Réflexions à propos du site universitaire de Lyon

De
Le CNE a procédé à l'évaluation du site universitaire lyonnais qui est, en importance, le deuxième de France. Parmi les observations faites par le Comité, on peut noter un manque de lisibilité des activités, des formations et de la recherche, malgré les efforts déployés par les établissements, les collectivités, les institutions pour se présenter, pour diffuser annuaires et catalogues. Le CNE regrette par ailleurs un manque de structuration et de coordination avec les autres ensembles universitaires proches (Grenoble, Chamberry...). Il demande également à ce que le site universitaire soit mieux associé aux grands projets qui le concernent et renforce sa coopération internationale. Il estime qu'une attention particulière doit être portée à la restauration de la bibliothèque centrale qui doit bénéficier d'un nouveau statut. Il propose enfin de renforcer et de promouvoir l'instrument de coordination qu'est le Pôle universitaire lyonnais.
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000368-reflexions-a-propos-du-site-universitaire-de-lyon
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CNE
Comité National d'Evaluation
des établissements publics à caractère
scientifique, culturel et professionnel
RÉFLEXIONS À PROPOS
DU
SITE UNIVERSITAIRE DE LYON
Rapport d'évaluation Mars 1997 Le Site universitaire lyonnais
Organisation de l'évaluation
Cette évaluation a été placée sous l'autorité de Jean-Louis Aucouturier , président du
Comité, des vice-présidents Georges Cremer et Henri Duranton , et de Maurice Maurin . La
coordination en a été assurée par Renée Ribier .
Un certain nombre de thèmes transversaux ont été choisis, pour lesquels des experts ont
été désignés.
Les visites sur le terrain se sont déroulées d'octobre 1996 à février 1997. Elles ont
permis aux membres du Comité de rencontrer de nombreux interlocuteurs :
- le recteur chancelier, Daniel Bancel ;
- les représentants des collectivités territoriales :
- MM. les maires Raymond Barre et Jean-Jacques Queyranne ; Jean-Paul
Bret , premier adjoint au maire de Villeurbanne et Mme Comparini ;
- MM. Martin et Micoud , du Conseil régional ;
- M. Thiers , du Conseil général ;
- M. Barriolade , secrétaire général de la Courly ;
- les représentants des milieux économiques :
- M. Maury, président de l'Aderly, et M. Roumillac ;
- M. Roux , de la Chambre de commerce et d'industrie ;
- M. Vincent , de la Chambre régionale de commerce et d'industrie ;
- le délégué régional à la recherche et à la technologie, M. Thoulouze ;
- les présidents et directeurs de tous les établissements d'enseignement supérieur public
placés sous la tutelle du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la
Recherche ainsi que Mgr. Ponson , recteur de la faculté catholique, M. Gordon Shenton ,
directeurs de l'École supérieure de commerce de Lyon, M. Charpentier , directeur de l'École
supérieure de chimie, physique et électronique de Lyon, et M. Pinatel, directeur de l'ECAM ;
- M. Leehman , président du Conseil du pôle universitaire de Lyon et M. Juillet ;
- M. Baptiste , directeur général des Hospices civils de Lyon et M. Mornex , vice-
président du Conseil d'administration des Hospices ;
- M. le Général inspecteur Buffat , directeur de l'École du service de santé des armées ;
Le Comité remercie vivement ces personnes de leur attention et de leur disponibilité.
M. Mérieux , vice-président du Conseil régional, et le secrétaire général aux affaires
régionales n'ont pu être joints. Ont participé à l'évaluation
En tant qu'experts
- Michel Héon , recteur, consultant auprès du Comité
- Gilles Bertrand , professeur à l'Université de Dijon
- Bernard Cerquiglini , professeur à l'université Paris VII
- Henry Gasparoux , directeur de l'École de chimie de Bordeaux
- Francine Masson , conservateur des bibliothèques à l'École des Mines de Paris
- Dario Nobili , professeur à l'Université de Bologne
- Henry Trouja, ancien directeur de l'ADERA Aquitaine
Au titre du Secrétariat général du Comité
- Marie-Claude Ajolet , pour la présentation du rapport
- Rachida Amaouche , pour la gestion des missions
- Bruno Curvale , chargé d'études
- André Staropoli , secrétaire général.
Le Comité remercie les experts qui lui ont apporté leur concours. Il rappelle que ce
rapport relève de sa seule responsabilité.
Considérant l'approche transversale qui est, ici, privilégiée, ce rapport n'appelle pas de
réponse. Chacun des présidents d'université ou des responsables des établissements
d'enseignement supérieur lyonnais a pu exprimer son avis à propos du rapport d'évaluation
particulier concernant l'établissement qu'il dirige. Table des matières
Avant-propos : Réflexions à propos du site lyonnais 11
Chapitre 1 - La région et la ville universitaire 13
1 - L'enseignement supérieur dans la région 16
2 - La carte des formations à Lyon 17
3 - Les collectivités et l'enseignement supérieur à Lyon 20
Chapitre 2 - Locaux et implantations 27
1 - La carte des implantations universitaires lyonnaises 29
2 - Le concours de l'État et des collectivités locales 31
3 - Les nouveaux projets lyonnais 32
4 - Le Pôle Universitaire Lyonnais 34
Chapitre 3 - Les établissements : leurs partenariats 39
1 - Les liens entre établissements 41
2 - Les co-habilitations de DEA, les écoles doctorales :
le cas de la chimie et des matériaux 43
Chapitre 4 - Les bibliothèques 53
1 - L'offre documentaire en sciences 55
2 - L'offre documentaire en lettres, droit et sciences humaines 57
3 - La bibliothèque centrale 60
4 - L'enseignement de la bibliothéconomie à Lyon 63
5 - Un organe de concertation : Graduel 63
Chapitre 5 - La recherche - sa valorisation 67
1 - Rappel des grandes données 69
2 - La politique de la Région en matière de recherche 72
3 - La valorisation de la recherche 77
Chapitre 6 - Les relations internationales 85
1 - L'université Claude Bernard 88
2 - L'université Lumière 89
3 - L'université Jean Moulin 90
4 - L'École Normale Supérieure 91
5 - L'INSA 92
6 - L'École Centrale 93
7 - L'IUFM 95
8 - L'ENSSIB 95Chapitre 7 - Les étudiants 97
1 - Qui sont-ils ? 99
2 - Les étudiants dans leurs établissements 101
3 - Le logement et le transport 107
Observations générales 113
Annexes
Annexe 1 - Répartition des étudiants par discipline en Rhône-Alpes 2et 2 bis - Sections de techniciens supérieurs et Instituts universitaires de technologie
Annexe 3 et 3 bis - Les constructions depuis 1991 : surfaces et coûts 4 - Les formations doctorales
Annexe 5 - Les équipes associées au CNRS, à l'INSERM Lyon 6 - Les écoles
Annexe 7 - Les relations des établissements du PUL avec les villes du "Diamant Alpin"
Table des sigles Site universitaire lyonnais
Avant-propos
Réflexion
à propos du site lyonnais
Le Comité national d'évaluation s'est penché, de nombreuses fois, sur les relations des
établissements universitaires avec leur environnement proche, scientifique, industriel,
économique. Il a désormais décidé d'élargir et d'approfondir son examen, en appréhendant, à
l'occasion des évaluations de "retour", l'ensemble des établissements présents sur un site, pour
mieux apprécier leurs interrelations, les échanges qu'ils entretiennent avec de multiples
partenaires, afin de tenter de caractériser les spécificités d'un site universitaire.
La réflexion du Comité se veut modeste. Cet essai, qui d’ailleurs n’englobe pas tous les
établissements d’enseignement supérieur, s’inscrit dans la mission du Comité, qui est celle de
l’évaluation des EPSCP, et non des politiques publiques. Dans de nombreux domaines, le Comité
constate aussi qu’il manque d’éléments de comparaison.
La première tentative d'analyse d'un site porte sur Lyon : les évaluations de huit
établissements sont menées en parallèle : trois universités, l'INSA, l'ENS, l'Ecole Centrale et
l'ENSSIB ; l'IUFM enfin. En même temps que les rapports d'évaluation spécifiques à ces
établissements, une réflexion tranversale a été menée, qui n’exclut pas les établissements
d’enseignement supérieur non placés sous la tutelle du MENESR, avec lesquels des contacts ont
été pris.
La définition d'un site universitaire n'est pas chose aisée : elle ne peut se limiter à celle
de l'espace géographique desservi par un ou plusieurs établissements, même s'il est le lieu où se
concentrent nécessairement des équipements interuniversitaires dont le rôle est essentiel
(bibliothèques, Centre régional des oeuvres universitaires, mais aussi grands équipements de
recherche) qui doivent jouer un rôle structurant important.
Cet espace est celui où s'établissent des relations entre les établissements
d'enseignement publics et privés, généralistes et professionnels, entre les établissements et les
structures de recherche public ou privés, mais aussi entre l'université et les Hospices civils, les
universités et l'IUFM, les établissements et la vie publique.
L'espace administratif est structuré par des pouvoirs locaux, qui ont tous un rôle à jouer
à l'égard des établissements d'enseignement supérieur : les services publics de l'Etat, et plus
particulièrement le recteur, chancelier des universités ; les collectivités locales (ville,
département, région, syndicats communaux) interviennent constamment, non seulement pour
régler des problèmes immédiats d'infrastructures, mais désormais comme partenaires des projets
de développement.
Enfin, dans cet espace universitaire, se déploie une organisation de conférences
régionales des établissements d'enseignement supérieur et les représentations des grands
organismes de recherche ou de l'ANVAR... Ces liaisons s'inscrivent dans des réseaux infra-
régionaux, mais aussi interrégionaux, voire nationaux : ainsi, le réseau des INSA, ou celui des
Ecoles centrales.
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