Mission d'inspection de la bibliothèque de Marignane

De

Ce rapport présente d'une part le fonctionnement global de la bibliothèque et d'autre part les procédures et la nature des sélections documentaires opérées. Il étudie les répercussions de la gestion de la municipalité Front National sur ces différents points.

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INTRODUCTION
SOMMAIRE
I. LA BIBLIOTHEQUE DANS LA VILLE - BREF RAPPEL HISTORIQUE A -CREATION ETDÉVELOPPEMENT DE LAEUQÈTHIOBLBI B -L'ATTENTE D'UNERELANCE
II. MOYENS, SERVICES, OBJECTIFS
p. 5
p. 5
p. 6
p. 7
A - MOYENS p. 7 1) Locaux 2) Collections, acquisitions 3)Moyens techniques 4) Budget 5)Effectif B - SERVICESp. 9 C OBJECTIFS p. 11 -
III. EVOLUTION DE LA GESTION DELABIBLIOTHEQUE A - CHANGEMENT SITUATION HIÉRARCHIQUE DEDE LALADIRECTRICE DE LABUQEOTHÈIBLI B - DE LA BIBLIOTHÈQUE,INTERVENTIONS SUR LE PERSONNEL HORS VOIEHIÉRARCHIQUE C -CONTROLE DES CONGÉS,SIMNOIS,SHORAIRES D - DE GESTIONRÉDUCTION DU CHAMP DELA DIRECTRICE DE LAOTLIIBBÈHUQE
p. 12
p . 1 3
p . 1 4 p . 1 4
p. 15
IV. LES ACQUISITIONS p. 16
A LES FAITS p. 16 -1) 18 juin 1995 - —t— 1996 2) Depuis l'—t— 1996 B - COMMENTAIRESp. 23 1) Des pratiques contraires au statut des cadres de la biblioth–que 2) Des pratiques pr—judiciablesla collectivit— a) Des pratiques pr—judiciables aux contribuables b) Des pratiques pr—judiciables aux libraires c) Des pratiques pr—judiciables aux usagers 3) Une conception peu pluraliste du pluralisme a) Les p—riodiques b) Les ouvrages
CONCLUSION
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ANNEXES p. 34
1.
2. 3.
4.
5.
6a-b-c-d. 7a-b.
Lettredemission
Donn—esstatistiques(1981-1996) Directeursdela biblioth–que municipale(1979-1997)
Organigramme (avril1997)
Animations (juillet1994-mars1997)
Exemples debonsde commande—tablispar lamairie "Choixdeslivres:lesfonctionnaires territoriauxen otage", "R—ponseunotage",LaGazette,3f—vrieret 3mars1997
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INSPECTION DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE MARIGNANE (Biblioth–que Jean,son)rmesd'OFAITE LES 18 17 et 1997, AVRIL PAR MM. D. PALLIER ET J.-L. GAUTIER-GENTÈS, INSPECTEURS GÉNÉRAUX DES BIBLIOTHÈQUES
Maire :M. Daniel SIMONPIERI
Premier adjoint :M. Jean-Christian TARELLI. AdjointArt et Culture: M. Christian VENUTI. Adjoint scolairesaux affaires: M. Robert EGEA, membre de la commission art et culture.
Secr—taire g—n—ral : DHERS.M. Jean-Louis
Directrice des affaires culturelles et des activit—s d'animation :Mlle Marie-Dominique TERZOGLOU, attach—e territoriale. Directrice delabiblioth–que: Mme Martine PICHON, depuis le 1erjuillet 1994, en qualit— de conservateur territorial de biblioth–quede 2–meclasse contractuel.
Population dela ville :(recensement de 1990)32 542 (population municipale 32 325), en croissance par rapport au recensement de 1982 (population totale 31 213).
Inspection pr—c—dente: 4 novembre 1980(M.DESGRAVES), avant l'ouverture du bâtiment occup— actuellement par la biblioth–que.
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INTRODUCTION
Cette inspection a —t—men—e  lademande du ministre de la Culture, dans le cadre du contrôle technique qu'exerce l'Etat sur les biblioth–ques des collectivit—s territoriales, aux termes du d—cret du 9 novembre 1988 (cf. annexe 1).
Deux points devaient être examin—s: le fonctionnement global de la biblioth–que d'une part, les proc—dures d'acquisition et la nature des s—lections documentaires op—r—es, d'autrepart.
Pour pr—parer la mission, l'Inspection a rassembl— les informations disponibles  la Direction du livre et de la lecture, ainsi qu' la Direction r—gionale des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le 17 avril au matin, les inspecteurs g—n—raux ont visit— la biblioth–que et rencontr— les membres du personnel, en compagnie de l'adjointla culture, de la directrice des affaires culturelles et de la directrice de la biblioth–que. Les inspecteurs ont ensuite d—pouill— les dossiers de gestion de la biblioth–que (courrier arriv—e provenant de la mairie, courrier d—part, notes de service intemes), de mani–re identifier sur pi–ces l'—volution du fonctionnement du service. Copie a —t— prise des documents significatifs et de l'ensemble des bons de commande. En r—ponse  la demande exprim—e par les inspecteurs lors de l'annonce de la missionla municipalit— de Marignane, l'adjoint culturelles directrice des affairesla culture et la ont remis une copie du registre inventaire de la biblioth–que, pour la p—riode allant de juin 1994  avril 1997. La directrice de la biblioth–que a remis aux inspecteurs ses tableaux de bord, un int—ressant rapport 1981-1991 et le bilan 1994-1996, qu'elle avait pr—par— en vue d'un rendez-vous avec le maire. Un entretiena—t— organis— avec chacun des responsables de service de la biblioth–que, puis un premier bilana —t— fait en fin de journ—e avec l'adjointla culture et la directrice des affaires culturelles.
Le 18 avril, le maire de Marignaneareçu les inspecteurs g—n—rauxla mairie, en pr—sence du premier adjoint et de l'adjointla culture.
I.LA BIBLIOTHEQUEDANSLA VILLE - BREF RAPPEL HISTORIQUE
Marignane est une ville connue pour ses constructions a—ronautiques et par l'a—roport de Marseille-Marignane. La cit— a b—n—fici— d'une fortexpansion au cours des trente derni–res ann—es. Faite de lotissementsautour du vieux centre, c'est une ville —tendue. D'apr–s les statistiques, le poids relatif des jeunes, de la population ouvri–re et des demandeurs d'emploi est sup—rieur  la moyenne du d—partement.
A - CRÉATION DE LA BIBLIOTHÈQUEET DÉVELOPPEMENT
La biblioth–que municipale est r—cente. Cr——e ennovembre 1970, ellea fonctionn— tout d'abord dans l'hôtel du XVll–me si–cle qui abrite la mairie. Elle ne disposait alors que de 180m2sur deux niveaux. Mise de route par un comit— en lecture b—n—vole, elle s'est d—velopp—e grâce  l'association des "Amis de la
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biblioth–que", constitu—e en1973. A partir de 1979, cet embryon de biblioth–que a —t— dirig— par une sous-biblioth—caire, quiapr—par— la cr—ationd'un nouvel —quipement. En construisant la biblioth–que actuelle, qui a —t— inaugur—e enoctobre 1981, la commune de Marignane a consenti un effort particulier. Elle comptait alors 26 400 habitants. Avec 1860m2sur deux niveaux (1700m2utiles), la biblioth–que —tait taill—e  commune de 30 000 habitants. Cela a permis d'y h—berger lesl'—chelle d'une archives municipales, plac—es depuis 1982 sous l'autorit— du directeur de la biblioth–que.
La construction avait b—n—fici— d'uneparticipation de l'Etat  hauteur de 50% (autorisation de programme ouverte le 7 septembre 1978, coût d'ensemble 6 MF). Le mobilier (800 000 F) a —galement fait l'objet d'une aide, ainsi que l'am—nagement d'une discoth–que d–s 1982. En 1983, l'achat d'un bibliobus a —t— subventionn—  50%.
La biblioth–que comportait une section adultes et une section jeunesse. Elle a —largi ses services dans les cinq ann—es qui ont suivi son ouverture. Le bibliobus a fonctionn—  partir de1985, pour la desserte du public scolaire. En 1986, le prêt de phonogrammes a commenc—. L'annexe 2 montre que le lancement du nouvel —quipement a —t— r—ussi. Leplus grand nombre d'inscrits et de prêts se situe en 1988-1989.
B -L'ATTENTED'UNE RELANCE
La biblioth–que conserve un niveau de ressources qui a permis  laville d'être —ligible en 1995  la premi–re part du concours particulier. Mais, on constate des r—sultats moyens par rapport aux biblioth–ques qui desservent une population comparable. Depuis 1992, le nombre de prêts diminue. Le nombre d'inscrits baisse depuis 1994.
A travers l'histoire de ce service de lecture publique, la constance de certains handicaps doit être not—e :
- Un budget d'acquisition moyen, un peu inf—rieur aux normes et ne permettant pas d'offre documentaire nouvelle ; pas d'investissement technique apr–s le lancement de la biblioth–que.
- Un petit nombre d'emplois d'encadrement. En 1979, une unique sous-biblioth—caire, aid—e par trois employ—s de biblioth–ques avait en charge l'—tablissement. Deux autres sous-biblioth—caires furent recrut—s avant l'ouverture. L'Etat prit en charge en 1983, dans le cadre des mesures qui existaientl'—poque, 50%du coût d'un 000 F). Le maximum poste nouveau (111 de sous-biblioth—caire des emplois sp—cifiques des biblioth–ques de cat—gorieAet B semble avoir —t— atteint en 1990 : 1 biblioth—caire, 4 sous-biblioth—caires.
- Une succession de directeurs, professionnels ou non professionnels. Depuis 1979, six directeurs se sont succ—d— et la biblioth–que aconnu des p—riodes de direction par int—rim (annexe 3). Un des anciens directeurs fait partiedel'effectif actuel de la biblioth–que.
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II.MOYENS, SERVICES, OBJECTIFS
A - MOYENS
1) Locaux
La biblioth–que est un peu excentr—e,l'ouest du centre accessible par les transports en commun. Son acc–s est peu signal—.
ancien, mais
Proche d'—tablissements scolaires et du centre a—r—,elle est entour—e par les lotissements Sanse, Saint-Georges, Saint-Louis, le lotissement et la ZAC Saint-Pierre. Pour toucher les quartiers —loign—s, la biblioth–que s'appuie sur lepetit bibliobus. Mis en fonction en 1985 pour la desserte scolaire, il a assur— untemps un prêt adultes.
Au rez-de-chauss—e du bâtiment sont install—s la section adultes, la salle de traitement des documents, le magasin, le service du bibliobus (aupr–s du garage), l'administration de la biblioth–que, les archives municipales (un magasin satur— et un bureau auquel les usagers peuvent acc—der directement de l'ext—rieur). A l'—tage, on trouve la salle d'exposition, pr—c—d—ed'une mezzanine, la section jeunesse et la salle d'heure du conte, la phonoth–que, la salle d'—quipement des livres.
La conception de la biblioth–que est telle qu'elle fait bon accueil  ses lecteurs. La banque d'accueil et de prêt  l'entr—e, les secteurs quiviennent d'être r—am—nag—s  proximit—(coin p—riodiques, pr—sentation des nouvelles acquisitions,point de lecture des bandes dessin—es), ainsi que l'acc–s  la mezzanine, ont —t—bien conçus, avec des couleurs et des mat—riaux qui incitent au s—jour. Lasection jeunesse b—n—ficie d'unebonnelumi–re,d'unebonnehauteurdeplafondetdemat—riauxquienfontun espace chaleureux. En revanche, la phonoth–que, quoique isol—e et climatis—e, semble essentiellement un point de passage pour l'emprunt. La section adultes est un peu triste, en raison pour une part des rayonnages choisis en 1981, trop denses pour l'espace, et du regroupement des 40 places de lecture. A l'usage, le bâtimentar—v—l— divers d—fauts : - Un magasin trop grand, trop peu de bureaux et d'espaces pour le personnel, un garage qui n'accueillera pas un bibliobus plus important (capacit— actuelle 2 500 volumes), l'absence de communication directe entre le logement du gardien et la biblioth–que.
- Largement vitr—s, sans double plafond, les locaux sont mal isol—s de la chaleur, du froid et du bruit. L'ext—rieur du bâtiment demande un entretien.
2) Collections, acquisitions
La biblioth–que n'est pastr–s d—sherbage un apr–s 1996, fin de lariche. A appliqu— d'imprim—s s'—levait des collections fatigu—, l'ensembleun fonds59 885 volumes, soit 1,8 volume par habitant(lamoyenne nationale des villes de20 50 000 habitants —tait en 1995 de 2,8 volumes par habitant). 99 abonnements —taient en cours.Lapart des ouvrages pourla (20 27 439 volumesjeunesse repr—sentait 817 dans la section, soit35%du total, 6 622 pour le bibliobus). Cela correspond au pourcentage usuel, bibliobus mis par despart. Pour une biblioth–que fr—quent—e
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scolaires, le nombre d'usuels est limit—. On —voqueraplus loin des aspects qualitatifs des acquisitions d'imprim—s.
Les collections de phonogrammes correspondent quantitativement aux moyennes nationales : 9 477 unit—s, 27,5 phonogrammes pour 100 habitants. Mais ce fonds se partage quasi —galement entre disques compacts fr—quemment demand—s et disques noirs de faible usage.
Le volume des acquisitions 1995-1996 nationale) :
3) Movens techniques
a
—t— le
suivant (MN : moyenne
L'automatisation de la biblioth–que est un projet. Ses fichiers sont incomplets, car nombre d'ouvrages sont entr—s sans fiches au cours des ann—es 1980 et par la suite. Les collections ne sont pas prot—g—es par un syst–me antivol, ce quiaconduit  organiser un syst–me complexe de prêt indirect pour les disques compacts. L'atelier d'—quipement ne poss–de pas demachine filmoluxer.
4) Budget
Depuis 1996 les budgets ont comport— deux —l—mentsnouveaux. D'une part, la biblioth–que a b—n—fici— de cr—dits d'—quipement, qui onptermis d'am—liorer les conditions de travail du personnel (cr—ation d'un vestiaire pour le personnel d'entretien/restauration, r—affectation de l'espace d'un service vid—o municipal  l'—quipe du bibliobus, cr—ation d'un bureau en section jeunesse, installation de l'heure du conte). D'autre part, la municipalit—a pour les animations.r—duit le budget disponible Jusqu'en 1995, la biblioth–que s'appuyait sur l'association des "Amis de la biblioth–que",subventionn—eparlamairie(50000Fen1994,70000Fen1995) charge de financer les animations et les d—penses qui les accompagnent (prestations de conteurs, petits frais : d—cors, lots pour tombolas, transport des expositions lou—es...). La nouvelle municipalit—, a jug— que cette organisation, fr—quente dans les biblioth–ques,pourunbudgetlimit—etcontrôl—,—taitirr—guli–re.Ellear—duitla subvention de 1996 pour les F de d—penses 0005 000 F. Parall–lement, 14 animations figurent au rapport annuel 1996 de la biblioth–que. En 1997, un sous chapitre conf—rences-expositions est aliment— dans lebudget de la biblioth–que, mais suivant les informations donn—es  la directrice.hauteur de 10 000 F seulement,
Suivant ces mêmes informations, le budget 1997 comporte une augmentation de 44 000 F des cr—dits d'acquisition. La r—ponse aux demandes d'—quipement (antivol et mobilier pour la discoth–que, dans la perspective d'une audio-vid—oth–que ;
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—quipement bureautique du secr—tariat), n'—tait pas connue de l'adjoint  la culture, lors de l'inspection.
5) Effectif
Les d—penses de personnel faites pour la biblioth–que de Marignane (111,89 F par habitant en 1996) sont sup—rieures aux moyennes nationales. Au moment de l'inspection, la biblioth–que comptait 7 CES et 20,5 emplois permanents, dont 3 de cat—gorie A (unconservateur contractuel, deux biblioth—caires), mais aucun emploi de cat—gorie B. Cette lacunead—j —t— lords'un not—e par audit inteme, demand— la nouvelle municipalit—. Elle est ressentie par les personnels. A Marignane, l'effectif de r—f—rence, en ce qui conceme le personnel A et B (conservateurs/biblioth—caires/assistants ou assistants qualifi—s), serait de 7 emplois.
Deux donn—es doivent être soulign—es  propos de cet effectif. Dans l'organigramme (annexe 4), apparaissent les sections adultes, jeunesse-bibliobus, discoth–que et le secr—tariat de direction. Au vu des organigrammes1995-1997, leur effectif est  peupr–s constant, soit un noyau de l'ordre de 16 emplois. Dans la même p—riode, les —quipes de reliure, entretien et secr—tariat dessections semblent tr–s volatiles (personnel affect— temporairement  la biblioth–que,CES).
En termes de qualification professionnelle, trois emplois —quivalent temps plein seulement rel–vent de la cat—gorie C dela fili–re patrimoine. Il semble que tr–s peu de formations professionnelles aient —t—organis—es avant la prise de fonction de Mme PICHON.
B - SERVICES
Lestarifsd'inscription F par an pour les adultes,la biblioth–que sont de 50 de 26 F pour les enfants (moins de 14 ans), les —tudiants de moins de 25 ans, les personnes de plus de 65 ans. L'inscription est gratuite pour les travailleurs sans emploi. Ces conditions s'appliquent aux Marignanais et non Marignanais. L'inscription permet d'emprunter  domicile tous les supports, sans hi—rarchie de tarif, dans la limite de 4 phonogrammes et 4 imprim—s pour trois semaines. Le prêt du bibliobus aux scolaires est gratuit. Apr–s un rel–vement de 29h a bilan34h pendant une ann—e (1994-1995), un —t— fait : pas de fr—quentation entre 12h et 14 h, faible fr—quentation le lundi elt'apr–s-midi en p—riode estivale. En cons—quence, horairesla rentr—e 1995, les d'ouverture hebdomadaire ont —t—r—am—nag—s et limit—s (passant de 34h sur 6 jours  les scolaires pour et les23h du au samedi, avec des cr—neaux particuliers mardi collectivit—s). Quoique fond—e sur les r—ponses des lecteurs et sur les d—fauts du bâtiment, qui m—riterait d'être climatis—, cette r—duction sembleforte.
L'essentiel des collections est en libre-acc–s,  l'exception des disques compacts, pochettes class— pargenres.commander d'apr–s un fichier de
Dans ce cadre, qui n'est pas d—favorable, l'examen des statistiques est pr—occupant. Depuis 1992, la biblioth–que dessert 1213%de la population de r—f—rence, tout en —tant utilis—e par des habitants de communes environnantes : Gignac, Ensues, St Victoret... La moyenne nationale comparable —tait de 18,72% d'inscrits en 1995. Si le prêt de phonogrammes est assez actif (77 prêts pour 100
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habitants en 1996), on constate d'ann—e en ann—e une baisse du nombre de prêts d'imprim—s par habitant (de 3 en 1992  2,4 en 1996,comparer  une moyenne nationale de 4 prêts).
Sur une longue p—riode, le tassement des emprunts d'imprim—s  la section adultes apparaît plus fort que celui des inscrits, ce qui met en cause l'attractivit— du fonds :
Pour —valuer les r—sultats de lasection jeunesse, il importe de les s—parer de ceux du bibliobus. Les statistiques globales agglom–rent en effet l'activit— de la section et celles du bibliobus. Mais ce demier se consacre depuis la rentr—e 1995 au prêt direct de livres aux —coles matemelles, cr–ches et haltes-garderies, ainsi qu'aux —colesprimaires—loign—esdelabiblioth–que.Ilassure—galementled—pôtdelivres dans les —coles dot—es d'une biblioth–que-centre de documentation. D'acc–sgratuit, le bibliobusaun public captif ni Il ne touche (2450 enfants, 9600 prêts en 1996-97). les—l–vesdescoll–ges,niceuxdeslyc—es.
Au cours des derni–res ann—es, l'activit— de lasection jeunesse a —t— la suivante :
Le nombre d'inscritsla section a —t— constamment peu —lev—3:1%du total des inscrits en 1988,29%Or, habituellement, dans une commune de cette en 1996. taille, les enfants repr—sentent 40 du public. Plusieurs motifs peuvent expliquer cette d—saffection. Elle peut être due au coût de l'inscription (une part du public enfantin fr—quente sans inscription et ne peut emprunter, les inscriptions gratuites sont des lots de tombola appr—ci—s). La distance de la biblioth–que est une autre cause possible. Elle est partiellement compens—e par le bibliobus. Mais pour mieux articuler son fonctionnement avec celui du bibliobus, la section devrait mener des actions hors les murs, notamment dans les coll–ges. Cela supposerait que l'effectif de la section jeunesse soit qualitativement renforc—. Enfin, on note que les filles repr—sentent57%du total des inscrits, ce qui incitese pr—occuper des secteurs documentaires attractifs pour les garçons. La nouvelle directrice de la biblioth–quea—t— attentivela politique d'animation. En d—pouillant le dossier des animations et expositions, tenu par la biblioth–que, on constate queces 1994 en fleuriactivit—s ont —t— et 1995, puis ont r—duites en 1996 et 1997. L'annexe 5 r—sume ce dossier, chronologiquement. De juillet on d—nombred—cembre 1994, d'animations ou une dizaine expositions. Le programme 1995acompt— 16 op—rations de ce type, soit une oudeux
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expositions ou animations par mois, r—guli–rement signal—es par la presse. Une partie de celles-ci est organis—e directement par la biblioth–que, d'autres actions sont men—es en partenariat avec les organismes culturels de Marignane et les associations. En 1996, on ne d—nombre plus que 10 expositions ou animations. L'activit— d'animation des quatre premiers mois de 1997 s'est limit—e  deux expositions de l'—cole d'arts plastiques etune exposition le roman policier. Alors sur que la biblioth–que se faisait connaître des Marignanais, le budget d'animationa—t— r—duit par la municipalit—. Ce secteur est soumis de la directrice desla tutelle affaires culturelles et des actions d'animation.
Jusqu'en 1995, "l'Universit— du temps disponible" de Marignane a organis— ses cours et conf—rencesla biblioth–que. Mais il ne s'agissait que d'un usage de la salle polyvalente, avant que celle-ci soit partag—e en deux espaces: salle d'exposition et salle d'heure du conte. On a —voqu—plus haut le rôle de l'association des"Amis de la biblioth–que", dont l'activit— s'—tait resserr—e sur lesanimations. La biblioth–que avait envisag— de coop—rer avec une seconde association"Les Amis du livre". Cr——e en mai 1996, pour promouvoir la lecture, cette association organise une fois par mois un d—bat sur des ouvrages lus par ses adh—rents et choisis pareux. L'adjointla culture avait inform— la directrice de la biblioth–que du projet d'association. La directrice avait estim— qu'un club de lecture, qui pr—voyaitterme des d—bats avec des —crivains, pourrait apporter un appuila section adultes. "Les Amis dulivre"demandaient l'aide de la municipalit—. Il —tait envisag— qu'ilsse r—unissentla biblioth–que, puis dans une salle municipale (Centre Saint-Exup—ry). La coop—ration biblioth–que/association ne satisfaisait pas le responsable de la section adultes etn'apas —t— encourag—e. "Les Amis dulivre" dans un local priv—.se r—unissent depuis avril 1997
La relation avec les usagersse r—duit donc aux contacts usuels avecles lecteurs, au d—pouillement des cahiers de suggestions relanc—s par la directricede la biblioth–que.
C - OBJECTIFS
A l'—vidence, lorsque Mme PICHONa diriger la biblioth–que—t— recrut—epour de Marignane, ce service municipal avait besoin d'objectifs et d'une continuit— de gestion.
La nouvelle directriceaconsid—r— que plusieurs —tapes —taient n—cessairesL.a premi–re (juillet 1994-d—cembre 1995)a le fonctionnementconsist—, tout en relançant quotidien (organigramme, horaires d'ouverture r—vis—s, animations...),dresser un —tat des points faibles. Le bilande —tat : (l'ann—e1996) faitla seconde —tape
- de la r—organisation du personnel (d—cloisonnement, analyse des tâches aboutissantdes fichesde de sections, r—unions d'information).postes, organisation Une —tude aussi approfondie n'est pas courante en biblioth–que municipale. Ellea permis d'engager pour la premi–re fois des formations continues ou qualifiantes (1 en 95, 7 en 1996), - de l'instauration du travail par objectif, dans chaque section: cr—er un espace bande dessin—e, organiser l'heure du conte, participer aux comit—s de lecture jeunesse, r—orienter le bibliobus sur les scolaires, —tablir une discographie deux fois l'an, exploiter les statistiques
La documentation Française :  Mission d'inspection de la biblioth–que municipale de Marignane
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