Un inventaire des pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie (Grande Terre et Iles) - article ; n°66 ; vol.36, pg 17-59

De
Journal de la Société des océanistes - Année 1980 - Volume 36 - Numéro 66 - Pages 17-59
Ce travail est une approche statistique des pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie. Une étude quantitative de la répartition géographique des motifs a été faite. Pour cela, il a fallu dresser un inventaire des pétroglyphes, puis faire la typologie des motifs pour les classer en différentes catégories et sous catégories. Des cartes de répartition de ces motifs, exprimées le plus souvent en pourcentages, ont été dressées pour l'ensemble du Territoire. Cette étude prend en compte 2 198 motifs entrant dans 30 catégories différentes. L'existence de catégories régionales se dégagent ; certains motifs semblent être associés à des clans. Enfin, des récits traditionnels se rapportant aux pétroglyphes existent en Nouvelle-Calédonie.
This work is a statistical approach to the petroglyphs of New Caledonia. A quantita- tive study of the geographical distribution of the motifs was carried out. For this an inventory of the petroglyphs was drawn up and the typology of the motifs executed, so as to classify them in categories and sub-categories. Maps showing the distribution of these motifs, mostly given in percentages, were drawn up for the whole of the Territory. This study takes into account 2 198 motifs, in 30 different categories. The existence of regional categories emerges; certain motifs appear to be associated with clans. Finally, there are traditional tales about petroglyphs in New Caledonia.
43 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : mardi 1 janvier 1980
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Daniel Frimigacci
Jean Monnin
Un inventaire des pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie (Grande
Terre et Iles)
In: Journal de la Société des océanistes. N°66-67, Tome 36, 1980. pp. 17-59.
Résumé
Ce travail est une approche statistique des pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie. Une étude quantitative de la répartition
géographique des motifs a été faite. Pour cela, il a fallu dresser un inventaire des pétroglyphes, puis faire la typologie des motifs
pour les classer en différentes catégories et sous catégories. Des cartes de répartition de ces motifs, exprimées le plus souvent
en pourcentages, ont été dressées pour l'ensemble du Territoire. Cette étude prend en compte 2 198 motifs entrant dans 30
catégories différentes. L'existence de catégories régionales se dégagent ; certains motifs semblent être associés à des clans.
Enfin, des récits traditionnels se rapportant aux pétroglyphes existent en Nouvelle-Calédonie.
Abstract
This work is a statistical approach to the petroglyphs of New Caledonia. A quantita- tive study of the geographical distribution of
the motifs was carried out. For this an inventory of the petroglyphs was drawn up and the typology of the motifs executed, so as
to classify them in categories and sub-categories. Maps showing the distribution of these motifs, mostly given in percentages,
were drawn up for the whole of the Territory. This study takes into account 2 198 motifs, in 30 different categories. The existence
of regional categories emerges; certain motifs appear to be associated with clans. Finally, there are traditional tales about
petroglyphs in New Caledonia.
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Frimigacci Daniel, Monnin Jean. Un inventaire des pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie (Grande Terre et Iles). In: Journal de la
Société des océanistes. N°66-67, Tome 36, 1980. pp. 17-59.
doi : 10.3406/jso.1980.3023
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jso_0300-953X_1980_num_36_66_3023Fig. 1. — Régions et zones de recherche en Nouvelle-Calédonie et Dépendances et répartition des sites k pétro-
glyphes utilisés dans cette étude.
Région Nord (N) Région Est (E) Région Ouest (W) Région Sud (S)
NA : NOUMÉA AR : ARAMA BORINDI BI : BOULOUPARI BO
BL : BALABIO BR : BOURAIL ON : ÎLE OUEN CA CANALA
TY : TOUAOUROU-YATE BP : BÉLEP HI HIENGHÈNE KO : :KONE
CD : CHESTERFIELD MD : MOINDOU UN : UNIA HU HOUAÏLOU
CL : COLNETT KU KOUAOUA NP : NÉPOUI
EX : D'ENTRECASTEAUX PE POINDIMIE PO : POYA
KG : KAALA-GOMEN Région des LOYAUTE (L) PN PONERIHOUEN PT : PAITA
KM : KOUMAC TH THIO UC : OUACO
ML : MALABOU TO TOUHO VH : VOH LI : LIFOU
NH : NEHOUE MA : MARE
Région de VÎle des Pins ou KOUNIÉ (K) NN : NOOLAP-NOMOUNDJA UV : OUVÉA Regroupements particuliers pour cette étude OB : OUEGOA-BONDE
A : OM, CL OM : OUAIEME
PB : POUEBO B : PB, PI, RM, OB, BL
PI : PAM-TIARI C : KM, NH, ML, PM, TB, NN, AR
PM : POUM D : UC, KG
RM : ROCHE-MAUPRAT TY : TY, ON
TB : TIABET-BOAT-PASS Un inventaire des pétroglyphes
de Nouvelle-Calédonie
Grande Terre et Iles
par
Daniel FRIMIGACCI * et Jean MONNIN
I. — La méthode Ainsi, les zones OM et CL de la fig. 1 sont
regroupées en une zone A; les zones PB,
Les travaux précédemment entrepris sur OB, PI, RM et BL sont regroupées en une
les pétroglyphes néo-calédoniens montrent zone B ; les zones AR, NN, TB, PM, ML, NH,
que leurs auteurs étaient surtout préoccupés KM sont regroupées en une zone C ; les zones
de trouver la signification des signes et leur KG et UC sont regroupées en une zone D.
origine. Nous avons préféré, en un premier À l'île des Pins (K) toutes les zones de re
temps, essayer de trouver une signification cherche ont également été regroupées sous le
à leur répartition géographique, laquelle cons même symbole régional K; l'Ile Ouen a été
titue une donnée immédiatement accessible. intégrée dans la zone TY. Pour que des cartes
Il nous fallait donc dresser un inventaire de répartitions et de proportions soient signi
des pétroglyphes et classer en catégories tous ficatives, il nous fallait également compter
les motifs recensés. Cette démarche nous avec une prospection relativement homogène
semblait nécessaire avant d'envisager un tra de toute l'étendue du Territoire. Malheureu
itement plus élaboré des données recueillies, sement bien des zones sont encore insuf
par la mise en ordinateur. fisamment explorées. Elles ont été éliminées
des statistiques. Dans certaines, on n'a pas Après ce classement, nous avons dressé
des cartes de répartition pour l'ensemble du encore recensé de pétroglyphes ou retrouvé
ceux qui sont signalés dans la littérature. Territoire. Certaines expriment des pourcen
tages de telle catégorie de motifs. D'autres Dans d'autres, on en a relevé si peu qu'il
sont de simples cartes de dénombrement. Pour serait imprudent de les inclure dans nos cal
culs de pourcentages. De telles zones sont beaucoup de motifs, dont l'échantillonnage
notées par un symbole particulier (S pour n'est pas suffisant, nous nous sommes bornés
l'absence de motifs, T pour l'insuffisance de à proposer notre inventaire.
motifs dans les calculs de pourcentages). Les cartes de répartition (fig. 37 à 48) de
Cette étude a nécessité des visites sur le tous ces motifs sont construites selon le dé
coupage arbitraire de la Nouvelle-Calédonie terrain. Nous avons mené notre propre pros
pection de nouveaux sites. Il nous a fallu égaet Dépendances en régions et zones de re
lement évaluer la crédibilité des relevés de cherche adopté par Maître et Frimigacci
pétroglyphes faits par les prédécesseurs avant (fig. 1 ; cf. texte infra). Pour cette étude
particulière et pour obtenir des cartes lisibles, de les inclure dans notre inventaire. C'est
nous avons opéré des regroupements dans les ainsi que les documents consignés dans l'o
zones de recherche, de façon à ce que le dé uvrage de G. H. Luquet (1926) doivent être
coupage donne des surfaces comparables. utilisés avec une très grande prudence. D'une
# C.N.R.S. - O.R.S.T.O.M. UN INVENTAIRE DES PETROGLYPHES DE NOUVELLE-CALEDONIE 19
façon régulière cet auteur, qui travaillait croix à enveloppement simple ou double, un
d'après les photographies et des « estam ou deux cercles (concentriques dans ce cas)
pages » d'Archambault (Luquet 1926 : 58) nous ne les avons pratiquement jamais retrou
disponibles au Musée de l'Homme, semble vés quand nous avons observé les mêmes
avoir beaucoup « interprété » ces documents pierres. On pourrait supposer que certains
de terrain. D'une manière générale, les signes motifs se soient effacés entre le passage d'Ar
que nous voyons actuellement sur les mêmes chambault et le nôtre. Nous ne le pensons
pierres ont été le plus souvent reproduits cor plus du fait que nous n'avons jamais retrouvé
rectement. Cependant, d'une façon que nous ce « motif frontal » mais que, par contre, sur
considérons maintenant comme certaine, ces mêmes pierres nous identifions d'une man
G. H. Luquet a ajouté systématiquement, par ière tout à fait constante les autres motifs.
extrapolation ou interprétation abusive des Il est remarquable, d'ailleurs, de constater
photographies d'Archambault, ce qu'il appelle que les gravures semblent s'être particulièr
des « ensembles frontaux » comportant yeux, ement bien conservées depuis un siècle. Le
nez (et front), comme le montrent les deux présent inventaire est donc basé sur les sites
exemples de la figure 2. Ainsi, lorsque cet que nous avons effectivement visités*.
auteur signale de chaque côté de la base d'une
Dessins de G.H. LUQUET Nos relevés des mêmes motifs
Illustration non autorisée à la diffusion
B
Fie 2.
1 et A : E.CA.070 (1 : Luquet 1926, p. 98).
2 et B : E.PN.030 (2 : p. 65).
* Chaque site est désigné par un code formé de trois éléments :
le premier désigne la région : N (Nord), E (Est), W (Ouest), S (Sud), L (Loyauté) ou K (île des Pins);
le deuxième désigne la zone de recherche ; par exemple CA (Canala) ;
le troisième est le numéro du site archéologique dans la région; par exemple E.CA.070 désigne le site réper
torié avec le n° 70 dans la région Est (E); il se trouve dans la zone de Canala. 20 SOCIETE DES OCÉANISTES
gorie. Ce classement pourra par la suite faire
IL — CLASSIFICATION DES MOTIFS EN CATÉ- l'objet de changement : il faudra peut-être
GORIES ET SOUS-CATÉGORIES regrouper certains motifs ou au contraire sub
diviser encore les catégories. Il était cepen-
C'est le critère de la forme des motifs qui dant nécessaire à toute tentative de réalisa-
a présidé au classement. La figure 3 donne les tion de cartes de répartition des motifs. Il
types de formes intervenant dans chaque caté- faut ajouter que certains motifs échappent
Motifs de référence Cat. Motifs de référence Cat.
16
17
A Y
18
19 (i)
20
21
22
1 Hilling 1 1 ii .m I 23 8 * 4
24
10 25
26 11
27 12
13 28
14 29
Entailles 15 30
Fie. 3. — Tableau des. 30 catégories déterminées pour cette étude. UN INVENTAIRE DES PÉTROGLYPHES DE NOUVELLE-CALÉDONIE 21
encore à toute systématique, quelques-uns III. - Typologie et répartition géograsont présentés dans la figure 36.
phique DES MOTIFS Dans la suite de ce texte, nous utiliserons
indifféremment les mots « motif» et « signe »; Catégorie n (fig- 4).
de même, les mots « groupe » et « sous-caté Le motif de référence de cet ensemble est
gorie » seront synonymes. la spirale. Largement répandu en Nouvelle-
Fig. 4. - Catégorie n° 1.
1 et 3 N.OB.075 (Chevalier 1961, p. 93) 13 E.TO.002
2 et 18 E.HU.090 14 E.HU.046
4 E.TH.082 15 E.CA.069
5 E.PE.015 16 E.PN.030
6 E.CA.059 17 E.PN.024
7 E.BO.084 19 E.HU.039
8 E.HU.038 20 E.HI.001
9 E.TH.081 21 W.BR.068
10, 11 et 12 W.BR.081 22 W.PO.064
23 W.PO.066
24 W.PT.086 SOCIETE DES OCEANISTES 22
Calédonie, il prédomine cependant dans le
Sud (fig. 37). Les spirales se composent le Catégorie n° 3 (fig. 6).
plus souvent de 2 à 5 spires, avec un max
Le motif de base de cette catégorie est le imum statistique pour 3 spires (voir le ta
signe 1 de cette fig. 6 (« croix à un bras »). bleau A). Elles sont dextrogyres (tournent
C'est le plus simple et le plus répandu. Il dans le sens horaire) ou sinistrogyres.
présente deux segments de droite qui se
Zones de recherche Totaux Noibre spires de coupent à angle droit, en se traversant l'un M> PB 0B HI UC TO PE PO PN BR HU w TH BO PT 81 NA
3 1 5 1 2 1 13 1 l'autre. En général ces segments sont égaux, 4 2 1 1 16 2 1 1 2 1 1 2 se coupent en leur milieu et, dans la quasi- 3 2 3 1 4 1 3 3 1 12 1 31
2 4 27 4 1 1 1 3 2 5 3 4 1 totalité des cas, les croix sont enveloppées.
5 1 6 4 1 5 2 19 (Les cas où elles ne sont pas enveloppées sont 6 ou 7 3 1 1 1 2 1 9 rarissimes et par conséquent négligeables sta9 ou 10 1 1 2
5 2 1 4 3 5 8 14 11 3 27 1 8 117 Totaux 4 11 1 9 tistiquement). Il existe de nombreuses va
riantes de ce motif, c'est pourquoi nous avons Tableau A. — Nombre de spirales recensées dans
divisé cette catégorie en six groupes. C'est chaque zone (dans les tableaux, les zones se suivent
du Nord au Sud de la Nouvelle-Calédonie). ainsi que, par exemple, la croix peut être à
plusieurs bras (sous-catégorie F, signes 41 à
51 de la figure 6), c'est-à-dire avec plusieurs
Le motif de base est illustré par le signe 24 intersections perpendiculaires à un axe prin
de la figure 4. Les autres\ signes en sont des cipal qui est également l'axe de symétrie du
variantes. Si la zone de Borindi (BO) n'avait motif.
pas été exclue de la carte comme ne possé L'importance numérique des motifs de cette
dant pas assez de motifs recensés, elle aurait catégorie n° 3 et la diversité des formes
figuré en tête des pourcentages de la figure 37 sous lesquelles ils apparaissent nous ont con
car nous y avons trouvé quatre motifs dont traints, pour désigner ces motifs, à adopter
trois spirales. une formule de notation particulière, compos
Remarquons que, dans la figure 4, le mot ée de trois ou quatre éléments (la lecture des
if 21 a été redressé pour les besoins du des cartes de répartition de cette catégorie en est
sin; dans la réalité, il entoure un galet. du reste facilitée).
— le premier terme, invariable, de cette forCatégorie n° 2 (fig. 5). mule, est le chiffre 3 se rapportant à cette
catégorie n° 3 ; Les motifs de cette catégorie ont en com
mun une structure présentant deux parties — le second, en chiffre romain, indique le
incurvées symétriquement par rapport à un nombre de bras de la croix;
axe de symétrie plane. Nous avons subdivisé — le troisième, en chiffre arabe, indique le
cette catégorie en trois groupes A, B et C. Le nombre d'enveloppements ;
tableau B donne la répartition de ces motifs. — le dernier, élément facultatif, est un nu
On peut y vérifier que l'on rencontre le méro entre parenthèses qui renvoie à un
groupe A sur la Côte Est, tandis que les motif illustré de la figure 6.
groupes B et C ne se rencontrent pas dans Le motif 37 de la figure 6 répond donc à la la moitié nord de la Grande Terre. Enfin, formule 3.1.2.(37). Il faut ajouter que la foaucun motif de cette catégorie n'a encore été rmule abrégée 3. A se rapporte à tous les motifs recensé dans les îles. de la sous-catégorie A et, de même, la fo
rmule 3.1 désigne tous les motifs cruciformes
sous- Zones de recherche à un bras. catégorie A PE PN PO HU BR KU CA TH BO PT
Le groupe A (signes 1 à 19, fig. 6) com2 A 5 3 2 1 3 3 1
prend les croix simples à un enveloppement 2 B 2 3 2
[motif 3.A.(1)], ainsi que d'autres motifs 2 C 2 1 4 1 1 2 simples lui ressemblant. Si le signe 3.A.(1)
est très commun (on en a recensé à ce jour Tableau B. Nombre de motifs, par zone, de la caté-
351), il faut noter que les autres motifs de gorie 2.
ce groupe A [signes 3.A.(2) à 3.A.(19)] ne se
présentent chacun qu'en un tout petit nombre Certains motifs ayant été en partie dété
d'exemplaires : la moyenne est de 2,5 par riorés, nous avons indiqué, sur la figure 5, les
motif. Il convient donc de ne pas perdre de cassures de la roche par des hachures. UN INVENTAIRE DES PÉTROGLYPHES DE NOUVELLE-CALÉDONIE 23
Fie 5. — Catégorie n° 2.
E.PE.020 16 W.BR.O77
2 et 3 E.PN.030 17, 18 et 28 E.CA.060
4 et 5 E.CA.069 19 W.BR.079
6, 7 et 10 E.KU.0M 20 et 21 W.PT.086
E.CA.O7 ; 8 et 9 22 E.HU.046 (Musée de Nouméa)
23 W.BR.081 11 E.BO.085
24 E.TH.081 12 E.HU.096 (Luquet 1926, p. 74 et
planche II) 25 et 26 E.TH.080 13 et 14 E.PE.013
27 E.HU.038 15 N.CL.062
vue que les calculs statistiques sur cette sous- chaque zone. Cette carte (fig. 38) fait appa-
catégorie sont essentiellement basés sur le raître que la proportion de ces motifs est la
signe 3.A.(1). plus forte vers le centre de la Grande Terre
Nous avons dressé une carte de répartition et diminue quand on se déplace vers les extré-
de ces motifs 3A en pourcentage par rapport mités de Pîle (voir aussi le tableau C ci-après),
à l'ensemble de tous les motifs trouvés dans SOCIETE DES OCEANISTES 24
Fie. 6. - Catégorie n° 3.
17 E.CA.O66 33 W.BR.070 1, 14, 28, 29, 34, 46 et 49 W.BR.068
35 W.PO.052 18 E.CA.061 2 et 5 N.PB.061
36 S.NA.009 19 W.PO.063 W.PO.047
20 et 24 N.CL.062 37, 47 et 50 E.PN.030 E.CA.059
22 E.HU.031 38 E.KU.053 6, 21 et 23 E.CA.069
E.KU.101 25 W.PO.066 39 E.HU.046
26 W.PO.064 40 W.PT.094 N.PB.060
27 E.TH.107 42 E.HU.038 E.HU.040
30 E.TH.078 43, 44 et 45 E.PN.023 10 W.NP.089
48 E.HU.096 31 et 41 W.BR.069 11, 12 et 13 W.PO.065
32 E.PN.022 51 E.CA.O77 15 E.HI.001
16 W.PO.042 UN INVENTAIRE DES PÉTROGLYPHES DE NOUVELLE-CALÉDONIE 25
sous- Zones de recherche catégorie BP C B D A VH HI TO KO NP PE PN PO HU BR KU MD CA TH BI BO PT UN NA TY K UV LI MA
10 12 7 5 30 100 34 3 14 19 1 30 16 6 1 3.A(1)
3. A 11 36 1 1 14 7 1 5 31 120 40 33 4 23 16 6 2
3.B 2 3 2 7 2
1 6 6 3 3 5 3.C
4 3.1.2 1 1 1 7 17 21 4 3 1 4
3.1.3 2 2 6 4 3 1
3.1. 4/ + 2 1 2 6
3.E 1 1 1 9 19 27 4 9 8 4 10
3.1 11 36 2 3 14 8 1 6 41 148 73 40 14 4 38 21 12 12
5 15 21 14 4 1 2 2 3. II
3. III 1 3 4 5 5 2 2 1 1
3. IV 1 1 1 1 1 2 1
1 3.V
3. VI 1 2
3. VII 1 1
3. IX 1
M 3 ♦ 11 36 2 3 14 9 1 16 63 175 95 47 18 4 42 23 16 12
M»* 142 609 43 37 135 34 5 86 251 564 311 198 52 39 186 111 15 5 87 1 49 23 120 11 38
Tableau C. — Nombre, par zone et par sous-catégorie, des motifs de la catégorie 3.
* Total, par zone, des motifs de la catégorie 3.
** par des de toutes les catégories (pour comparaison).
Signalons que le motif 17 de la figure 6 se grand nombre (voir le tableau C) a Houaïlou
rencontre aussi avec une seule cupule, ou de (HU) et dans les zones limitrophes : Bourail
petits cercles k la place des cupules. Nous (BR), Kouaoua (KU), Ponérihouen (PN) et
n'en avons rencontré que quelques exemp Canala (CA). Par rapport k l'ensemble des
laires, contrairement à ce que l'on trouve motifs de la série 3 (fig. 39), ils prédominent
dans les dessins de Luquet (1926). également dans la région de Houaïlou (HU)
et Kouaoua (KU) mais aussi dans celle de Le groupe B (motifs 20 à 24, fig. 6) est
Nouméa (NA). Signalons que dans cette dercomposé de signes qui ne répondent pas par
nière zone on a trouvé des croix k un bras faitement k la définition de la catégorie 3. Au
entourées 6, 8 et même 9 fois (S.NA.014). centre de symétrie du motif on note un ou
Nous avons dressé la carte de répartition proplusieurs cercles concentriques, le centre
portionnelle de l'ensemble des cruciformes k étant parfois marqué d'une cupule. Les motifs
un bras (3.1) par rapport k l'ensemble de tous du groupe B sont peu abondants (voir le ta les motifs de cette catégorie 3 (fig. 40) et par bleau C); la moitié se trouve dans la région rapport au total de tous les motifs des diffde Canala. Le motif 51 pourrait être de la érentes catégories (fig. 41). Cette dernière même sous-catégorie mais avec une formule
figure montre que plus on s'éloigne de plus compliquée : quatre bras et deux enve Houaïlou (HU), plus la croix a un bras (3.1) loppements. perd de sa prépondérance par rapport k l'e
Le groupe C de cette catégorie comprend nsemble des motifs.
les croix dont les extrémités des segments se La figure 40 montre que plus on s'éloigne
présentent diversement. Ces motifs sont éga de cette même région de Houaïlou (HU), plus
lement peu répandus (tableau C), une densité ce sont les motifs 3.1 qui se maintiennent
maximale semble toutefois centrée sur la ré seuls, dans les de la catégorie 3. Tout
gion de Houaïlou (HU). se passe comme si le centre de « diffusion »
des cruciformes n'avait « exporté » que les Le groupe D présente des variétés de mot
motifs les plus simples. Cette constatation se ifs cruciformes qui n'ont été trouvées qu'en
vérifie pour le moment k cent pour cent aux un exemplaire.
extrémités de la Grande Terre. Le groupe E rassemble toutes les croix k
un bras et k deux ou plusieurs enveloppe Le groupe F de la figure 6 présente
ments. Ces motifs se retrouvent en plus quelques motifs cruciformes a plusieurs bras

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