Que sont devenus les jeunes agriculteurs installés au début des années 80 ?

De
Résultat d'une enquête réalisée auprès de jeunes agriculteurs installés entre 1981 et 1984. Examen des évolutions des situations familiales, de la main d'oeuvre, du statut juridique, de la surface agricole utile, de l'environnement technico-économique, des activités de diversification et des mesures socio-structurelles.
Publié le : jeudi 1 juin 1995
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Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/974013000-que-sont-devenus-les-jeunes-agriculteurs-installes-au-debut-des-annees-80
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Pr—sentation de l©enquête
Un bilan g—n—ral
Situation familiale et professionnelle
Evolution du statut juridique
Evolution des productions
Evolution des surfaces
Environnement technico-—conomique
Les mesures socio-structurelles
Les avantages successoraux
Les r—sultats —conomiques
La situation financi–re
Conclusion
Annexes
Lexique
et social
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Cette —tude a —t— r—alis—e par Paul TILL Y deDlaivision del© Economiedel© Exploitation Agricole auCNASEA
La documentation Française : Que sont devenus les jeunes agriculteurs instaless  8a0untn —de d—b s? au—
3 Le CNASEA, en partenariat avec les ADASEA et le minist–re de l©Agriculture, de la Pêche et de l©Alimentation a d—j examin—,  plusieurs reprises, la situation des jeunes agriculteurs b—n—ficiaires de la DJA 3 ans apr–s leur installation pour les agriculteurs install—s de 1979  1985. En outre, une —tude comparative a —t— r—alis—e sur un —chantillon de jeunes agriculteurs dont la moiti— avait r—alis— un PAM (Plan d©am—lioration mat—rielle) 6 ans apr–s leur installation en 1984.
Les r—sultats —conomiques constat—s —taient tr–s dispers—s puisque environ 10 % avaient des revenus par UTAF n—gatifs et 10 % des revenus par UTAF sup—rieurs  200 000 F. L©endettement atteignait souvent des seuils limites. Une majorit— de ces jeunes agriculteurs a dû affronter les cons—quences d©une politique communautaire de maîtrise des principales productions et de baisse des prix alors qu©ils —taient en phase de d—veloppement et de modernisation. D–s 1984, les producteurs laitiers ont dû faire face  l©—tablissement des quotas laitiers et l©ann—e 1993 a vu la mise en place de la nouvelle PAC par l©instauration d©aides directes au revenu en compensation de la r—duction progressive du soutien des prix des c—r—ales et prot—agineux. D©autres ont subi des crises sp—cifiques  leur production. C©est pourquoi, il est apparu opportun de dresser un bilan au terme de 10 ann—es d©activit—. Cette p—riode est par ailleurs celle pendant laquelle les jeunes agriculteurs b—n—ficiaires des aides de l©Etat se sont engag—s  exercer la profession d©agriculteur.
Toujours en partenariat avec les ADASEA et le minist–re de l©Agriculture,de la Pêche et de l©Alimentation, ainsi qu©avec l©INRA (station d©—conomie et de sociologie rurales de Rennes), le CNASEA a r—alis— une enquête aupr–s d©un —chantillon de 936 jeunes agriculteurs qui avaient d—j —t— enquêt—s 3 ans apr–s leur installation.
Tandis que le CNASEA —tablit un bilan global des installations, appr—cie les principales —volutions intervenues et pr—visibles, l©INRA s©attache  estimer les conditions de vie des m—nages en fonction de la situation professionnelle des conjoints d©exploitants.
PRESENTATION DE L©ENQUETE
L©enquête a —t— r—alis—e aupr–s d©un —chantillon de 936 jeunes agriculteurs install—s dans 14 d—partements entre 1981 et 1984, ayant d—j —t— enquêt—s 3 ans apr–s leur installation (cf. AnnexesTableau 1).
Elle permet d©effectuer un bilan global des install—s : taux et motifs de cessation d©activit—, degr— de satisfaction, handicaps rencontr—s, perspectives d©avenir.
En outre, sont examin—es les —volutions des situations familiales, de la main-d©oeuvre, des formules juridiques, de la SAU, de l©environnement technico-—conomique, des OTE (Orientation technico-—conomique), des activit—s de diversification et des mesures socio-structurelles.
Les principales donn—es comptables des ann—es 1992 et 1993 permettent de mesurer l©—volution du revenu et de la structure financi–re.
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4 Enfin, une partie de l©enquête est consacr—e aux emplois exerc—s par les conjoints d©exploitants ainsi qu©aux conditions de vie des m—nages dont le conjoint exerce une activit— r—mun—r—e ; elle fait l©objet d©une —tude particuli–re de l©INRA.
UN BILAN GENERAL
Les cessations d©activit—
Une dizaine d©ann—es apr–s l©installation, on d—nombre 58 cessations d©activit—, soit un taux de 5,8 %. Dans deux d—partements, le taux est sup—rieur  10 % (Finist–re, Manche) et dans deux autres, il est —gal  z—ro (Indre et Loire, Somme).
Les cessations apparaissent dans la plupart des OTE, sans concentration particuli–re dans l©une ou l©autre. Les jeunes agriculteurs install—s  titre individuel sont plus souvent touch—s par les cessations d©activit— (presque 3 fois plus), ainsi que les c—libataires et les divorc—s.
Les motifs de cessation sont tr–s divers. Presque tous les motifs, parmi la trentaine qui —tait propos—e dans le questionnaire, ont —t— cit—s dans chacun des trois ordres de priorit—(voir annexe).
Les motifs ayant —t— cit—s en premier lieu se r—partissent en 4 groupes d©—gale importance : probl–mes personnels (maladie, accident, m—sentente), insuffisances de superficie, accidents relatifs  la production ou  la commer-cialisation, charges financi–res ou de gestion trop lourdes.
Les changements d©exploitation
Pr–s de 5 % des jeunes agriculteurs ont chang— d©exploitation sur la p—riode. Les exploitations initiales ne pr—sentaient aucune caract—ristique sp—cifique en mati–re de surface, mode de faire valoir, type de production, nature juridique. Les raisons de ces changements sont  rechercher dans les motivations particuli–res des jeunes agriculteurs et les opportunit—s diverses (changement de statut matrimonial, succession, m—sentente, etc).
Les difficult—s rencontr—es
Les motifs de difficult— rencontr—s sont les mêmes que pour les cessations d©activit— (voir annexe). Chaque enquêt— pouvait indiquer de 1  3 difficult—s par ordre de priorit— d—croissante. Les indications suivantes tiennent compte des r—ponses cumul—es.
Pr–s de la moiti— des jeunes agriculteurs ont —prouv— des difficult—s face  la baisse des cours des produits agricoles. Un quart d©entre eux ont —t— handicap—s par la mise en place des quotas laitiers (la quasi totalit— des producteurs laitiers), et un autre quart par une superficie insuffisante.
Les probl–mes personnels ont touch— 6 % des agriculteurs dont 4 % pour la maladie ou l©accident et 2 % pour la m—sentente entre associ—s ou conjoints.
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5 Les principales autres sources de difficult— proviennent d©al—as climatiques (20 %), de terres de mauvaise qualit— (15 %), de l©obligation d©acheter des terres ou des bâtiments (12 %), d©un endettement trop important (13 %) ou encore de charges de structures trop —lev—es (17%).
D©autre part, pr–s de 40 % des agriculteurs ont connu des p—riodes de situation financi–re fragile, avec des retards de paiement sup—rieurs  3 mois, et 14 % ont d—pos— une demande d©aide aux agriculteurs en difficult—.
Quel degr— de satisfaction les agriculteurs ont-ils de leur situation ? (cf. Annexes Tableau 2)
19 % des agriculteurs se d—clarent "globalement satisfaits" de leur situation, 62 % "assez satisfaits" et 19 % "pas satisfaits". Le degr— de satisfaction est corr—l— avec le niveau de revenu. On est 2 fois plus satisfait dans les tranches de revenu —lev— que dans les tranches de revenu les plus faibles.
Il n©existe pas de diff—rence significative en fonction des zones g—ographiques CEE, des situations famililales ou des professions du conjoint. En revanche, les exploitants en GAEC sont un plus souvent satisfaits que les autres tandis que les maraichers, horticulteurs et les arboriculteurs sont davantage m—contents.
Comment voient-ils leur avenir ? Tableau 3)(cf Annexes
L©—chantillon se partage en raison de deux tiers d©agriculteurs qui estiment que les perspectives d©avenir sont plutôt favorables pour leur exploitation et d©un tiers qui pensent le contraire.
On remarque —galement une certaine corr—lation entre les perspectives d©avenir et le niveau de revenu, bien qu©elle soit moins prononc—e que pour le degr— de satisfaction. Dans la tranche de revenu inf—rieur  30 000 F, les optimistes et les pessimistes se r—partissent presque  —galit—.
C©est dans les productions v—g—tales ( l©exception des viticulteurs) que l©on d—clare le plus souvent avoir des perspectives d©avenir d—favorables. Les producteurs de c—r—ales, ol—agineux, prot—agineux —taient inquiets au d—but de la mise en place de la nouvelle politique communautaire avec la r—duction du soutien des prix et l©obligation d©une mise en jach–re d©une partie des terres cultiv—es.
Les arboriculteurs venaient de subir deux ann—es de forte baisse de revenu et les maraîchers voyaient leur revenu stagner apr–s une forte baisse en 1992.
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SITUATION FAMILIALE ET PROFESSIONNELLE
Les 878 agriculteurs de l©enquête encore en activit— sont âg—s de 36 ans en moyenne, les valeurs extrêmes —tant 28 et 48 ans.
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La proportion des hommes s©—l–ve  96,5 %, tandis que le nombre moyen d©enfants par couples est de 2,2.
Le taux de c—libat est pass— de 62 %  l©installation  21 % en une dizaine d©ann—es. L©enquête ne distingue pas les personnes mari—es et en union libre. Celles-ci sont donc incluses dans le groupe des mari—s, et consid—r—es comme tels.
Il apparaît plus important dans les d—partements de montagne (Doubs, Haute-Loire, Tarn, Creuse) mais aussi en Saône et Loire et dans le Finist–re. En zone de montagne, il est de 26 %, contre 17 % en zone de plaine, alors que les structures des âges par zone sont identiques.
La main d©oeuvre(cf. Annexes, Tableau 4)
Les quantit—s de travail indiqu—es ci-apr–s r—sultent des d—clarations des agriculteurs. Elles n©ont pas fait l©objet d©enregistrement. Cependant, une certaine homog—n—it— est constat—e au sein de chaque OTE.
Le temps de travail moyen sur une exploitation s©—l–ve  5 270 heures, dont pr–s de 90 % est fourni par le chef d©exploitation et le conjoint, ainsi que les associ—s exploitants en cas de soci—t—. Seules 9 % des exploitations emploient des salari—s permanents et 14 % des salari—s temporaires.
Les salari—s permanents travaillent principalement dans les productions v—g—tales et les salari—s temporaires plutôt dans les productions maraîch–res, horticoles, viticoles et arboricoles.
Le temps de travail annuel sur l©exploitation du chefest estim—  2 840 heures en moyenne, avec un premier d—cile  2 210 heures et un neuvi–me d—cile  3 650 heures. Cela —quivaut  une dur—e moyenne hebdomadaire de 54 heures, sur la base de 52 semaines, ou de 60 heures, sur la base de 47 semaines. Aucune diff—rence n©est observ—e par rapport au statut juridique. En revanche, le temps de travail varie selon les OTE. On travaille davantage dans les exploitations d©—levage où la dur—e du travail varie de 2 800  3 150 heures selon les OTE, que dans les exploitations de culture (2 200  2 600 heures selon les OTE).
Les exploitants exercent une activit— r—mun—r—e ext—rieure, %raison de 7 d©entre eux, pour une dur—e moyenne de 900 heures. Leur temps de travail sur l©exploitation (2 200 heures) est alors inf—rieur au temps moyen de l©ensemble. La moiti— d©entre eux rel–vent de 3 d—partements : Landes, Tarn, Indre-et-Loire. Ils exercent le plus souvent leur activit— comme entrepreneurs de travaux forestiers, puis comme salari—s non-agricoles et salari—s para-agricoles.
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La situation professionnelle des conjoints est la suivante :
44 % travaillent  titre exclusif ou principal sur l©exploitation, 35 % travaillent  titre exclusif ou principal  l©ext—rieur, 11 % exercent une activit— uniquement  titre secondaire, le plus souvent sur l©exploitation, 8 % se d—clarent sans profession, 3 % se d—clarent au chômage.
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Tr–s peu de conjoints (3 %) travaillent  la fois sur l©exploitation et  l©ext—rieur. Le taux d©activit— des conjoints travaillant  l©ext—rieur de l©exploitation depuis l©installation est rest— stable.
Les conjoints qui ne travaillaient pas sur l©exploitationtrois ans apr–s l©installation continuent  ne pas y travailler pour 3/4 d©entre eux, tandis que 25 % y travaillent d—sormais, dont les 3/4  titre exclusif ou principal.
Les conjoints qui travaillaient sur l©exploitation pour les 3/4y travaillent encore (dont 90 %  titre principal) ; pr–s de 20 % ont trouv— une profession  l©ext—rieur majoritairement  titre exclusif ou principal, et 5 % sont sans profession.
Dans les couples constitu—s entre les 2 enquêtes,les conjoints travaillent davantage  l©ext—rieur que sur l©exploitation (44 % contre 37 %).
Les conjoints travaillant sur l©exploitation en 1993exercent leur activit— agricole pendant une dur—e moyenne de 1 700 heures. La dispersion s©—tend de 600 heures pour le premier d—cile  2 840 heures pour le neuvi–me d—cilLeo.rsqu©ils travaillent  l©ext—rieurl, la heures avec des —carts  600eur dur—e d©activit— moyenne est de 1 moyenne moins importants (800 heures et 2 300 heures pour le 1er et le 9–me d—cile).
S©ils travaillent sur l©exploitation dans un cadre soci—taire, ils sont associ—s exploitants six fois sur dix.
Le nombre d©UTAFest pass— de 1,6  1,7 moyenne. La moiti— des exploitants en n©ont pas modifi— la quantit— de main d©oeuvre familiale, 30% ont augment— de 0,9 UTAF et 20 % ont diminu— de 0,7 UTAF.
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8 Compte tenu de la charge de travail souvent importante dans les exploitations d©—levage, la diversification des activit—s sur l©exploitation ne paraît gu–re susceptible de se d—velopper, sauf  op—rer un transfert du travail de l©exploitant vers une main-d©oeuvre salari—e, ou  envisager un retour des conjoints travaillant  l©ext—rieur.
EVOLUTION DU STATUT JURIDIQUE
La part des GAEC n©a pratiquement pas chang— sur la p—riode observ—e (27 %), mais un quart des GAEC d©origine se sont transform—s en exploitations individuelles et en EARL unipersonnelles ou pluripersonnelles. La part des exploitations individuelles a diminu— de 9 % au profit des EARL unipersonnelles (3 %) et pluripersonnelles (6 %) dont le statut a —t— cr—— en 1985. 17 % des exploitations individuelles sont devenues des GAEC (9 %), des EARL unipersonnelles (6 %) ou des SCEA (1 %).
Au total, 20 % des exploitations ont chang— de statut juridique.
Le nombre d©associ—s par GAEC demeure identique  2,3 et la part du capital d—tenue par les jeunes agriculteurs augmente tr–s l—g–rement (43 %  48 %).
EVOLUTION DES PRODUCTIONS (cf. Annexes,Tableau 5)
Si 40 % des exploitations ont chang— d©OTE, la plupart des changements se sont r—alis—s vers des OTE voisines, le plus souvent dans un double sens.
L©effectif de l©OTE "lait" est rest— constant (32 % du total). Pr–s de 20 % des exploitations laiti–res d©origine ont —t— r—orient—es vers des OTE moins sp—cialis—es, associant l©—levage et les cultures tandis qu©un nombre —quivalent a renforc— la production laiti–re.
Les OTE "herbivores et agriculture" et "grandes cultures" ont perdu respectivement 40 % et 30 % de leurs effectifs, alors que l©OTE "viande bovine" a gagn— 30 %.
On d—nombre assez peu d©agriculteurs ayant en 1993 une activit— de transformation de leurs produits (10 %) et, parmi ceux-ci, plus des 3/4 avaient commenc—  l©installation. Les activit—s de transformation le plus souvent recens—es concernent la viticulture dans la moiti— des cas, les produits laitiers, les viandes de palmip–des, volailles et autres animaux.
La documentation Française : Que sont devenus les jeunes agriculteurs instalann—des 0 ?es 8s—a ub t u—d
9 Une douzaine d©agriculteurs (1 %) ont une activit— d©agrotourisme (gîte rural, chambre d©hôtes) tandis qu©une vingtaine (2 %) assurent des prestations de services ou de travaux agricoles ou d©entretien de la nature.
La valorisation des produits au moyen d©une reconnaissance officielle de qualit— (label, certification, appellation contrôl—e) ou d©une marque, demeure l©apanage d©un petit nombre (4 %).
La moiti— des exploitants ont fait —voluer leur syst–me de production soit en introduisant de nouvelles productions  titre compl—mentaire (29 %) ou principal (13 %), soit en augmentant substantiellement certaines productions existantes au d—part (18 %), soit encore par l©abandon de productions initiales (14 %).
Ce sont les productions de lait et de viande bovine qui ont —t— le plus souvent introduites  titre principal ou d—velopp—es sur les exploitations.
Parmi les productions introduites  titre compl—mentaire, on trouve essentiellement des cultures fourrag–res (prairies temporaires, permanentes, maïs-fourrage, plantes sarcl—es fourrag–res), des c—r—ales (bl—, orge, maïs, grain), ol—agineux et prot—agineux.
La commercialisation des produits se fait g—n—ralement d©une mani–re traditionnelle. A peine 10 % des agriculteurs utilisent une d—marche de vente directe aupr–s des consommateurs ou des distributeurs.
EVOLUTION DES SURFACES
La SAU moyenne des exploitations est pass—e de 41 ha  l©installation  67 ha en 1993, repr—sentant une augmentation de pr–s de 70 %.
La plupart des exploitations ont vu leur surface —voluer : 86 % ont augment— de 31 ha en moyenne, 4 % ont diminu— de 8 ha et 10 % sont rest—es stables.
Les exploitations individuelles (en n + 3 et en 1993) sont pass—es de 31 ha  52 ha (+ 68 %), et les GAEC de 67 ha  99 ha (+ 48 %). L©importance de cet accroissement doit être relativis—e en fonction des surfaces mises en valeur  l©installation en 1994, qui atteignent 44 ha pour les individuelles et 99 ha pour les GAEC. La tendance  l©agrandissement va continuer puisque 13 % des exploitations ont un projet d©accroître leurs surfaces de 22 ha en moyenne.
Le fermage demeure le mode de faire valoir dominant, puisque 77 % des terres y sont soumises (90 %  l©installation) ; mais les agrandissements se font davantage en propri—t— (40 %). Les exploitations lib—r—es par les pr—retrait—s ont permis  10 % des agriculteurs de s©agrandir, de 27 ha en moyenne. ENVIRONNEMENT TECHNICO-ECONOMIQUE ET SOCIAL (cf. Annexes,Tableau 6)
La gestion des exploitations demeure une priorit— bien qu©une tendance  la baisse se manifeste quant  son int—rêt : 80 % des agriculteurs continuent de tenir une
La documentation Française : Que sont devenus les jeunes agriculteurs instalt bud—u  a—s? 08 se—nna sed
10 comptabilit— de gestion (la tenue pendant 10 ans est un engagement du b—n—ficiaire de la DJA), et 60 % font appel  un conseiller de gestion (70 %  l©installation).
Les exploitants sont de plus en plus soumis au r—gime r—el du b—n—fice agricole (53 % contre 17 %) dont plus de la moiti— d©entre eux au r—gime r—el normal.
Les jeunes agriculteurs ont reçu des conseils techniques en 1993 par des organismes de d—veloppement pour 40 % d©entre eux et par les entreprises d©approvisionnement ou de transformation pour 51 %. Il reste un tiers des agriculteurs n©ayant pas reçu de conseils techniques et 13 % n©ayant reçu ni conseil de gestion, ni conseil technique.
L©utilisation en commun du mat—riel s©est d—velopp— : 50 % environ des agriculteurs adh–rent  une CUMA et autant utilisent du mat—riel en copropri—t—. Au total, 70 % ont recours  l©une ou l©autre formule en 1993 contre 60 %  l©installation. L©entraide est une formule utilis—e par 70 % des agriculteurs.
Les jeunes agriculteurs sont majoritairement syndiqu—s (61 % contre 65 %  l©installation) et lisent pour la plupart la presse agricole (85 %).
Ils s©investissent de plus en plus dans des responsabilit—s ext—rieures professionnelles (37 % contre 20 %), syndicales (19 % contre 13 %), associatives (26 % contre 22 %), ou —lectives (16 % contre 8 %) ; au total, 60 % d©entre eux exercent une responsabilit— en dehors de leur exploitation, contre 40 %  l©installation.
LES MESURES SOCIO-STRUCTURELLES ET PRATIQUES AGRI-ENVIRONNEMENTALES (cf. Annexes, 8, 9)Tableaux 7,
Les jeunes agriculteurs sont concern—s par les diff—rentes mesures d©aides prises par les Pouvoirs Publics pour moderniser les exploitations, compenser les baisses de prix, favoriser des syst–mes de culture ou d©—levage moins intensifs, indemniser des cessations de production. On retiendra que la quasi-totalit— des jeunes agriculteurs perçoivent, au moins, une indemnit— compensatoire pr—vue dans le cadre de la politique agricole communautaire.
En mati–re de quotas laitiers, il n©est pas —tonnant de constater que les jeunes agriculteurs souhaitent obtenir un accroissement de leur quota de l©ordre de 30 %. Celui-ci atteint 220 000 litres et a d—j augment— de 37 % par rapport au quota initial  l©installation qui —tait de 160 000 litres.
Des adaptations de pratiques culturelles ont —t— suivies en mati–re de r—duction des quantit—s d©engrais min—raux utilis—s (50 %) et de produits phytosanitaires (1/3). D©autres modifications n©ont —t— adapt—es que par une minorit—, telles que la reconversion de terres arables en pâturages extensifs (7 %), la reconversion  l©agriculture bilogique (0,5 %), autres : protection des races locales, de la faune ou de la flore (1 %). Toutefois, des projets de nouvelles pratiques sont d—clar—s par une proportion d©exploitants en augmentation.
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LES AVANTAGES SUCCESSORAUX ET LE SALAIRE DIFFERE
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Les agriculteurs ont perçu certains avantages successoraux dans une proportion de 33 % qui se r—partissent ainsi :
- un salaire diff—r— pour 24 % dont la valeur est inf—rieure  100 000 F dans plus de la moiti— des cas,
- une donation ou succession pour 17 %, inf—rieure  300 000 F dans 2/3 des cas,
- autres aides en capital pour 5 %.
Le salaire diff—r— a —t— obtenu  l©installation dans 3 cas sur 4, tandis que l©obtention des donations est plus tardive : plus de la moiti— apr–s 5 ann—es d©activit—. Seulement 5 % des conjoints ont b—n—fici— de ces avantages.
LES RESULTATS ECONOMIQUES (cf. Annexes,Tableaux 10, 11, 12)
Le revenu disponible agricole moyen par UTAF en 1992 et en 1993 avoisine 100 000 F (1). Il n©a pratiquement pas augment— au cours de la p—riode observ—e (en francs constants), alors que la production a augment— de 20 % (cf. Annexes,Tableau 10).
En g—n—ral, les exploitations restent dans les mêmes tranches de revenus : les 2/3 des exploitations qui avaient, 3 ans apr–s l©installation, un revenu inf—rieur au revenu m—dian (87 000 F) continuent de se situer dans la moiti— inf—rieure (cf. AnnexesT,ableau 11).
On d—nombre pr–s de 20 % des exploitations ayant aux 2 extr—mit—s de la p—riode observ—e (ann—e n + 2 et moyenne 1992 + 1993) un revenu disponible par UTAF toujours inf—rieur  60 000 F, 20 % un revenu toujours sup—rieur  120 000 F, et 50 % un revenu toujours sup—rieur  60 000 F.
La documentation Française : Que sont devenus les jeunes agriculteurs instal?n—es 80  ted snaa  u—dub—s
12 L©apport —ventuel d©un revenu ext—rieur par les conjoints (30 % des exploitants ont un conjoint travaillant  l©ext—rieur pour un revenu moyen annuel de 70 000 F) contribue  augmenter les disparit—s des revenus des m—nages. En effet, les revenus ext—rieurs, tr–s dispers—s, se combinent al—atoirement aux revenus agricoles —galement tr–s dispers—s.
L©observation de 3 groupes d©exploitations constitu—s  partir des niveaux de revenus obtenus 10 ans apr–s l©installation permet de tirer quelques enseignements. Les bornes de revenus disponibles par UTAF, choisies  60 000 F et  120 000 F partagent l©—chantillon en 3 groupes —quivalents. Ceux-ci ne se diff—rencient pas en fonction de l©orientation des productions ni de la nature juridique de l©exploitation. En revanche, la SAU, la valeur de la production et le taux d©endettement sont corr—l—s avec le revenu disponible (cf. Annexes,Tableau 12).
La même hi—rarchie pr—domine  l©installation. Une installation qui d—marre sur une structure fonci–re r—duite avec un taux d©endettement —lev— est fortement p—nalis—e pour assurer son d—veloppement et parfois même sa p—rennit—.
La comparaison des situations et —volutionsentre statuts juridiquess©av–re d—licate. Outre le fait que 20 % ont chang— de statut juridique, les pratiques comptables ne sont pas homog–nes quant au traitement de la r—mun—ration du travail des associ—s et  l©affectation de certains emprunts  la soci—t—. Toutefois, les revenus disponibles par UTAF des jeunes agriculteurs en GAEC apparaissent nettement plus —lev—s : 114 000 F apr–s d—duction des remboursements des emprunts professionnels  long et moyen terme (32 000 F) non pris en compte dans la comptabilit— du GAEC, contre 70 000 F pour les individuelles.
Il ne semble pas y avoir d©—carts de revenus li—s aux situations familiales (c—libataire, mari—) ou aux situations professionnelles des conjoints.
Les r—sultats des exploitations ayant r—alis— un PA(Mou un plan de d—veloppement avant 1985) ne s©av–rent pas meilleurs que les autres. Les donn—es comptables du tableau 13 illustrent l©effet d©intensification et d©endettement pour les exploitations ayant r—alis— un plan de d—veloppement ou un PAM au cours de la p—riode observ—e. Elles ne concernent que les exploitations individuelles pour —viter les inconv—nients li—s aux comptabilit—s des soci—t—s. Les diff—rences constat—es ne sont pas dues aux distributions par OTE de chaque sous-—chantillon qui sont proches. La comparaison des donn—es pour l©OTE la plus importante (production laiti–re) indique des —carts identiques  ceux constat—s pour l©ensemble des OTE.
La capitalisation et l©endettement en ann—e n + 3 des exploitations avec PAM sont plus importants du fait que des exploitations ont commenc— leur PAM pendant leur phase d©installation (3 premi–res ann—es).
Alors que le niveau de l©endettement a diminu— de 10 % pour les "sans PAM", il a augment— de 20 % pour les "PAM". Les ratios li—s  l©endettement (taux d©endettement, charge de la dette sur la production ou sur l©EBE) sont nettement meilleurs et ont mieux —volu— pour les "sans PAM . "
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