Rapport d'activité 2001

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Le rapport présente les travaux de l'ANAES en matière d'évaluation des actes médicaux et des pratiques professionnelles. Il explique la mise en oeuvre de la procédure d'accréditation et son évolution, la communication auprès des professionnels de santé, tant au niveau national qu'européen ou international. Il décrit enfin les ressources mobilisées (ressources humaines, financières et immobilières).
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000218-rapport-d-activite-2001
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RAPPORT d’ACTIVITÉ
20 01
Agence
Nationale
d’Accréditation
et d’Évaluation
en Santé
159, rue Nationale
75640 Paris cedex 13
http://www.anaes.fr
A N A E Savant-propos
méliorer la qualité des soins offerts à la population, améliorer la santé des Français,
nécessitent méthode, rigueur, pragmatisme et innovation. L'ambition de l'ANAES passeapar ces principes d'action. Son œuvre qui est l'œuvre des professionnels de santé, avec le
soutien des représentants des usagers présents dans ses instances, grossit d'année en année,
toujours dans le domaine des conférences de consensus et des recommandations de pratique, et
de la procédure d'accréditation, mais aussi dans de nouveaux domaines de l'évaluation, que loi et
décrets ont récemment fixé : évaluation des actes de la nomenclature, dispositif d'évaluation des
pratiques professionnelles, évaluation médicale et économique de nouvelles technologies, etc.
L'ANAES est toujours en phase de montée en puissance. Des missions nouvelles apparaissent, qui
nécessitent innovation et adaptation pour que l'efficacité demeure un objectif à atteindre.
Deux cents professionnels permanents travaillent au contact de plusieurs milliers de pro-
fessionnels de santé, médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, chirurgiens dentistes, gestionnaires
d’établissements de santé. Plus de 500 sont experts-visiteurs pour la procédure d’accréditation
des établissements hospitaliers publics et privés. Cette démarche d'évaluation par des profes-
sionnels en exercice, validée par le Collège de l'accréditation, cherche à améliorer l'organisation
des structures engagées dans des démarches qualité centrées sur le parcours du patient. Dans la
mise en place du programme d’accréditation conduit par l’Anaes, 2001 a été une année charnière.
Réglementairement année butoir pour l’engagement des établissements dans la procédure,
l’Agence a reçu, à la fin de l’année 2001, plus de 3 000 dossiers d’engagement couvrant ainsi la
quasi-totalité des structures hospitalières privées et publiques. Une évolution de la procédure d’ac-
créditation est en cours afin d’optimiser son déroulement et en vue de l’achèvement du premier
cycle de visites des établissements de santé d’ici la fin de l’année 2006.
3
Les sociétés savantes ont mis un point d'honneur à participer à la production de référentiels
de pratique professionnelle. Au cours de l’année 2001, 5 conférences de consensus, 17 recom-
mandations de pratique clinique, 12 rapports d'évaluation des technologies ont été produits et
validés par le Conseil scientifique, avant d’être diffusés, notamment sur le site Internet de l'ANAES.
Ils constituent le support de possibles changements de comportements professionnels si, en
formation initiale et en formation continue, ils deviennent l'objet de lecture critique.
Après son installation 159 rue Nationale, l'Agence, en se développant, investit un deuxième site
18, rue Pasteur au Kremlin-Bicêtre, avant de réunir tous ses services en 2003 à Saint-Denis, dans
de nouveaux locaux situés à 100 mètres du Grand Stade.
La réussite de l'ANAES est liée à la pénétration d'une culture nouvelle dans le milieu professionnel :
celle de la démarche qualité dans les organisations, celle de l'évaluation des savoirs et des pratiques
par des professionnels actifs. Cette culture progresse lentement. Le chemin qu'elle doit suivre est semé
d'embûches, mais l'avenir permettra de gagner la confiance des citoyens assurés que les soignants
sont toujours à la recherche du meilleur.
Bernard Guiraud-Chaumeil Yves Matillon
Président du Conseil d’administration Directeur général
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001l’organigramme
4
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001
CONSEIL CONSEIL COLLÈGE DE
SCIENTIFIQUE D’ADMINISTRATION L’ACCRÉDITATION
Président : Président : Président :
Dr. Philippe LOIRAT Pr. Bernard GUIRAUD-CHAUMEIL Pr. Francis BLOTMAN
AGENCE COMPTABLE
SERVICE DOCUMENTATION
Agent comptable :
DIRECTION GÉNÉRALE
Rabia BAZI
Jean-Paul BOUQUEROD
Directeur général :
Pr. Yves MATILLON
SERVICE COMMUNICATION
Secrétaire général :
CONSEILLER TECHNIQUE
ET DIFFUSION
Michaël DANON
Relations internationales :
Dr. James GOLDBERG … …
DIRECTION DE L’ÉVALUATION
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
DIRECTION DE L’ACCRÉDITATION
Directeur : Dr. Jacques ORVAIN
Secrétaire Général :
Directrice : Chantal LACHENAYE-LLANAS
Conseiller technique :
Michaël DANON
Pr. Alain DUROCHER
u Unité de planification u Unité de soutien u Service Ressources humaines
Patrice Cascarino
u Service Recommandations
u Service des Démarches d’accréditation :
et références professionnelles :
Nadine Barbier u Service Financier :
Dr. Patrice Dosquet
Danielle Nicolas-Donz
u Service des Experts-visiteurs :
u Service Évaluation
Maryse Boulongne u Service de la Logistique
des technologies :
et des marchés publics :
Dr. Bertrand Xerri
u Service Études et développement : Agnès Quiot
N.
u Service Évaluation économique :
u Service Système d’information :
Catherine Rumeau-Pichon Adjoints :
Marc Lantz
Dr. Charles Bruneau
u Service Nomenclature
Dr. Vincent Mounic
des actes professionnels :
Dr. Marie-José Moquet
u Service Évaluation des pratiques :
Pr. Michel Doumenc
Adjoint : Dr. Christine Jestin
RÉSEAU CORRESPONDANTS • ÉVALUATION RÉSEAU EXPERTS-VISITEURS • ACCRÉDITATION décembre 2001
PROJETS
TRANSVERSAUXsommaire
L’ÉVALUATION LA COMMUNICATION AUPRÈS
I. L’ÉVTION ET LES RECOMMANDATIONS : DES PROFESSIONNELS DE SANTÉUNE ACTIVITE CONTINUE 6
1 L’évaluation clinique et économique I. LA PRODUCTION ÉDITORIALE 18
des technologies de santé
II. LA PROMOTION 2 Les recommandations pour la pratique clinique
DES TRAVAUX D’ÉVALUATION 183 Les conférences de consensus
III. LE DÉVELOPPEMENT DU SITE II. LE DÉVELOPPEMENT DES AVIS www.anaes.fr 19SUR LES ACTES MÉDICAUX 9
IV. LA COMMUNICATION III. L’ÉVALUATION DES PRATIQUES 10 SUR L'ACCRÉDITATION 191 L’évaluation des pratiques professionnelles
(décret du 28/12/1999) V. LES PERSPECTIVES 20
2 Les guides méthodologiques
et les projets d’amélioration de la qualité
3 Les correspondants régionaux
IV. LE PROGRAMME DE RECHERCHE 12
L’INTERNATIONAL
I. ÉTABLIR ET DÉVELOPPER
LES PARTENARIATS EUROPÉENS
ET INTERNATIONAUX 21
1 Dans le domaine de l’évaluation médicale
2 Dans le de l’accréditationL’ACCRÉDITATION
II. PROMOUVOIR L’ACTION DE L’AGENCE I. LA MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU EUROPÉEN DE LA PROCÉDURE D’ACCRÉDITATION 13 ET INTERNATIONAL 231 Une réception massive de demandes
d’engagement dans la procédure d’accréditation 5III. PARTICIPER A L’INTERFACE
2 Une suite donnée à toutes les demandes de visites AVEC LES ACTEURS FRANÇAIS
formulées par les établissements POUR LE DÉVELOPPEMENT
au titre de l’année 2001 DE L’ACTION INTERNATIONALE 23
3 Une publication accrue de comptes rendus
d’accréditation
LES ÉVOLUTIONS DE LA PROCÉDUREII.
D’ACCRÉDITATION 15 LES RESSOURCES MOBILISÉES
1 La conception de guides I. LES RESSOURCES HUMAINES 24
complétant le manuel d’accréditation 1 Évolution des effectifs2 L’actualisation des outils pédagogiques
2 Poursuite de la mise en œuvre accompagnant le manuel d’accréditation
d’une politique de ressources humaines3 La finalisation de l’étape de suivi des décisions
du Collège de l’accréditation II. LES RESSOURCES FINANCIÈRES 25
4 L’adaptation de la procédure d’accréditation
à des champs d’intervention spécifiques III. LE SYSTÈME D’INFORMATION 25
1 Le pôle productionLA MESURE DE L’IMPACT III. 2 Le pôle projetsDE L’ACCRÉDITATION 16
IV. LES MARCHÉS PUBLICS 26LA POURSUITE DE LA COMMUNICATION IV.
AUPRÈS DES PROFESSIONNELS
V. LES AFFAIRES IMMOBILIÈRES 27ET LE DÉVELOPPEMENT
DES PARTENARIATS 1 La mise en service d'un deuxième site
AU PLAN INTERNATIONAL 17 au Kremlin-Bicêtre
2 L’avancée et la concrétisation du projet
d’installation de l’Agence à Saint-Denis en 2003
VI. LA SECTION ARCHIVES 28
RAPPORT D’ACTIVITÉ DU CONSEIL SCIENTIFIQUE 29
RAPPORT D’ACTIVITÉ DU COLLÈGE DE L’ACCRÉDITATION 30
LISTE DES MEMBRES DES INSTANCES 31
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001I
L’ÉVALUATION
• UNE ACTIVITÉ CONTINUE
• LE DÉVELOPPEMENT DES AVIS SUR LES ACTES DE LA NOMENCLATURE
• L’ENGAGEMENT DANS L’ÉVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES
De façon à permettre l’appropriation desL’ÉVALUATION I
recommandations par les professionnels,ET LES RECOMMANDATIONS :
des guides ont été rédigés et sont suivis deUNE ACTIVITÉ CONTINUE
programmes d’audit permettant de les tester.
Depuis plusieurs années l’ANAES s’est
engagée dans un programme de travail 1 L’évaluation clinique et économiquepluriannuel. L'année 2001 a vu l’achève-
des technologies de santé
ment et la diffusion des travaux initiés en
2000 et le démarrage de tous les nou- Douze projets initiés en 2000 ont été achevés
veaux projets. en 2001 et diffusés aux institutionnels et
aux professionnels de santé concernés.
L’évaluation repose sur un socle commun Pour exemple, des rapports ont été produits
fondé sur une analyse rigoureuse de la lit- sur le traitement du cancer localisé de la
térature et une synthèse des données prostate, la numérisation de la mammo-
recueillies selon une méthode formalisée. graphie pour le dépistage et le diagnostic
Elle repose également sur la participation du cancer du sein, l’évaluation de la colo-
de très nombreux professionnels de santé scopie virtuelle, l’assistance ventriculaire
au sein des groupes de travail. Ainsi au en attente ou en alternative à la transplan-
cours de l’année 2001, 46 groupes de travail tation cardiaque.
se sont réunis, comprenant chacun entre
6 10 et 20 participants. La comparaison des nouvelles techniques
par rapport aux traitements de référence
Les objectifs de l’évaluation sont multiples. permet de mieux identifier les avantages
L’évaluation des technologies médicales mais aussi les risques apportés par les
permet de faire le point sur les données innovations sur des techniques ou procé-
techniques et cliniques disponibles sur des dures médicales ou chirurgicales.
techniques ou procédures médicales ou
chirurgicales. Cette analyse apporte une Les projets suivants ont été initiés en 2001
aide à la décision aux demandeurs des avec pour la plupart d’entre eux la consti-
études. Les recommandations pour la pra- tution d’un volet économique :
tique clinique (RPC), qui se fondent sur une
u Imagerie des accidents vasculaires approche similaire, utilisent la synthèse des
cérébraux dans les 48 premières heures
données cliniques de façon à
u Chirurgie de l’incontinence urinaire (TVT)construire des recommandations
professionnelles avec une gra- u Intérêt d’un dépistage
duation du niveau de preuve ou de Chlamydia trachomatis
de l’accord professionnel. Les
u Méthodes d’investigation conférences de consensus
dans les artériopathies
offrent une autre modalité de construction des membres inférieurs
des recommandations. Le débat public y
u Robotisation en chirurgie : joue une part importante. L’évaluation éco-
analyse de l’impact potentielnomique peut à chaque fois contribuer à
mettre en perspective les résultats cliniques
avec les ressources nécessaires pour obtenir
ces résultats.
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001I
Au cours de l’année 2001, les RPC suivantesu Intérêt et indications des surveillances
cardiotocographiques continues ont été débutées :
ou discontinues au cours u Prise en charge médicale
de l’accouchement normal pluridisciplinaire des patients atteints
d’accident vasculaire cérébralu Téléradiologie.
u Prise en charge paramédicale
des patients atteints d’accident 2 Les recommandations
vasculaire cérébralpour la pratique clinique
u Indications du traitement en orthopédieDix-sept recommandations pour la pratique
dento-faciale clinique (RPC) ont été finalisées en 2001,
et dento-maxillo-faciale
qui, pour nombre d’entre elles, ont été
u Diagnostic et prisereprises dans la presse spécialisée.
en charge
de la migraine
Les indications de l’orthophonie dans les
u Conduite à tenirtroubles spécifiques du langage oral chez
devant un frottis
l’enfant ont été précisées. anormal du col
de l’utérus
Le rôle des parents et des enseignants
u Dépistage et prise en charge pour reconnaître ces troubles a été réaffir-
du diabète gestationnel 7
mé. Les populations à risque majoré d’os-
u Définition et diagnostic de l’insuffisancetéoporose ont été identifiées, dans le but
rénale chronique chez l’adultede proposer une meilleure prise en charge
de cette pathologie invalidante. Deux patho- u Prise en charge diagnostique
logies psychiatriques de fréquence élevée, et thérapeutique de l’hypertrophie
la dépression et le trouble anxieux généra- bénigne de la prostate
lisé, bénéficient maintenant de recomman- u Diagnostic et prise en charge
dations pour leur diagnostic et leur prise de la dénutrition des patients hospitalisés
en charge. Des propositions ont été formu-
u Diagnostic et traitement curatif lées pour garantir la sécurité de l’IVG éten-
de l’infection bactérienne néonataledue à 14 semaines d’aménorrhée. Des
précocerecommandations précisent la prise en
charge de la pathologie de la coiffe des u Massokinésithérapie dans les cervicalgies
communesrotateurs par les massokinésithérapeutes.
Les groupes à risque u Place et intérêt de la réadaptation
pour la contamination à l’effort des patients insuffisants
par le virus de l’hépatite C coronariens
ont été décrits.
u Éducation thérapeutique de l’enfant
Le rôle de l’éducation du asthmatique
patient asthmatique pour
u Surveillance des infections un meilleur contrôle de sa
nosocomiales : l’exemple de l’infection
pathologie a été souligné. des sites opératoires
u Prise en charge de l’incontinence urinaire
de l’adulte.
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001I
Un effort particulier a été fait en 2001 pour
améliorer la prise en charge des patients
victimes d’un accident vasculaire cérébral.
Plusieurs projets ont été initiés permettant
d’améliorer une des composantes de la
prise en charge. Un programme global per-
met d’articuler les différents projets entre
eux.
En 2001 un volet économique a été constitué
pour certaines des RPC.
La démarche utilisée se décline en trois étapes :3 Les conférences de consensus
• Une étape commune à tous les types d’étude consiste
L’ANAES intervient de deux façons diffé- à rechercher systématiquement tous les travaux d’évaluation
déjà publiés au plan international depuis 10 ans : rentes dans la réalisation des conférences
rapports d’évaluation technologique, conférences de consensus.
de consensus, recommandations, etc.
Les revues systématiques de la littérature, les méta-analyses
En 2001, l’Agence a apporté son soutien et les articles de décision médicale sont également recherchés
financier et logistique pour 5 conférences. sur une période de 10 ans.
8
• Une étape de recherche approfondie de travaux originaux
La conférence de consensus sur la préven- nationaux et internationaux selon une stratégie adaptée
à chaque sujet.tion et le traitement des escarres de l’adulte
et du sujet âgé a fait le point sur les • Une dernière étape de mise à jour des recherches initiales
nécessaire pour identifier les travaux publiés dans les derniersmesures préventives et thérapeutiques
mois de l’étude.ainsi que sur le retentissement de cette
Les sources d’information sont très diverses et leur utilisationaffection.
est adaptée au thème étudié et à l’étape de recherche consi-
dérée. La gamme des sources s’étend des bases de données
La conférence de consensus sur la prise en bibliographiques et sites Internet pertinents, à la "littérature
charge de l’herpès cutanéo-muqueux a per- grise" et aux sommaires des revues scientifiques. Les bases
bibliographiques utilisées couramment sont : MEDLINE, EMBASE,mis de repréciser les stratégies diagnos-
CINAHL, AMED, COCHRANE LIBRARY, PASCAL et de nombreusestiques et thérapeutiques à mettre en
bases économiques.
œuvre en fonction des différentes situa-
La recherche de "littérature grise" est majeure et a pour buttions cliniques. de collecter des documents gouvernementaux, des études non
publiées, des résumés de congrès, rapports d’agences d’éva-
La conférence de consensus sur la réédu- luation, etc. Elle est effectuée à partir de sites très diversifiés
cation dans les pathologies neuro-muscu- comme la Banque de données de santé publique (BDSP) en
France, System for information on grey literature in Europelaires non acquises a défini les bilans à
(SIGLE), sans oublier les sites Internet des agences gouverne-réaliser, les techniques à proposer et les
mentales, sociétés savantes, etc.
objectifs à poursuivre.
Enfin, les sommaires consultés correspondent aux revues
médicales généralistes (françaises et anglo-saxonnes) et aux
Pour 4 conférences, l’ANAES a donné un revues spécialisées choisies selon le thème traité.
label attestant le suivi de la méthodologie Par ailleurs, l’ANAES s’est employée depuis sa création à
qu’elle a décrite. constituer un fonds documentaire dans les domaines de l’éva-
luation, expériences, méthodologies et outils.
RECHERCHE
DDOOCCUUMMEENNTTAAIIRRE
Les travaux
d’évaluation médicale
(recommandations
pour la pratique
clinique,
conférences
de consensus,
évaluation
des technologies,
évaluation économique,
etc.) s’appuient
principalement
sur l’analyse
de la littérature.
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001I
Pour chaque acte, ces informations réuniesLE DÉVELOPPEMENT DES AVISII
dans un dossier de synthèse ont été soumisesSUR LES ACTES MÉDICAUX
à un groupe de travail qui s’est ensuite
Au cours de l’année 2001, le service positionné selon une méthode, de type
nomenclature de l’ANAES a évalué 123 actes Delphi, de consensus formalisé d’experts.
de 8 systèmes de la future Classification
commune des actes médicaux.
Chaque avis a donné lieu à l’élaboration
d’un dossier d’évaluation et d’une fiche
Tableau de la Classification commune réponse. Trois niveaux de réponse sontdes actes médicaux
possibles :
Système Nbre Avis Avis Avis Avis
(selon le classement d'actes défavorable favorable favorable Différé u avis défavorable (acte obsolète, efficacité
du CCAM provisoire) évalués sans avec non prouvée, sécurité à définir…) ;conditions conditions
u avis favorable sans ou avec conditions
01. Système nerveux 9 0 0 9 0 (conditions d’exécution : plateau technique,
02. Œil et annexes 38 8 15 15 0 formation, centre spécialisé, registre ;
04. Système cardiaque 6 0 3 3 0 acte en développement expérimental ;
et vasculaire restrictions d’indications…) ;
07. Système digestif 18 4 12 1 1 u avis différé (autres données nécessaires,
10. Système endocrine 1 0 0 1 0 absence de consensus, discordance des
911. Système 1 0 0 1 0 données scientifiques…).
ostéo-articulaire
et musculaire
de la tête Au total, 12 actes ont eu un avis défavorable,
16. Système 29 0 4 23 2 34 un avis favorable sans condition, 74 un
tégumentaire avis favorable avec conditions, 3 un avis
17. Acte 6 0 0 6 0 différé.
sans localisation
-- Acte 15 0 0 15 0
pour la commission
NGAP RÉPARTITION
TOTAL 123 12 34 74 3 DES AVIS
ÉMIS PAR L’ANAES
SUR 123 ACTESCe travail a été réalisé selon la méthode
d’évaluation présentée dans le bilan d’activité
de 1999. Cette méthode est fondée sur la
recherche de trois types d’informations :
u les résultats de l’analyse de la littérature ;
u les comparaisons internationales
(avec les données des nomenclatures
AVIS FAVORABLEAVEC CONDITIONSaméricaine, australienne, belge
et la liste des actes soumis à conditions
AVIS FAVORABLESANS CONDITIONS
de prise en charge en Suisse)
et les données de la NGAP en vigueur AVIS DÉFAVORABLE
en France ;
AVIS DIFFÉRÉ
u les résultats d’une enquête auprès d’un
échantillon d’au moins 30 professionnels
par acte.
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001I
RECHERCHE
DOCUMENTAIRE
DDEESS AACCTTEESS
DE LLA NNOMENCLATURE
La recherche documentaire
a pour objectif l’identification L’ÉVALUATION III des données les plus récentes DES PRATIQUES
concernant l’efficacité
et la sécurité des actes.Au-delà des travaux conduits par ses équipes,
qui reposent sur la participation de très nom- La stratégie de recherche
breux professionnels de santé, l’ANAES dif- est basée sur une
par étape prenant en compte fuse et démultiplie ses actions. Le service
les études de façon décroissante d’évaluation des pratiques, avec l’aide de
et selon les niveaux de preuve possible :
son réseau de correspondants, libéraux et
uméta-analyse, hospitaliers, a répondu à cette mission.
essais contrôlés randomisés,
recommandation de pratique clinique,
conférence de consensus ;1 L’évaluation des pratiques
professionnelles uessais contrôlés non randomisés,
(décret du 28/12/1999) études de cohorte ;
uétudes cas-témoins ;
La mise en place d’une procédure d’évaluation, uétudes rétrospectives, séries de cas.
individuelle et collective, volontaire et non
sanctionnante, des pratiques professionnelles
en médecine libérale a été instituée par le
décret du 28 décembre 1999. L’ANAES s’est 2 Les guides méthodologiques
10 vue confier l’habilitation et la formation des et les projets d’amélioration
médecins (médecins habilités) qui aideront de la qualité
leurs confrères à évaluer leur pratique. La
De façon à pouvoir faciliter la prise ensélection des premiers médecins habilités a
compte des recommandations dans la pra-débuté en 2001. La formation de la première
tique professionnelle et promouvoir les pro-promotion a eu lieu en décembre 2001 et se
jets d’amélioration de la qualité, despoursuit en 2002. Pour aider les Unions
guides méthodologiques et des référentielsrégionales de médecine libérale (URML)
ont été publiés.et ses sections qui sont le maître
d’œuvre et doivent mettre en place le
Le document "Préparation de la sortie dudispositif, l’ANAES a élaboré les guides
patient hospitalisé" fait la synthèse desqui seront utilisés au cours des éva-
références existantes et propose des cri-luations individuelles et collectives.
tères d’évaluation permettant une meilleu-Elle a également réalisé, en collabora-
re préparation de cette étape du parcourstion avec les URML, un document
hospitalier. Le guide consacré à la prise en"10 questions sur l’EPP" à destination
charge des pneumonies aiguës commu-des médecins libéraux. De fait, une
nautaires identifie les indicateurs permet-volonté réelle de coopération entre
tant de faire l’audit de la prise en charge deURML et ANAES a été entretenue
cette pathologie tant du point de vue dutoute l’année à travers le groupe de
diagnostic que du suivi thérapeutique.liaison chargé de coordonner les
actions des deux partenaires.
Elle a débouché sur un processus
d’évaluation des pratiques simples reposant
sur une méthodologie explicite.
RAPPORT d’ACTIVITÉ 2001

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