La Défenseure des enfants - Rapport thématique 2008 : Enfants au coeur des séparations parentales conflictuelles

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A l'occasion de la journée internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 2008, la Défenseure des enfants, Dominique Versini a remis au Président de la République et au Parlement ses rapports annuels. En complément du rapport d'activité (consulter le rapport : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000715/index.shtml) est présenté un rapport thématique consacré cette année au sujet des enfants confrontés à des séparations parentales conflictuelles. Le rapport revient sur l' « éparpillement » des configurations familiales depuis 30 ans (baisse des mariages, recours à la cohabitation au début de la vie de couple, augmentation des pacs conclus entre hommes et femmes, familles monoparentales, recomposées ou homoparentales, naissances hors mariage, etc.). Constatant une grande instabilité conjugale quelque soit la forme d'union, le rapport remarque que de nombreuses séparations de parents demeurent conflictuelles et pèsent lourdement sur l'équilibre de l'enfant. Il réaffirme l'importance de la coparentalité dans l'intérêt de l'enfant tout en soulignant les difficultés pratiques bien souvent issues de la méconnaissance des modalités de l'exercice de l'autorité parentale conjointe et des droits de l'enfant. Afin de mieux préserver l'intérêt de l'enfant dans les séparations parentales conflictuelles, la Défenseure des enfants présente 30 recommandations à la fin de son rapport.
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000714-la-defenseure-des-enfants-rapport-thematique-2008-enfants-au-coeur-des
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LADÉFENSEURE DES ENFANTS RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Enfants au cœur des sé ions panprflaeirnattallleess co ctue
Plaidoyer pour mieux préserver l'intérêt des enfants
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ENFANTS AU CŒUR DES SÉPARATIONS PARENTALES CONFLICTUELLES : PLAIDOYER POUR MIEUX PRÉSERVER L'INTÉRÊT DES ENFANTS
Face à une société qui évolue en permanence dans ses configurations familiales depuis les années 70 entraînant une augmentation des divorces et des séparations et donc des contentieux familiaux, la situation des enfants au cœur des conflits parentaux nécessite une réflexion et une adaptation permanente du droit de la famille et des pratiques des professionnels intervenant auprès des familles dans ces moments difficiles.
Un enfant sur quatre ne vit pas aujourd'hui avec ses deux parents. C'est une réalité qui fait que tout enfant peut être amené à subir potentiellement des ruptures dans la continuité de sa vie quotidienne avec l'un de ses deux parents et à devoir reconstruire de nouveaux équilibres dans ses relations avec ce parent (résidence, rencontres, contacts…), tout en se trouvant parfois confronté à la présence de tiers partageant la vie de l'un ou l'autre de ses parents. Cette nouvelle façon de vivre, marquée par une plus grande fragilité des unions, nécessite d’aider les parents à passer le cap de la séparation de la façon la plus pacifiée possible dans l'intérêt des enfants qui expriment à ces occasions leur souffrance de façon différente suivant leur âge (plaintes corporelles, angoisses, insomnies, troubles alimentaires, sentiment de culpabilité, agressivité…). C'est ainsi que l’on ne peut pas manquer de faire le lien entre avec le rapport rendu l'an dernier sur les adolescents en souffrance*à une période délicate au cours de laquelle peuvent resurgir des souffrances non identifiées ou mal prises en compte dans la petite enfance.
Parmi les réclamations que je reçois en tant que Défenseure des enfants presque 50 % concernent des enfants vivant des conflits parentaux et montrent combien les effets peuvent être dévastateurs selon la façon dont s’est déroulée la séparation et surtout lorsqu’il y a eu de la violence conjugale. Certains cas montrent également des enfants instrumentalisés par l’un ou l'autre des parents au point que certains professionnels évoquent «un syndrome d'aliénation parentale» ; ces parents se livrent une guerre permanente au travers d’allégations parfois mensongères, d’une judiciarisation à outrance et les enfants se trouvent pris dans l'engrenage de conflits sans fin qui atteignent dans des cas extrêmes un paroxysme. Parfois le conflit est si violent que les juges finissent par faire sortir l'enfant du cercle familial pour le protéger et le placer dans une famille d'accueil… Et là nous ne manquons pas d'être interpellés par ces parents qui sont
*Adolescents en souffrance : plaidoyer pour une véritable prise en charge – rapport 2007
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incapables de sortir du processus de vengeance et de haine dans lequel ils se sont engouffrés et par le fracassement de ces vies d'enfants qui, après avoir subi la violence du conflit familial antérieur à la séparation, se retrouvent écartelés entre leurs parents et pour finir, séparés d’eux et perdus entre culpabilité et sentiment d'injustice… De même, nous constatons que nos institutions sont confrontées aux limites de leurs réponses individuelles et qu’il faudrait développer de nouveaux outils à travers des partenariats pluridisciplinaires entre justice, pédopsychiatrie et services sociaux.
Pour mieux comprendre les tenants et aboutissants d'une problématique majeure qui concerne presque toutes les familles à un degré ou à un autre, nous avons décidé de réaliser un rapport thématique à partir de rencontres avec tous les acteurs qui interviennent dans le champ de la séparation parentale. Notre méthode a consisté d’une part, à faire une analyse de la coparentalité telle qu’elle a été inscrite dans notre droit de la famille en 2002 et d’en mesurer les difficultés d’application concrète, d’autre part, à repérer les dispositifs existants en matière de médiation pour aider les parents à pacifier leurs conflits et à élaborer des accords parentaux et enfin, à comprendre les pratiques professionnelles des différents intervenants et leurs interactions.
Durant une année, nous avons rencontré dans différents départements, des magistrats, des avocats, des pédiatres, des médecins des urgences, des pédopsychiatres, des services de l’aide sociale à l’enfance et de l’éducation nationale, des experts, des enquêteurs sociaux, des médiateurs… Nos correspondants territoriaux ont fait une large enquête nationale sur les services de médiation familiale et les espaces rencontre.
L’analyse des textes juridiques relatifs à la coparentalité avec plusieurs professeurs de droit réputés en la matière nous a permis de mesurer tout le chemin qui avait été accompli par le législateur et de repérer les points qui pourraient être encore améliorés au regard des textes internationaux et du droit comparé. Nous avons analysé les réclamations qui nous arrivent depuis des années pour en tirer des observations sur les pratiques professionnelles. Nous avons étudié les systèmes juridiques étrangers ainsi que les pratiques professionnelles des juges anglais, allemands, belges, suédois… Nous sommes même allés en Suède où a été mis en place un dispositif modèle de médiation familiale et avons pu en mesurer les effets positifs dans un pays où la médiation fait partie de la culture.
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Nous avons également rencontré des familles qui ont bien voulu nous confier le récit de leur séparation pour témoigner et contribuer à faire des propositions constructives dans l'intérêt des enfants. Nous avons mesuré combien ce champ des séparations familiales est source de douleurs et de conséquences dans l'équilibre psychique des enfants et de leur famille.
Nous avons tiré de toutes ces analyses et de toutes ces rencontres de terrain la conviction d’une priorité absolue : celle de mettre en place une approche globale pour aider les parents à se séparer dans des conditions pacifiées afin de mieux préserver l’intérêt des enfants à plusieurs niveaux :
le premier niveau consiste à systématiser l’information des parents sur la coparentalité et ses conséquences pratiques, et à inscrire dans la loi un dispositif complet de médiation familiale très incitatif, tout en développant parallèlement des services de médiation familiale et d’espaces rencontre sur l'ensemble du territoire ;
le deuxième niveau concerne la consolidation dans le Code civil de droits fondamentaux des enfants : tout d’abord, l’inscription d’un véritable droit de l'enfant d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec chacun de ses deux parents, de même que le droit pour cet enfant de maintenir des relations avec les tiers qui ont partagé sa vie. Enfin, sur le sujet très délicat de la parole de l’enfant à l’occasion de la séparation de ses parents, il apparaît nécessaire de clarifier le droit de l'enfant à être entendu dans les procédures qui le concernent afin d'éviter de le placer à l’égard de ses parents dans des conflits de loyauté préjudiciables à son équilibre tout en lui permettant d’exprimer son ressenti sans prendre parti. Pour cela il ne nous paraît pas souhaitable de maintenir la possibilité pour les enfants de demander à être entendus par le juge aux affaires familiales et il nous semble préférable de la remplacer par l’obligation pour le juge de recevoir tous les enfants capables de discernement pour les informer de leur droit à être entendu et, à, éventuellement, refuser de l’être. Par contre, il faudra s’accorder sur l’âge du discernement qui fait l’objet de pratiques trop différentes d’une juridiction à une autre.
le troisième niveau concerne les contentieux familiaux qui représentent 65 % de l’activité des tribunaux de grande instance et qui impliquent d’adapter l’organisation judiciaire à l’évolution des configurations familiales en créant des Pôles Enfance-Famille
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au sein desquels les juges aux affaires familiales seraient des juges spécialisés bénéficiant d’une formation spécifique et de moyens adaptés à cette fonction essentielle avec notamment l’appui de psychologues formés au recueil de la parole de l’enfant.
C’est pourquoi, à l’occasion de ce rapport remis au Président de la République et au Parlement, j’émets le souhait qu’uneapproche globale soit développéeà partir des 30 recommandations formulées afin de permettre aux parents de comprendre le sens de la coparentalité et la nécessité de préserver leur enfant à l’occasion de leur séparation. Le respect de l’un des grands droits fondamentaux de l’enfant - pouvoir continuer à maintenir des liens avec ses deux parents et plus globalement sa famille et les tiers qui ont partagé leur vie - passe par une évolution collective que nous devons nous donner les moyens de réaliser :culture de la médiation dans l’intérêt de nos enfantsaller vers une .
Dominique Versini, Défenseure des enfants
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SOMMAIRE
Uneévolution profondedesfamilles et dudroiten France et en Europe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . 15
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Une famille de plus en plus évolutive qui aboutit à un éparpillement des configurations familiales. . . . . . . . . .15
La baisse des mariages. . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 La cohabitation est le mode général de début des unions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16 Une augmentation des séparations dans tous les modes d’union. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18 Les familles après les séparations. . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Les familles en Europe. . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
>Un cadre juridique qui n’a cessé d’évoluer en Europe et en France pour s’adapter à la sociologie des familles. . . . . . . . . . . . . . . .27
Une impulsion internationale, la reconnaissance de droits pour l’enfant. . . . . . . . . . . . . . .28 Tous les pays d’Europe concernés par ces transformations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29 En 2002, la France instaure la coparentalité. . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Même séparés,les parents doiventassurerleursobligations de parents. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
>
Le juge aux affaires familiales : garant des intérêts des enfants et du respect de leurs droits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . 39 Les missions du juge aux affaires familiales. . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Les points sur lesquels portent les décisions du juge aux affaires familiales. . . . . . . . . . . . .43
Lasouffrancede l’enfantattisée par leconflitentre lesparents. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
>
La banalisation du divorce tend à escamoter la douleur de la séparation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47
Des signes de souffrance peu spécifiques. . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Les praticiens s’accordent : comprendre les symptômes d’un enfant réclame absolument de les replacer dans son histoire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50 Le contexte de la séparation peut avoir un effet aggravant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51
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>Le conflit ce grand dévastateur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .53
>
Les parents en conflit ne sont plus en mesure d’assurer leurs tâches éducatives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 De l’enfant «clivé» à l’enfant sous emprise. . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 Une pathologie du lien : l’aliénation parentale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .56
>Les désarrois des professionnels en prise directe avec le conflit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .59
>Les effets sur l’enfant d’une séparation parentale liée à des violences conjugales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .64
L’enfant vit une rupture génératrice d’insécurité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66 Des enfants doublement otages. . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Une action d’accompagnement en Seine-Saint-Denis. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .69
L’exercice de latéilatnerapoc par lesparents séparéset sesufcitilfséd. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . 73
>Une notion spécieuse : « le couple parental ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .73
>Les difficultés issues de l’exercice en commun de l’autorité parentale lors de la séparation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .74
Les parents séparés connaissent mal les obligations de la coparentalité. . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Les règles de l’autorité parentale ne sont pas suffisamment connues de nombreux professionnels en lien avec l’enfance et la famille. . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Les décisions de justice sont souvent mal comprises par les parents. . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 L’adaptation de la coparentalité aux besoins de l’adolescent : une tâche délicate. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .81 L’avocat aide à anticiper les difficultés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .82 En cas de blocage, une mauvaise connaissance par les parents des solutions de recours. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .82
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SOMMAIRE(suite)
La résidence alternée, un exercice d’équilibre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .83
La résidence alternée créée rapidement le débat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85 Un affinement des critères de choix. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .89 Des modalités de réalisation exigeantes. . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 Le maintien des relations personnelles entre l’enfant et chacun de ses parents est avant tout un droit de l’enfant. . . . . . . . . .. . . . . . . 94
>La médiation familiale, un outil d’avenir pour une parentalité responsable. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98
>
Comment se déroule une médiation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .99 La médiation familiale ne doit pas être confondue avec d’autres prestations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .101 Enquête de terrain. . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
Les discussions de coopération : le modèle suédois en matière de séparations parentales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .116
>Renforcer la « coparentalité positive ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .120 >Parcours de vies. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
Lorsque l’enfantest pris dans uneescalade de conflitsqui peuvent atteindre leparoxysme. . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 135
>Quand les relations parent-enfant sont sérieusement entravées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .135 Un dénigrement systématique de l’autre parent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .136 Le refus d’assumer ses obligations financières pour sanctionner l’autre parent. . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137 Un déménagement sans avertir l’autre parent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .138 La non représentation d’enfant. . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140 L’enlèvement de l’enfant à l’étranger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .142 L’utilisation intensive des procédures pénales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .149
L a D é f e n s e u r e d e s e n f a n t s- pra t i o n s é p a  s o n f l i c t u e l l e s c a re n t a l e s a uE n f a n t s d e s c œ u r 0 0 8- 2
>Les réponses judiciaires et leurs limites dans le cadre des conflits aigus ou durables. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153
>
La palette de pouvoirs du juge aux affaires familiales pour sanctionner les parents et préserver l’enfant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .153 Les Espaces rencontre, des lieux indispensables pour le maintien des liens, insuffisamment soutenus par les pouvoirs publics ; Enquête de terrain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155 L’intervention du juge aux affaires familiales parallèlement à une enquête pénale. . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165
Quand le conflit met en danger l’enfant, le juge des enfants intervient pour mettre en place des mesures d’assistance éducative. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .170
De l’aide éducative au placement. . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 172 Le conflit parental grave peut être la cause du placement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .175 Les professionnels et les parents. . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 Les professionnels et l’enfant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .184
Quelleplacepour laparolede l’enfant dans laséparation parentale?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .187
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Qu’en est-il du droit de l’enfant à être entendu par le juge aux affaires familiales ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .187 Que devient la parole de l’enfant ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . 200
Lorsque l’enfant est entendu par le juge des enfants. . . . . . . . . . .. . . . . . . . 208
Faut-il permettre à un enfant de saisir le juge aux affaires familiales pour une question qui le concerne ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .210
L a D é f e n s e u r e d e s e n f a n t s- œ u r c u a é p a ra t i o n s s e s dE n f a n t s c o n f l i c t u e l l e s p a re n t a l e s 0 0 8- 2
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