Observatoire national du transport fluvial : rapport du groupe de travail Etat des lieux

De
L'Observatoire National du Transport Fluvial (ONTF), composé de représentants de toutes les parties prenantes du secteur fluvial (professionnels, usagers, administrations) a été créé à la demande de la Direction des Transports Terrestres au début de l'année 2001, suite à la libéralisation du transport fluvial intervenue au 1er janvier 2000. L'objectif était, après avoir défini les outils d'analyse de l'évolution du secteur, de suivre les indicateurs retenus et examiner les pistes d'amélioration possibles. Le rapport présente un état des lieux du secteur : historique, perspective européenne, parts de marchés, infrastructures, financement...
Publié le : dimanche 1 février 2004
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Février 04
OBSERVATOIRE NATIONAL DU TRANSPORT FLUVIAL
RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL "ETAT DES LIEUX" Le présent document fait suit e aux réunions du groupe de t ravail "Et at des lieux", réuni dans le cadre de lObservat oire Nat ional du T ransport Fluvial (ONT F). Il présent e dune façon synthét ique les différent s aspect s du mode fluvial dont lanalyse sera approfondie dans les t ravaux des groupes t hémat iques "Infrast ruct ures et Flott e", "Charges et Prix", "Social et Format ion", ainsi que du groupe , à caract ère plus t ransversal, le groupe "Europe". List e des organismes membres du groupe de travail à son origine : Voies Navigables de France (VNF), Chambre nat ionale de la Bat ellerie Art isanale (CNBA), Comité des Armat eurs Fluviaux (CAF), Direct ion des Affaires Economiques et Internat ionales (DAEI), Conseil Général des P ont s  et  Chaussées (CGP C), Conseil Nat ional des T ransport s, représent és respect ivement par1:  INVNF : Nicolas BRUT  CNBA : Bernard BEAUSSA RT , Christ ine GAUT HIER  CAF : Jean-François DALAISE, Jean-Raymond LE MOINE  DAEI/SES : Duc VU HONG, Joset t e THOMAS  CGP C : Clause HOSSARD  CNT : P ierre PERROD Le grou pe é tai t prési dé par Monsieu r DALAIS E, Prési den t du Comité des Armateu rs Flu vi au x (CALF)L.1iuj31eltelirav52le,isfoxaMadiatrtétrueappoLer01.n20uéinduesetsrIlMemsyraeérédigéparMontndcomunetaté MO du C NT. Le prése sieu r DALAIS E, e t Monsieu r LE MO INE, adjoin t au Pré si dent-délégué-général du C AF. Le groupe a réalisé un ét at des lieux sur les différent s volet s du sect eur fluvial de sort e que cert ains aspect s évoqués dans ce rapport ont également ét é repris dans les rapport s des aut res groupes.
1BEAUSSART à la CNBA, Mme CESARI à Mme MOLL au succédé à M. Depuis lors, M. DOURLENT a CNT , et M. GILLE est président du CNT .
ONTF/rapport_etat_lieux[2]
I-
SOMMAIRE
UNEANALYSEHISTORIQUE.............................................................................................3
1.1.
1.2.
1.3.
1.4.
évolutiondutransportfluvial........................................................................................3
ventilation par nature de trafic..................................................................................... 3
ventilationparnaturedemarchandises.......................................................................4
analyse par gabarit ......................................................................................................... 5
II-UNE MISE EN PERSPECTIVE EUROPEENNE............................................................ 7
III-LA CONTRIBUTION DU TRANSPORT FLUVIAL NE CORRESPOND PAS A CE A QUOI ON LA REDUIT................................................................................................................................ 93.1.Lespartsdemarchédelavoiedeau.................................................................................9
3.2.Unesous-estimationstatistiquesystématique.................................................................10
3.3. La qualité de linfrastructure est déterminante ............................................................. 12
IV  QUELQUES ELEMENTS SUR LES FINANCEMENTS.................................................. 13
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RAPPORT " ETAT D ES LIEUX"
Mars 2002
Février 2004
2 à 3 choses que lon sait du transpo rt fluvial ! I- E HIS TORIQUEUNE ANALYS 1.1. flu vial du tran sporté volu tion Lévolut ion du t ransport fluvial depuis 30 ans France permet de mettre en évidencedeu x riode s pé di fféren tes: -un e ffon dremen t brutal en tre 1974( 101 MT et 12,4 Md T K) 1987e t ) T K MT et 6,7 Md( 56,6 soit prés de 50 % en à peine 13 ans. On peut y dist inguer deux périodes part iculièrement "noires": lannée 1975  et de 4,5 MT dun seul coupqui accuse une baisse de 15 % de lact ivit é  1987 avec 35 % de baisse et 28 MT de pert eles années comprises entre 1980 et de trafic, soit prés de 5 % par an pendant 7ans. -Une pé te » ensui de « ri ode ce résistan, pendant globalement au laquelle le trafic sest st abilisé niveau du t rafic de 1985 soit 60 MT et 7 Md T K environ. On not e également que la dist ance moyenne de t ransport  124 Km- na pas évolué pendant cett e période ce qui na pas permis de compenser les pert es de tonnage par des augment at ions des dist ances de t ransport . 1.2.ve ntil ati on n par de trafic ature La vent ilat ion par nat ure de t rafic fait apparaît re plusieurs réalit és : lacon cen tration rte pe a de l tran en vi té dacti rieu r inté sport ivit é a cédé 40 % de son act qui -ent re 1980 et 1987 après être rest é longt emps au dessus de 50 MT . -la relat ive nte rn ati onal du transport istabi lité ientqui depuis 1970 se maint de 30 aux environs MT. Ainsi, et depuis 1993, le trafic int ernat ional compt é en t onnes est équivalent au t ransport int érieur.
70
60
50 40
30
20
10
0
1970
1975
ONTF/rapport "état des lieux"
1980
T rafic en To nn es
1985
3/17
1990
1995
2000
T. int érieur T. int ernat.
Février 2004
Les résult at s ne sont pas exact ement équivalent s en TKm puisque sur la période considérée, la dist ance moyenne à linternat ional est passée de 113 à 98 alors que la dist ance à lintérieur passait de 130 à155 km, ceci démont rant le dynamisme des bassins front aliers. Ainsi et compt é en Tonnes kilomèt res le t rafic intérieur rest e encore supérieur au t rafic int érieur. Simult anément, nt de part de marchéle pavillon fran çais pe rdai t en vi ron 1 poi par an passant de 72,3 % en 1970 à 47 % en 2000.
120
100
80
Trafic en tonnes60
40
20
0
72, 30% 1970
68, 70% 1975
68, 70% 1980
Par t du p avil lon fran çais
58,20% 1985
55, 70% 1990
49, 80% 1995
Trafic par secteur d'activité
47,00% 2000
Trafic total Trafic réalisé par le pavillon f ranç ais
1.3.ve ntil ati on par n ature de march an dise s Selon la nat ure des marchandises, les résult at s sont présent és en T et en T K sur les graphiques suivant s : Traficparsecteurd'activité12 0 1 410 0 1 21 08 0 ProdutismanufactuérsProduitsmanufacturésProduitschimiques8Pro d ui ts ch i mi qu esMinerais-Meatl ne rai s-M étaur Milu rgi ee n T on nes0g6ieAgroalimee n M dT KnatrieAgroalimentarieEnegrei6En e rgi eMat.DeconsrtuctoinMat.deconstructoin4 0 42 0 200197 0 197 5 198 0 198 5 1 990 1 99 5 2 000 1 97 019 7 519 8 01 98 51 99 019 9520 0 0
Le se cteu r des maté riaux de con stru ction reste tradi tionnelle ment le premie r fou rnisseurde la voie deau. Ce sect eur représent e à nouveau30 à 40% de lact après avoir représent ivit é 25% dans é les années 80.  30 MT ont ét é perdues entre 1970 et 1985. Depuis, la sit uat ion sest st abilisée aut our de 30 MT et 2,5 Md T K.
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Le éne rgie de lse cteu r pour sa part environreprésent e20 % trafic du K ., avec 10 MT T et 1,5 Md Ce sect eur est également le plus touché par lévolut ion des marchés de lénergie en France, et a perdu la moit ié de son act ivit é soit 11 MT ent re 1970 et 1985. Il concerne t ant lehcrastiutépilorsrenboequsleodpr. Sous leffet de labandon par EDF des énergies primaires au profit du nucléaire, le t ransport de charbon a abandonné prés de 1,5 Md T K ent re 1980 et 1988 principalement sur la Seine, en même t emps que les produit s pétroliers perdaient 0,6 Md T K . On note sur la période plus récent e depuis 1990 une plus grande st abilit é not amment sur le Rhin, la Moselle et le Rhône où les t rafics sont davant age liés à des product ions indust rielles. Le s trafi cs du se cteu r de l agroal imentai re re présente en vi ron 25% du t rafic depuis les années 1970. Les volumes trait és sont rest és relat ivement constant s autour de 10 MT té les flmai s ont é ux l argemen t modi fiés sur la Moselle (en hausse de 6,6% par an depuis 1975)sur la période. Lact ivit é et sur le Rhône ( trafic mult iplié par 13 ent re 1993 et 2000) compensent les difficult és enregist rées sur la Seine largement dépendantes des fluct uat ions des marchés mondiaux largement pert urbés dans la décennie 1985-1995. Lese cteu r rais des mine e t de l a métallu rgiea également su bi de profon des mu tati ons les dans années 1970 qui a vu les grandes usines sidérurgiques se déplacer de lint érieur vers les port s marit imes, rendant ainsi inut ile le t ransport de minerais. De 7 MT en 1970, le t rafic est ainsitombé à 5 MT en 1980, p our se stabiliser ensuite à ce niveau. P our ce qui est desprodui ts factu rés manu mi ques, chi ts engrais, produi dont les volumes trait és sont plus faibles, on not e en 2000 que les t rafics se sont reconst it ués au niveau de ceux enregist rés en 1970, essent iellement grâce aux évolut ions récent es très posit ives des produit s manufact urés. En con clusi on de ces anal yses, on peu t rele ver deu x constats prin ci pau x : -fsaisorlceeisbirtuevtseedessfilsr:àpaeaiendurtèrttessecteursedivesmatériauxdeel constru cti on, de l éne rgie et de l agroalimen tai re bai sse régulièremen t mai s len temen t ( 85,44 en 1970, 83,72 en 1985 e t 81,17 en 2000 en T).On note aussi léme rgence de puis le s années1990destransportsfluviauxdeconteneursquiontatteintenquelquesannéesplusde215 000 EVP ré partis à rai son de 113 000 su r le Rhin e t 100 000 su r le rése au nation al . Le transport fl u vi al est ain si dé jà un opé rateu r de transport combiné dont les résul tats on t crû ces de rniè res années au rythme de 15 % par an. - e cti on de constru aux les matérih ormis s sont restés stables en tonne cs les trafi rgie, léne t de pui s 1970, la mon tée en pressi on de l in ternation al et la modifi cati on des flu x ayan t néanmoinsprovoquésurcessecteursnonaffectéspardesbaissesdevolumesunepertede1MdTK.1.4.anal yse par gabari t Cette an alyse h istori que doi t se compléte r du ne anal yse par gabarit. - MT à 55 MT - soit 31,6 MT- est imput 86,6 pour 8,1 MT ableEnt re ract ion de 1975 et 1999 la cont au réseau à pet it gabarit ( soit 25% ) pour 8,6 MT au réseau Loire Gironde ( 27 %) et pour 15,2 MT ( soit 48% ) au réseau à grand gabarit.
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En t onnes kilomèt res ces chiffres passeraient respect ivement à 65%, 5% et 30%. - import e : 15% ant e contraint par le réseau à pet rafic gabarit rest it part du tEnfin en lan 2000, la des t onnages et 25% des t onnes kilomét riques t otales. Le t ableau ci-dessous laisse apparaît re pour lannée 2000 et en millions de t onnes-kilomèt res, les résult at s croisés par secteur dact ivit é et par bassin.  Agro Ener gie M at. M étallurgie Produits Produits Total % aliment Const. chimiqu es manufacturés Sein e 642 712 1667 140 124 103 3 388 47 Rhône 326 253 66 62 91 11 809 11 Nord 166 108 218 92 106 28 718 10 Rhin et 368 240 402 84 125 64 1 283 18 M oselle Autres 525 168 23 233 103 11 1 063 15 (Frey ) Il laisse apparaît re le poids respect if des différent s réseaux et not amment la part des t onnes kilométriques réalisées ailleurs que sur les bassins à grand gabarit . La flott e a parallèlement dû sadapt er à ces diverses évolut ions. Le graphe ci dessous met en évidence sa chut e cont inue depuis 1970 soit 5500 bat eauxet 1,73 Mt de port en lourd. Evolution de la flotte 8 00 03 ,57 00 036 00 0 2 ,5e n en  MT nmob5 00 0de po r r e2 d et at dem bre eba4 00 0neuolCéticetaboxnuattloeedflau xrda pa 1 ,53 00 012 00 01 00 00 ,50019 70 19 75 198 0 1 985 1 990 19 95 200 0 Dans le même t emps, moyenne des bate aux capaci té de 407 T à passai tl a 673 T un soit accroissement moyen annuel denviron 10T .
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Il est enfin possible dest imer la variat ion de product ivit é de la flott e française comme le présent e le graphe ci-dessous à part ir du tonnage moyen réalisé et des dist ances moyennes réalisés en considérant soit le t rafic t ot al soit le seul t rafic int érieur.
4000
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
P roductivit é m oy enne toute s cales c onfondues de la flotte na tiona le
Sur km moyen ( t rafic tot al ) Sur km moyen ( t rafic int érieur )
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 Ici encore, il est possible de dist inguer deux périodes : - 1985 1970 etEnt re é moyenne a chut ivit é où la product de 30%, -Ent re 1985 et 2000 qui voit sous leffet du P er au niveau lan économique et social celle ci remont de 1970 pour représent er ( uniquement sur le réseau nat ional ) environ 3000 Km par t onne de port en lourd ( 4000 pour la flott e cit erne ). II- EUROPEENNEUNE MIS E EN PERS PECTIVE Le réseau en Europe représent e environ 14000 km dont 60 % au gabarit supérieur à 1000 T.Ce même pourcent age représent e 25% en France , 50 % aux P ays Bas, 70% en Allemagne et 80% en Belgique . Rapport ée à la surface de chaque pays, la longueur des réseaux est très variable. 1 km de voie à grand gabarit pour 14 km2 aux P ays Bas, 25 en Belgique 71 en Allemagne et 268 en France. En 1999, la flott e représent ait 12 000 unit és pour 10,9 MTPL. 52% batt ant pavillon néerlandais, 25 % allemand, 21% belge et 3% français. 71% de cett e flott e est composée de bat eaux supérieurs à 1000 T (contre 41 % pour la flott e française ).
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Les flux dans lEurope des 15 ont représent é en 1999 120 Md T K soit 7% des t ransport s t errest res, en évolut ion de 11 % par rapport à 1970. Sur ce tot al, - ivit é de 64,3 Md T K et 242 MT (+ 25 % par rapport à 1970)lAllemagne représent e une act - rapport à + 32% par 1970) Bas ays Md 40 et TK ( 317 MTles P - Md T Kla Belgique 6,3 - 6,7% par rapport ( 100 MT et 1970) à - la France 6,21 Md T K et 51 MT ( - 51% par rapport à 1970) Trois exemples sont plus part iculièrement significat ifs du dynamisme du t ransport fluvial en Europe du Nord Ouest : - prés de K et Md T al soit 41 iers du trafic tot er chaque année le tle Rhin ( 700 Km ) voit transit 200 MT . Ce t rafic est const it ué à 34% de produit s énergét iques, à 19% de mat ériaux de const ruct ion, et 10 % de produit s manufact urés. 1,3 MEVP ont transit é sur le Rhin en 2001 et 1MEVP ent re Anvers et Rott erdam ce qui port e à 2,3 MEVP le t ot al du t rafic fluvial de cont eneurs en Europe du Nord Ouest . - erdamle trafic fluvial du port de Rott -la croissance du trafic sur le canal Rhin Main Danube depuis sa mise en service en 1992 .Ce t rafic ent re les deux bassins du Rhin et du Danube e st en effet passé de 2 MT en 1993 à 6 MT en 2000 soit un t aux de croissance denviron 17 % par an ! Le t ableau suivant met par ailleurs en évidence les évolut ions comparat ives des différent s modes en Europe. LES TRANSPORTS TERRES TRES DANS L'EUROPE DES 15 En Mds deTK m Route Fer Pipe line Voie d'eau To tal 1970 416 283 66 103 868 1990 932 255 75 108 1370 1999 1318 237 89 120 1764 1999/1970 217% -16% 35% 17% 103% 1999/1990 41% -7% 19% 11% 29% On peut remarquer enfin à t itre dinformat ion, que la product ivit é moyenne dune tonne de port en lourd de cale européenne est de 11000 T km ! On not e également la bonne résist ance de la voie deau par rapport au développement du camion en t ous, les cas meilleure que celle de la voie ferrée.
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