Rapport annuel 2012 - Institut de veille sanitaire

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Etablissement public créé par la loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et au contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme, l'InVS présente son rapport pour l'année 2012. Il présente sa mission de détection et d'alerte des menaces sanitaires. Après s'être penché sur sa mission de surveillance des maladies chroniques, des traumatismes (cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, maladies rares, etc.) et des maladies infectieuses, l'InVS aborde la question de son action en région.
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000703-rapport-annuel-2012-institut-de-veille-sanitaire
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Sommaire
Au cœur du dispositif
de santé publique 03
Profl 03
Éditorial 04
Gouvernance 06
Organisation08
Temps forts 2012 10
L'InVS tête du réseau national de santé publique 12
Expertise au service de la décision en santé publique 14
Stratégie scientifque 19
Au cœur de la coopération et veille internationale 23
Au cœur de la surveillance
et de l’observation
de la population 26
Cancer 28
VIH/Sida et IST 32
Mesure de la couverture vaccinale 34
Outils et évaluation/systèmes de surveillance 36
Nutrition38
Risques environnementaux 40
Risques professionnels 44
Accidents de la vie courante 46
Au cœur des régions
avec les Cire 50
Une coordination régionale 52
Antilles-Guyane 54
Aquitaine55
Auvergne56
Bourgogne – Franche-Comté 57
Centre 58
Ile-de-France – Champagne-Ardenne 59
Languedoc-Roussillon60
Limousin – Poitou-Charentes 61
Lorraine-Alsace62
Midi-Pyrénées 63
Nord-Pas-de-Calais – Picardie 64
Normandie 65
Océan Indien66
Ouest67
Pays de la Loire 68
Rhône-Alpes69
Sud70
L'InVS et ses publications 71
Moyens humains 72
Moyens matériels 73L’INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE (InVS) EST
UN ÉTABLISSEMENT PUBLIC ADMINISTRATIF 436 collaborateurs
PLACÉ SOUS LA TUTELLE DU MINISTÈRE CHARGÉ dont
DE LA SANTÉ QUI INTERVIENT DANS TOUS Administratif-informatique-
communication : LES DOMAINES DE LA SANTÉ PUBLIQUE :
154 (dont 18 encadrants)
MALADIES INFECTIEUSES, MALADIES
Scientifque :
CHRONIQUES, TRAUMATISMES, SANTÉ
282 (dont 48 encadrants)
ENVIRONNEMENTALE ET SANTÉ AU TRAVAIL.
70 %
L’InVS a pour missions bac +5 ou sup
• la surveillance et l’observation permanentes de l’état 72 % de santé de la population ;
de femmes
• la veille et la vigilance sanitaires incluant la veille
internationale, la détection de risques émergents 28 % et la surveillance des populations les plus fragiles
d’hommesou menacées ;
• l’alerte sanitaire ;
63,2 Me • l’aide à la décision et l’appui aux pouvoirs publics ;
budget de
• la contribution à la gestion des situations de crise
fonctionnement
sanitaire.AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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Éditorial
en s’appuyant sur des réseaux de surveillance et des dis-Quels sont les temps forts
positifs de plus en plus complexes. Cette année a ainsi vu
de l’année 2012 ? se mettre en place des projets de surveillance majeurs,
comme la stratégie de biosurveillance avec le lancement
Françoise Weber : Comme chaque année, l’InVS a poursuivi prochain de l’étude Esteban ou la mise en place de la
sans relâche son engagement au service de ses missions de
déclaration obligatoire du mésothéliome. L’InVS a égale-
veille, de surveillance et d’alerte en santé publique. ment produit de nombreux résultats inédits à l’image de
2012 aura ainsi notamment été marquée par une mobi-
l’étude sur la qualité du sperme qui a démontré une dimi-
lisation importante sur des sujets qui restent d’impact nution signifcative de la concentration spermatique des
lourd en termes de santé publique, que ce soit les sujets
Français ou la publication du premier bilan complet de la
saisonniers comme la surmortalité hivernale des per- couverture vaccinale réalisé en France.
sonnes âgées ou les noyades estivales, la surveillance des
L’InVS a aussi, même si c’est moins visible, considérablement
menaces infectieuses et environnementales émergentes progressé dans son organisation, avec la poursuite de la
ou ré émergentes comme les arboviroses, les intoxications
structuration de deux directions transversales qui ont
aux champignons ou encore la surveillance des rassem- permis d’améliorer la coordination et le développement
blements liés aux Jeux Olympiques de Londres. Ces deux
des activités scientifiques, de la qualité et des activités
derniers sujets montrent bien par ailleurs l’intérêt majeur de veille et d’alerte au niveau national, régional et
de la toxicovigilance, dont l’InVS a désormais la responsa-
international, avec également la mise en place du contrôle
bilité, pour l’accomplissement de ses missions. interne et la finalisation du processus de gestion des
Ces sujets d’urgence et de réactivité ne doivent cependant
confits d’intérêts.
pas faire oublier que l’essentiel de l’activité de l’Institut De même, l’inauguration de son nouveau bâtiment
est axé sur la surveillance de l’état de santé de la popu-
Villermé, a permis à l’InVS de rassembler sur un même
lation dans l’ensemble des champs de la santé publique, site l’ensemble des agents du siège, simplifant considé-
rablement les conditions de travail des équipes.
Éric Aubry : L’Institut a, en 2012, continué de faire preuve
de son expertise dans la production de données concernant
la santé publique. Données reconnues par la communauté
scientifque et indispensables pour la conduite des politiques
publiques.
Agence sanitaire publique, l’Institut se doit de mettre la
qualité, la sécurité sanitaire et l’effcience au cœur de ses
préoccupations et au service constant de l’amélioration de
la santé publique. Il y parvient grâce à la mobilisation et à
l’implication de l’ensemble de ses agents.
L’Institut a renforcé cette année sa démarche de transpa-
« L’Institut est au cœur
rence de déclaration publique d’intérêts, notamment par
des enjeux de santé la consolidation de son système de déclaration. La mise en
publique et de sécurité place d’un Comité d’éthique et de déontologie, constitué
sanitaire de notre pays. » d’experts qui apporteront un regard extérieur, doit favo-
riser le renforcement d’une culture de la transparence et Éric Aubry
de la prévention des confits d’intérêts. Il y va de la crédi -Président du Conseil
d’administration bilité de l’action de l’Institut.
4 | Rapport annuel 2012 InVS AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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2012 est la dernière année
du contrat d’objectif
et de performance.
Quel bilan en tirez-vous ?
« Le renforcement F.W. : La mise en œuvre du contrat d'objectif et de perfor-
des partenariats mance (COP) s’est déroulée conformément aux objectifs
avec les autres acteurs prévus, en adéquation avec le programme de travail de
l’Institut. La récente mission d’évaluation du COP par l’Ins- du dispositif de santé
pection générale des affaires sociales (IGAS) témoigne de publique est une priorité
ce bilan positif : le renforcement des capacités de surveillance pour l’InVS. »
de l’Institut, une stratégie scientifque adaptée aux missions
Françoise Weber (dématérialisation du Bulletin épidémiologique hebdoma-
Directrice générale
daire – BEH –, réalisation d’outils de hiérarchisation). Son
programme de surveillance prioritaire est bien en adéquation
avec les objectifs et les plans nationaux de santé publique ; le
développement du maillage territorial et de la régionalisa- Par ailleurs, le contexte actuel nous impose de lourds défs
tion est réalisé, bien qu’il reste toutefois à consolider. en termes d’effcience. Les années qui viennent verront
S’inscrivant dans les priorités de santé publique en France, sans doute la conjonction de contraintes budgétaires
l’InVS a besoin de se doter d’un COP plus stratégique, croissantes et l’apparition de nouvelles menaces comme
affrmant ses grandes priorités. Ces priorités devront de nouvelles vulnérabilités. L’InVS, tout en consolidant le
bien sûr porter sur son cœur de métier – la surveillance et socle et le contrôle de son action, devra être en mesure
l’alerte – et prendre en compte la nécessité, d’une part, de de s’adapter à ce contexte, en faisant progresser ses
maîtriser au mieux les risques liés à ces activités, et d’autre méthodes, en optimisant ses systèmes d’information, et en
part, de prendre en compte l’évolution des déterminants faisant preuve de réactivité et de capacité d’innovation.
de la santé de nos concitoyens, notamment l’évolution du La coordination et la cohérence de nos actions avec
contexte socioéconomique et des vulnérabilités. celles des autres agences sanitaires seront aussi un enjeu
important dans les années qui viennent, afn de garantir
É.A. : Le COP signé avec l’État est la feuille de route de l’InVS.
la cohérence et l’effcacité du système des agences.
Il traduit une stratégie commune tant en termes d’objectifs
Dans ce domaine, il est important de rappeler que 2012 a vu
que de moyens. Mais il est aussi, et c’est primordial, le moyen
se développer et se renforcer la collaboration entre l’InVS et
de donner du sens à l’action des agents de l’Institut.
l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation,
La préparation du nouveau COP s’inscrit dans un contexte
de l’environnement et du travail (Anses), agence dont les
d’évolution des risques sanitaires. De nouveaux facteurs dé-
actions sont le plus en interface avec celles de l’InVS et je
mographiques, biologiques, économiques, sociaux et poli-
tiens à saluer dans ce domaine l’engagement des équipes
tiques sont à prendre en compte. Dans ce contexte, le COP
des deux agences. De même, le soutien apporté par l’Institut
devra permettre une meilleure hiérarchisation des objectifs
national du cancer (INCa) a été essentiel pour maintenir la
de l’Institut et mettre en évidence les priorités de son action.
capacité de surveillance de l’InVS dans le domaine du cancer.
Quelles sont les perspectives É.A. : Les attentes du public relatives au système de san-
té publique sont croissantes, et notamment en ce qui à venir pour l’InVS ?
concerne l’information. L’Institut est un établissement
F.W. : L’organisation de l’InVS est aujourd’hui mature. Nous tête de réseau : tête du réseau régional des Cire et du
nous appuyons maintenant sur un socle solide et stable. Mais réseau national de santé publique. Il est ainsi une vigie
notre action reste à la croisée de deux exigences qui peuvent sanitaire sur laquelle on compte pour sa réactivité, son
apparaître contradictoires : un objectif principal d’information expertise et ses capacités d’anticipation et d’adaptation.
rapide des décideurs, et une exigence intangible de rigueur Animer le réseau, coordonner les actions : c’est le déf col -
scientifique, qui impliquent un temps parfois plus long lectif que nous devons relever pour les prochaines années.
d’analyse et d’évaluation des menaces sanitaires éventuelles. Le COP devra nous y aider !
Rapport annuel 2012 InVS | 5AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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Gouvernance
M. Roger GENET Personnalités qualifées
Directeur général pour la recherche meM Anne-Marie DURAND
et l’innovation, Directrice de la santé publique,
ministère de l’Enseignement supérieur Le Conseil Agence régionale de santé de Rhône-Alpes
et de la Recherche
d'administration M. Pierre LASCOUMES
M. Jean-Baptiste MATTEI Directeur de recherche,
Directeur général de la mondialisation, Centre national de la recherche scientifque
du développement et des partenariats,
meministère des Affaires étrangères M Nathalie VIARD
Directrice de la santé publique
M. Julien DUBERTRET Agence régionale de santé
Directeur du budget, de Haute-Normandie
ministère de l’Économie, des fnances
4 personnalités qualifées en cours et du Commerce extérieur
de nominationPRÉSIDENT DU CONSEIL
meM Nathalie HOMOBONOD'ADMINISTRATION
Directrice générale de la concurrence, Représentants du personnel
M. Éric AUBRY de la consommation et de la répression M. Jean-Luc MARCHAND
Conseiller d’État des fraudes Institut de veille sanitaire
Département santé travail
meM Claire HUBERT
11 MEMBRES DE DROIT Chef du service de la recherche M. Nicolas DUPORT
REPRÉSENTANT L’ÉTAT Direction de la recherche
et de l’innovation, ministère de l’Écologie, Département des maladies chroniques
M. Jean-Yves GRALL
du Développement durable et de l’Énergie et traumatismes Directeur général de la santé
M. Patrick DEHAUMONT Membres avec voix consultativeM. Denis PIVETEAU
Directeur général de l'alimentation, Secrétaire général du ministère M. François DABIS
ministère de l'Agriculture, des Affaires sociales et de la Santé Président du conseil scientifque de l’InVS
de l’Agroalimentaire et de la Forêt
M. Jean DEBEAUPUIS M. Jean-Marc TOCHON
Directeur général de l’offre de soins, Agent comptablePERSONNALITÉS NOMMÉES ministère des Affaires sociales Institut de veille sanitaire
PAR ARRÊTÉ DU MINISTRE et de la Santé
meCHARGÉ DE LA SANTÉ M Christiane GUILLOT
M. Franck Von LENNEP Contrôleur général,
M. Frédéric Van ROEKEGHEMDirecteur de la recherche, des études, Mission Sécurité sanitaire
Directeur de la Caisse nationale de l’évaluation et des statistiques, Contrôle général économique
de l’Assurance Maladie ministère des Affaires sociales et fnancier
des travailleurs salariéset de la Santé
meM Françoise WEBER
M. André SYROTAM. Jean-Denis COMBREXELLE Directrice générale,
Directeur général du travail, Directeur général, Institut de veille sanitaire
ministère des Affaires sociales Institut national de la santé
et de la Santé et de la recherche médicale
6 | Rapport annuel 2012 InVS AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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Le Conseil
scientifque
Pr Isabelle MOMAS PRÉSIDENT DU CONSEIL
Service santé publique SCIENTIFIQUE DES AUTRES
et environnement,
AGENCES OU SON REPRÉSENTANT
Faculté des sciences pharmaceutiques
M. Denis GAMBINI et biologiques
Représentant du conseil scientifque
Dr Isabelle STUCKER de l’Institut de radioprotection et de sûreté
Directeur de recherche nucléaire - Université Paris Descartes
Centre de recherche en épidémiologie
Dr Michel MALLARET PRÉSIDENT DU CONSEIL et santé des populations - UMRS 1018 Épidémiologie environnementale SCIENTIFIQUE
de l’ANSM - CHU de Grenobledes cancers
Pr François DABIS Laboratoire de pharmacologie
Pr Karen Anne RITCHIE Institut de santé publique, Centre d’évaluation et d’informations sur
Directeur de recherche - Inserm U 888d'épidémiologie et de développement la pharmacodépendance
Directeur Pathologies of the Nervous
Dr Noël TORDO System Epidemiological and Clinical
Représentant du conseil scientifque PERSONNALITÉS SCIENTIFIQUES Research - Hôpital La Colombière
de l’Agence nationale de sécurité sanitaire QUALIFIÉES Pr Philippe VANHEMS de l'alimentation, de l'environnement
Département d'hygiène, et du travail - Antiviral Strategies UnitM. Jean BOUYER
épidémiologie et prévention 1 WHO Colloborative Centre for Arboviruses Inserm-Ined U1018
Hôpital Édouard Herriot and Viral Haemorrhagic Fevers - OIE Centre de recherche en épidémiologie
Laboratoire d’épidémiologie Reference Laboratory for RVFV and CCHFVet santé des populations,
et de santé publique Institut PasteurÉpidémiologie de la reproduction
Université Claude Bernard Lyon 1et du développement de l'enfant,
En cours de nominationHôpital de Bicêtre
Représentant du conseil scientifque de
Pr Serge BRIANÇON REPRÉSENTANT l'École des hautes études en santé publique
École de santé publique DES OBSERVATOIRES RÉGIONAUX
Faculté de médecine, Nancy Université 2DE SANTÉ PROPOSÉ PAR LA FNORS
VOIX CONSULTATIVES
Dr Pierre CHAUVIN Dr Isabelle TRON
Institut national de la santé et de la Dr Jean-Yves GRALLObservatoire régional de santé
recherche médicale U707 Directeur général de la santé de Bretagne
Faculté de médecine
meM Sylvie REY (représentante
meDr Annabel DESGRÉES du LOÛ de M Anne-Marie BROCAS)REPRÉSENTANT DE L’INSTITUT Directrice de recherche Représentante du directeur
NATIONAL DE LA SANTÉ Centre population et développement de la recherche, des études, de l'évaluation
(UMR 196 Paris Descartes - Institut national ET DE LA RECHERCHE MÉDICALE et des statistiques
d'études démographiques - Institut
Dr Marie-Hélène BOUVIER-COLLE de recherche pour le développement)
Inserm U953 PERSONNE APPORTANT
Pr Régis de GAUDEMARIS
SON CONCOURSService de médecine et santé au travail
SPÉCIALISTES DE SANTÉ PUBLIQUE Hôpital Albert Michallon M. Christian DUCROT
CHU de Grenoble D’UN PAYS TIERS Directeur de l'unité d'épidémiologie
animale - Institut national de la recherche Pr Didier GUILLEMOT Dr Roland SALMON
agronomique - Centre de recherche Directeur de l’Unité de Recherche Directeur
de Clermont-Ferrand « Pharmaco-épidémiologie NPHS Communicable Disease Surveillance
et Maladies Infectieuses » Centre
Institut Pasteur / Institut national de la
REPRÉSENTANTS DES CIREDr Isabelle ROMIEU santé et de la recherche médicale U657
Institut national de santé publique
Dr Dominique JEANNEL Dr France LERT International Agency for Research
Cire Centre - Coordonnateur scientifqueDirecteur de recherche on Cancer (IARC) - Nutrition and
Agence régionale de santé CentreDirecteur Institut national de la santé Metabolism Section (NME)
et de la recherche médicale, U 687 Dr Philippe GERMONNEAU
Cire Limousin – Poitou-CharentesPr Francis MEGRAUD
Agence régionale de santé Poitou-CharentesDirecteur Inserm
1. Institut national de la santé et de la recherche médicale - Institut national d'études démographiques.
2. Fédération nationale des observatoires régionaux de santé. Rapport annuel 2012 InVS | 7AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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Organisation
L'équipe
de direction
Françoise Weber Georges Salines Corinne Le Ny-Gigon
Directrice générale Directeur du département Adjointe à la directrice de la communication
santé environnement
Anne Bruant-Bisson Jeanne Sarrazin
Directrice générale adjointe Agnès Lefranc Directrice des ressources humaines
Adjointe au directeur du département
santé environnementJean-Claude Desenclos Marie-Julie Montarry
Directeur scientifque adjoint Adjointe à la directrice des ressources
à la directrice générale Isabelle Gremy humaines
Directrice du département des maladies
chroniques et traumatismesAdrien Debever Corinne Verry
Chargé de mission Directrice de la documentation
auprès de la directrice générale Christine Bouveresse et des archives
Adjointe à la directrice du département
des maladies chroniques et traumatismesThierry Cardoso Olivier Bielecki
Directeur du département coordination Directeur des systèmes d‘information
des alertes et des régions Ellen Imbernon
Directrice du département santé travail
Anne Gallay
Adjointe au directeur du département Catherine Buisson
coordination des alertes et des régions
santé travail
Christine Saura
Directrice du département des maladies Pierre Morisset
infectieuses Directeur fnancier, logistique et
économique
Bertrand Xerri
Directeur de la direction scientifque Béatrice Escande
et de la qualité Adjointe au directeur fnancier, logistique
et économique
Anne-Catherine Viso
Adjointe au directeur de la direction Isabelle Trema
scientifque et de la qualité Directrice de la communication
8 | Rapport annuel 2012 InVS AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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Organigramme
Conseil ContrôleDirectrice générale
d’administration fnancier
Directrice Directeur
scientifque adjoint Conseil générale adjointe Agence
scientifque comptable
Département coordination Direction scientifque
des alertes et des régions et de la qualité
Département Service fnancier,
santé travail logistique et économique
Département
Service des
des maladies chroniques
ressources humaines
et traumatismes
Département Service de la
des maladies infectieuses communication
Département Service des
santé environnement systèmes d’information
Service de la
documentation
et des archives
17 Cire
Cire Ile-de-France – Champagne-Ardenne Cire Normandie
Cire Antilles-Guyane Cire Languedoc-Roussillon Cire Océan Indien
Cire Aquitaine Cire Limousin – Poitou-Charentes Cire Ouest
Cire Auvergne Cire Lorraine – Alsace Cire Pays de la Loire
Cire Bourgogne – Franche-Comté Cire Midi-Pyrénées Cire Rhône-Alpes
Cire Centre Cire Nord-Pas-de-Calais – Picardie Cire Sud
Rapport annuel 2012 InVS | 9AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE AU CŒUR DU DISPOSITIF DE SANTÉ PUBLIQUE
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Temps forts 2012
ELE MÉSOTHÉLIOME 5 ENQUÊTE NATIONALE DE PRÉVALENCE
DEVIENT UNE MALADIE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES
e À DÉCLARATION OBLIGATOIRE ET DES TRAITEMENTS ANTI-INFECTIEUX31 MDO
La surveillance est une activité essentielle à la prévention des L’amélioration de l’observation et de la surveillance
infections nosocomiales (IN) car elle permet de produire les des cancers liés à l’environnement professionnel et la
informations épidémiologiques indispensables pour en quantifer
compréhension des facteurs de risque au-delà de l’exposition
l’importance, sensibiliser les professionnels de santé et évaluer
professionnelle à l’amiante, constituent une des mesures du plan l’impact des programmes nationaux. Quand elle s’intéresse aux
cancer 2009-2013. prescriptions d’anti-infectieux, elle contribue également aux
Mise en place par l’InVS après une phase de test menée politiques de bon usage des antibiotiques dans les établissements
de santé. La baisse régulière de la fréquence des IN, observée dans en partenariat avec l’Institut national du cancer (INCa) qui s’est
er les précédentes enquêtes (-11 % de 2001 à 2006), suggère en effet déroulée du 1 janvier au 30 juin 2011 dans six régions [Aquitaine,
un impact positif des programmes de prévention.
Ile-de-France (93, 94), Paca (6, 13, 83), Auvergne, Lorraine
Sous l’égide du Raisin (Réseau d’alerte, d’investigation et de
et Midi-Pyrénées], cette maladie s’ajoute, par décret n° 2012-47 surveillance des IN) et avec les Cclin (Centres de coordination de la
du 16 janvier 2012, à la liste offcielle des maladies à déclaration lutte contre les IN), l’InVS a coordonné en 2012 la mise en œuvre
eobligatoire valable en France métropolitaine et ultramarine de la 5 enquête nationale de prévalence des IN et des traitements
anti-infectieux. Cette enquête s’est déroulée du 14 mai au 29 juin (outre-mer).
2012 et a colligé les données de 1 938 établissements de santé
(300/330 patients). Elle s’inscrit dans le cadre de deux programmes
nationaux (programme national de prévention des IN 2009-2013
et plan national d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016) et dans
GRIPPENET : LA SURVEILLANCE un contexte européen : son protocole étant compatible avec celui
développé par le Centre européen de surveillance et de prévention DE LA GRIPPE ONLINE
des maladies l’ECDC. Le niveau de prévalence des patients infectés
en France est relativement bas, tout comme dans d’autres pays
d’Europe tels que la Grande Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas...
Et concernant la prévalence des patients traités par antibiotiques,
la France est un des pays où cette prévalence est la plus basse
aux côtés de l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande du Nord, etc.
La deuxième saison du dispositif participatif de collecte et de
surveillance de propagation de la grippe en France, dénommé
GrippeNet.fr, mis en place par le réseau Sentinelles (Institut
national de la santé et de la recherche médicale – Université BILAN MORTALITÉ HIVER 2011-2012
Pierre et Marie Curie) et l’Institut de veille sanitaire,
a débuté fn janvier 2012. Chaque hiver, l’InVS exerce une vigilance particulière sur l'impact
L’effcacité de cette plateforme réside dans son accessibilité
des épidémies lors de périodes de grand froid et notamment sur
(toute personne en métropole est invitée à décrire les
les personnes les plus fragiles, en particulier les personnes âgées. symptômes au moyen d’un questionnaire) et dans l’analyse
L'évaluation de cet impact permet d'une part, d'adapter les politiques en temps réel de la propagation et des caractéristiques de
l’épidémie de grippe en France. publiques destinées à protéger les plus fragiles et d'autre part,
Sur la base des données collectées, GrippeNet permet de mieux d'évaluer l'impact de ces politiques.
comprendre les caractéristiques de l’affection, notamment pour La conjonction d’un épisode de grand froid et d’épidémies saisonnières
la population qui ne consulte pas et échappe ainsi à la
a eu un impact cet hiver, comme les autres années lors desquelles
surveillance traditionnelle (recherche de facteurs de risque, rôle
elle s’est produite, d’environ 6 000 décès supplémentaires (+13 %). de l’âge, impact de la vaccination), et de comparer ces données
Cette surmortalité enregistrée entre le 6 février et le 18 mars 2012 françaises avec les mêmes données récoltées dans 10 autres pays
européens. a concerné plus particulièrement les personnes âgées de 85 à 94 ans
Il complète effcacement les systèmes de surveillance de la grippe (2 900 décès en excès soit +18 %) et les plus de 95 ans (1 000 décès
en médecine ambulatoire ou à l’hôpital. En 2012, plus de supplémentaires soit +31 %). Les régions du sud de la France ont été
6 000 questionnaires ont été remplis, soit une hausse de 50 %
les plus touchées. En Europe, certains pays ont également enregistré
par rapport à 2011.
un accroissement de la mortalité sur cette période. L’Institut poursuit
des études approfondies visant à évaluer le rôle des différents facteurs
impliqués : sévérité de la vague de froid sur la période, épidémie
saisonnière de grippe, autres épidémies respiratoires et de gastro-
entérites relevées.
10 | Rapport annuel 2012 InVS

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