Les inégalités entre les femmes et les hommes : Les facteurs de précarité

De
L'objectif de la mission est de décrire et analyser les différents aspects des inégalités, dans l'emploi, la retraite, le chômage et l'inactivité, définir les relations entre le temps et l'organisation du travail d'une part, mettre en évidence les conditions qui font que le risque de précarité est plus grand pour les femmes (formations initiales, modalités particulières d'insertion sur le marché du travail, développement du temps partiel, conséquences des retraits momentanés de l'emploi). Le rapport précise en quoi le rôle traditionnel des femmes dans la famille conduit à accroître le risque de précarité, en étudiant l'impact des ruptures familiales en particulier pour les femmes qui ont choisi de travailler à temps partiel ou qui se sont retirées du marché du travail. Il étudie les liens entre la précarité et la dépendance et s'interroge, de façon plus générale, sur les modes d'entrée dans la précarité et sur les notions de risque, dépendance/indépendance, autonomie. C'est à partir de l'analyse des inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail que les questions suivantes seront abordées : Quelle est l'ampleur des progrès réalisés en matière d'insertion dans l'emploi ? Ces progrès sont-ils continus ? Quelles sont les difficultés d'accès à, et de maintien dans l'emploi ? L'emploi est-il un rempart pour éviter la précarité ?
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000445-les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes-les-facteurs-de-precarite
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Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 350
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Lettre
de
Sommaire
mission. . . . . . . . . . . . . .. . . . . . .
Composition de la mission. . . . . . . .. . . . .
Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre I Les inégalités sur le marché du travail : facteurs de précarité. . . . . . . . . . .. . . . . .
Chapitre II Les temps partiels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre III Avant le travail, l’école et l’orientation.
Chapitre IV La place des femmes dans l’emploi peu qualifié. . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . .
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Chapitre V Femmes immigrées et issues de l’immigration. . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . 105
Chapitre VI Contraintes familiales et activité professionnelle des femmes. . . . . . . . . . .129
Chapitre VII La monoparentalité. . . . . . . . . . . . . . . . . . .169
Chapitre VIII Écarts de salaire, bas salaires, risque de pauvreté. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .191
Sommaire
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Chapitre IX Les femmes allocataires de sociaux. . . . . . . . . . . .. . . . . . .
minima . . . . . . . . . . .
Chapitre X Les retraites des femmes. . . . . . . . . . . . .
Conclusion Quelques pistes de réflexion pour les politiques publiques. . . . . . . .. . . . .
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Propositions de compléments statistiques et d’études . . . . . . . . . . .301
Bibliographie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .305
Synthèse Les inégalités entre les femmes et les hommes : les facteurs de précarité. .323
Les inégalités entre les femmes et les hommes : les facteurs de précarité
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Les inégalités entre les femmes et les hommes : les facteurs de précarité
Composition de la mission
Sandrine Dauphin, politiste, ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille, DREES (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statis-tiques), adjointe au chef de la mission recherche, mél : sandrine.dauphin@sante.gouv.fr
Nadia Kesteman, juriste, CNAF (Caisse nationale des allocations familiales), direction des statistiques, des études et de la recherche, conseillère technique, mél : nadia.kesteman@cnaf.fr
Marie-Thérèse Letablier, sociologue, CEE (Centre d’études de l’emploi), directrice de recherches CNRS, mél : letablie@mail.enpc.fr
Dominique Méda, sociologue, DARES (direction de l’animation de la recherche, des études et des statis-tiques), responsable de la mission animation de la recherche, mél : dominique.meda@dares.travail.gouv.fr
Françoise Milewski, économiste, OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), rédactrice en chef, mél : francoise.milewski@ofce.sciences-po.fr
Françoise Nallet, déléguée générale de l’Union nationale des associations « Retravailler », mél : francoise.nallet@retravailler.org
Sophie Ponthieux, économiste, INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), division « Conditions de vie des ménages », chargée d’études, mél : sophie.ponthieux@insee.fr
Françoise Vouillot, psychologue, INETOP (Institut national d’étude du travail et d’orientation profession-nelle) – CNAM), maîtresse de conférences, responsable équipe de recherche « Origines », mél : vouillot@cnam.fr
Composition de la mission
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Remerciements
Nous remercions
• En premier lieu, les organismes auxquels appartiennent les membres de la mission, qui ont mis leurs moyens à notre disposition, nous ont commu-niqué leurs travaux, y compris ceux à paraître ou en cours, nous ont parfois fourni des exploitations statistiques spécifiques : CEE, CNAF, DARES, DREES, INETOP, INSEE, OFCE, association « Retravailler ».
La publication récente de la revue de l’OFCE,Travail des femmes et iné-galités, a été à l’origine de cette mission.
• Les autres organismes qui nous ont aidées dans nos recherches : ANPE, COR, SDFE.
• Celles et ceux qui nous ont consacré beaucoup de temps, en auditions ou en discussions particulières, ont mis leurs travaux à notre disposition, et par-fois relu nos textes intermédiaires pour les critiquer et, ainsi, les enrichir : – Danièle Huèges : « Cœur des haltes » ; – Sylvie Célérier : université d’Évry ; – Julien Damon : CNAF ; – Ronan Mahieu : CNAF ; – Karine Briard : CNAV ; – Isabelle Bridenne : CNAV ; – Anne-Marie Brocas : COR ; – Agnès Guimiot : DARES ; – Claude Minni : DARES ; – Mahrez Okba : DARES ; – Béatrice Sédillot : DARES ; – Marie Wierink : DARES ; – Claude Rack : DGEFP ; – Suzel Anstett : DPM ; – Élisabeth Algava : DREES ; – Marie Avenel : DREES ; – Sylvie Le Minez : DREES ; – Isabelle Delaunai-Berdaï : INED ; – Jérôme Accardo : INSEE ; – Christel Colin : INSEE ; – Alain Jacquot : INSEE ; – Françoise Maurel : INSEE ; – Dominique Meurs : université de Paris II.
• Bien entendu, ce texte n’engage que les auteures.
• Nous remercions enfin Claudine Houdin et Christine Paquentin (OFCE) qui, dans la confection de ce rapport et la recherche documentaire, ont joué un rôle essentiel.
Remerciements
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Introduction
Les inégalités entre les hommes et les femmes se sont réduites, historiquement, sur le marché du travail, dans la famille, à l’école. Ces progrès méritent d’être soulignés, et même honorés, d’autant qu’il n’y a guère d’irréversibilité en la matière. Néanmoins, des inégalités demeurent, et certaines se sont même amplifiées. L’égalité de droit ne conduit pas encore à une égalité de fait. Les femmes ont investi le marché du travail. Leur volonté d’indépendance financière, d’indépendance tout court, les a conduites, à partir des années 60, à s’insérer dans les études et dans l’emploi, bien plus massivement qu’elles ne l’avaient fait auparavant. La croissance écono-mique des Trente Glorieuses a facilité cette insertion, en même temps qu’elle en a résulté. De force d’appoint, les femmes sont devenues partie intégrante de la population active. L’évolution des marchés du travail au cours des années 80 et surtout 90, marquée par la croissance molle qu’ont connue la plupart des économies européennes et par les changements dans la régulation mondiale, a modifié les modes d’insertion individuelle dans l’activité, et en tout premier lieu ceux des femmes. La montée du chômage a distendu les liens à l’emploi, rendu plus floues les frontières entre l’acti-vité et l’inactivité, changé les caractéristiques des emplois. Le développe-ment structurel de certaines activités, notamment tertiaires, a renforcé cette évolution de la nature des emplois. Parallèlement, et conjointement, les structures familiales ont évolué. Les séparations ne sont plus l’exception, les familles recomposées sont plus fréquentes, les familles monoparentales – terme neutre pour dési-gner, dans neuf cas sur dix, des femmes seules avec enfants – plus nom-breuses, et les formes juridiques des unions ont évolué. Les parcours, personnels et professionnels, sont ainsi moins linéaires. On peut s’en réjouir ou le déplorer, tel n’est pas l’objet de cette étude. La mission qui nous a été confiée consiste à s’interroger sur les liens qui existent entre les inégalités entre les femmes et les hommes, et la précarité pour certaines femmes. En quoi ces inégalités peuvent-elles déterminer une plus grande précarité des femmes que des hommes ? En
Introduction
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