Une incinération du Bronze final découverte à Florange Daspich (Moselle) - article ; n°4 ; vol.87, pg 117-122

De
Bulletin de la Société préhistorique française - Année 1990 - Volume 87 - Numéro 4 - Pages 117-122
ABSTRACT A rescue dig undertaken in 1985 led to the discovery of a cinerary urn with a relatively small amount of grave goods: a bronze ring, a tubular bronze bead, fragments of a gold ring. The technical characteristics and the alloy used for the artefact are well in keeping with the typological attribution to the « Rhine, Switzerland and Eastern France » Late Bronze Age. Examination of both the remains of the bones and the metal objects, in particular the gold ring, seems to indicate that the body was cremated with its ornaments, in an uneven fire which reached fairly high temperatures (800 to 900 °C). Collaborative research on this discovery from Florange has added some interesting information to our knowledge about the regional Late Bronze Age regarding funerary practices (poorly documented until now), gold palaeometallurgy, and the first observable pa- laeopathology data.
6 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Publié le : lundi 1 janvier 1990
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Frédérique Boura
Eric Crubézy
Christiane Eluère
Une incinération du Bronze final découverte à Florange Daspich
(Moselle)
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1990, tome 87, N. 4. pp. 117-122.
Abstract
ABSTRACT A rescue dig undertaken in 1985 led to the discovery of a cinerary urn with a relatively small amount of grave goods:
a bronze ring, a tubular bronze bead, fragments of a gold ring. The technical characteristics and the alloy used for the artefact are
well in keeping with the typological attribution to the « Rhine, Switzerland and Eastern France » Late Bronze Age. Examination of
both the remains of the bones and the metal objects, in particular the gold ring, seems to indicate that the body was cremated
with its ornaments, in an uneven fire which reached fairly high temperatures (800 to 900 °C). Collaborative research on this
discovery from Florange has added some interesting information to our knowledge about the regional Late Bronze Age regarding
funerary practices (poorly documented until now), gold palaeometallurgy, and the first observable pa- laeopathology data.
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Boura Frédérique, Crubézy Eric, Eluère Christiane. Une incinération du Bronze final découverte à Florange Daspich (Moselle).
In: Bulletin de la Société préhistorique française. 1990, tome 87, N. 4. pp. 117-122.
doi : 10.3406/bspf.1990.9429
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1990_num_87_4_9429Bulletin de U SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE
1990/TOME 87/4
Une incinération du Bronze final
découverte à Florange Daspicn (Moselle)
par Frédérique Boura, Eric Crubezy, Christiane Eluère
ABSTRACT
A rescue dig undertaken in 1985 led to the
discovery of a cinerary urn with a relatively small Illustration non autorisée à la diffusion amount of grave goods: a bronze ring, a tubular
bronze bead, fragments of a gold ring. The technical
characteristics and the alloy used for the artefact are
well in keeping with the typological attribution to the
« Rhine, Switzerland and Eastern France » Late
Bronze Age. Examination of both the remains of the
bones and the metal objects, in particular the gold
ring, seems to indicate that the body was cremated Fig. 1 - Plan de localisation (J.-P. Legendre).
* Urne with its ornaments, in an uneven fire which reached
■ Couche d'occupation lessivée. fairly high temperatures (800 to 900 °C). Collaborat
ive research on this discovery from Florange has
added some interesting information to our knowl
terrasse qui présente à cet endroit une couverture de edge about the regional Late Bronze Age regarding
limons sableux de couleur ocre. funerary practices (poorly documented until now),
gold palaeometallurgy, and the first observable pa- L'occupation protohistorique du secteur est connu
laeopathology data. par quelques découvertes anciennes. En 1968, Mess
ieurs P. Pétrequin, J.-F. Piningre et D. Vuaillat ont
fouillé deux fours de potier du premier âge du Fer, au
lieu-dit Sainte- Agathe, à quelques centaines de
/ - LA SEPULTURE mètres de là (Pétrequin, Piningre, Vuaillat, 1973).
Une pointe de flèche à pédoncule et ailerons en silex
gris sombre, qui peut être datée du Bronze ancien, a
C'est à l'occasion de la fouille de sauvetage (1) été ramassée lors du décapage du site antique.
d'un atelier de potiers (2) du vicus gallo-romain de
Lors du décapage mécanique extensif de la base du Florange Daspich qu'ont été découverts quelques
niveau gallo-romain sont apparus deux éléments de éléments datés du Bronze final (3).
structures protohistoriques épargnés par l'érosion. Le site est implanté à 3 km du cours actuel de la
• un lambeau de couche d'occupation lessivée, Moselle, à 20 km en aval de Metz sur une basse
constitué d'une tache de limon brunâtre emballant
des fragments roulés de céramique gallo-romaine et
(1) La fouille de sauvetage qui a porté sur 10 000 m2 a eu lieu en 1985 conservé sur une surface de 6 m sur 4 m et une dans le cadre d'une convention entre la Société SOLLAC et le Ministère de épaisseur de 5 cm environ ; la Culture, sous la responsabilité de J.-P. Legendre.
(2) Ateliers de céramique commune des Ier et IIe siècles. • une incinération en urne située à une quinzaine (3) Nous remercions J.-P. Legendre de nous avoir confié la fouille et
l'étude de cette sépulture. de mètres à l'est, conservée sur une hauteur maxi- 118
\ Ht,
О
Fig. 2 - Incinération en cours de fouille. Fig. 3 - Urne cinéraire, tesson décoré au peigne, anneau de bronze, tube en
tôle de bronze.
maie de 8 cm et autour de laquelle n'a pu être tesson, découvert à proximité immédiate lors du
décelée de fosse de creusement. décapage et provenant du même vase, porte un décor
au peigne mousse à trois dents pratiqué sur la pâte La fouille de la couche d'occupation n'a livré fraîche. Il s'agit vraisemblablement d'une urne bico- aucune structure. Seuls deux fragments érodés de nique dont l'épaulement est décoré de chevrons. bords biseautés de gobelets à épaulement ont pu être
identifiés dans les tessons roulés recueillis.
Datation
La fouille de l'urne a été effectuée sur le terrain et
son contenu tamisé au laboratoire. Il a été noté que les
L'urne à décor au peigne, peu caractéristique, plus gros fragments osseux étaient situés à la base du
trouve de nombreuses comparaisons dans le Bronze remplissage constitué de limons grisâtres cendreux et
final régional (Vandières « Les Grandes Corvées », de charbons de bois dont la taille n'a pas permis de les Maizières « Les Grands Prés ») dont des ensembles différencier des très nombreux fragments de 3 ou
datés du Hallstatt A2 ou Bl. Les deux fragments de 4 mm de charbons ou de céramique gallo-romaine de
gobelets à épaulement confirment cette datation. Les cuisson oxydante provenant des turicules de vers de
deux éléments en bronze sont également assez atypiterre. Bien que le vase soit écrêté et le remplissage ques : ils sont fréquents dans le Hallstatt A et В de incomplet, la localisation des fragments osseux permet Suisse (Rychner, 1979). de penser qu'il en manque peu : l'étude anthropologi
On peut donc attribuer cet ensemble au Bronze que a d'autre part montré que toutes les parties du
final du groupe « Rhin - Suisse - France orientale » squelette étaient représentées.
correspond au Bronze final Ilb-IIIa de la chronologie Trois petits objets métalliques étaient dispersés de J.-J. Hatt. Il serait hasardeux de vouloir être plus parmi les os incinérés : précis.
• trois fragments d'un anneau en bronze coulé de Il s'agit d'une des premières incinérations de cette 23 mm de diamètre et de section subcirculaire de période qui soit réellement assurée en Lorraine. En 2 mm de environ ; effet, si les incinérations sous tumulus sont fr
• un petit tube en tôle de bronze martelée et équentes dans le premier âge du Fer régional, les
repliée de 8 mm de diamètre et 1 mm d'épaisseur. quelques exemples datés du Bronze final décrits dans
la littérature ne sont pas très sûrs : Ces deux objets sont très mal conservés et ont
vraisemblablement été incinérés avec le cadavre. • A Liverdun « La Garenne » (Beaupré, 1907). Il
Bien que leur surface soit très oxydée, on y décèle, est fait mention d'une incinération, mais si la data
lors de l'examen à la loupe binoculaire, les traces de tion ne pose aucun problème, il n'est pas évident de
l'action du feu. déterminer s'il s'agit bien d'une sépulture, aucun
élément osseux ni même cendreux n'étant ment• trois fragments d'une parure en or (cf. infra).
ionné.
Seule la partie inférieure de l'urne cinéraire est • De même à Metz « Hauts de Sainte-Croix », conservée. Il s'agit du fond plat d'un grand vase
J.-J. Hatt (J.-J. Hatt, 1974) décrit un dépôt de trois tronconique (diamètre du fond : 125 mm) dont la
vases du Bronze final Ilb-IIIa mais ne fait pas pâte, assez feuilletée, présente un dégraissant sil
allusion à des débris osseux. La photo de fouille iceux fin. La cuisson est réductrice, la post-cuisson
parue dans Archéologia n'en montre pas. oxydante. Si la surface interne est bien lissée, la face
externe, portant une engobe rouge brique, présente Par contre, on connaît l'existence d'inhumations
des traces très marquées de modelage au doigt. Un de cette période : 119
• A Richemont « Pépinville » (Keune, 1901), à
quelques kilomètres de Florange, on connaît une
inhumation du Bronze final lib.
• A Jaulny « La Plouse » a été fouillée une
inhumation du Bronze final Illb (Gallia Préhistoire,
1983) (+ rapport de fouille de la Direction des
Circonscriptions des Antiquités Historiques et Pré
historiques de Lorraine).
Il est probable que cette situation tienne en partie
à l'état de la recherche et il est difficile, en raison du
nombre très peu élevé de découvertes, d'envisager la
moindre généralisation sur les rituels funéraires de
cette période.
Illustration non autorisée à la diffusion
// - ETUDE PALEOMETALLURGIQUE DE
L'ANNEAU D'OR
• Description
Trois fragments de fil en or ont été trouvés dans
cette sépulture ; ils proviennent du même objet,
vraisemblablement un anneau, étant donné la cour
bure des fragments :
• fragment n° 1 : hauteur = 13,6 mm
épaisseur = 0,8 mm
poids = 0,18 g
• fragment n° 2 : hauteur = 14 mm
épaisseur = 0,9 à 1 mm Fig. 5 - Détails des tiges, de leur martelage, et de leur état de surface (Photos poids = 0,16 g CE.).
• fragment n° 3 : hauteur = 26,4 mm (n° 1) présente une sorte de tête ovoïde (2 à 2,3 mm épaisseur = 1 mm
de diamètre) correspondant à une extrémité de poids = 0,31 g
l'objet mais dont la forme originelle précise (proba
0,65 g blement lisse) a disparu à cause d'une action thermi
On a du mal à raccorder ces fragments les uns aux que évidente.
autres ; cependant si l'on tient compte de leur La composition en éléments majeurs des fragments
courbure respective, ils ont dû constituer un anneau a pu être déterminée par la microanalyse au micro
ouvert d'environ 25 mm de diamètre. L'un d'eux scope électronique (4). Ils sont faits d'un or présen
tant en surface 14 à 26 % d'argent et 1 à 4 % de
cuivre ; il semblerait que les zones au centre des
cassures puissent présenter plus de cuivre.
Le fil est vraisemblablement obtenu par martelage.
On voit bien des facettes longitudinales qui en
témoignent (fig. 5). Vu la courbe et le diamètre, très
faible et régulier, on interprète les fragments comme
les restes d'un anneau (une boucle d'oreille ?) plutôt
que ceux d'une épingle.
La structure de surface de l'objet, très granuleuse
et spongieuse, indique qu'il a subi un puissant recuit
et la recristallisation des grains est considérable, bien
visible aux endroits de cassure intergranulaire ; la
(4) Nous remercions le Laboratoire de Recherche des Musées de France
d'avoir bien voulu procéder à cette analyse. Nous remercions également Fig. 4 - Vestiges de l'anneau d'or de Florange. l'IRSID pour les observations au M.E.B. 120
taille des grains rayonnants atteint environ 200
microns. Cet aspect fondu qui apparaît en « dé
gradé » est très prononcé à l'extrémité qui s'est
même mise en boule et diminue progressivement
déjà sur le même fragment ; il est moins net sur les
deux autres. Cela indiquerait que l'action du feu a été
particulièrement vive à un endroit précis et on peut
se demander si cet effet est lié à la présence de
matière organique. L'alliage de l'objet doit normale
ment commencer à se recristalliser vers 300 °C et à
fondre vers 900 °C.
Les bris ont dû intervenir par la suite ; les cassures
intergranulaires ont pu se produire à la suite de
distorsions résultant du tassement des terres (fig. 8).
• Comparaisons
Le même phénomène est observé sur un fil analo
gue du tumulus de Chaffois (Doubs). Ce fil ne peut
malheureusement être attribué à une tombe précise.
Il présente les mêmes caractéristiques que celui de
Florange : il a subi un important recuit et l'une des
extrémités s'est mise à former une goutte légèrement
asymétrique. Sa pointe est brisée. L'observation de
cet anneau d'or démuni de contexte permet déjà de
préciser qu'il provient d'une incinération, vraisem
Illustration non autorisée à la diffusion blablement du Bronze final.
Hauteur du fragment : 17 mm
Diamètre de la tige : 0,8 mm de la « tête » : 2 mm
Poids : 0,3 g.
Il est fait d'un or à 20 % d'argent et 7 % de
cuivre (4), alliage courant au Bronze Final.
Des tests menés actuellement au Japon dans un
tout autre domaine, celui de l'électronique et de la
soudure des fils d'ors pour les semiconducteurs,
aboutissent aux mêmes résultats : des fils d'or pur de
25 à 50 microns de diamètre. La chauffe, à une
extrémité, par une flamme à hydrogène de 1 200°
pendant l/10e de seconde provoque une goutte
sphérique et une recristallisation importante qui
n'affecte pas plus de 400 microns en longueur de la
tige. Lorsque la surface s'oxyde pendant le recuit, le
fil a une faible résistance, des ségrégations d'impur
etés se constituent aux joints de grains et provo
quent des cassures (S. Tomiyama et Y. Fukui, 1982).
La découverte de Florange permet donc d'attirer
l'attention sur l'action du feu sur les objets d'or. Les
différences de recristallisation du métal sur chacun
des objets, tant à Florange qu'au Chaffois, permett
ent d'être sûr que chaque fois le mort a été incinéré
avec ses parures d'or en place.
Fig. Florange. 6 - En haut : extrémité mise en boule de l'une des tiges l'anneau de
/// — ÉTUDE ANTHROPOLOGIQUE Au milieu : détail montrant la structure réinstallée du métal sous l'action
thermique.
En bas : pour comparaison, même phénomène observé sur un fil de Le contenu de l'urne ayant en grande partie tumulus de Chaffois, La Carrière (Doubs) (photo au microscope électroni
disparu, toute étude fine des pratiques funéraires que à balayage, M.A.N./IRSID). 121
prenant en compte le poids des différents fragments
(Duday, 1987) est impossible.
Dans ce contexte, les objectifs sont excessivement
Illustration non autorisée à la diffusion limités et les résultats sont à considérer avec pru
dence compte tenu du fait qu'ils ne sont posés que sur
une partie des éléments osseux.
A l'exception de quelques fragments de crâne et de
diaphyse, une majorité de (plus de 200)
ont une surface inférieure ou égale à 1 cm2. Au
niveau des fragments d'os longs, de nombreuses Fig. Tiges (Photos Nationales. dernière 8 - de Cassures Florange au pourrait IRSID). microscope intergranulaires. (à avoir gauche été électronique cassée et au centre). avant à de balayage. Tige subir de le Chaff traitement Musée ois (à des droite). thermique. Antiquités Cette
fissures transversales sont rencontrées.
Une majorité de ces fragments ont une coloration
blanchâtre ou grise avec quelquefois un « léchage »
gris-bleu. D'augres fragments — plus rares — ont Deux fragments d'extrémité antérieure de côte une couleur blanche uniforme. (partie sternale) ont un aspect juvénile (Ubelaker,
Ces divers éléments témoignent de la combustion 1984), aucun fragment d'épiphyse ne présente de
d'os frais (Guillon, 1987) à une température supé trace degenerative et les quelques fragments d'émail
rieure à 550°. Les quelques fragments de couleur où la face occlusale de la dent est visible ont une
blanche uniforme sont cependant l'indice d'une com usure peu accentuée.
bustion ayant pu, par endroits, atteindre et même • Au niveau de l'orbite droite (bien conservée) dépasser 800 °C (Susini, Baud, Tochon-Dangui une « cribra orbitalia » du type non actif est retrou
1988 ; Wahl 1981). vée. Un tel élément témoigne d'une anémie de
l'enfance (Crubézy, 1988). Le taux de détermination des restes humains varie
suivant les observateurs. Cependant, dans le cas de • Un fragment d'émail de la face vestibulaire
Florange, les reconnaissances effectuées, même si d'une prémolaire ou d'une molaire présente une
elles ne permettent pas une approche fine de la hypoplasie linéaire de l'émail dentaire ; indice d'un
conservation ou du prélèvement différentiel, mont « stress » physiologique de l'enfance (5).
rent que toutes les parties du squelette tant axial Ces restes sont ceux d'un adulte jeune ou d'un qu'appendiculaire sont représentées. Tous les fra grand adolescent qui avait présenté une anémie de gments d'os reconnaissables ont un aspect d'adulte ou l'enfance. L'état des fragments osseux montre qu'ils de sub-adulte et sont très graciles. proviennent de l'incinération du cadavre et que celle-
Ce dernier élément est toutefois à considérer avec ci a atteind une température de combustion assez
précaution compte tenu du phénomène de contrac élevée bien que par endroits assez inégale (entre 550
tion des épiphyses et des diaphyses en cas de et plus de 800 °C). Aucun prélèvement différentiel
combustion à température élevée comme ce fut le cas des os n'a pu être soupçonné à partir des fragments
en notre possession. ici (Schutkowskief, Hummel, 1986).
Illustration non autorisée à la diffusion
Illustration non autorisée à la diffusion
Fig. 7 - Tiges à extrémités mises en boule par l'action thermique.
En haut : Chaff ois.
En bas : Florange.
Photos au microscope électronique à balayage, M.A.N./IRSID. Fig. 9 - Détail de l'orbite droite « Criba orbitalia » (cliché J. Blaising). 122
Liste des fragments identifiés L'étude en collaboration de cette petite découverte
de Florange apporte des renseignements non négli
geables sur la connaissance du Bronze final régional : • crane : pour les pratiques funéraires, très mal connues — 5 fragments de voûte et de face jusqu'à présent, la paléométallurgie de l'or ainsi que — 8 d'émail dentaire le premier élément de paléopathologie observé. — 1 racine dentaire
• rachis et côtes : Frédérique Boura
— 3 fragments de pédicules vertébraux Direction des Circonscriptions
des Antiquités Historiques et — 19 de côtes Préhistoriques de Lorraine
• membres supérieurs : Éric Crubezy, — 1 fragment de cupule radiale Laboratoire d'Anthropologie
— 2 fragments d'extrémité distale de métacarpien Université de Bordeaux I,
U.A. 376 du CNRS — phalanges
Christiane Éluère • 1 fragment d'épiphyse proximale de pha Musée des Antiquités Nationales, lange proximale de la main 78103 St-Germain-en-Laye • 1 fragment de diaphyse de phalange proxi
male ou médiane de la main
• 1 phalange médiane de la main Beaupré J. (1907) — MSAL, LVII, p. 429-460.
• 3 phalanges distales de la main Blouet et alii (1986) — L'âge du Bronze final en Lorraine,
l'exemple du gisement de Maizières-les-Metz, Cahiers Lorrains • membres inférieurs : n° 4.
— fémurs Boura F. (1986) — Vandières ou l'histoire d'un habitat protohisto• 1 fragment de tête rique au bord de la Moselle, Cahiers Lorrains n° 4.
• 1 de col Brun P. (1986) — La civilisation des champs d'urne. Étude critique • 3 fragments de diaphyse dans le bassin parisien, D.A.F. n° 4.
• 1 fragment de condyle Crubezy E. (1988) — Interactions entre facteurs bio-culturels,
pathologie et caractère discrets. Exemple d'une population mé— Patella
diévale : Canac (Aveyron). Thèse Médecine Montpellier, 417 p. • 3 fragments
Duday H. (1987) — La quantification des restes humains. — 1 fragment de plateau tibial Application à l'étude des sépultures à incinération. R.C.P. 742
— 1 de calcaneum « Méthodes d'études des ». Table ronde de Saint-
Germain-en-Laye, Mai 1987, pp. 17-22. — 1 fragment de cunéiforme
Éluère C. — Les secrets de l'or antique, Bibliothèque des Arts, — 1 partie proximale de troisième métatarsien
Paris, 1990. gauche
Guillaume Ch., Massy J.-L. (1983) — Gallia 26. — 1 fragment d'extrémité distale de premier mét
Guillon F. — Brûlés frais ou brûlés secs, anthropologie physique atarsien
et archéologie, CNRS, 1987, sous la direction de H. Duday et
Cl. Masset, pp. 191-194.
Hatt n° 70, J.-J. p. (1974) 36. — Dix ans de fouille en Moselle, Archaeologia,
Keune J.-B. (1901) — JBGA, p. 407. IV — CONCLUSION
Kolling A. — Spate Bronzezeit an Saar und Mosel, Saarbrucker
Bertràge zur altertumskunde, Band 6.
Petrequin P., Piningre J.-F., Vuaillat D. (1973) — Deux fours Nos différentes observations convergent pour de potier Hallstattien à Florange, Moselle, Gallia 31, pp. 267-291.
conclure sur les points suivants : Rychner V. (1979) — L'âge du Bronze final à Auvernier, Cahiers
d'Archéologie Romande, XVI. • les caractéristiques techniques et l'alliage de
Schutkowski H., Hummel S. (1986) — Ergebnisse der Anthropo- l'objet en or cadrent bien avec la datation typologi logischen Bearbeitung der Leichenhrànde des Friednotes Neffel- que du reste du matériel : Bronze final « Rhin Suisse see, Kr. Pion aus der vorrômischen Eisenzeit, Offa, Bûcher 58, France orientale ». pp. 161-178.
• les observations faites d'une part sur les restes Susini A. , Baud С. -A. , Tochon-Danguy (1988) — Identification
d'un traitement thermique des os phréhistoriques humains. Actes osseux et d'autre part les objets métalliques, en des troisièmes journées Anthropologiques. Notes et Monograpparticulier l'anneau en or, tendent à montrer que le hies Techniques n° 24, Éd. du CNRS, Paris, pp. 43-67.
cadavre a été incinéré avec ses éléments de parure, Ubelaker D.-H. (1984) — Human skeletal remains, Revised dans un feu inégal, atteignant des températures assez Edition, Smithsonian Institution Washington DC.
élevées (800 à 900 °C). Wahl J. (1981) — Beobachtungen zur Verbrennung menschlicher
Leichname. Archaeologie Korrespondenz Blatt 11, pp. 271-279.
Tomiyama S. et Fukui Y. (1982) — Gold bonding wire for semi(5) Nous remercions chaleureusement Anne-Marie Tillier pour son aide
lors de la détermination des fragments dentaires. conductor applications, Gold Bulletin, 15, pp. 47-50.

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