Faire de la transition énergétique un levier de compétitivité.

De
Fruit des réflexions d’un groupe de travail réuni par l’Institut Montaigne, cette note revient sur les enjeux auxquels est confronté le secteur de l’énergie en France dans un contexte de hausse durable des coûts et met en avant le rôle central de l’Europe pour relever ces défis. Elle formule des propositions concrètes autour de trois axes :
- mieux maîtriser la consommation énergétique ;
- favoriser l’émergence de nouvelles filières industrielles compétitives, sans affaiblir les filières d’excellence dont dispose aujourd’hui la France dans le secteur de l’énergie ;
- faire avancer l’Europe de l’énergie.
Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0077318
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
Lecture(s) : 11
Source : http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0077318&n=1821&q=%28%2Bdate2%3A%5B1900-01-01+TO+2013-12-31%5D%29&
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 20
Voir plus Voir moins
n o t e
n o v e m b r e 2 0 1 2
www.institutmontaigne.org
faire de la transition énergétique un levier de compétitivité
La « transition énergétique » s’accommode de politiques et de projets très différents en France comme dans bon nombre de pays européens. On ne sait le plus souvent pas quel contenu exact lui donnent ceux qui l’emploient, tant chacun a tendance à l’adapter à sa vision de ce que doit être une bonne politique énergétique, avec plus ou moins d’énergies fossiles, plus ou moins d’énergies renouvelables, plus ou moins d’électricité nucléaire, plus ou moins d’efficacité dans les modes de production ou les usages, etc. Dans ce contexte, il est important de rappeler les principes qui doivent fonder une bonne politique de l’énergie. Celle-ci doit permettre de concilier trois objectifs : assurer des prix compétitifs, tant pour la consommation individuelle que pour les usages professionnels ; rendre fiables les sources et les circuits d’approvisionnement d’énergies primaires et secondaires ; réduire les nuisances à l’environnement et notamment l’impact sur le risque climatique. Établir une hiérarchie entre ces objectifs relève de choix politiques qu’un débat démocratique doit mettre en perspective, afin de les éclairer. La vraie transition énergétique sera celle qui permettra, pour les prochaines décennies, de concilier au mieux ces différentes contraintes. Dans tous les cas, les orientations de la politique énergétique devront reposer sur des choix explicites, fondés sur un constat lucide et sur une analyse précise des conséquences, bénéfices et coûts qui doivent être assumés. La nécessité d’assurer une transition énergétique permettant de diversifier les sources d’énergie primaire, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de maîtriser les coûts de la production d’énergie fait largement consensus. De même qu’est aujourd’hui reconnue l’importance de favoriser une « croissance verte » qui puisse allier compétitivité économique et baisse de la consommation d’énergie. Mais en dépit de ces constats partagés, les politiques énergétiques mises en place ces dernières années, tant en France qu’en Europe, n’ont pas permis une articulation pensée de la politique climatique avec les besoins réels en matière de sécurité des approvisionnements énergétiques et de compétitivité. En ce sens, le moment est venu de réfléchir à ce que devrait être une « transition énergétique », une redéfinition des objectifs et des moyens, à la lumière de ce qui semble réalisable, fût-ce à moyen ou long terme, compte tenu des défis auxquels notre pays est confronté. Fruit des réflexions d’un groupe de travail réuni par l’Institut Montaigne, cette note revient sur les défis majeurs du secteur de l’énergie en France dans un contexte de hausse durable des coûts et met en avant le rôle central de l’Europe pour relever ces défis. Elle formule des propositions concrètes autour de trois axes : mieux maîtriser la consommation énergétique ; favoriser l’émergence de nouvelles filières industrielles compétitives, sans affaiblir les filières d’excellence dont dispose aujourd’hui la France dans le secteur de l’énergie, et faire avancer l’Europe de l’énergie.
1
f a i r e d e l a t r a n s i t i o n é n e r g é t i q u e
u n l e v i e r d e c o m p é t i t i v i t é
1 cette prpondrance se traduit à diffrents niveaux (cf.tableau 1 dans l’annexe) : la part du nuclaire dans le mix primaire est de 40,9 % contre 5,8 % à l’chelle mondiale ; la part du nuclaire dans le mix lectrique est de 77,7 % contre 13,4 % à l’chelle mondiale ; la france affiche un moindre dveloppement des usages nergtiques du charbon et du gaz que la plupart de ses partenaires europens et internationaux (production d’lectricit, chauffage, etc.). 2 source : eurostat 3 source : insee 4 source : observatoire de l’industrie électrique, www.observatoire-electricite.fr 5 environ un tiers des chauffages en france, avec une augmentation de 17 % ces cinq dernières annes. 6 Hausse de 30 % depuis 2001, avec un niveau maximal de 101,7 gW le 8 fvrier 2012.
7 source : fdration française des tlcoms,Étude IDATE / BCG sur l’impact environnemental des TICs, janvier 2010.
8 source : rte,Bilan annuel import/ export, 2009.
9 en 2011, le solde exportateur de la france tait de 55,7 tWh. la france export 75,4 tWh, en premier lieu vers la suisse, l’italie et l’allemagne. ses importations de 19,7 tWH viennent principalement de l’allemagne (8,4 tWh), de l’espagne (3,1 tWh) et de la grande-bretagne (2,9 tWh).
1. le dfi de la hausse des coûts de l’nergie dote d’un bouquet nergtique qui a su concilier les impratifs de prix comptitifs, d’approvisionnements scuriss et de maîtrise des risques environnementaux -notamment pour les missions de gaz à effet de serre, la france fait face à une monte des coûts et à de nouveaux besoins d’investissements. la consquence en est que la comptitivit globale de nos entreprises et de notre conomie est aujourd’hui en jeu. dans la crise conomique que nous vivons, cela doit nous conduire à redfinir nos priorits. 1.1. Un bouquet énergétique français traditionnellement performant mais des coûts appelés à croître a. Le bouquet énergétique français est globalement compétitif et performant, principalement en raison du système électrique une politique nergtique doit rendre abordable le coût d’accès des utilisateurs à l’nergie, permettre des approvisionnements scuriss et être la plus « propre » possible. À ce titre, la politique nergtique française, traduite dans son « mix » - c’est-à-dire dans les diffrentes sources d’nergie qui alimentent la production industrielle, les services, le chauffage, l’clairage, l’quipement domestique et les transports – a, jusqu'à prsent, permis de concilier convenablement ces trois contraintes. le mix nergtique français se distingue fortement dans le paysage mondial par la part
2
leve de l’nergie nuclaire1 peu metteur de co2, de l’ordre alors que dans le monde plus de 80 g co2/KWh. des quatre cinquièmes des cependant, les coûts peu levs besoins nergtiques sont de l’nergie lectrique en france couverts par des nergies fossiles ont favoris la consommation (charbon, ptrole et gaz). ce au dtriment de la ncessaire mix est le fruit d’une politique maîtrise de la demande. en nergtique volontariste dont forte dis o lobjectif tait de rduire les effet,r ilcaipniubisleit a dune  importations dhydrocarbures et falevcotrist le  pdeuv eolnoprpeement du la facture nergtique après le chauffage lectrique aux dpens  choc ptrolier de 1973. des autres modes de chauffage aujourd’hui, la france dispose (gaz naturel, gaz de ptrole d’une capacit de gnration liqufi, fuel, bois)5. la france d’lectricit importante et subit, par voie de consquence, comptitive : les prix pays par les plus fortes pointes de les entreprises et les mnages demande lectrique en europe, français sont infrieurs de 23 % avec des pics en constante à la moyenne des prix pratiqus augmentation6: la contribution au sein de l’union europenne du chauffage lectrique à la (ue) et près de deux fois croissance de ces pointes est de plus faibles pour les mnages 50 % selon une tude rcente, français que pour les mnages l’autre moiti tant due à la allemands2 de la demande sous. hausse cette politique a galement l’effet de la dmographie et de rendu possible une augmentation nouveaux usages (comme les substantielle du taux tlviseurs et les ordinateurs)7. d’indpendance nergtique ainsi, lorsque la temprature français, de 24,4 % en 1973 à baisse d’un degr en moyenne, 51,2 % en 20103. les europens consomment enfin, la structure du bouquet 5 000 mW de plus, dont nergtique national permet 2 300 mW en france, 600 mW à la france de raliser de en grande-bretagne, 500 mW bonnes performances en termes en allemagne et 300 mW en d’mission de gaz à effet de italie8. certes, bon nombre serre : 5,7 tonnes de co2par de nos voisins europens se habitant en 2011, contre 7,5 trouvent, quant à eux, faire face tonnes par habitant au royaume- à une pointe de demande de uni ou 9,9 en allemagne gaz, lorsque le chauffage au gaz (cf.tableau 2 en annexe). la une place importante occupe part importante de l’lectricit et dans leur mix, ce qui peut du nuclaire, combine à une entraîner des difficults dans la part non ngligeable d’hydro- continuit de fourniture lors de lectricit, contribue pour vagues de froid comme ce fut beaucoup à cette performance. le cas rcemment en angleterre en effet, une centrale nuclaire ou en italie. il n’en demeure et un site de production hydro- pas moins qu’au moment des lectrique n’mettent quasiment pointes de demande lectrique pas de carbone (pas d’missions en hiver, la france, gnralement directes et 15 g co2 exportatrice nette d’lectricit,/KWh, en tenant compte des missions devient une importatrice lors du cycle de vie soit 80 fois substantielle, pour être en moins qu’une centrale à gaz et mesure de fournir de l’lectricit 200 fois moins qu’une centrale à tout moment9. cette lectricit à charbon4). le mix lectrique souvent de sources plus provient français est ainsi particulièrement carbones et plus onreuses.
f a i r e d e l a t r a n s i t i o n é n e r g é t i q u e
u n l e v i e r d e c o m p é t i t i v i t é
b. Une facture énergétique enplus difficiles d’accès. l’agence forte hausseinternationale de l’énergie (aie) le secteur nergtique fait estime que le prix du baril de actuellement face à une hausse brent pourrait s’lever à 120 usd importante des coûts, sous leffet 2en0 1va0l eeunr 203i5, asloei.t  c2e1tt2e usd de trois tendances : la hausse nom n très significative de la facture des trajectoire varie cependant selon importations dhydrocarbures, les s2e0s1 s0c)narios (de 97 à 140 usd coûts croissants du dploiement . rapide des nergies renouvelables le coût lev de l’essence et et la hausse prvue des coûts de du gaz a un impact majeur l’nergie nuclaire, à l’occasion sur le pouvoir d’achat des du renouvellement du parc mnages et sur les quilibres existant. macroconomiques : le dficit de   La hausse tendancielle desarf iaçn ,esiuqata inte70t il mraild sdruealb  sloaance commerciale prix des hydrocarbures : un défi majeur pour laoitatrop snuese  nrgnaedp artie par les ime20n , 11ta cr compétitivité économiqued’hydrocarbures (61,4 mdEen si la france se singularise en 2011, dont 50 mdEpour le seul europe comme dans le monde ptrole). par la place du nuclaire dans l’europe, gros consommateur son bouquet nergtique, notre d’hydrocarbures et petit pays n’en fait pas moins face, avec ses partenaires europens, à dpropdeuncdtaenutr,e  edset s diem pplourst aetino pnlsus des enjeux communs, notamment . en matière de consommation et cette situation l’expose à une dimportation dhydrocarbures. en rpelnusd  gprlauns dveu lvnolraatiblilte.  dseess  prrisxe retv elas  effet le ptrole et le gaz naturel reprsentent environ la moiti de reprsentent moins de 1 % des rserves mondiales pour le l’nergie primaire consomme en ptrole, 1,5 % pour le gaz naturel france. (hors gaz non conventionnels) énergie dominante à l’chelle et 4 % pour le charbon. si mondiale (32,8 % de la dpendre d’importations pour consommation d’nergie assurer ses approvisionnements primaire), bnficiant de nergtiques n’est pas en soi nombreux usages captifs un problème, il est nanmoins (transports, ptrochimie), le important de veiller à la fiabilit ptrole fixe le prix directeur de la des sources et des infrastructures sphère nergtique. infrieur à d’approvisionnements, ainsi qu’à 40 usd (courants) entre 1970 leur diversit, afin de minimiser et 2004, le prix du baril de brent les risques de dfaillance. s’est envol jusqu’à 145 dollars les zones gographiques (usd) en 2008 et, après avoir principales et les circuits chut à 40 usd à la fin de cette d’approvisionnement europens même anne, s’est stabilis sont souvent sous le contrôle autour de 100 usd, depuis ou l’influence de pays peu 2011. ceci s’explique notamment dmocratiques ou potentiellement par une hausse substantielle instables (cf.tableau 3 en de la demande mondiale annexe). cette dpendance lie à la croissance des pays devrait aller croissant du fait mergents et, plus rcemment, à de l’puisement des rserves l’accroissement des importations europennes (gaz de la mer japonaises. une autre cause du nord notamment) : l’union rside dans le coût croissant des europenne pourrait voir les nouvelles ressources ptrolières, importations de gaz augmenter
de 40 % d’ici 2030 selon les dernières projections de la commission europenne, et sa dpendance globale aux importations d’nergie augmenter à 59,1 %, en hausse de cinq points par rapport à la situation actuelle10. pour limiter ces fragilits, une diversification des sources doit s’accompagner de mcanismes (stockage, interconnections) permettant de pallier les ruptures de livraison.   L’absence de relais de production domestique, compte tenu du refus de développer l’exploitation des gaz non conventionnels aux états-unis, l’apparition de cette nouvelle source d’nergie a entraîn une chute importante des prix depuis 2007. les états-unis ont fortement diminu leurs importations de gaz et s’apprêtent à devenir exportateurs nets11. aujourd’hui, les prix du gaz y sont près de quatre fois moins levs qu’en europe (cf.tableau 4 en annexe). la « rvolution du gaz de schiste » est à l’origine d’un renouveau industriel aux états-unis. la filière chimique, notamment, bnficie d’une croissance importante et cette baisse significative des coûts de l’nergie pourrait permettre à l’conomie amricaine de gagner 0,5 point de pib par an entre 2012 et 201612. À l’heure où la croissance europenne est en panne, une telle divergence pose un dfi majeur de comptitivit à l’europe. dans le même temps, les états-unis, qui ont fait de la scurit d’approvisionnement par la croissance de la production domestique un thème majeur de leur politique nergtique, ont dvelopp leurs ressources ptrolières, en alaska et dans le golfe du mexique notamment, ce qui leur a permis de rduire très sensiblement leurs importations de ptrole.
3
NOTE
le ptrole et le gaz naturel reprsentent environ la moiti de l’nergie primaire consomme en france
10 commission europenne,Energy trends to 2030, 2009, p. 32.
11 us energy information administration,Annual Energy Outlook 2012,p. 3. 12 the economist, gas « works. shale gas is giving a boost to america’s economy »  , 14 juillet 2012.
f a i r e d e l a t r a n s i t i o n é n e r g é t i q u e
u n l e v i e r d e c o m p é t i t i v i t é
la chine, dont la croissance est l’un des principaux facteurs de la hausse de la demande  ondiale au cours le dde ces dernières annes, dispose ploiementfortes rserves ed a elglreenq ietd mis seuu des nergies gaz non conventionnels qui elablepourraient rduire sa dpendance renouv saux importations. l’exploitation mobilise desde ces gaz non conventionnels, djà engage, pourrait galement rendre son système nergtique fonds publicsmoins missif en co2, en substituant pour partie le considrablescharbon, encore dominant dans la production lectrique de ce pays et beaucoup plus metteur de co2que le gaz. l’europe risque de rester à l’cart de cette rvolution, même si elle commence à en subir des effets indirects sur les prix13. pourtant, notre continent dispose de rserves de gaz non conventionnels qui permettraient de diversifier son portefeuille d’approvisionnement en hydrocarbures. mais leur tendue n’est pas encore connue et l’exploitation du gaz de schiste se heurte actuellement, pour des raisons autant politiques qu’environnementales, à des interdictions dans plusieurs pays dont la france, et n’est, à ce jour, opre à grande chelle dans aucun pays europen. nanmoins, plusieurs pays importants, tels que la pologne, le danemark ou le royaume-uni, ont manifest leur volont d’valuer prcisment leurs ressources et d’tudier comment les dvelopper, si cela en vaut la peine. 13 par exemple, la baisse très  Le déploiement massif des significative de la consommation deénergies renouvelables cphrairx bdoen  cpea arct tloremasc buiuf sstai bale f aqitu i chudtevri leenst  e ssau hne uneaîée trôl cont rneonn tpour la prroeduection significative et ctri e dlectriaciiltle, uersn  deaunros lpee  cmoomndmee.  qude la facture éle la politique europenne impose 14 cour des comptes,La situation aux états membres de dvelopper des  renouvelablesle ies finanect else sp puebrlisqpueecsti, v2es0 12.gren sde 20 %la  rtap uord eetni  15centre d’analyse stratgique,consommation europenne d’ici  Energies 2050, 2012, p. 54.2020. en 2007, dans le cadre
4
du grenelle de l’environnement, la france a pris des engagements particulièrement forts en visant 23 % d’ici 2020. cependant, ces sources d’nergie mobilisent des fonds publics considrables (cf.encadr 1 en annexe) puisqu’elles ne sont, pour la plupart, matures ni sur le plan technologique (rendement relativement faible), ni au niveau conomique. en raison notamment de leur intermittence, les coûts indirects de l’olien et du photovoltaïque sont levs : impact sur les rseaux lectriques, ncessit d’investir dans des moyens complmentaires d’nergie en back-up,etc. ainsi, un mgawatt heure (mWh) produit par une olienne est, aujourd’hui, encore 20 à 30 % plus cher que celui des moyens existants, voire plus de trois fois plus cher pour un panneau photovoltaïque, même si ces coûts commencent à baisser (cf.figures 1 et 2 en annexe). la france et la plupart des pays europens, dont l’allemagne et l’espagne, ont fait le choix de systèmes d’obligations d’achat, par les producteurs ou les exploitants de rseaux, pour ce type d’nergies. ce mcanisme a l’avantage, s’il est convenablement calibr, de donner de la visibilit aux acteurs du march. mais, outre les surcoûts importants supports par les consommateurs, il pose le problème complexe de la fixation du tarif d’achat garanti. en effet, si un prix trop bas ne permet pas d’attirer les investisseurs, un prix trop lev gnère des rentes indues et des surcapacits. l’tendue du soutien financier à accorder au dveloppement des nergies renouvelables fait de plus en plus dbat. le dernier rapport de la cour des comptes sur la situation et les perspectives des finances publiques14, insiste sur la hausse de la contribution au service public de
l’lectricit (cspe), prlèvement introduit en 2000 sur la facture lectrique, et utilis notamment pour le dveloppement des nergies renouvelables. selon la commission de rgulation de l’nergie (cre), les objectifs de dveloppement des nergies renouvelables fixs à horizon 2020 se traduiraient, en mtropole, par des charges s’levant à 7,5 mdepar an à l’chance de 2020, les postes les plus importants tant ceux de l’olien en mer (2,6 mde), du photovoltaïque (2 mde) et de l’ensemble biomasse / biogaz (1,7 mde). la croissance annuelle moyenne serait de 670 mepar an entre 2011 et 2020. en raison du dploiement d’nergies renouvelables dont la production est intermittente et la localisation contrainte (notamment parce qu’elles dpendent de la disponibilit du vent ou du soleil) et souvent loigne des centres de consommation, les rseaux lectriques auront besoin d’investissements massifs au cours des prochaines annes. le rapportÉnergies 2050publi en dbut d’anne 2012 estime que, du fait du dveloppement de nouvelles lignes de transport, du renforcement du rseau de distribution et de la mise en place des « rseaux intelligents », des financements compris entre 135 à 155 milliards d’euros sont à prvoir d’ici 203015 . un rcent rapport du snat s’inquiète de la hausse attendue de la facture annuelle d’lectricit qui pourrait atteindre 30 % d’ici 2016 – puis encore 15 % entre 2016 et 2030. cette hausse est notamment lie à l’augmentation du tarif d’utilisation des rseaux publics d’lectricit (turpe), à la hausse des coûts des centrales nuclaires de troisième gnration (epr) et à l’accroissement de la cspe, qui, selon les estimations
f a i r e d e l a t r a n s i t i o n é n e r g é t i q u e
u n l e v i e r d e c o m p é t i t i v i t é
NOTE
de la cre reprises par le snat, une telle hausse des coûts, si chauffes à l’lectricit, 45 % pourrait plus que doubler d’ici à elle promet d’avoir des effets sur au gaz et 17 % au fioul21), en 201616 comptitivit des entreprises. la du dploiement massif raison du chauffage lectrique dans les bâtiments neufs et du   e tsiaerrfnoc noà detée ûts s corgneéLléuc nieal àuah  essgmmatonsoes crosscerids eclictr,ti en ffusiarit anmoins pas  àusppirem rles performances lnavantage comptitif dont dveloppement important des  francede l dans usages individuels d’appareilsa lectriques et lectroniques elset  sceocnsttfeirusorsn etdme  eàl ndtnse estr rgbèiee snoiuncsl aire lralpepcotrritc iatu xn suoclurcaierse  abltenrnfiactiive epsa18cenniesnières d .,el ssecred  rle domaine de qduiin vveont dans un presm iimerp ortants, 1.2. Une faiblegisements d’conomies sontla maîtrise de la  destins à avoir les effets les plus tperomdpusc taioung.m enter les coûts de performance énergétiqueprometteurs au moment de lasooncn ioatmm la maîtrise de la demande est au pointe de demande, en hiver. nduiccli 2ai0re2s2 ,a tt2e4i nrdraocntte luresu r  cœur des enjeux nergtiques : la performance nergtique sont faibles moins consommer permet des transports (30 % de la 40e d’nergie en france) et demande moins polluer, de payer deanne de fonctionnement. la plupart devront faire face à des une facture moins leve, de l’industrie (28 %), mritera investissements complmentaires de se passer de certains galement une attention de maintenance et de sûret, investissements très lourds et particulière. sous le contrôle de l’agence de moins dpendre de certaines pour parvenir à rduire la de sûret nuclaire (asn), si sources nergtiques consommation, les « incitations l’on souhaite prolonger leur et importes. conomiques » doivent être cdourmpe ted el evsi ec. opnosurq uperenncderse  deens  les performances de la adaptes, dans un sens vertueux valuations de sûret faites france dans le domaine de la et responsabilisant. en france, à la suite de fukushima par maîtrise de la consommation aujourd’hui, les prix rglements sont pourtant mdiocres ’ de l’lectricit et du gaz sont  ldiasspno neitb ilmitai ndteesn icr elnet rtaaluexs  dàe  un et pourraient être très dtermins par lepouvoir iveau acceptable (entre 80 et sensiblement amliores19. si (sur recommandation politique n85%), il sera ncessaire de le secteur industriel a rduit de la cre) et ne rsultent pas sa consommation d’nergie16 snat, de la CommissionRa t do ubler le rythme actuel des primaire, grâce à un effort de dete  dlae mcoannfdroe nstautri ounn  emntarrec hoff re ed l ûtcoée rur se  lêueteqndppor longue dure, tel n’est pas le castcelicirélreimen rden détté afin isnevloesnt ilsas ecmouern tdse sd ec ommaipntetes,n adnacnes.  du rsidentiel-tertiaire, ni des àc osmoups-tietsift.i mceetrt ele ssi tpuraixti orne lcso nded uit nocoéua noitlmiupatse,imuqjxu idllifefté r2e0n1ts2 .agents son rapport de 2012 sur les transports. au total l’« intensit l’nergie, c’est-à-dire les coûts de nergtique » de l’conomie r17 cour des comptes,Les coûts de coûts de la filière nuclaire17 a moins rapidement française oduction et d’acheminement p, cela22.ltah filmière électroniuecrléaire,r apport rdeepnrvisreonnt e1ra0i t %u ndeu  acuogûtm econtuartaiontn  diminu que celle de lallemagne hdaaunss slee  acnonntoenxcte ea dcteu cele sd ec oûts, atique, janv 2012 prcoodnuocmtiioqnu ed (lceccter)i cdite .la et, plus gnralement, que celle les prix rglements risquent 18 sauf à ce qu’un dveloppement certaines central aient être de la moyenne de l’ue entre fort de grever la capacitd tnatropmioitatione lexpl d seg zalteinntvenniosnad eivr enn es pourr 2000 et 2010 (cf. des entreprises à financerfigure 3 ene sa nnivneuq i.nnonce nntos esel remplaces par des racteurs de annexe). de nouvelles capacits de tprroeissisèurmise gs enurroaptioenn, sl e(se rpra)c.t eluar s la priorit en france doit être dpreo tdraunctsipoonr te,t  edt eàs  iinnvfreasstitrr udcatunrse s l1’i9  le voirniahcorptroppar ne  d mutitstnoatgienc noasrc à e coû la maîtrise de la consommationl’efficience nergtique. cour des comptes estime l t globale des bâtiments qui la recherche pour proposer des de construction de l’epr tête- reprsentent 40 % des nergies plus innovantes, moins20 source : ceren et soes de-srie de flamanville à environ consommations d’nergie en chères et moins missives a 6 mde, et cite une rfrence france (et 2/5 des missions) l’avenir. si, dans le cadre de la21 source : ceren 7à 0u-n9 0c oe tion de  erpdocutûd maorl e lin tsm ud .hWrt sed sèrp ttno dcoiurri cttsl epqéu alrdoeiss  hcram sed noita organisnouvelles rul  alio22 sans qu’il soit ncessaire de le chauffage et l’eau chauderappeler, en outre, les diverses taxes qu’une tête-de-srie voie ses sanitaire. 37 % de ces besoins (dite loi nome) de 2010, leset autre prlèvements obligatoires coûts et dlais dpasss. l’epr de chaleur sont fournis par le prix de gros de l’lectricit vont(cspe compris) qui les affectent. gaz, 22 % par le bois, 17 % par ddee  lsrlieec tdriecvitra ità  eunns ucioteû t pdroe duire le fioul et llectricit20r lelteix ds prcrh eampg r.rogsaiessamsesvied  nttnnavagatfer2e3,2au3sentiel de la lo lfeef tse,p liguo rcc aundviri pès ,emon i àled-55-60e de/mWh, contre moins de la consommation lectrique les prix pays par les petitescertains acheteurs, à l’lectricit 5d0a peertne .sec setpmodes mnages (pl/Wmrul  hops tierun us dl sèrd ruoc a arcpae  l,uecttne-d-àe ir tel smrpsisee stent rnages redet up sueiqes, t sefiramirpl re eihtsrounlcaris poentglems r sasegseu rul des rsidences principales sont glem s, c’estprofessionnels.
5
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.