Prise en compte de la dimension patrimoniale dans la définition de la durabilité des modes d'exploitation des ressources aquatiques. Projet DIMPAT.

De
L'objet d'étude est la pêche artisanale maritime et continentale, activité de pêche la plus répandue en Europe. Les acteurs provenant de divers horizons : ONG, structures associatives, de recherche, professionnelles ont mis en commun leurs expériences et leurs savoirs pour tenter de bien mettre en évidence ce qui caractérise le mieux cette activité de pêche et de définir la dimension patrimoniale de cette filière de production. Les acteurs ont fortement convergé sur la nécessité de mettre l'aspect humain et plus largement les communautés de pêcheurs au cœur de la dimension patrimoniale. Ces dernières ont su s’appuyer sur des savoirs et savoir-faire transmis de génération en génération pour exploiter durablement les ressources aquatiques depuis de nombreuses décennies et su associer dans de nombreuses régions « culture et nature » pour enrichir la diversité des patrimoines régionaux. Dans ce contexte, la culture est qualifiée de « terreau de la nature » : développement durable et territoires sont associés via de nombreuses expériences de « bonnes pratiques » qui ont été illustrées dans ce projet par de nombreux exemples et qui mettent en jeu une diversité d’acteurs.
Bernard (Gilles), Boisneau (Philippe), Epalza (Mikel), Faget (Daniel), Frangoudes (Katia), Michelet (Nicolas), Mongruel (Rémi), Prouzet (Patrick), Rabic (Jacqueline), Tasciotti (Aurélie), Moreau (D), Angelini (A). Bidart. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0078301
Publié le : dimanche 1 janvier 2012
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Prise en compte de l dimension patrimoniale dans la définition de
la durabilité des mo es d’exploitation des ressource aquatiques.

Projet DIMPAT


Auteurs :Gilles Bernard – ALPB de la mer ; MissionPhilippe Boisneau – CONAPPED ; Mikel Epalza
Daniel Faget – INSH (Tiers ;veilleur) ; Katia Frangoudès – UBO/AMURE Nicolas Michelet –

CNPMEM ; Rémi Mongruel – Ifr mer/DEM ; Patrick Prouzet – Ifremer (coordin teur du projet) ;
Jacqueline Rabic (CNPMEM-CM A) ; Aurélie Tasciotti – WWF








Sommaire

Un objet de recherche : La pêch artisanale maritime et continentale - définition du contexte. ......... 3

Analyse par les partenaires de la thématique traitée : Dimension Patrimoniale d l’objet de
recherche.. ............................................................................................................................................. 10

Analyse des Connaissances et A is Pertinents pour l’Objet de Recherche........................................... 17
Les problématiques abordées : ............................................................................................................. 21

Les Recommandations .......................................................................................................................... 34

Les Perspectives .................................................................................................................................... 36

ANNEXES ................................................................................................................................................ 38

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Un objet de recherche : La pêche artisanale maritime et
définition du contexte

ontinentale -

Une importance sociale t économique majeure pour l’Union éennurope.

Dans son édition du 6 avril 2012 lele journal « : titrait » Marin «Le gros des roupes est là» avec
comme sous-titre : «Diversifiés, polyvalents, les moins de 12 mètres constitue t la grande majorité
de la flotte de pêche française. ’ils ont payé un lourd tribut aux premières réd ctions des capacités,
ils voient aujourd’hui leur poids ugmenter».

Cette constatation tirée des st tistiques officielles nationale et européenne justifient notre intérêt
pour une activité de pêche artis nale qui constitue la tsqieuaractéric majeure d la flottille de pêche
européenne :86% des 7196 na ires de la flotte de pêche française en mars 20 2 sont des moins de
12 mètres(80% si on ne prend n compte que la flottille de pêche métropolitai e). Dans ce segment
des petits navires on trouve60% de navires de 6 à 10 mètres qui sont aussi caractétsireuqis des
pêches dans les eaux intérieure : fleuves, lacs, lagunes. Les statistiques récente (source CONAPPED)
montrent la diminution rapide u nombre de pêcheurs nelssefonoisrp 532 exploitants enfluviaux :
2009 et 437 en 2012.

Figure 1: Chiffres clés

e la flottille de pêche française SIH Ifremer – Leblond 2009.

Ces bateaux opèrent dans la zo e dite côtière. En Atlantique 87% leilnttavar dans les 12 milleseten
Méditerranée 95%.Ces unités :exploitent des écosystèmes très divers lacs, lagunes, estuaires et

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deltas, bassins littoraux et zone proche côtière. De manière plus globale et au plan social, la pêche
artisanale est caétcrasérie par l caractère familial de ne’lpertesir avec une pê he à la part.

Figure 2: tionLocalisa géograph que des structures portuaires dans la partie sud de la côte atlantique
de l’Europ (d’après projet PECOSUDE – Léauté et al 2002)

La carte empruntée au program e Européen PECOSUDE dont le sujet portait s r les caractéristiques
des petites pêches côtières et e tuariennes de la côte atlantique du sud de l’Europe (Léauté et Caill-

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Milly, 2002) permet de mont er, à partir d’un exemple concret, la forte densité des petites
structures portuaires qui jalonn nt la côte de l’estuaire de la Loire au sud du Po tugal. Au total, pour
les 3000 km de façade côtière épertoriée, 15 582 navires de pêche côtière e erçaient localement
une activité de pêche à partir de 311 ports. Ceci montre comment ces act vités de pêche sont
ancrées au cœur des toirerritse t ce, depuis des siècles.

Cette même étude orrtperétiai nviron 200 espèces débarquées, de la Loire au sud du Portugal avec
des espèces à très forte valeu marchande comme la civelle (alevin de l’ang ille), mais aussi des
espèces fort prisées comme la s le, le merlu ou le bar de ligne.

Ces statistiques ne prennent pa en compte les pêcheurs à pied qui dans certaines régions littorales
forment des communautés acti es. Travaillant à proximité de leurs zones por uaires dans les eaux
maritimes, estuariennes ou con inentales, ces activités participent fortement a x économies locales
par des filières de production c urtes et de proximité, mais aussi par la mise e marché de produits
de qualité et à forte valeur mar hande : salmonidés migrateurs en Adour, Alos s de Loire, anguilles,
lamproies marines, corégones, perches, saumons de fontaine ou omble che alier, bars de ligne,
daurades, soles et turbots, merlu de ligne sont des espèces qui contribuent à la renommée des
terroirs de nombreuses régions e France.

Les actes des Rencontres nolasetreanitnI de la Petite Pêche oisseforPellenn Maritime et
Continentale1ont mis en valeur également les efforts de valorisation des prod its effectués à partir
de ces ressources exploitées démontrant le dynamisme et l’inventivité de c secteur d’activité :
valorisation par une marque collective portée par les pêcheurs : bar de ligne d la Pointe Bretagne,
merlu de ligne de la côte basque, Poissons sauvages de l’estuaire de la Giro de, tisariloavon des
pratiques de pêche du Var, v lorisation de la pêche de terroir en Savoie (grands lacs alpins),
valorisation des produits par la rantnoitamrofs à Cap Breton,….

La diversité des écosystèmes c tiers, littoraux, lagunaires, estuariens et conti entaux conduit à la
diversité des espèces pêchées t des types de métiers pratiqués. Pour expl rer ces milieux très
diversifiés : littoraux rocheux, s bleux, zones lagunaires, estuariennes ou contin ntales, les pêcheurs
professionnels font appel à des savoir-faire très variés : engins dormants com e les filets droits et
maillants parfois dérivant en e tuaire, casiers, bourgnes et bosselles ou pala gres et cordeaux ou
trainants comme les dragues à coquilles ou à algues ou des chaluts de fon s à petits et grands
maillages pour les navires les plus puissants. Certains déploient des engins p rticuliers comme les
tamis, les pibalours pour pêche la civelle, d’autres le filet maillant dérivant pour capturer les aloses,
la lamproie marine ou dans l’A our le saumon et la truite de mer. Tous utilise t leurs savoirs, leurs


1 Prouzet P., Sicot S., Véronneau F., Allardi J., Michelet N. et N. Susperregui, 2009. Actes des Rencontres
Internationales de la Petite Pêche Professionnelle Maritime et Continentale. Ed CN PPED Publication, 128
pages.

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observations du milieu pour positionner au mieux leurs engins afin de se calquer sur le
comportement migratoire ou tr phique des espèces ciblées.

La productivité de ces écosyst mes est forte, mais soumise à de nombre ses contraintes. Les
écosystèmes aquatiques sont n n seulement soumis au changement climatique qui se manifeste par
l’augmentation de la températ re et la diminution du débit des eaux superfic elles, mais aussi aux
dégradations liées aux activités des hommes. Ce changement global affecte pri cipalement les eaux
continentales, estuariennes ou littorales, mais aussi les érisractcaseuqit des aux côtières qui ne
reçoivent plus les quantités d’e u douce de bonne qualité nécessaires à la surv e des œufs, larves et
juvéniles de nombreuses espèc s de poissons qui constituent la richesse du p trimoine halieutique
des communautés de pêcheurs. La Figure 3 montre les périodes où la qualité es eaux de l’estuaire
de la Gironde pose des problèmes plus que sérieux au transit et à la survie des poissons migrateurs.
Ces périodes devraient être allongées en durée et en fréquence sous l’e fet du changement
climatique.

Figure 3 :Périodes de crises d’a

Etcheberet al2011)

oxies observées sur l’estuaire dynamique de la ironde (d’après

Les conflits d’usages sont nom reux : conflits pour l’eau, pour l’espace, pour la ressource, conflits
entre aquacultures traditionnell et marine et développement de tioinasruab’l et du tourisme. Les

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estuaires, de plus en plus chena isés, ne permettent plus l’épuration des eaux c argées de sédiments
de plus en plus fins et qui ottrranetpsn de plus en plus de contaminants. Les littoraux s’épuisent.

L’approche encore trop sectori lle et une gestion encore trop déconnectée d’ ne vision réellement
écosystémique mettent en péri ces communautés de pêcheurs dont les effecti s ont décliné tout au
long du siècle dernier.
Les communautés de pêcheurs malgré leurs capacités d’adaptation aux change ents opérés sur ces
écosystèmes surtout depuis la seconde moitié du 20ème siècle voient leur effectifs fortement
diminuer au même titre d’ailleu s que les communautés rurales2.

Ceci n’est pas conforme à ce q i a été préconisé par l’Agenda 21 (Sommet de la Terre, 1992) dans
son chapitre 17: de la protection des océans et de toutes les mers (nota ment aux § 17.89,
17.80 et 17.81).

Des communautés et continentaleslocal s maritimes

L’Agenda 21 et notamment en on chapitre 26 : De la ssainncorenaec et du r nforcement du rôle
des poptalusnoi autochtones t de leurs communautés,insiste sur le respe t des savoirs et des
pratiques autochtones.

Selon la définition du dictionna re (Petit Larousse 2000), le mot nifie autochtone si «originaire du
pays qu’il habite » ; la comm nauté représentant un « groupe social ayant des caractères, des
intérêts communs ; ensemble d s habitants d’un même lieu, d’un même état. »

Les partenaires du projet DIMP T pensent que cette mention renvoie à une vision trop figée et ne
correspondant pas à l’identité des communautés «de gens de mer» ou lus largement des
communautés de pêcheurs. Ils préfèrent parler «des communautés lo ales, maritimes et
continentales qui sont porteuses de cultures et de patrimoines locaux. La richesse et la diversité de
ces derniers ont été nourries au cours des siècles par des apports extér eurs d’hommes, de
techniques, de savoirs. L’identit des communautés maritimes n’est donc pas fi ée et sa capacité de
transformation a souvent été la garantie des facultés d’adaptation du grou e à des dimensions
sociales, économiques et env ronnementales changeantes. Historiquement, ces mutations ont
toujours été seénnoitidnco à un gestion rationnelle de la ressource, condition écessaire à la survie
de la communauté et de ses activités. La vitesse des mrofoitasntrans imposées au monde de la pêche
artisanale depuis une trentaine ’années ne permet plus aux communautés de ettre en œuvre une


2Rapport de l’ASAM dans son étud sur l’Agriculture de montagne en annexe du livre d Aguxtin Errotabehere
. Jean Pitrau – La révolte des Mo tagnards – Edition Elkar (Histoires), 179 pages 2011. En 1954, il y avait
534 187 exploitations en montag e sur un total de 2 200 000 exploitations en Fr nce soit le quart des
exploitations agricoles.

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démarche d’analyse et d’invent ire, leur permettant d’écarter ce qui, dans les i novations imposées,
met en danger la ressource et la transmission de leur patrimoine culturel. »

La notion de « communautés » introduit également un partage déjà très ancien des savoirs et né
souvent d’une confrontation et d’une association entre connaissance traditionnelles et
scientifiques.

L’élaboration progressive, de uis la période moderne, d’une connaissance scientifique des
fondements des pêches côtière t continentale apparaît comme le fruit d’une c opération constante
entre patrons-pêcheurs et gilobio.sets Cette llocnaboratio présente une ré lle ancienneté. Les
premiers ouvrages naturalist s relatent ainsi avec régularité l’apport des connaissances
traditionnelles des communaut s à la connaissance savante du milieu marin. C’ st le cas de l’Histoire
physique de la mer,publié en 725, ouvrage que l’on considère habituelleme t comme le premier
traité d’océanographie modern , dans lequel Luigi Ferdinando di Marsigli reconnaît tout ce qu’il doit
à l’enseignement des prud’hom es mar,alsiesli et notamment sa découverte d la nature sciaphile3
du corail. Un siècle plus tard, les collections ichtseoyoliguq de la plupart d s musées d’histoire
naturelle français ne doivent le r existence qu’aux apports volontaires des pêcheurs, qui jouent ainsi
un rôle fondamental dans les rogrès de la taxonomie et de la systématique au XIXe C’est siècle.
enfin en s’appuyant sur les observations des pêcheurs que le biologiste Paul Go rret fixe en 1894 les
limites du premier cantonne ent de pêche qu’ait connu la Méditerrané , le cantonnement
d’Endoume. Réserve intégrale rotégeant une partie de la corniche marseillai e, ce cantonnement
apparaît comme le fruit d’une itnolaolrabo entre scientifiques et patrons pêc eurs. C’est d’ailleurs
lors du premier congrès national des pêches côtières, tenu à l’initiative de l’océanologue à Marseille
en avril 1893, que décision fut rise de constituer ce qui annonçait la création des parcs nationaux
du dernier tiers du XXesiècle.

Au-delà de ces exemples limit s, on notera toutefois que la culture traditi nnelle des patrons-
pêcheurs n’est pas un monde igé et immuable. Les exemples abondent en effet itaisnoropr’appd
réciproques, noil’téinatgr des connaissances scientifiques nouvelles par l s communautés se
traduisant par une adaptation d s pratiques de pêches et par une mutation du ocabulaire en usage
sur les barques. C’est la porosit de cette frontière entre culture populaire et ulture des élites qui
fait toute la richesse des liens réés entre savants et aprtno-sêpeuchrs au co rs des siècles. Cette
coopération de longue durée, d ns sa dimension dynamique, rend évidemment délicate la définition
d’un « patrimoine traditionnel » des communautés de pêche. Dans sa version veti,rsertci celle-ci ne
renvoie en effet qu’à la seule ransmission d’un rtminouimap hérité de pèr en fils, sans rendre
compte des enriesemhcsitns éculaires d’une pratique. Le qualificatif de avoir empirique, en
impliquant l’origine accidentelle de la construction d’un savoir-faire, est tout au si .ueiqtamélborp Le
hasard semble gommer ici toute réflexion préalable, toute action déterminée par la volonté


3Vie en milieu aquatique où la lumi re est atténuée.

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humaine, déniant aux acteurs é onomiques toute autonomie dans la mise en œuvre d’une approche
expérimentale. L’histoire des p ches, appréhendée sur la longue durée, montr pourtant l’influence
qu’ont pu avoir au sein des communautés l’initiative de certains patrons audacieux, comme
l’imitation de techniques obs rvées chez des pêcheurs étrangers. La diffusion progressive à
l’ensemble du bassin métediaénrren et aux côtes galiciennes, entre le XVIIIe e le XIXe siècle, de la
technique de la « pêche aux bœufs », est ainsi intimement liée au déplacement de patrons pêcheurs
catalans.

Au-delà de cette réflex on de nature ogolémstpié,euqi les acteurs de la pêche côtière ou
fluviale restent aujourd’hui les premiers veilleurs de la qualité de leurs espaces d’activités.
Entretenant des relations quoti iennes avec les milieux aquatiques, ils sont à ême d’en déceler la
plus modeste des variations. Ils constituent donc aujourd’hui des partenai es plus que jamais
indispensables pour la mise en uvre des politiques de gestion et de préservati n des zones côtières
et des bassins fluviaux. ilac’impLtion des professionnels de la pêche maritime et en eaux douces dans
les programmes scientifiques d it prendre en compte l’intérêt premier des de la pêche,tra ailleurs
qui tout autant que les argrsetuluc,i sont les veilleurs d’un maintien de la ressource et d’une culture
du milieu. Les expériences men es depuis une vingtaine d’années en Méditer anée autour du Parc
national de Port-Cros montrent qu’en privilégiant la pêche artisanale sur la pê he récréative, et en
fixant de manière concertée un égrnoiemeltatn très stricte de la pratique, la d nsité et la biomasse
des poissons restent élevées (B udouresque et al4, 2004). eativternL’al ne se réduit donc pas entre
destruction de la ressource et cnaustrasitaoin du milieu. Un milieu naturel vivant a besoin de
communautés de pêche vivantes, qui argtian,tssne outre leur rôle traditionnel a’orpponnevisiment
des marchés, le maintien de cultures locales qui forment la richesse du tissu ocial européen. Une
coopération renforcée entre p che artisanale et milieux cstneiuesifiq doit êtr encouragée, et les
acquis de cette coopération doivent être pris en compte à tous les échelons neonsici,lséd locaux,
nationaux et communautaires.

Peu à peu une séparation des s voirs scientifiques et noenidittarls, liée parad xalement à une plus
grande prise en compte de la omplexité, s’instaure car il faut quantifier, me urer les empreintes
écologiques de l’activité de pêc e au moyen de modèles qui simplifient trop s uvent des situations
complexes et diverses observée par les pêcheurs professionnels.



4Boudouresque C. F., Cadiou G., Guérin B., Le Diréach L. and Ph. Robert, 2004. Is there a negative interaction
between biodiversity conservation nd artisanal fishing in a Maritime Protected Area, th Port-Cros National
Park (France, Mediterranean Sea). ci. Rep. Port-Cros natl. Park, Fr., 20 : 147 160.

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atique traitée : Di


nalyse par les parten ires de la thém
Patrimoniale de l’obje de recherche.

ension

Patrimoine : visions5nat raliste et culturelle – Empreinte cult relle versus
Empreinte écologique6.

Le patrimoine tel que nous l’ ntendons est défini comme « un bien, héri age commun d’une
collectivité, d’un groupe humain » (Petit Larousse, 2000). Par extension, le p trimoine culturel se
définira comme l’ensemble de biens, matériels ou immatériels, ayant une i portance artistique
et/ou historique certaine et qui appartient soit à une entité privée soit publique. C’est en 1972 que
l’UNESCO étendit la notion de p trimoine culturel à celle de patrimoine mondial culturel et naturel7.

Pour lesnaturalistes, le culturel se réduit au tedémienirsm naturel par voie gén tique, adaptation ou
évolution. Pour lesculturalistes, la nature ne serait qu’un artefact puisqu’elle e t connue seulement
grâce à des conventions culturelles. La limite entre culture et nature n’est don pas si distincte que
cela8. Melin (2004) qualifie la c lture de « terreau de la nature ». Cette même auteure signale que
l’association entre développem nt durable et territoire réclame une double de « protectionexi ence
de la nature comme conditio indispensable à la survie de la planète et ragementde’cnuo à
l’expression de la diversité culturelle comme support de développement ». La diversité culturelle est
qualifiée, dans ce contexte, comme « l’expression des croyances et prati ues des différentes
communautés locales ainsi que la sationavolir des patrimoines et traditions ».

Cette vision plus globale du évdepemlepotn durable renvoie également ocia’asslnoit entre
« empreinte culturelle » et « e preinte écologique9» et non plus à une simple convergence vers un
indicateur tel que leRendemen MaximalDurable censé qualifier la durabilité des activités de pêche
dans des socio-écosystèmes ui tnessirvuappa’s du point de vue cultur l et naturel. Cette
représentation par trop restrictive du développement durable pour les acti ités de pêche rend
difficile son opriationparp par l s communautés de pêcheurs artisans dont le patrimoine culturel et


5On parle de monisme pour désigner une doctrine selon laquelle tout ce qui est, se ramène à une seule réalité
fondamentale.
6 Melin, H., 2011. La culture, terreau de la nature – La création du Parc Nationa des Calanques entre
labellisation naturelle et marquage culturel. Culture et développement durable : vers q el ordre social ? Vol. 2,
2 , 15 pages.
7Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel (16/11/72°) repris en France par le
décret du 10 février 1976.
8Descola Ph., 2006. Par-delà natur et culture. Conférences de l’Agora, vendredi 12 mai 006, 10 pages.
9Terme apparaissant lors du Sommet de la Terre en 1992 et lié aux travaux de Wackernagel et Rees publiés en
1995.

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