Incitations comportementales et environnement. Actes de séminaire du 9 mars 2011.

De
Jusqu'à présent, les politiques environnementales ont eu recours à des instruments fiscaux et normatifs, à des campagnes d'information et d'éducation. En complément, de nouvelles approches sont à prendre en considération, dans le but de pérenniser et d'élargir les pratiques écologiques à l'échelle de la société. Certaines de ces méthodes proposent de mobiliser les théories des sciences comportementales qui préconisent d'actionner plusieurs leviers pour inciter au changement de comportement. Les expérimentations menées à l'étranger démontrent l'intérêt d'une telle stratégie.
Comment lever les obstacles à l'adoption généralisée de comportements écologiques ? Quels sont les atouts et les limites des différentes incitations que les pouvoirs publics peuvent mettre en oeuvre ? Comment articuler au mieux ces instruments incitatifs ?
Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0069623
Publié le : samedi 1 janvier 2011
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Incitations comportementales et environnement   
Centre d’analyse stratégique 
9 mars 2011
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
CONTACTS:
Centre danalyse stratégique 
 Sylvain Lemoine Responsable du département Questions sociales sylvain.lemoine@strategie.gouv.fr Tél. : 01 42 75 60 40   Dominique Auverlot Responsable du département Développement durable dominique.auverlot@strategie.gouv.fr Tél. : 01 42 75 60 48   Blandine Barreau Chargée de mission, département Développement durable blandine.barreau@strategie.gouv.fr Tél. : 01 42 75 60 28  Sarah Sauneron   Chargée de mission, département Questions sociales sarah.sauneron@strategie.gouv.fr Tél. : 01 42 75 65 09   Olivier Oullier Conseiller scientifique, département Questions sociales olivier.oullier@strategie.gouv.fr Tél. : 01 42 75 60 56  
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SOMMAIRE 
 
Syntsedes bats…………………………………………………..……………………..… 5
Introduction 
Vincent CHRIQUI, directeur général, Centre d’analyse stratégique.……………….………..…. 9
Première table ronde 
Inrfomatio,n nicitation et conraintet:irer tmei le litolip raerusep itd ques publuqiestidarnetionles pour nroeiterle citoyen vres nu cmpoortemetnpl su durable 
« Orienter le consommateur final : les ressorts actuels de l’action publique » 
Ouverture Bruno MARESCA, sociologue et directeur de recherche au CREDOC.…………......……. 12
I. Les nouvelles politiques publiques de consommation durable : comment les pays européens tentent de faire évoluer le comportement du citoyen. Les enseignements des rapports ASCEE-FP6 e CORPUS t -FP7
Harri KALIMO, professeur et expert associé à l’Institute for European Studies……....…. 16
II. Le rôle du signal-prix dans la lutte contre le changement climatique Benoît LEGUET,directeur de la recherche, CDC Climat.……...………………………….... 19
III. La communication de l’ADEME pour un développement « plus » durable, résultats, interrogations, enseignements 
Patrice JOLY,directeur communication et formation de l’ADEME….………………..…… 21
Débat……………………………………………………………………………………………...….. 25
Deuxmetable ronde 
Les « senudg »  nd:e veoulsendp  stuaoo irrconettiocpmsmentes i écoloiguqse…………………………………………………………………………….……………. 26 
 
 
 
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Ouverture 
Pierre DECHAMPS, représentant du Bureau des conseillers de politique européenne de la Commission européenne (BEPA)………………………………………………………………….… 27
I. Attitudes et engagement : comment inciter les citoyens à adopter des comportements pro-écologiques ? 
Laurent WAROQUIER, chargé d’études en psychologie sociale à l’université de Toulouse II – Le Mirail……………………………………………………...……………….….… 29
II. Sciences comportementales et politiques environnementales au Royaume-Uni Roisin DONACHIE,conseillère principale à laBehaviourI lagisnT thmae, cabinet du Premier Ministre britannique………………………………………………..……… 31
III. «sgeudNverts » : avantages et limites de l’expérimentation de terrain  Olivier OULLIER, conseiller scientifique, département Questions sociales, Centre d’analyse stratégique et enseignant-chercheur en neurosciences à l’université de Provence……………………………………………………………………..…… 34
Débat…………………………………………………………………………………….………….… 38
Clôture 
Michèle PAPPALARDO, commissaire générale au Développement durable……….………… 42
Annexes 
Laed etoNsèhtnys en°212 « Pour unepolitique de consommation durable »……….….. 44
Latsee ldyanoaNn°216 « Nudges verts :de nouvelles incitations pour des comportements écologiques » ………………………………………………….………………… 56
 
  
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Synthèse desdébats 
Face aux défis du changement climatique, de la préservation des ressources naturel stee de la protection de la biodiversité, orpe plduirus «ve rt  qsérpetnen »er eue « u  diéitmo al chemin »ièredernnéess ann mo ,edes srbuei seC .lurastontides el font montré teber  dno quavoir accès à une of.sul uoare cnasegl uer psomm conge àrèhc sniom er àout haaclà e Les secteurs de lautomobile ou de lélectroménager en témoignent.rgsèt cenhqieu  Le pro doit donc altenemrtpoom cdeir avec er de paegemtn sed shcna  neib issua individuelque ent emocltn.evemceit 
Les puovoirspublicspeunevt impulse d redifértenees hon dabisel inrèulitéovmas utdes devei , netoatmmenteds noc ed sioatmmsodomneaptclmirinoe vnntalneme t on d, commence à être mieux mesuré. Les taxes ,lesdsipositifs bnusom/la,su les nmrose, es l campganes indrmfoiatno et déudacitons ontles  outils traditionnels quiontj usuqtiicé é mboliséis. Msia uadtressté munestrentme rign « sel ton sce:  egsnud  nelt reem » selo poarpulisé pux r deaauters uamérciain.s rtements et ioatitncleab tnsl rus tnopmoc sesei C les réflexes, conscients ou non, des citoyens, pour systématiser et populariser des pratiques vertueuses. Alors que ces politiques innovantes prennent de limportance, tion se la ques poseed svaoirmm ocent j etusquoù lÉilis mobpeuttat ertniéfsed rec s petys dinstrumentsnu s  danpolicy mix ples lue fislbp so.e iceca Le Centre danalyse stratégique a souhaité apporter sa contribution à cetnoixelfér e en invitant le 9 mars 2011 des experts à débatd iites des des limtuotte sd era seftnse éer mesures destinées à encourager les comportements écologiques. 
Les pinrcipauxn esienemengts sm éundiiare « iecmneItlatne  ssneoit attormpco environnement » 
1. Les postures ou attitudesécologiquesnese traduisent pas nécessairement en comportements appropriés, lorsqu’elles entraînent d'importants changements dans surtout les habitudes quotidiennes. Par exemple,près de 80 %des Français sedéclarentprêtsà consommer de manière responsable mais moins d’un a quartllie le geste la àparole,en triant quotidiennement ses déchets, en privilégiant les produits issus de filières locales ou du commerce équitable. Afin d’expliquer cet écart entre intentions et pratiques, des éléments multifactoriels sont avancés: leslimites budgétaires, l’insuffisancedel’offre durable accessible, unsentiment d’impuissance, unemauvaise perception desrisques et parallèlement une difficulté àestimer le « retour surinvestissement », ou encoreune inertie comportementale.
2. Or,lÉtat a trois options pour encourager une évolution de la société :contraindre, informer/sensibiliser etinciter.Les deux dernières sont de plus en plus utilisées, à mesurepouvoirs publiques perçoivent la complexité des comportements les  que écologiques de l’ensemble des sensibles à des représentations sociales, à desindividus dynamiques de groupe … Les considérations environnementales, plus importantes chez les « éco-citoyens », font partie de ces systèmes de valeurs qui déterminent nos pratiques.
L’évolution delaction publique a été impulséeparlesrésultats mitisou inattendus de certaines politiques, qui ontrévéléquelesdécideurs sous-estimaientla multiplicité des motifs d’évolution des comportements. On pensera ainsi aux économies de consommation
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d’eau, moins motivées par des préoccupations écologiques que par l’effet conjugué de l’amélioration de l’efficacité énergétique des équipements consommateurs d’eau et du souci des syndicats de copropriété de diminuer leur facture. La notion de confort, qui dépend des normes sociales en vigueur dans l’entourage dans lequel on évolue, est également centrale dans notre utilisation de l’énergie, car elle détermine les pratiques de chauffage et d’éclairage.
3. Parmi les incitations traditionnellement employées, le « signal-prix » vient spontanément à l’esprit: il s’agit de mesures fiscales ou financières qui communiquent aux agents économiques le coût global d’un produit ou d’un service, en répercutant sur le prix non seulement les coûts d’achat et d’usage, mais aussi celui des externalités, notamment celui de l’impact environnemental. Plusieurs types de signaux peuvent être mobilisés, de lataxe carbonetelle qu’elle existe dans des pays scandinaves depuis une vingtaine d’années, aux marchés de quota comme celui que l’Union européenne (UE) a mis en place pour limiter les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique. D’autres mesures ciblent l’action individuelle : c’est le cas desquotaspersonnels par le Parlement étudiés britannique en 2004 et desdispositifs de comptabilitédes émissions type ‘coach carbone’ de l’ADEME, descertificats d’économied’énergiefrançais, surtout efficaces pour sensibiliser les acteurs ou desmécanismesde compensation volontaire, qui pour le moment ont essentiellement du succès auprès des populations favorisées.
Cesoutils présentent chacun leur partd’avantages etd’inconvénients : ainsi, la taxe est plus facile à mettre en œuvreune foisdécidée, maiselle peut engendrer un effetrebond que lesquotas évitentsi le régulateur n’autorise pas leur dépassement.Mais une constante demeure : l’efficacité du signal-prix est avant tout fonction de sa crédibilité à long terme, conditionon nua qenispour décider les producteurs à réaliser les investissements nécessaires et les consommateurs à adopter de nouveaux comportements au-delà des actions sporadiques.
4.Autretype d’incitation traditionnelle, les campagnes de sensibilisation etd’information contribuent à combler le fossé entre les bonnes intentions et l’inertie des comportements, en complément de normes ou de mesures fiscales.Lexpérience del’ADEMEvèle quil est plusquejamais nécessairedinformer les publics pour deux raisons principales. D’une part, parce que les individus, méfiants à l’égard des stratégies deginshwaerneget démunis devant l’ampleur des défis écologiques à relever, sont en demande dinformationfiable. D’autre part, parce que l’apparenteadhésion consensuelle autourdudéveloppement durable cachesouventune incompréhension de ce que le terme recouvre en théorie et en pratique.
L’Agence utilise donc deux types de campagnes pour faire le lien entre les grands enjeux etles actions à entreprendre :des campagnes généralistes, à l’image de celle qui encourage les Français à participer à la stratégie Grenelle pour «erentad rl snom e edn daprès » et des campagnes, thématiques ou sectorielles (déchets, énergie…). Ces dernières, plus pragmatiques, sont également plus efficaces en termes d’impact : elles bénéficient d’une notoriété auprès de 50% de la population, et suscitent une adhésion autour de 90%, soit des chiffres supérieurs à ceux obtenus par les campagnes généralistes (qui affichent une notoriété autour de 30% et une adhésion autour de 80%).Le ciblage des objectifs visés et des publics estunenjeu clef, comme l’utilisation detechniques marketing dinfluence inspiréesdes théories comportementalesqui mettent lesFrançais dansdes situations d’action.L’engagement volontaire du « Défi pour la terre » autour de dix gestes emblématiques à la portée de chacun était une initiative de l’Agence en ce sens. Enfin, le discours doit être clair, fiable etréalistepour ne pasinduire dedéception vis-à-vis des
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