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Paris Match du 28-12-2017

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Ajouté le : 28 décembre 2017
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H E T T AC é H ociét - S om .c ch e Pascal Maitre, photoreporter humaniste et grand photographe de la terre encourage les étudiants de la  édition du Grand Prix Paris Match du Photoreportage étudiant. parism at Madagascar, région de Morondave. Vue aérienne de l’allée des baobabs, ici des «Adansonia grandidieri», lors de la saison des pluies. w w. r w ÈME 15 ÉDITION SPÉCIAL ENVIRONNEMENT Photographiez l’homme, la nature, la terre, la mer, la montagne, la ville… et du concours su om pl t c TROPHÉE PARIS MATCH 2018 èglem en r a u r eportePRIX PURESSENTIEL “ NATURE ET ENVIRONNEMENT ” SPÉCIAL 15 ANS e r NIVE R * SN S A A NI R OE CADEAU I TCOUP DE CŒUR DU JOURNAL DU DIMANCHE I DEN + E 150 UN VOYAGE 8 ANS1PRIX DU PUBLICPOUR UN 2 02REPORTAGE À 03/ RÉALISER INSCRIPTION EN LIGNE JUSQU’AU 15 MARS 2018* SUR GRANDPRIX.PARISMATCH.COM
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c u l t u r e m a t c h
 NORA HAMZAWI  L’HUMOUR À LA COOL A la télévision comme sur scène, son bagout et sa drôlerie font mouche. Rencontre avec une jeune femme pétillante que même le cinéma commenceà prendre au sérieux. P H O T O SJ U L I E N W E B E R
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c u l t u rEm a t c h
La saLLe est pLeine, ce soir-Là au répubLique, un théâtre e du iii arrondissement de paris.Des couples, des enfants avec leurs parents, des bandes de copines venus voir celle que beaucoup ont découverte sur le plateau de Yann Barthès. Nora, 32 ans, apparaît comme à l’écran, cheveux relevés et paire de lunettes sur le nez. Elle parle vite et fait rire tout de suite, charmante et nerveuse. Elle raconte des histoires de filles, de potes, de sexe, de cuite et de chômage, d’amour et de déprime, des histoires inspirées de sa vie qui font écho à celles de ceux qui l’applaudissent. Elle tient l’intime et l’actualité à distance, et parfois on le regrette, mais elle ose l’impro, avec délectation, hyper-réactive à la salle, qu’elle interroge, invective et moque. On la trouve identique pendant l’interview, une « girl next door » avec de l’esprit, vive et sans prétention. Démonstration. U N E N T R E T I E N AV E C PA U L I N E D E L A S S U S Paris Match. En quoi consiste votre métier d’humoriste? Nora Hamzawi.Je raconte des hîstoîres et j’essaîe de pro-voquer un rîre. Quand j’écrîs, je pense à mes obsessîons, à celles que je partage avec des amîs, dont on parle et quî nous rendent dîngues. C’est un processus étrange, énormément de temps passe à avoîr l’împressîon de ne rîen Faîre. Et tout à coup, ça sort. Le plus souvent, j’écrîs chez moî, allongée. C’est d’abord égoïste, parce que ça me Faît du bîen. Puîs quand je monte sur scène, c’est pour partager. J’aîme parler de mes complexes, parce que j’aî le sentî-ment que ça rassure les gens d’en rîre. Vous racontez votre analyse dans un recueil de vos chroniques, “30 ans (10 ans de thérapie)”. L’écriture en Fait-elle partie? J’aî toujours écrît comme sî c’étaît pour un journal întîme ou pour un psy, maîs j’y ajoute de l’humour, de l’autodérîsîon. Ce n’est pas de la névrose brute, je prends de la dîstance. En revanche, chez mon psy, je rêve d’être la patîente la plus drôle. A chaque Foîs qu’îl rîgole, je suîs terrîblement flattée, c’est dîngue! Vous avez écrit la première version de votre spectacle il y a cinq ans, alors que vous étiez étudiante. Qu’est-ce qui vous y a poussée? J’étaîs au Celsa et j’aî ensuîte travaîllé pour le sîte Internet des Galerîes LaFayette, puîs pour le magazîne “Glamour”. Je voulaîs devenîr comédîenne et j’écrîvaîs, pour moî, des bîllets d’humeur, sans penser à la scène. J’aî finî par m’ennuyer proFondément au boulot. Je savaîs ce que je voulaîs Faîre et je ne le Faîsaîs pas. J’envîaîs ceux quî y parvenaîent. Ma meîlleure amîe m’a conseîllé d’essayer le stand-up. J’aî commencé à Faîre des scènes ouvertes. Quand ça rîaît, c’étaît un mîracle… Vous êtes d’origine syrienne, mais c’est un sujet que vous n’abordez pas sur scène. Pourquoi ? En efet, mon spectacle a l’aîr personnel maîs je ne parle pas de ma Famîlle, nî de mon mec, nî de mes premîers boulots. Je parlaîs un peu de mes orîgînes au départ, maîs j’aî arrêté
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parce que j’avaîs l’împressîon de trop dévoîler. Et, surtout, la Syrîe est devenue un sujet trop grave. Ça ne me Faît pas rîre. Je ne Faîs pas d’humour polîtîque. Comment s’est Faite la rencontre avec Yann Barthès et l’équipe de “Quotidien” où vous animez la pastille “Nora a la réponse” ? J’aî été învîtée dans l’émîssîon pour promouvoîr mon spec-tacle et le producteur Laurent Bon m’a ensuîte proposé de les rejoîndre. J’aî accepté îmmédîatement. Pourtant, après avoîr Faît “Le grand journal”, je ne voulaîs plus travaîller pour la télévîsîon. Je trouvaîs qu’îl y avaît trop de pressîon et que c’étaît très dîicîle à Faîre correctement. Maîs dans “Quotîdîen”, c’est devenu un plaî-sîr, c’est fluîde, îl y a beaucoup d’împrovîsatîon. Ma premîère îdée étaît de raconter notre monde à des extraterrestres. Laurent Bon a trouvé que ce seraît plus Facîle avec des enFants… quî finalement se posent les mêmes questîons. Depuis vos débuts, vous êtes devenue mère. Est-ce que cela influence les thèmes abordés dans votre deuxième spectacle en préparation? Je n’aî pas envîe de m’étendre sur la maternîté, je pense ne pas avoîr assez de dîstance sur le sujet, mon fils a 2 ans et demî. Maîs j’aî quand même envîe de parler de la grossesse. Les sujets abordés seront aussî la culpabîlîté, l’envîe d’être brîllante, l’usure du couple. La constante, c’est que le personnage veut être une meîl-leure versîon de luî-même. Je contînueraî d’explorer mes zones d’înconFort, maîs ça ne passera plus par se sentîr désîrable ou non. J’aî écrît le premîer spectacle sans penser à la scène et à un publîc. Pour le deuxîème, j’aî plus de pressîon. Qui est votre public? Au tout début, îl étaît Fémînîn, entre 18 et 25 ans, et îl s’est élargî depuîs. Il y a même des enFants accompagnés de leurs parents, ce quî me trouble, d’aîlleurs, car pas mal de sujets abor-dés ne sont vraîment pas pour eux… Je regarde encore souvent les commentaîres des spectateurs sur Internet. Je remarque que certaînes personnes ne peuvent rîre que par îdentîficatîon. Alors Forcément certaîns hommes ou bîen des Femmes plus âgées n’ap-précîent pas le spectacle. Alors que d’autres, au contraîre, rîent sans avoîr à se sentîr concernés. J’aî un trac Fou avant de monter sur scène. D’aîlleurs, à mes débuts, je demandaîs que l’éclaîrage m’aveugle pour ne pas voîr les vîsages du publîc. Votre coifure et vos lunettes sont devenues des marques de Fabrique. Est-ce le costume de votre personnage ou votre uni-Forme quotidien? C’est moî ! Au départ, j’avaîs les cheveux lâchés, maîs îl me semblaît que je ressemblaîs à un chîen… Donc je les aî attachés, et c’est resté. J’aî un rapport complîqué à mes cheveux, je passe mon temps à les toucher… Je suîs myope et, sans mes lunettes, j’aî l’îm-pressîon d’être nue. On me parle aussî souvent de mon débît et de ma dîctîon, très rapîdes. Je me suîs mîse à parler vîte parce que j’étaîs stressée sur scène, et c’est devenu un traît du personnage quî a peur qu’on ne l’écoute pas. A quel poi nt ce per s onnage vous ressemble-t-il ? Tout ce que j’écrîs est sîncère, maîs pas întîme. Certaîns passages du spectacle corres-pondent à des moments de ma vîe. Maîs je ne croîs pas être sî drôle au quotîdîen, je ne suîs pas le boute-en-traîn de la bande. Adolescente, vous rêviez d’être actrice. Vous avez commencé par la publicité… Quand j’avaîs 17 ans, je rêvaîs de jouer dans une pub. J’aî décroché un spot McDo,
« Chez mon psy, je rêve d’être la patiente la plus drôle. a Chaque fois qu’il rigole, je suis terriblement flattée ! »NORA HAMZAWI
c’était le plus beau jour de ma vie ! Et un premier cachet. Je venais de me aire larguer, en plus… Aujourd’hui, j’ai la chance de vivre de mon spectacle, ce qui me permet de reuser de aire de la publicité quand je ne suis pas en accord avec la marque. Pourtant on me propose un peu de tout… Du pâté au maquillage. Adulte, je trouve qu’on a plus de responsabilité à promouvoir certains produits, il y en a beaucoup qui ont une éthique de merde… Vous tournez en ce moment dans le prochain film d’Olivier Assayas. Comment cela s’est fait ? Un jour j’ai reçu un texto de mon agent : “Olivier Assayas veut te rencontrer.” J’étais persuadée qu’elle s’était trom-pée de destinataire… J’ai vu Assayas, ça s’est bien passé. Il a voulu assister à mon spectacle, j’ai paniqué, j’ai eu envie de tout réécrire pour lui. Finalement, il m’a oert le rôle le soir même. Le film est sur un écrivain, l’acteur Vincent Macaigne, qui vit mal l’ère du numérique. Je joue sa compagne. Son édi-teur, c’est Guillaume Canet. Je suis très heureuse ! Je pensais qu’être humoriste empêchait de aire certains films, qu’il y avait un snobisme entre le cinéma et l’humour. Mon grand rère, Amro [scénariste de “20 ans d’écart”], a écrit un film pour moi, on espère le tourner bientôt.
Vous êtes chroniqueuse dans “Grazia” et à la télé sur TMC, après l’avoir été sur France Inter. Quel média préférez-vous? Je suis aussi libre dans les trois. Je n’ai jamais été censurée. En même temps, mon humour n’est pas très transgressi. La radio, c’est eutré, on s’y sent protégé, j’aimerais en reaire. La télévision, je n’aime pas trop, mais je me suis vraiment attachée à l’équipe de “Quotidien”. Je ne suis pas en soufrance comme je pouvais l’être au “Grand journal”. La presse permet plus d’analyse. Dans un article, on n’est pas obligé d’être drôle à chaque phrase, c’est repo-sant ! Mais, au final, c’est la scène que je préère. C’est le plus per-sonnel et le plus direct. Quelles sont vos références? Woody Allen, même si les polémiques le concernant me gênent. Larry David et Jerry Seineld, le duo Jean-Pierre Bacri-Agnès Jaoui. “Le goût des autres” est mon film prééré. En vous exprimant dans “Quotidien” et dans “Grazia”, avez-vous l’impression de représenter une génération? Non! Vous imaginez l’ego qu’il me audrait pour ressentir ça? Je me dis qu’il aut que je sois le premier public de ce que je ais. Même si je suis hyper-critique envers moi. Je ne suis jamais satis-aite. Comme quand je me vois en photo!n@PaulineDelassus
Une vie 1985Naissance de Nora, à Cannes, de parents syriens, benjamine de deux sœurs et d’un frère.  (déjà) e 1987arrondissement.Disparition de son père et emménagement à Paris, dans le XVI  bienremplie ! 2002Nora tient trois semaines en fac de droit et s’inscrit au Cours Florent. 2010Devient auteure pour « Scènes de ménages » sur M6. 2011Elle participe à l’émission de Laurent Ruquier sur France 2, « On n’demande qu’à en rire ». « Elle ne sait pas jouer », dit d’elle à l’époque Jean Benguigui. 2012Quitte le magazine « Glamour » et lance son premier spectacle. 2013Elle tient une chronique sur France Inter et dans « Grazia ». 2014Intègre l’équipe du « Grand journal » sur Canal +. 2016Débuts dans « Quotidien » sur TMC. 2018Du 9 au 11 janvier, dernières de son spectacle « Nora Hamzawi » au Casino de Paris.
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