Pour une écologie urbaine des transports.

De

Amar (G). Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0025866

Publié le : vendredi 1 janvier 1993
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RAHTP
Département du Développement
Unité Prospective
Pour une écologie urbaine
des transports
^^^Â^AiRE S n° 84-Août 1993
iCOiMOM'QUES ET INTERNATIONALE'£S
Service Economique et Statistiques
CENTRE DE DOCUMENTATION
DES TRANSPORTS ET DE L'AMÉNAGEMENT3
Sommaire
Pages
• INTRODUCTION 7
• PREMIERE PARTIE:
ENVIRONNEMENT ET ECOLOGIE : UN NOUVEAU CONTEXTE ? 11
I. L'ENVIRONNEMENT, OBJETS ET PROBLEMES 14
1. L'ENVIRONNEMENT "EN GENERAL"4
- état des lieux de la terre (quelques points de repère)4
- la situation en France 19
2. L'ENVIRONNEMENT URBAIN 22
-les problèmes environnementaux de la ville2
- la crise urbaine6
3. L'ENVIRONNEMENT ET LES TRANSPORTS URBAINS 28
- l'automobile8
- les transports publics 31
II. L'ECOLOGIE SCIENTIFIQUE4
LUNE SCIENCE NOUVELLE4
- définitions4
-principes et concepts écologiques - 36
écologie des lieux: concepts-sites 37 des liens : concepts-organisations9
écologie de la vie: concepts d'optimisation 42
2. ECOLOGIE HUMAINE, ECOLOGIE URBAINE5
III. LOGIQUES D'ACTION 47
1. L'ECOLOGIE POLITIQUE7
-écologie et écologisme7e et politique8
-écologie et économie 502. LOGIQUES ENTREPRENEUR1ALES .; 53
- l'environnement dans les entreprises 53
- l'entreprise et la "ressource environnement"5
-e citoyenne et les limites de l'action productive7
3. ECOLOGIES URBAINES, ECO-MOBILITES9
-conceptions écologiques de la ville9
- éco-mobilités urbaines—projets et politiques 61
DEUXIEME PARTIE :
POUR UNE CONCEPTION ECOLOGIQUE DU RAPPORT 67
VILLE-TRANSPORT
L LE MOUVEMENT ET LA VILLE 69
1. CONSTATS ET HYPOTHESES9
2. LA VILLE COMME SYSTEME DE MOUVEMENT 71
3. L'ECOLOGIE DE LA VILLE PAR LET3
IL L'ECOLOGIE DU MOUVEMENT . 77
1. CRITIQUE DU DEPLACEMENT 77
2. LES TYPES DE MOUVEMENT 82
3. MODES ET SYSTEMES DE TRANSPORT6
4. LE MOUVEMENT DE LA VILLE ET SON ENVIRONNEMENT 93
m . CONCLUSION 97
Quelques pistes nouvelles pour une approche écologique
du transport urbain.Remerciements
Cette recherche a été conduite dans le cadre des travaux de
l'Unité Prospective de la RATP (Département du
Développement). Comme toute recherche, elle doit
beaucoup aux apports d'autres chercheurs, aux conseils et
points de vue d'experts et de "connaisseurs" divers.
J'ai notamment plaisir à remercier Isaàc JOSEPH (Lyon II),
Armand HATCHUEL (Ecole des Mines de Paris),
Nicolas STATHOPOULOS (CNRS), Philippe OGER (EDF),
Evelyne LYONS (Lyonnaise des Eaux), Gabriel DUPUY
(PIRVILLE, ENPC), Kenneth WHITE (Sorbonne) et
André PENY (RATP).
Mes remerciements les plus vifs vont également au
Bellagio Study and Conférence Center de la Fondation
Rockefeller qui m'a accueilli, dans un cadre particulière-
ment agréable et inspirant, au moment de la "gestation"
de ce travail.
Georges AMARIntroduction
L'objet du présent rapport est de fournir aux responsables de la RATP
des éléments de réflexion sur une question dont l'importance a toutes
chances de croître dans les années à venir. Le thème de l'environnement
(et de l'écologie) est en effet en train de devenir l'une des références -
scientifiques, culturelles et politiques- à partir desquelles les problèmes
socio-économiques en général, les problèmes urbains et ceux du
transport en particulier, font et feront l'objet de nouveaux discours
critiques et de nouvelles approches. Leur meilleur atout,
indépendamment de leur fécondité réelle, n'est-il pas après tout la non-
résolution persistante ou chronique de ces problèmes ?
Une distinction simple mais importante s'impose si l'on veut clarifier les
enjeux et la nature de cette évolution : Ne pas confondre
l'environnement comme "chose" (que cette chose soit la planète,
1
l'atmosphère, la ville, etc.), et l'environnement comme "thème" .
J'utilise ce terme simplement pour noter le fait que l 'environnement
désigne à la fois une nouvelle sensibilité populaire, des représentations
sociales et des représentants, un champ d'expertise et de controverses,
des stratégies industrielles et des logiques administratives, appuyées
sur un corpus juridique et réglementaire, des savoirs en constante
évolution.
On peut décrire le processus de constitution du "thème environnement"
en commençant par la prise de conscience progressive par certains
individus et groupes de l'intérêt et de l'importance de leur "cadre de
vie"; il s'agit d'emblée d'une conscience inquiète devant ce qui est perçu
comme une dégradation d'ampleur très variable, pouvant affecter le
confort, la santé physique ou morale, voire la survie même de ceux qui
en sont victimes (ou de leurs descendants). Cette dégradation des
Itous deux à distinguer du concept d'environnement: "ce qui est autour" — qui est l'un des concepts
fondamentaux de la systémique.8
conditions d'existence est le plus souvent attribuée non à une fatalité
naturelle mais aux modes de vie des hommes (production, consomma-
tion, urbanisation), et incite à une évolution à la fois des modes de
connaissance (quant à l'ampleur et à la nature exacte de ces
dégradations) et des modes d'action (correctrice et préventive).
L'environnement considéré comme fait social et culturel est donc
indissociablement un thème d'inquiétude et un thème de réforme ; il
implique simultanément un aspect de connaissance et un aspect
d'action, parce qu'au delà de toute considération "objective" de
l'environnement, il fait fond sur un sentiment de dégradation des
conditions de leur propre vie dont les hommes sont eux-mêmes respon-
sables, et qu'il sont donc potentiellement capables de corriger. Par delà
donc la perception critique et inquiète d'une perte de qualité,
l'environnement se présente d'emblée comme virtualité d'une nouvelle
2
logique d'action, sinon de "vie" .
S'il est absolument nécessaire pour tout acteur important de la vie
socio-économique (tel que la RATP) de prendre la mesure de l'évolution
des sensibilités qui s'exprime dans les préoccupations environnemen-
tales, c'est dans la dimension de l'action que sa responsabilité est encore
le plus sollicitée, et c'est sur ce plan que se joue sa légitimité à terme.
Jusqu'à quel point, jusqu'à quelle "profondeur" la thématique environ-
nementale-écologiste est-elle susceptible de transformer nos manières
de voir, de concevoir et d'agir ? A quel degré va-t-elle ou devrait-elle
reconfigurer nos "logiques d'acteurs" ? -Telle est sans doute la question
qui interpelle de la manière la plus incisive la responsabilité et la
lucidité stratégique (à moyen et long terme) des principaux acteurs
sociaux et économiques.
C'est à l'instruction de cette question que la présente réflexion prospec-
tive voudrait contribuer, en articulant le champ de questions propre à la
RATP à ceux du transport urbain, de la ville et de l'environnement en
général.
peut-être le passage, relativement récent, entre un écologisme essentiellement inquiet et
critique et un écologisme "de projet", qui explique le relatif et paradoxal fléchissement électoral
des partis écologistes, alors même que l'inquiétude environnementale est loin de faiblir. C'est
qu'entre partager un constat critique et partager un projet (plus ou moins clair il est vrai), il y a
encore un pas.Le rapport est organisé en deux parties :
la première a pour objet de présenter le thème de l'environnement et de
l'écologie comme "nouveau contexte", en mettant successivement
l'accent sur l'environnement urbain, la science écologique, et les
"logiques d'action" (politiques, industrielles ...) ;
la seconde partie s'appuie sur une "critique du déplacement" pour pro-
poser une approche conceptuelle nouvelle du rapport ville-transport, et
par là une orientation possible pour une écologie urbaine dans laquelle
le mouvement soit profondément intégré. Quelques pistes de recherche
et éléments de réflexion stratégique concluent le rapport.10

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