
tout est autre chose que cette partie iso
lée ou dans tin autre tout / organisation
des ensembles et articulations de leurs
parties selon des modes psychiques et
physiologiques/.
GESTEME : dans la terminologie structu
raliste élément distinctif répertoriable et
HIEROGLYPHE: signe du type «de l'aénonçable des gestes humains/.
ncienne écriture égyptienne / le signe
hiéroglyphe peut être pictographique GLYPHE : figure symbolique gravée ; par
extension tout signe visuel non verbal/. (± 10%), idéographique ou phonétique
(c'est-à-dire de syllabes obtenues acro- GRAPHEME: plus petite unité graphique, phoniquement et de lettres) ; on dénombautonome et indivisible de l'écriture / mi re 600 hiéroglyphes usuels/. . croprogramme des gestes* de la main
dans l'écriture / éléments de formation HOMEOMORPHISME : (terme de topolo-
des lettres / pour l'école anglo-saxonne gie) de forme semblable/.
la plus petite unité significative, de -la HOMOGRAPHE : chaîne écrite/. Equivalence d'orthographe (ex. : nous por
GRAPHICIEN : le graphicien utilise la tions, les portions) / en sémiologie: Glossaire de la sémiologie de l'image
expression, d'une relation. ou d'une pro
priété qui -est fixe, immuable (opposé à
variable)/.
IMAGE : ce qui est donné à voir / repré
sentation réelle, virtuelle (naturaliste,
schématique, analogique...) / l'image est
une totalité organisée dynamiquement ;
les éléments constitutifs de l'image vi
sible ou imaginaire sont nécessairement
en relation topologique ; substitut analo
gique . et/ou arbitraire, réduction de la
réalité visible / Paul Almasy dénonce
cinq erreurs à éviter lors de la confection
d'images à vocation communicative: amb
iguïté sémantique, absence d'échelle,
vocabulaire inconnu du lecteur, contra
ICONIQUE HOMONYME analogie ICONIOUE NICITE/. Equivalence ce et / (ceindre), consiste analogique HYPERBOLE: exprime IDEOGRAPHIE ICONICITE: moyen HOMOPHONE sente(nt) concept IDEOGRAMME: signes (ex. IDEOGRAPHIQUE être signe les qu'il non : un signifiants c'est dont d'une pictogramme les graphique/. représente qui l'idée à avec cette : seing, ou et mettre sonore génial) de image sons a similarité les : : expression figure DEGRE arbitraire/. une au le idée prononciation/. système signe sonores signifiés : sain) réfèrent des moyen identiques/. en : (ex. semblable ressemblance / se / opposé ou de voir relief D'ICONICITE/. qui l'idéogramme entre mot(s) : / dit sont un saint, de d'une qui rhétorique en exprime DEGRE / diagramme une à un notation identiques/. voir sémiologie, la au sein, qui litote/. différents figuration signe dépasse idée ou modèle SIGNE D'ICO- repré- « l'idée ceint peut écriune qui au et / diction entre les composants et valeur
esthétique dominante / on distingue
l'image fixe et l'image mobile/.
ISOMETRIE : de longueur égale (on par
lera d'EGALITE lorsqu'on caractérise une
même réalité de manière différente, et
d'ISOMETRIE envisage des pro
priétés identiques de termes différents)/.
ISOMORPHE : qui affecte la même forme
/ correspondance entre deux ensembles
apparentés par un même système de
relations (opposé à hétéromorphe) / ico-
nique/.
ture » qui traduit les idées par des signes
non phonétiques : l'écriture idéographique
est née de la pictographie/.
IDEOPHONE : onomatopée sonore/.
INDICATIVITE : chronologie de lecture
régie par la physiologie et l'apprentissage
0) / réactions contrôlées aux couleurs, con LANGAGE : système arbitraire de signes
trastes, mouvements, sources lumineuses, permettant la communication / unité mat
etc. ; l'indicativité est influencée par érielle opposé à unité systématique :
les phénomènes optiques/. le code / Martinet et'Mcunin ont déter
miné les fonctions du langage : la foncINDICE : sursigne numérique, littéral ou
tion sociale ou de communication, la autre pour caractériser un signifié, pour expressive ou esthétique, !a fonction 0 préciser l'ordre (l'indice conduit au voca
Judique, la fonction relais (élaboration et bulaire, l'exposant conduit au nombre) / support de la pensée, analyse du « mon1 rapport statistique (indice des prix)/. o de •)/ Jaccbsen dénombre six fonctions :
INFIXE : affixe à l'intérieur d'un mot/. la fonction expressive (destinateur : je),
la conative (destinataire : tu), INTERFACE: terme d'informatique exprI la fonction référentielle (contexte), la imant l'idée de contact entre hommes,
fonction phatique (l'état de communicatanimaux, machines échangeant, des info ion), la fonction métalinguistique (le code rmations / canal imaginaire de transfert
proprement dit), la fonction poétique (la des messages d'un émetteur à un récep dimension esthétique)/.- teur / par extension lieu de contact, de
connection entre la sphère de l'émetteur LECTURE CONTINUE: lecture d'éléments
et celle du récepteur/. en rapport avec ceux qui précèdent et
qui suivent. L'ensemble forme une infor- INVARIANT : se dit d'une grandeur, d'une Linguistique 17
mation cohérente, compréhensible grâce LITOTE : figure de rhétorique qui consiste
à une relation de cause à effet / lecture à mettre en relief. une idée au moyen
linéaire/. d'une expression qui l'atténue (ex.. une
larme d'alcool), opposé à hyperbole / LECTURE DIRECTE: lecture qui s'opère faire entendre le plus en disant le moins/. sans relais analogique / s'oppose à lec
ture par relais/. LOGOGRAMME : sténogramme / signe
visuel d'un code/. LECTURE DISCONTINUE: lecture d'él
éments d'information distribués dans LOGOGRAPHIE : écriture d'un type de lan
l'ordre ou le désordre ; chaque élément gage/. est compréhensible en- soi. L'ensemble
LOGOTYPE: appellation phonétique perferme une information complexe sans rela sonnalisée graphiquement (ex. : Coca- tion de cause à effet. L'œil « surpris » par
cola) / type de constante visuelle ; mardes * formes, des couleurs, des mouve
que de fabrique/. ments, des images, opère une lecture
discontinue/.
LECTURE GLOBALE: ce qui est perçu
en une lecture, en un coup d'oeil / l'image
de synthèse, est' préhensible en lecture
globale/.
LEXICOLOGIE : partie de la Unguistique
qui étudie les unités de signification (mo-
nèmes) et leurs combinaisons en unités MARQUE : signe qui individualise un pro
fonctionnelles (mots)/. duit, un service, une entreprise : une mar
que peut être phonographique (logotype, LEXIE : tcute unité du lexique / mot,
sigle, monogramme) ou idéographique signe/.
(pictogramme, symbole, diagramme) ou LIBIDO : énergies des tendances qui cons composite / signe quelconque pour dis
tituent le fond de la personnalité / par tinguer/.
extension pulsions sexuelles/.
MEDIA : supports ou véhicules de la
LINGUISTIQUE: étude objective, descript communication / les médias sont priive et explicative de ■ la structure, du ncipalement visuels, auditifs ou audiovifonctionnement et de l'évolution diachro- suels / intermédiaires physiques, apparnique des langues naturelles - humaines eil d'amplification sociale de la communi
(Georges Mounin) . / étude scientifique cation/.
du langage (Bernard Pettier) / étude des
MESSAGE : support physique et psycholconditions générales de fonctionnement
ogique de la transmission / le message et d'évolution des langues : la linguistique
suppose un expéditeur, un messager, un générale étudie les caractères qui sont
destinataire (Sartre) / l'information , que communs à toutes les langues/.
le messager ou le média transmet/. LISIBILITE : caractère de ce qui est l
MESSAGE SEMIOTIQUE : message const;- isible / concerne la proportion et non la
lué par l'assemblage de signes arbitraires grandeur (voir VISIBILITE)/.
choisis dans une convention commune LISIBILITE LINGUISTIQUE: aptitude d'un entre émetteur et récepteur : les signes texte — indépendamment de sa trans de l'écriture, les signes mathématiques, cription typographique — a être .lu sans les phonèmes du langage. (Abraham effort particulier, tout en étant compris Moles) / opposé à message isomorphe et mémorisé de façon satisfaisante ; la où la forme du message ressemble à ce lisibilité est fonction du choix des mots dent on parle (ex. : la photo)/. employés, de la . .longueur des phrases,
METALANGAGE: langage cédé dans un des sous-phrases et de la structure syn
taxique des sous-phrases (François Ri- langage général ou objet (Carnap,
Hjelmslev) / système dont ie plan du chaudeau)/.
contenu est constitué lui-même par un LISIBILITE TYPOGRAPHIQUE : aptitude système de signification / langage partid'un texte — indépendamment de son culier traitant des problèmes de langage / contenu linguistique — a être lu sans
(ex. : le langage hypocoristique des amoureffort particulier, tout en étant compris et
eux). mémorisé de façon satisfaisante/. .

Glossaire de la sémiologie de l'image
leur assemblage. Ex. : la mathématique / METAPHORE: figure de rhétorique, trans
fert de sens par substitution analogique s'oppose à polysémie et pansémie.
(ex. : racine du mal, source de chagrin) / MORPHEME : élément de formation (af- base de comparaison/. fixe) conférant un aspect grammatical dé
METONYMIE figure de rhétorique par terminé à un élément de signification
laquelle en exprime un concept au moyen (opposé à sémantème) / unité syntaxique
d'un terme désignant un autre- concept / le morphème sert à faire d'un mot un
qui lui est uni par une relation : la cause nom, un adjectif eu un verbe, à lui don
pour l'effet, le contenant pour le contenu, ner une catégorie (genre, nombre, per
le signe pour la chose signifiée, le tout sonne) / pour l'école linguistique améri
pour une partie, etc. (ex. : ameuter la caine le morphème est la plus petite unité
ville, boire un verre) / base de sélection/. signifiante, qu'il soit radical ou racine
(signe clé), c'est le morphème lexical MNEMOTECHNIQUE: se dit de ce qui est {chant dans chanterait) ou affixe (signe capable d'aider la mémoire par des pro indice), c'est le morphème grammatical cédés d'associations mentales ou audio [erait dans chanterait)/. visuelles / mnémonique: qui a rapport
à la mémoire (le signe symbole est MOT : unité du langage correspondant à
mnémonique pour autant que l'analogie une unité de signification / son ou groupe
est perçue)/. de sons articulés constituant une unité
sémantique / pour la linguistique .moMODE : (n. masculin) caractère d'une derne le mot n'est pas une unité précise, chose exprimée par la tonalité, J 'intona ainsi le supersigne « réembarquons » tion, l'accent, l'attitude/. compte un monème (barqu(e)) et trois
MODULE : ensemble des relations él morphèmes (ré, em.ons)/.
émentaires d'un système structural / en MOT CLE : mot fort / mot particulièrsemble des appareillages et des rythmes ement important quant à sa signification au élémentaires d'une structure / unité de sein d'une phrase ou d'un texte: subsmesure/. tantif, verbe, adverbe, adjectif / mot
MONEME : élément minimum correspon plein / s'oppose à mot outil ou mot fonc
dant à un contenu de signification (André tionnel/.
Martinet) / unité significative (voir pho
MOT FONCTIONNEL : voir MOT OUTIL/. nème) / l'équivalent du monème en écri
ture non phonétique est l'idéogramme / MOT OUTIL : mot fonctionnel / mot nécesslexeme ou sémantème/. aire peur respecter les règles de la
syntaxe et exprimant des relations entre - MONOGRAMME : principale(s) lettre(s)
les termes du discours / mot complétant d'une appellation / lettrine ; les mono
les mots clés au sein d'une structure ligrammes sont parfois personnalisés gr
nguistique : article, pronom, copule> (verbe aphiquement au point d'être peu lisibles/.
être), préposition, conjonction / s'oppose MONOSEMIE : caractère d'un signe ou à met clé ou mot plein/. d'un code qui n'admet qu'un seul signifié ;
MOT PLEIN : voir MOT CLE/. signification universelle : la graphique
et la mathématique / relation parfaite MYTHEME : élément distinctif d'un récit et • universelle entre le signifiant et le mythique/. signifié. Elle n'est atteinte que dans la
graphique, qui ne comporte trois s
ignifiés : les trois relations fondamentales NOMBRE D'OR: relation de deux dimende proportion, d'ordre et de différence. sions inégales de telle sorte que le rapCD D La graphique transcrit ces relations par
port entre la plus grande et la plus petite les mêmes relations : elle transcrit en soit égal au rapport entre le tout et la c l'ordre entre trois choses par l'ordre v
A A + B isuel entre trois signes. Aucune codifica
plus grande — = / section d'or tion, d'ordre n'est donc nécessaire, d'où
B A l'universalité totale de la graphique, mais
d'où aussi ses règles naturelles impresc appelé aussi proportion divine/..
riptibles / par extension, un système
est considéré comme monosémique quand
la connaissance de la signification de
chaque «signe précède l'observation- de
S O

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