Rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale : 2002

De
Dans la première partie consacrée aux évaluations générales, le rapport rend compte des observations faites au cours de l'année scolaire 2000-2001 dans le cadre du programme de travail fixé par les ministres (les travaux personnels encadrés, l'enseignement des langues vivantes à l'école primaire, l'orientation vers le lycée professionnel...). On trouvera ensuite une présentation des travaux menés en commun avec d'autres inspections générales (évaluation de l'enseignement dans les académies, validation des acquis professionnels...), un bilan de l'activité internationale de l'Inspection, et enfin une série d'études réalisées à l'initiative des groupes de disciplines et de spécialités.
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© La Documentation française, Paris, 2002
ISBN : 2-11-005211-2SOMMAIRE
Avant-propos 5
PREMIÈRE PARTIE
Évaluations générales 7
CHAPITRE 1
Le projet pluridisciplinaire à caractère professionnel
Les travaux personnels encadrés 9
CHAPITRE 2
L’utilisation des postes hors classes à l’école primaire 29
CHAPITRE 3
L’enseignement des langues vivantes à l’école primaire 47
CHAPITRE 4
L’emploi du temps des élèves au lycée 75
CHAPITRE 5
L’orientation vers le lycée professionnel
La scolarisation au lycée professionnel 95
DEUXIÈME PARTIE
Évaluations générales menées conjointement
avec d’autres inspections 123
CHAPITRE 1
L’évaluation de l’enseignement dans les académies 125
CHAPITRE 2
La fonction conseil aux établissements
publics locaux d’enseignement 133
CHAPITRE 3
La validation des acquis professionnels 165
CHAPITRE 4
Les dispositifs passerelles, de la famille et du lieu de garde
à l’école maternelle 205 3TROISIÈME PARTIE
Les missions à l’étranger 219
CHAPITRE 1
Panorama général 221
CHAPITRE 2
La contribution à la réflexion sur les systèmes d’éducation 227
CHAPITRE 3
L’évaluation et l’animation du réseau
des établissements français à l’étranger 233
CHAPITRE 4
L’expertise et le transfert de savoir-faire en direction de l’étranger 241
QUATRIÈME PARTIE
Études des groupes de disciplines et de spécialités 255
CHAPITRE 1
Les productions écrites des élèves au cycle 3 de l’école primaire 257
CHAPITRE 2
L’autonomie de l’EPLE en question dans la relation entre l’autorité
académique et l’établissement scolaire 261
CHAPITRE 3
La formation initiale des personnels de direction 267
CHAPITRE 4
Méthodologie de l’évaluation de l’enseignement
de l’histoire et de la géographie au collège 271
CHAPITRE 5
Nouveaux programmes, nouvelles épreuves en lettres 277
CHAPITRE 6
Les traces écrites des élèves en mathématiques 281
CHAPITRE 7
La mise en place d’un enseignement de sciences économiques
et sociales à l’étranger 285
CHAPITRE 8
Les sciences physiques et chimiques et leur évaluation dans les BTS 289
CHAPITRE 9
Exercer les élèves au savoir, éduquer aux responsabilités individuelle
et collective 291
4 Liste des sigles 297AVANT-PROPOS
Ce rapport est le douzième d’une série inaugurée en 1991. Il est fidèle à sa
vocation : les analyses et les propositions remises aux ministres par l’inspec-
tion générale de l’éducation nationale sont portées à la connaissance de la
nation. Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’évolution constante de
notre système d’éducation. Il s’inscrit également dans l’évolution engagée
lors de la parution du rapport 2001, offrant un format plus maniable permet-
tant une utilisation plus souple, une lecture plus synthétique et transversale,
ce en complémentarité avec la publication in extenso sur le site internet du
1ministère des rapports rédigés par les inspecteurs généraux.
Dans la première partie consacrée aux évaluations générales, le rap-
port rend compte des observations faites au cours de l’année scolaire
2000-2001 dans le cadre du programme de travail fixé par les ministres. Le
premier chapitre associe deux études analysant la mise en œuvre d’une inno-
vation pédagogique majeure dans les lycées : le projet pluridisciplinaire à
caractère professionnel et les travaux personnels encadrés. L’école primaire
fait l’objet des deux chapitres suivants : une étude concernant l’utilisation
des postes hors classe, l’autre l’enseignement des langues étrangères. Une
réflexion sur l’emploi du temps des élèves en lycée – objet de multiples inter-
rogations et controverses – est présentée dans un quatrième chapitre. Le cin-
quième chapitre aborde un des problèmes récurrents de notre système
d’éducation : l’orientation et la scolarisation en lycée professionnel.
L’inspection générale de l’éducation nationale conduit également de
nombreux travaux communs avec d’autres inspections générales, notam-
ment l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de
la recherche. Ces travaux sont présentés dans la deuxième partie de cet
ouvrage. Ils traitent de l’évaluation de l’enseignement dans les académies, en
continuité avec la démarche engagée les années précédentes. Ces travaux
portent aussi sur deux thèmes d’actualité : la fonction conseil aux établisse-
ments publics locaux d’enseignement et la validation des acquis profession-
nels. Une étude menée conjointement avec l’inspection générale des affaires
sociales sur les dispositifs passerelles fait l’objet d’un quatrième chapitre.
La troisième partie rend compte de l’activité internationale de l’ins-
pection générale qui, par sa contribution à la réflexion et sa
1. Adresse du site de l’inspection générale : www.education.gouv.fr/syst/igen/igen.htm 5AVANT-PROPOS
capacité reconnue d’expertise sur les systèmes d’éducation, assure à l’étran-
ger, faut-il le rappeler, une large part du rayonnement du système français.
Ce rapport présente dans la quatrième partie les nombreuses études
réalisées à l’initiative des groupes de disciplines et de spécialités. Chaque
étude est rappelée en quelques pages mais les lecteurs intéressés disposent
des textes dans leur intégralité : sources de réflexion, en particulier pour les
inspecteurs et les professeurs, ils sont, en effet, désormais accessibles en
ligne au fur et à mesure de leur parution.
Au moment où l’inspection générale de l’éducation nationale célèbre
le bicentenaire de sa création, je souhaite que cette édition de son rapport
public contribue à éclairer la réflexion de tous ceux qui s’intéressent à l’évo-
lution de notre système d’éducation.
Geneviève BECQUELIN
Doyenne de l’inspection générale
de l’éducation nationale
6PREMIÈRE PARTIE
Évaluations
généralesCHAPITRE 1
Le projet
pluridisciplinaire
à caractère
professionnel
Les travaux personnels
encadrés
Ces deux innovations ont donné lieu à deux rapports présentés successive-
ment, mais conjointement. Ce qui les rapproche, comme ce qui les dis-
tingue, contribue à les rendre remarquables et justifie de les associer.
Chacune de ces innovations, d’abord, affiche clairement l’objectif de
développer l’autonomie de l’élève. Ilyalàune rupture avec tous les disposi-
tifs précédents qui visaient à renforcer et à multiplier les actions de soutien.
Chacune s’inscrit, ensuite, dans une démarche de décloisonnement des dis-
ciplines, sous des formes variées : recherche de l’interdisciplinarité,
recherche du travail en commun entre professeurs de disciplines différentes.
Enfin, chacune d’elles présente, objectif plus lointain, la volonté de recons-
truire le sens des savoirs ou des savoir-faire enseignés au lycée : il s’agit de faire
en sorte que les élèves éprouvent et comprennent que ces connaissances, ces
méthodes, ces savoir-faire permettent de traiter des questions non spécifique-
ment scolaires ou de mener à bien des projets réellement intégrés aux mondes
du travail et de la vie. Le projet pluridisciplinaireà caractère professionnel
Les projets pluridisciplinaires à caractère professionnel (PPCP) et
les travaux personnels encadrés (TPE) ont en commun une histoire qui
est aussi bien celle de résistances à surmonter, de difficultés à vaincre, que
celle d’une ouverture à des perspectives séduisantes. Une mise en place
progressive a permis aux divers acteurs de mieux surmonter les obstacles
et de mieux mesurer l’importance et les promesses de ces innovations.
Leur généralisation paraît désormais effective. Cette rénovation des pra-
tiques est probablement l’un des facteurs majeurs d’évolution du système
éducatif.
9PREMIÈRE PARTIE
Mise en œuvre d’une recherche, réalisation d’un projet : dans chaque
cas c’est l’ensemble de l’établissement qui a été mobilisé ; et ce sont les
mêmes questions qui ont été posées : comment faire reconnaître la valeur de
ces pratiques face à la concurrence des autres enseignements ? comment les
évaluer correctement ?
Le projet pluridisciplinaire à caractère professionnel
La définition et le calendrier de mise en œuvre
Selon la charte de l’enseignement professionnel intégré, annoncée par le
ministre à Lille en septembre 1999, ces projets « menés par petits groupes
d’élèves ont notamment pour objectifs de les entraîner à organiser méthodi-
quement leur travail, à rechercher et à exploiter de la documentation, à
mettre en relation les connaissances et les aptitudes qui s’acquièrent dans les
différentes disciplines. Tout en satisfaisant le goût de nombreux élèves de
l’enseignement professionnel pour les réalisations concrètes, ils favorisent
leur esprit d’initiative, leur créativité, leur capacité à repérer des erreurs et à
les rectifier et sont un atout supplémentaire pour leur insertion profession-
nelle. Ces projets sont en relation avec les activités professionnelles relevant
du diplôme préparé. Ils consistent notamment en la réalisation totale ou par-
tielle d’un objectif de production ou d’une séquence de service, à partir d’une
logique adaptée au secteur professionnel [...]. La participation de l’enseigne-
ment général à ces projets devra être systématiquement recherchée ; elle
constitue un objectif important. » (annexe de la charte, page 20)
La mise en place des PPCP
Dans les académies : une mobilisation forte, mais tardive
La mise en place des projets au cours du premier trimestre de l’année scolaire
2000-2001 a été rendue difficile par les obstacles divers qu’a connus la mise
en œuvre expérimentale au cours de l’année précédente.
Dans les établissements :
critères et modalités du choix des projets
Le choix des PPCP a été déterminé par des motifs qui ne sont pas exclusive-
ment pédagogiques, qui ne relèvent pas seulement d’un objectif de forma-
tion, d’aide aux élèves ou d’approfondissement : la disponibilité du matériel,
la demande d’un client, ou le souci de répondre à la commande institution-
10 nelle ont été aussi des facteurs de ce choix.CHAPITRE 1
Le projet pluridisciplinaire
à caractère professionnel
Les professeurs pilotes fonctionnent souvent en binôme, associant
professeurs d’enseignement professionnel et professeurs d’enseigne-
ment général ; mais ce peut être aussi un seul enseignant, le plus souvent
d’enseignement professionnel, notamment dans les projets à faible teneur
pluridisciplinaire ; c’est parfois l’équipe tout entière qui est pilote, lorsque
celle-ci est soudée, habituée à travailler ensemble.
L’équipe de direction n’est pas intervenue directement dans le
choix des projets. Son rôle a consisté davantage à créer les conditions
organisationnelles, à solliciter des enseignants pour constituer les équipes
et assurer le pilotage des projets, pour en favoriser l’émergence, non sans
mal, dans certains lycées. Les professeurs principaux ont pu exception-
nellement servir de relais, auprès de leurs collègues. La force de convic-
tion dont savent faire preuve les équipes de direction exerce une influence
certaine sur la réussite des PPCP et a contrario, le scepticisme de quelques
chefs d’établissement ne manque pas d’être contagieux.
La contribution des élèves à l’élaboration des projets est restée très
modeste. Il faut reconnaître que les tentatives de consultation, surtout en
secteur industriel, n’ont pas toutes été couronnées de succès, soit que les
élèves n’aient pas fait de proposition (au niveau du BEP, ils manquent
souvent, dit-on, de la maturité nécessaire), soit que leurs propositions
aient été jugées irréalistes, ou trop éloignées de la définition et des objec-
tifs des PPCP.
Le projet a été élaboré généralement au début du premier trimestre
de l’année scolaire, exceptionnellement à la fin de l’année scolaire précé-
dente. Le plus souvent, la prérentrée a été mise à profit pour informer les
équipes, pour les inciter à une réflexion commune sur la philosophie du
PPCP, puis sur la définition des projets. Les heures en principe prévues
pour le PPCP ont souvent été utilisées pour la concertation, dans les pre-
mières semaines, voire le premier trimestre. Si quelques rares établisse-
ments ont manifesté une opposition résolue, nombre d’équipes n’ont pas
attendu le mois de janvier pour lancer leurs projets.
Bilan de la mise en place
Parmi les points positifs, on relèvera :
– l’engagement des autorités académiques ;
– la mise au point rapide de documents réalisés au niveau académique,
d’un calendrier, de réunions d’information et de formation, généralement
en liaison avec les instituts de formation des maîtres (IUFM) ;
– une bonne qualité de réflexion dans certaines académies sur l’articula-
tion des référentiels et des PPCP ;
– le lancement rapide de projets dans les lycées, sans attendre la générali-
sation prévue au mois de janvier.
Parmi les difficultés, on soulignera :
– l’échec de la mise en œuvre anticipée ; 11

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