Sarko I ou Chirac III

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Recherche Øconomique et stratØgies d investissement Victoire de Sarko I ou de Chirac III ? www.exanebnpparibas.com/economie Mirabeau Louis XVI : « Sire, quand on voit oø les bonnes tŒtes ont menØ le 7 mai 2007 Flash pays, il ne serait peut-Œtre pas inutile d essayer les mauvaises » ► N. Sarkozy a gagnØ. La question qui se pose aujourd hui est de savoir si les Fran ais ont gagnØ. En d’autres termes, si les chances de modernisation de la Jean-Pierre Petit +33 1 44 95 98 52 France ont progressØ. jean_pierre.petit@exane.com ► A priori, la rØponse est oui. Pour 3 raisons : − D’abord parce que J. Chirac va quitter le pouvoir et, avec lui, 12 ans d’Øchecs, de double langage, de dØfense des causes sans risque, de propos lØnifiants et de dØmocratie aussi compassionnelle qu impuissante, d’immobilisme public et social, agrØmentØ d incantations lyriques. J. Chirac, en cela digne successeur de F. Mitterrand, aura ØtØ le fourrier du Front National, du populisme ainsi que le premier responsable de la crise de reprØsentation politique. Jusqu’aux conditions mŒmes de son dØmØnagement de l lysØe, cet homme aura dØgradØ sa fonction et affaibli la nation. − Ensuite parce que S. Royal a perdu. La rØussite d’un projet suppose au prØalable une rØflexion approfondie et mßrie dans le temps. Or, ses improvisations, sa lØgŁretØ, le flou de ses propositions, ses slogans parfois souvent simplistes (« La France PrØsidente », « ...
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Recherche économique et stratégies dinvestissement
7 mai 2007
Jean-Pierre Petit +33 1 44 95 98 52 jean_pierre.petit@exane.com
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Victoire de Sarko I ou de Chirac III ? www.exanebnpparibas.com/economie Mirabeau à Louis XVI : « Sire,quand on voit où les bonnes têtes ont mené le Flashpays, il ne serait peut-être pas inutile dessayer les mauvaises »  N. Sarkozya gagné. La question qui se pose aujourdhui est de savoir si les Français ont gagné. En dautres termes, si les chances de modernisation de la France ont progressé.
 A priori, la réponse est oui. Pour 3 raisons :
parce que J. Chirac va quitter le pouvoir et, avec lui, 12 ans déchecs, de Dabord double langage, de défense des causes sans risque, de propos lénifiants et de démocratie aussi compassionnelle quimpuissante, dimmobilisme public et social, agrémenté dincantations lyriques.
J. Chirac,en cela digne successeur de F.Mitterrand, aura été le fourrier du Front National, du populisme ainsi que le premier responsable de la crise de représentation politique. Jusquaux conditions mêmes de son déménagement de lÉlysée, cet homme aura dégradé sa fonction et affaibli la nation.
parce que S. Royal a perdu. La réussite dun projet suppose au préalable Ensuite une réflexion approfondie et mûrie dans le temps. Or, ses improvisations, sa légèreté, le flou de ses propositions, ses slogans parfois souvent simplistes («La France Présidente », « Votez pour vous ») où sabolit le principe même de pouvoir, ont montré que ce nétait pas le cas. Ajoutons à cela un programme encore largement inspiré des vieilles lunes du Parti Socialiste.
 Enfin,par la victoire de N. Sarkozy lui-même.
Il a indéniablement su convaincre autour de son nom grâce à sa capacité daction et un certain charisme. Il apparaissait, avant le deuxième tour, comme le moins incohérent, le moins obscur, le moins inconstant des deux « finalistes ».
la différence de 2002, le futur Président disposera donc dune solide base A politique (fort taux de participation sur les deux tours, capacité à réduire laudience du Front National, ampleur de sa victoire au second tour,), qui lui conférera une autorité accrue.
cette victoire le soumet aussi à un mandat impératif afin dopérer les Mais mutations nécessaires.
Et cest là que le bât blesse. Il est en effet tout à fait légitime de ressentir un certain scepticisme à cet égard.
Noublions pas que J.Chirac est apparu pendant longtemps comme une personnalité dynamique, innovante, charismatique et susceptible dattirer les talents.
Léchec de J.Chirac a tenu autant à J.Chirac lui-même quà lenvironnement général de laction politique en France. On devrait retrouver ces deux types dobstacles pour le premier quinquennat de N. Sarkozy.
On se propose donc ici danalyser les dix obstacles potentiels à la modernisation de la France au cours des cinq prochaines années, en retenant cette distinction: cinq sont relatifs à N. Sarkozy(personnalité, équipe, conservatisme, déclarations, programme), cinq relèvent du contexte français en général (obstacle institutionnels, sociologiques, sociétaux, économiques, culturels).
I. Cinqfacteurs propres à N. Sarkozy :
Sa personnalité
Un style parfois inutilement agressif et des dérapages de vocabulaire peuvent constituer des handicaps sérieux, alors même que les réformes nécessitent un minimum dadhésion et quun sentiment « anti-Sarkozy » reste fort dans de larges couches de la population. Souhaitons que N. Sarkozy saura, dans la forme, sadapter aux exigences de ses nouvelles fonctions.
Son équipe
Si tant est même quon adhère à lidée dune capacité rénovatrice de N. Sarkozy, il nen va pas de même pour son équipe qui a, pour lessentiel, été constituée, jusquà présent, de personnalités issues de « la Chiraquie » la plus traditionnelle.
Indépendamment des hommes et des femmes, le nécessaire ralliement des chiraquiens implique une certaine continuité avec le précédent quinquennat dont N.Sarkozy connaît pourtant le bilan calamiteux (croissance molle, absence de réelles réformes, hausse de la dette publique et de celle des ménages, déficit extérieur, affaiblissement de la position de la France en Europe,).
Son conservatisme
N. Sarkozy est au moins autant conservateur que libéral. Son appel au capitalisme familial ou à « laFrance des propriétaires», sa volonté de supprimer lessentiel des droits de succession malgré la forte endogamie sociale et le renforcement des inégalités de naissance que cela induit, tout ceci traduit une vision socialement déterministe, peu propice à la modernité et au maintien de la cohésion sociale. Ce quon appelle «droitisation des esprits» en France ne signifie pas nécessairement une volonté dadaptation au monde moderne, mais peut dangereusement favoriser un repli défensif, frileux et réactionnaire sur les valeurs familiales ou communautaristes.
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Sa démagogie et la légèreté de certaines de ses déclarations
N. Sarkozy na pas échappé, loin de là, à la tentation de sacrifier la rigueur et la cohérence de son projet à la réponse aux demandes les plus contradictoires de lopinion, doù une dénonciation des plus désespérément conventionnelles contre leuro fort, la BCE, les patrons voyous, cest-à-dire des boucs émissaires habituels de nos politiques, contreparties naturelles de notre immobilisme.
Ses appels à linterventionnisme public et à la préférence communautaire, son refus dintégrer la Turquie dans lUnion Européenne, illustrent la persistance de la tentation protectionniste pour les années à venir.
De même, ses références incessantes au pragmatisme masquent mal un certain manque de stratégie et de vision économique.
Et que dire de son recours à H.Guaino pour écrire ses discours de campagne, cest-à-dire lhomme de la phraséologie fumeuse de 1995 (au profit de J.Chirac) qui a connu la fortune politique que lon sait. Il est dailleurs probable que cest ce dernier qui est derrière lévocation par N. Sarkozy du rétablissement deléchelle mobile des salaires sur les prix.
N. Sarkozyassociait lui-même, dans son ouvrage «Témoignage »,ambiguïté avant lélection et immobilisme après lélection. Dommage quil nait pas contredit ce principe durant sa propre campagne.
Les insuffisances de son programme
Ne nous leurrons pas. Son programme est loin dêtre complet. La hausse de la croissance potentielle de la France pour les cinq prochaines années est possible. Elle suppose aussi des mesures ambitieuses, précises et cohérentes dans toute une série de domaines (réforme de lEtat, effort massif vers léconomie de la connaissance, croissance des PME, hausse des taux demplois, hausse de la durée annuelle de travail,).
Ainsi,la réforme de lÉtatse réduit pas à la réduction du nombre des fonctionnaires. Elle ne suppose plus une mobilité, une fluidité et une flexibilité qui lui sont aujourdhui étrangers en raison dune multitude de corps, dune absence douverture sur le recrutement dans le secteur privé et dune rigidité extrême des grilles salariales.
Elle suppose aussi lémergence dune culture du résultat dans lEtat allant au-delà de la LOLF. Elle implique également une plus forte responsabilisation financière des collectivités territoriales et des hôpitaux.
Peut-on aussi tolérer encore aujourdhui un mécanisme de sélection qui fixe définitivement la hiérarchisation administrative, brime les vocations et les dynamismes tout en condamnant lessentiel de la fonction publique à une docilité frustrée ?
A toutes ces questions, N. Sarkozy ne nous a guère fourni de réponses concrètes et crédibles.
Sur une durée de vie active, un Français travaille aujourdhui 35% de moins quun Américain. Le rétablissement de la valeur travail exige des mesures allant bien au-delà de celles proposées par N. Sarkozy.
Ne croyons pas non plus que lemploi va redémarrer grâce uniquement à lexonération fiscale et sociale des heures supplémentaires. Noublions pas tout simplement que le recours accru aux heures supplémentaires se fait, pour partie, au détriment des demandeurs demploi (outsiders).
Quant à léconomie de la connaissance, ce ne sont pas des engagements budgétaires de 4 milliards deuros dans la R&D et de 5 milliards dans les universités qui vont en soi permettre de développer de véritables pôles de compétitivité.
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Noublions pas enfin que son programme est dispendieux (hausse des dépenses, bouclier fiscal, baisse des droits de succession, allègement de charges, déduction des intérêts demprunts immobiliers de limpôt sur le revenu, baisse de limpôt sur les sociétés, objectif de baisse des prélèvements obligatoires,..) et incompatible avec la nécessaire remise en ordre des finances publiques.
Quen est-il des obstacles relatifs à lenvironnement français en général ?
Les économistes ont depuis longtemps tendance à penser que la hausse de la croissance potentielle française est possible, en ce sens quun certain nombre de mesures publiques permettraient datteindre cet objectif. On ne compte plus les rapports et publications au cours de ces dernières années qui ont souligné les causes du «décrochage »français et qui ont abouti à une relative unité de diagnostic.
Le problème est que ces analyses nont probablement pas suffisamment cherché à expliquer les causes extra-économiques du déclin français et ne sont donc par conséquent pas suffisamment penché sur le « comment faire » plus que sur le « que faire ».
II. Lesobstacles au processus de réforme sont, hélas, très nombreux en France. Ils sont dordre institutionnel, sociologique, sociétal, économique et culturel
Les obstacles institutionnels
a) Citons tout dabord notre système de monarchie républicaine où lessentiel du pouvoir est centralisé. Cela décuple les effets pervers de toute erreur politique. Le risque est en effet aggravé dans une société de Cour comme la société française où la pensée unique a vite fait de simposer. Et même, plus lidée est fausse, plus ses tenants se crispent dans lintolérance. La théorie du franc fort au début des années 90 ou la mise en uvre des 35 heures à la fin des années 90 (que peu déconomistes ont critiquées ouvertement au début du processus) en portent témoignage.
Ce mécanisme a dailleurs été à luvre à plusieurs reprises dans notre histoire. Tout le premier chapitre desMémoires de guerredu Général de Gaulle montre comment la défaite de 1940 ne fut imputable, contrairement aux idées reçues, ni à linfériorité mécanique, ni à la démographie, ni au manque de courage des soldats français, ni à lavachissement moral du pays, mais essentiellement aux erreurs de létat-major. Encore une idée simple: la ligne Maginot et une intolérance féroce à toute dissidence.
b) La fragmentation des administrations de lÉtat constitue un second obstacle alors même que les problèmes sont majoritairement transversaux et horizontaux. Chaque Administration défend son pré-carré et peut retarder, voire bloquer, le processus de réforme.
c) La faiblesse du Parlement constitue un troisième obstacle. Contrairement aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne qui ont des lois très détaillées, la tradition française distingue la loi et les décrets dapplication. Dès lors, gouvernement et Parlement ont séparément tendance à rompre léquilibre. Influencé par les médias, le Parlement vote parfois de grands articles généraux de signification floue ou tente dincorporer dans la loi des articles qui pourraient relever de décrets. A contrario, le gouvernement, en retardant la parution des décrets ou en infléchissant leur contenu, peut rendre une loi lettre morte ou en détourner quelque peu la signification. Dès lors, le Conseil dEtat lutte pour réserver au décret des dispositions qui seraient assez naturellement dans la loi.
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d) La décentralisation anarchique enfin depuis 25 ans et la dilution des responsabilités quelle a entraînée constituent à lévidence un handicap supplémentaire. La France compte presque 37.000 communes, soit autant que toute lUnion Européenne (hors France), sans compter environ 33.000 regroupements communaux, 100 départements, 26 régions. Encore faut-il ajouter les échelons étatique et communautaire. Un tel système, où les compétences sont enchevêtrées et les responsabilités diluées, se prête mal à la cohérence des réformes et à la maîtrise des finances publiques. Noublions pas que les collectivités territoriales ont largement contribué à la dérive financière : leurs dépenses sont passées de 7,9 à 11 % du PIB en 25 ans et leurs effectifs ont progressé de 42 % entre 1982 et 2003.
e) Enfin le mode de recrutement de la classe politique, qui se fait trop exclusivement dans le secteur public, se prête mal à lexpérimentation, à linnovation et à louverture internationale.
Les obstacles sociologiques
Certes, il est probable que les Français soient plus aptes à accepter les réformes aujourdhui quil y a 10 ou 20 ans. Mais quon ne se leurre pas. Il est clair quil y a des « perdants » (ou des catégories se sentant perdantes) dans tout processus de réforme. Aujourdhui encore, les baby-boomers à la retraite ou proches de la retraite, les agents publics, les professions protégées, les « assistés » de toutes sortes ne constituent pas en soi un support sociologique évident pour les réformes. Même lidée dun impératif de croissance plus forte ne constitue pas un objectif évident à leurs yeux.
Les obstacles sociétaux
Dun point de vue sociétal, une fragmentation multiple sest aussi progressivement installée au sein de la société, traçant une ligne de partage entre les élites mondialisées et les individus rattachés au territoire, entre rentiers et non-rentiers, entre héritiers et non-héritiers, entre jeunes et seniors, entre salariés et détenteurs du capital des entreprises,. La lutte contre la ghettoïsation sociale passe par un intense et complexe travail de réformes dans le système scolaire primaire et secondaire ainsi que dans le logement. Autant de choses dont le candidat Sarkozy ne nous a pas vraiment parlées.
Cette fragmentation semble en tous cas insoutenable si le taux de croissance est maintenu entre 1,5 et 2% dans les années à venir.
Les obstacles économiques
Contrairement à ce que lon a pu lire ou entendre, la situation économique de la France est loin dêtre apocalyptique. Et la crise nest probablement pas suffisamment profonde pour être salvatrice. La France peut encore supporter sans dommages et sans force de rappel (au niveau des taux, des changes ou de la bourse) une nouvelle dégradation de ses finances publiques et de sa balance commerciale. Au-delà, la France est assez riche pour pouvoir supporter encore 5 ans la poursuite de son déclin graduel.
Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, le maintien dune forte croissance à léchelle mondiale (proche de 5% comme cest le cas depuis 4 ans), hypothèse que lon ne peut exclure pour les prochaines années, pourrait constituer lanesthésiant additionnel. La décroissance de la population active pourrait aussi constituer lillusion dune baisse du taux de chômage. Le maintien de bas niveaux de taux dintérêt pourrait favoriser la poursuite de la hausse de la dette des ménages dont N Sarkozy nous a dit quelle constituait le ferment dune société qui croit en lavenir. La demande intérieure continuerait donc dêtre artificiellement perfusée.
Quelques réformes « facilement acceptables» dès les premiers mois du quinquennat (heures supplémentaires, droits de succession, déduction des intérêts demprunt immobilier,) aux conséquences ambiguës, des mesures cosmétiques, voire symboliques, constitueraient lhabillage faussement réformateur dune politique réellement conventionnelle de recours aux expédients et autres illusions nominales.
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Les obstacles culturels
Il serait vain de recenser ici tous les obstacles culturels à la modernisation économique de la France. On se contentera de mentionner la faiblesse des connaissances économiques (de ses règles et contraintes) dans le monde politique et médiatique, la culture du diplôme, le relativisme des valeurs, limportance démesurée aux constructions intellectuelles abstraites et aux oppositions stériles (social/libéral, travail/capital, .).
Que lon ne se réjouisse en particulier pas trop vite du fort taux de participation et du recul des formations populistes au premier tour. Outre que ces formations représentent encore plus de 20% de lélectorat, cela a sans doute répondu à un double effet «vote utile» et «nouvelle génération »auxquels ont été sensibles certains électeurs. Il ne faut pas confondre confiance avec participation citoyenne. Les vieux démons démagogiques et régressifs pourraient rapidement resurgir en cas de tensions au cours de ce quinquennat.
Conclusion :
Au total, notre scepticisme est peut-être excessif à ce stade. Mais la léthargie française, encore une fois, ne tient pas au hasard mais répond au contraire à une multitude de causes sérieuses.
Ajoutons que le processus estcumulatif.
Les retards accumulés au cours des années perdues dans le processus de réforme sont considérables. On sait que plus les réformes sont différées, plus il est difficile de les mettre en uvre. Surtout, lajustement est plus douloureux et plus long.
Et les défis que devra affronter la France de 2007-2012 seront encore plus exigeants et plus difficiles à surmonter quen 2002, 1995 ou 1988: la poursuite et même lintensification de la mondialisation, avec la forte dynamique économique, commerciale et financière des pays émergents ;un vieillissement de la population encore plus accentué quauparavant; une concurrence fiscale renforcée à léchelle européenne; lémergence de nouvelles puissances politiques (Chine, Russie, Inde, Brésil); lélargissement européen et un relatif isolement aujourdhui de la France au sein de lUnion
Certes, on pourrait arguer du renforcement de ces contraintes pour prévoir une ardente obligation de réformes dans les années à venir. En particulier, le «retour »de lAllemagne pourrait constituer un prétexte supplémentaire.
Mais lhistoire récente et les nombreux obstacles mentionnés plus haut peuvent inférer exactement linverse.
Naturellement, lavenir économique médiocre de la France est le seul domaine où nous souhaitons ardemment nous tromper.
Aussi souhaitons-nous sincèrement au nouveau Président beaucoup de courage, de chance et de réussite.
Que ce quinquennat puisse apporter la rénovation nécessaire au bien-être des jeunes générations.
Ce qui signifie très clairement que Sarko I ne se transforme pas en Chirac III.
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