Spécial Sommet de Johannesburg.

De
Bénéficiant de l'apport d'une quarantaine de hauts responsables, acteurs et analystes du développement durable, ce numéro spécial permet un vaste éclairage qui va de l'analyse du concept lui-même et de l'historique du processus de Rio aux perspectives attendues de Johannesburg, en passant par un inventaire des progrès et des insuccès depuis 1992.
Québec. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0064395
Publié le : mardi 1 janvier 2002
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CÉDÉROM
INCLUS
INSTITUT DE L’ÉNERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT DE LA FRANCOPHONIE
Opérateur principal de l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Agence intergou-
vernementale de la Francophonie regroupe 50 États et gouvernements*, répartis sur les cinq
continents, rassemblés autour du partage d’une langue commune: le français. Avec les cinq
autres pays qui participent aux Sommets de la Francophonie, ce sont au total 55 États et gou-
vernements qui constituent la communauté francophone, soit un pays sur quatre dans le monde
regroupant plus d’un demi-milliard de personnes. Parmi eux, 170 millions font un usage plus ou
moins intensif du français dans leur vie de tous les jours.
Fondée en 1970, avec pour devise: Égalité, complémentarité, solidarité, l’Agence de la Francophonie mène des actions de
coopération multilatérale dans de nombreux domaines: éducation et formation, culture et multimédia, nouvelles technolo-
gies de l’information et de la communication, coopération juridique et judiciaire, droits de l’Homme et démocratie, dévelop- NUMÉROS 55-56-57
pement et solidarité économiques, énergie et environnement.
* 50 membres:
Albanie, Bénin, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Canada-Nouveau Brunswick, Canada-
Québec, Cap-Vert, Centrafrique, Communauté française de Belgique, Comores, Congo, R.D. Congo, Côte-d’Ivoire, Djibouti, NUMÉRO SPÉCIALDominique, Égypte, France, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée-équatoriale, Haïti, Laos, Liban, Luxembourg, ARY
Macédoine, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Moldavie, Monaco, Niger, Roumanie, Rwanda, Sainte-Lucie,
São Tomé et Príncipe, Sénégal, Seychelles, Suisse, Tchad, Togo, Tunisie, Vanuatu, Vietnam. SOMMET DE
Par ailleurs, le Royaume de Belgique est membre du Sommet de la Francophonie. La Lituanie, la Pologne, la
République Tchèque et la Slovénie y sont observateurs. JOHANNESBURG
Agence intergouvernementale de la Francophonie
13, Quai André Citroën
75 015 Paris
Téléphone: (33) 1 44 37 33 00
Télécopie: (33) 1 45 79 14 98
Site Web: http://agence.francophonie.org
La Francophonie au service du développement durable
L’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF), organe
subsidiaire de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, est né en 1988
de la volonté des chefs d’État et de gouvernement des pays francophones de conduire une action concertée visant le dévelop-
pement du secteur de l’énergie dans les pays membres. En 1996 cette action a été élargie à l’Environnement.
Basé à Québec, l’Institut a aujourd’hui pour mission de contribuer au renforcement des capacités nationales et au déve-
loppement de partenariats dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.
Meilleure gestion et utilisation des ressources énergétiques, intégration de l’environnement dans les politiques natio-
nales dans une perspective durable et équitable, tels sont les buts des interventions spécifiques de l’IEPF – formation, infor-
mation, actions de terrain et concertation – menées en synergie avec les autres programmes de l’Agence Intergouvernementale
de la Francophonie et notamment ceux issus du chantier «Une francophonie solidaire pour soutenir les efforts du dévelop-
pement ».
La programmation mise en œuvre par l’équipe des collaborateurs de l’IEPF s’exprime dans 6 projets qui fondent ses activités.
Appui aux politiques et concertation pour le développement durable en énergie et environnement
•Politiques énergétiques
•Politiques environnementales et mise en œuvre des conventions
•Information et prospective pour le développement durable
Maîtrise des outils du développement durable en énergie et environnement
• Maîtrise de l’énergie
•Technologies et mécanismes d’accès à l’énergie
• Maîtrise des instruments de gestion de l’environnement
L’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie
e56, rue Saint-Pierre, 3 étage
Québec (QC) G1K 4A1
CANADA
Téléphone: (1 418) 692 5727
Télécopie: (1 418) 692 5644 ,!7IC8J4-ibabha!Courriel : iepf@iepf.org
Site Web: http://www.iepf.org
IEPF
NUMÉRO SPÉCIAL SOMMET DE JOHANNESBURGUN CÉDÉROM POUR VOUS!
INFORMATIONS, RÉFÉRENCES ET TEXTES CHOISIS
SOMMAIRE SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Éditorial .......................................................................................2
Message du Secrétaire général de l’OIF...................................3Numéros 55-56-57
Contribution des États et gouvernementsSpécial Sommet de Johannesburg – août 2002
membres de l’Organisation internationaleLa revue Liaison Énergie-Francophonie est publiée
trimestriellement par l’Institut de l’énergie et de de la Francophonie au Sommet mondial
l’environnement de la Francophonie (IEPF). pour le développement durable.................................................4
L’IEPF est un organe subsidiaire de l’Agence intergouvernemen-
tale de la Francophonie, opérateur principal de l’Organisation MESSAGES POLITIQUES POUR JOHANNESBURG
internationale de la Francophonie.
CANADA – Message de Monsieur David ANDERSON,
e56, rue Saint-Pierre, 3 étage Ministre de l’Environnement du Canada et
Québec G1K 4A1 Canada
Président du conseil d’administration du Programme Téléphone: 1 (418) 692-5727
des Nations Unies pour le développement.................................6Télécopie: 1 (428) 692-5644
Courriel: iepf@iepf.org CANADA-QUÉBEC – Message de Monsieur Jean-François
Site Internet: www.iepf.org SIMARD,Ministre délégué à l’Environnement
Directeur de la publication: et à l’Eau, Canada-Québec ......................................................10
El Habib Benessahraoui
FRANCE – Message de Madame Roselyne BACHELOT-
Comité éditorial: NARQUIN,Ministre de l’Écologie et du Développement
Faouzia Abdoulhalik
durable en France....................................................................12Boufeldja Benabdallah
El Habib Benessahraoui GABON – Message de Monsieur Émile DOUMBA,
Sibi Bonfils Ministre de l’Économie forestière, des Eaux,
Patrice Dallaire de la Pêche, chargé de l’Environnement
Sory I. Diabaté et de la Protection de la nature du Gabon ...............................13Chantal Guertin
Louis-Noël Jail MAROC – Message de Monsieur Mohammed ELYAZGHI,
Jean-Pierre Ndoutoum Ministre chargé de l’Aménagement du territoire,
Jre Revéret, Observatoire de l’écopolitique de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement
internationale (OEI) du Royaume du Maroc, Président en exercice
Ont collaboré à ce numéro spécial: de la CdP7 sur le changement climatique................................14
De l’Institut de l’énergie et de l’environnement
MAURICE – Message de l’Honorable Rajesh BHAGWAN,de la Francophonie (IEPF):
Ministre de l’Environnement de Maurice ................................16Sandra Balège, appui administratif à l’édition, rédaction
des résumés, choix iconographiques et CÉDÉROM RÉGION WALLONNE DE BELGIQUE –
Jacinthe Potvin
Message de Monsieur Michel FORET,Ministre De l’Observatoire de l’Écopolitique internationale (OEI):
de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme Benoit Martimort Asso
et de l’Environnement pour la Région wallonne Jocelyne Néron
de Belgique.............................................................................18Évelyne Dufault
Jérémie Mbairamadji ROUMANIE – Message de Monsieur Petru LIFICIU,
Et pour le CÉDÉROM:
Ministre des Eaux et de la Protection Patrick Meilleur
de l’environnement de la Roumanie........................................21
Édition et réalisation graphique: Ce CÉDÉROM est une initiative de l’Institut de l’énergie et de Ont collaboré à ce CÉDÉROM:SÉNÉGAL – Message de Monsieur Modou Fada DIAGNE,Communications Science-Impact
l’environnement de la Francophonie (IEPF), organe subsidiaire deMinistre de la Jeunesse, de l’Environnement ISSN 0840-7827 De l’Institut de l’énergie et de l’environnement
et de l’Hygiène du Sénégal......................................................23 l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF).ISBN 2-89481-017-2 de la Francophonie (IEPF):
Tirage: TUNISIE –Mohamed ENNABLI, À l'occasion du Sommet de Johannesburg, l'Institut a procédé El Habib Benessahraoui, Sibi Bonfils, Patrice Dallaire,
10 000 exemplaires Ministre de l’Environnement et de l’Aménagement au regroupement d’informations, de références et de textes Louis-Noël Jail et Sandra Balège du territoire de Tunisie............................................................25Dépôt légal: choisis sur le développement durable en un cédérom, en
Bibliothèque nationale du Québec De la Représentation permanente de l’OIF auprès des
espérant que ce dernier constituera un outil appréciable pourHISTORIQUE ET CONCEPTSBibliothèque nationale du Canada
Nations Unies:les chercheurs et les acteurs du développement, institutionnelsLes textes et les opinions n’engagent que leurs auteurs. La Conférence de Rio ou l’émergence d’une conscience universelle
Ridha Bouabid, Mervin ChedumbarumLes appellations, les limites, figurant sur les cartes de LEF ou militants de la société civile.au service du développement durable
n’impliquent de la part de l’Institut de l’énergie et de l’en- et Philippe Baudin-AuliacAhmed DJOGHLAF,Division de la coordination FEM .......27vironnement de la Francophonie aucun jugement quant au SOMMAIRE
De l’Observatoire de l’Écopolitique internationalestatut juridique ou autre d’un territoire quelconque, ni la Le développement durable, entre développement et environnement
• Processus de Rio et préparation du Sommet mondialreconnaissance ou l’acceptation d’une limite particulière. (OEI):Jean-Pierre REVÉRET, Observatoire de l’écopolitique pour le développement durableinternationale de l’Institut des Sciences de l’environnement Jean-Pierre Revéret, Jocelyne Néron, Benoit Martimort-Asso,Prix de l’abonnement annuel (4 numéros) :
40 $ CAD; 28 $ USD; 30 €;16 000 CFA; de l’UQAM, et Corinne GENDRON, École des sciences • Bilan, de Rio à Johannesburg Jérémie Mbairamadji, Evelyne Dufault et Patrick Meilleur
380 000 Dongs vietnamiens de la gestion de l’UQAM ........................................................33
• Enjeux et perspectives du Sommet mondial D’Agora 21 :oPoste-publications – Convention N 155 7440
pour le développement durable Christian Brodhag,Aïssatou Thioubou et Florent BreuilImprimé au Canada
•Divers (thésaurus, bonnes pratiques, sigles…)
En françaisLe développement durable, entre théorie Quelle gouvernance pour l’environnement
et pratique, entre rêve et réalité et le développement durable?
Francesco di CASTRI, CNRS Montpellier .........38 Philippe LE PRESTRE, Observatoire de l’éco-
politique internationale de l’Institut des Sciences Éthique et développement durable
de l’environnement de l’UQAM ...........................134
André BEAUCHAMP,Enviro-Sage.....................46
Vingt et une questions sur les moyens de relever le défi
BILAN, DE RIO 1992 de l’adaptation aux changements de l’environnement
À JOHANNESBURG 2002 planétaire
Christian BRODHAG,Agora 21........................141Contribution du Programme des Nations Unies
pour l’environnement à la mise en œuvre L’incontournable question de l’eau
d’Action 21 et du programme relatif Houria TAZI SADEQ,Alliance Maghreb
à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 Machrek pour l’Eau (ALMAE)..............................150
Klaus TÖPFER, PNUE ........................................54
Énergie et développement durable.
Contribution du Fonds pour l’environnement Quatre enjeux pour la Francophonie
mondial à Action 21 Benjamin DESSUS, Commission française
Mohamed T. EL ASHRY, FEM ...........................60 du développement durable ...................................161
État de la mise en œuvre de la Convention Expériences éthiques dans le secteur de l’énergie
des Nations Unies sur la lutte contre Jean-Romain FRISCH,Conseil français
la désertification depuis Rio 1992 de l’énergie ...........................................................169
Hama Arba DIALLO, CNUD ............................67
Le Conseil mondial de l’énergie au Sommet
La Convention-cadre des Nations Unies de Johannesburg
sur les changements climatiques.
Gerald DOUCET, Conseil mondial Un aperçu de sa mise en œuvre
de l’énergie ...........................................................174
Joke WALLER-HUNTER, CCNUCC................76
Les perspectives des ONG du Réseau Action Climat
Développement durable et changement climatique
Fabrice FLIPO, Réseau Action Climat France ....176
Michel MOUSEL, Comité français pour le
Les transferts de technologies dans le cadre sommet mondial du développement durable............83
du développement durable
De Rio à Johannesburg: évaluation des progrès
Bakary KANTE, PNUE ....................................183réalisés dans le cadre de la Convention
sur la diversité biologique Transferts et coopérations technologiques
dans le domaine du changement climatiqueHamdallah ZEDAN, Secrétariat de la
Convention sur la diversité biologique.....................86 Arthur RIEDACKER, INRA ............................187
L’Agenda 21 local: la traduction concrète Élaboration d’une entente en prévision
des principes du développement durable du Sommet de Johannesburg 2002
Serge ANTOINE et Anne-Marie SACQUET, Claude FUSSLER,World Business Council
Comité 21, France ..................................................92 for Sustainable Development ................................192
Le défi du développement durable en Afrique Commerce, développement durable et pays
en développementUICN .................................................................103
Ablassé OUÉDRAOGO, OMC.........................200
ENJEUX ET PERSPECTIVES DU SOMMET
Repenser les modes de consommation pour DE JOHANNESBURG 2002
le mieux-être des générations présentes et futures
Un effort collectif vers un monde viable et équitable Claire SABOURIN, UQAM .............................207
Nitin DESAI, ONU............................................106
L’information d’aide à la décision
Nouveau Partenariat pour le développement pour le développement durable
de l’Afrique Christian BRODHAG, Agora 21 ......................216
Abdou Aziz SOW, NOPADA/NEPAD...........111
La présence du français dans l’Internet
Émergence d’un concept de l’environnement et du développement durable
Abdoulaye BATHILLY, REDDA ......................116 Florent BREUIL,Agora 21 .................................225
Les villes, moteurs et acteurs du développement durable Biodiversité, socio-diversité: dialogue des cultures
Daniel BIAU, ONU-HABITAT .........................123 pour un développement durable
Olivier GUILLITTE,Université de Liège...........234Réflexions dans un suivi de Dakar. Rencontre
de la Francophonie les 11, 12 et 13 mars 2002
Christian de LAET,Fondation de recherches
transnationales – Knowlton ...................................128
Numéro spécial sur le Sommet 1de JohannesburgÉditorial
a direction de LIAISON-ÉNERGIE- C’est le sens du message de Monsieur Boutros
FRANCOPHONIE est très heureuse Boutros-Ghali, Secrétaire général de l’Organi-L de présenter ce numéro spécial en sation internationale de la Francophonie, et des
contribution au Sommet mondial pour le déve- messages portés des quatre coins de l’espace
loppement durable de Johannesburg. francophone et de ses différents écosystèmes par
dix de nos ministres de l’environnement.
La Francophonie qui, à la faveur de la
dynamique du Sommet de Rio, en 1992, C’est l’esprit des analyses pointues de différents
a intégré le concept de développement représentants de la communauté scientifique sur
durable dans sa démarche en tant qu’es- l’émergence du concept du développement
pace de coopération et de solidarité a, durable, son utilisation et ses implications.
dans la perspective de Johannesburg, éta-
C’est la matière d’une lecture riche et variée
bli un bilan objectif de ses actions contri-
des principaux enjeux environnementaux, éco-
butives à la mise en œuvre
nomiques, sociaux et culturels de Johannesburg,El Habib Benessahraoui d’Action 21 et des autres déci-
éclairée par des spécialistes, des responsables ins-
sions du Sommet de la planèteDirecteur exécutif, Institut de titutionnels, des scientifiques et des militants de
Terre.l’énergie et de l’environnement
la société civile.
de la Francophonie.
Elle a également, dans cette
Cette livraison est enrichie par l’édition d’un
même perspective, mené une
cédérom contenant selon la même approche,
série d’activités de réflexion
plusieurs milliers de pages d’information, de
partagée, de concertation ouverte et d’informa-
références et de textes choisis.
tion ciblée guidant sa volonté de mobiliser ses
opérateurs et tous les acteurs de l’espace franco- Que toutes celles et ceux qui y ont contribué
phone, gouvernements, collectivités locales, uni- trouvent ici l’expression de nos vifs remercie-
versitaires, entreprises, journalistes et sociétés ments et que nos lectrices et lecteurs puissent y
civiles. L’objectif de la Francophonie, ce faisant, trouver un support utile et un outil supplémen-
est de renforcer les dynamiques d’échange et de taire pour leur réflexion et leur action.
solidarité internationale pour la pleine réussite
du Sommet de Johannesburg.
Ce numéro spécial de LEF, en tant que revue de
liaison et de réflexion, participe de cette volonté
et vise le même objectif. Bénéficiant de l’apport
d’une quarantaine de hauts responsables, acteurs
et analystes du développement durable, il per-
met un vaste éclairage qui va de l’analyse du
concept lui-même et de l’historique du proces-
sus de Rio aux perspectives attendues de
Johannesburg, en passant par un inventaire des
progrès et des insuccès depuis 1992.
os2 LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE N 55-56-57Message du Secrétaire général
a Conférence des Nations Unies pour cratiser l’accès aux nouvelles
l’environnement et le développement a technologies de l’informa-L constitué, à Rio de Janeiro, en 1992, un tion qui peuvent être, par-
tournant décisif dans les relations internatio- tout, un vecteur de diffusion
nales. Elle a, dans le même temps, porté témoi- du savoir, de croissance éco-
gnage de la volonté d’engagement collectif et nomique et de promotion
solidaire des pays en faveur du développement culturelle; qu’il s’agisse en-
durable. core de lutter résolument
Boutros Boutros-Ghali
contre la pauvreté et les
La prise de conscience des problèmes environ-
grandes pandémies, qui sont Secrétaire général de l’Orga-
nementaux planétaires s’est depuis lors renforcée.
nisation internationale de la autant d’entraves à un déve-
Mais force est de constater que les actions Francophonie. loppement durable; qu’il
concrètes destinées à sauvegarder la planète et à
s’agisse, enfin, de contribuer
gérer, de manière attentive et équitable, les res-
à la paix et à la résolution des
sources à l’intérieur des pays, entre les pays et
conflits, de tous les conflits.
entre les générations, n’ont pas été à la mesure
des espoirs suscités et des engagements souscrits. La Francophonie, en tant que Communauté
solidaire, s’est dotée dès 1991 d’un Plan d’action
La pression sur l’environnement et les ressources
qui a structuré ses interventions sous la forme
naturelles s’est dangereusement accrue. Les
d’une contribution, certes modeste mais soute-
inégalités se sont partout creusées, non seule-
nue, à la mise en œuvre de l’Agenda 21 et d’un
ment entre les pays du Nord et les pays du Sud,
appui au respect des principes admis à Rio. Elle
mais aussi à l’intérieur même des sociétés des
a récemment procédé à une évaluation des
pays nantis.
acquis et des limites de cette politique et renou-
Tels sont les enjeux majeurs du Sommet velé ses orientations afin d’asseoir toujours
mondial pour le développement durable de mieux les bases du développement durable dans
Johannesburg. l’espace francophone.
Il faudra donc, par des engagements fermes et C’est pourquoi la Francophonie qui, depuis plu-
des échéanciers précis, prendre toutes les dispo- sieurs mois, a mobilisé l’ensemble de ses opéra-
sitions pour la mise en œuvre complète des teurs et sensibilisé les acteurs et les opinions
décisions de Rio, dans leurs composantes éco- publiques francophones, a tenu à être présente
nomiques, sociales et environnementales. Mais il au grand rendez-vous de Johannesburg.
reviendra également à la communauté interna- Messagère de la volonté concertée de ses États et
tionale de tirer toutes les conséquences des défis gouvernements membres, la Francophonie se
nouveaux, qu’il s’agisse d’œuvrer en faveur veut aussi porteuse d’espoir – l’espoir que ce
d’une mondialisation humanisée au bénéfice de Sommet sera à la hauteur des attentes –, forte-
tous, d’une mondialisation respectueuse de la ment désireuse de contribuer à ce succès.
diversité culturelle; qu’il s’agisse aussi de démo-
Numéro spécial sur le Sommet 3de JohannesburgContribution des États et gouvernements
membres de l’Organisation internationale
de la Francophonie au Sommet mondial
pour le développement durable
a Francophonie réaffirme l’engage- la formation, à la santé et à l’emploi. Dans ce
ment pris, lors du Sommet de Rio de contexte, la Francophonie confirme l’impor-L Janeiro, d’œuvrer en faveur du déve- tance de l’exercice de la citoyenneté, du rôle
loppement durable. Elle rappelle, à cet égard, régulateur de l’État de droit et de la bonne
l’adoption par ses ministres de l’environne- gouvernance pour la consolidation des avan-
ment du Plan d’action de Tunis, en 1991, cées en matière de démocratie, faisant des
qu’elle s’est attachée à mettre en œuvre pour populations les acteurs et les bénéficiaires du
asseoir les bases du développement durable développement dans le respect de la justice
dans l’espace francophone. sociale.
Elle s’engage à atteindre par des mesures La Francophonie réaffirme son attachement
concrètes les objectifs fixés par le présent au respect de la diversité culturelle qui consti-
Sommet, et souligne dans ce cadre le caractère tue une condition nécessaire du développe-
central de la lutte contre la pauvreté dans l’en- ment durable. En déterminant des modèles de
semble de ses composantes. développement enracinés dans les cultures
locales, elle permet leur appropriation par les
La Francophonie rappelle les principes géné-
populations concernées. Son rôle fondamen-
raux sur lesquels elle fonde son action en
tal au service du développement durable
matière de développement durable:
contribue en outre à la promotion de la paix
et à la démocratisation des relations interna-En tant qu’espace de solidarité, elle affirme
tionales.son attachement à une mondialisation maîtri-
sée au bénéfice de tous.
La Francophonie rappelle enfin la nécessité
de prendre en compte les besoins et le rôle desSoucieuse du renforcement de la gouvernance
femmes dans le développement durable.à tous les niveaux, elle soutient, sur le plan
international, les efforts en faveur d’une
Poursuivant par ailleurs des objectifs spéci-
meilleure cohérence des accords multilatéraux
fiques, la Francophonie incite la Communauté
sur l’environnement, d’une synergie accrue
internationale à intensifier ses efforts afin
entre les conventions internationales, particu-
d’améliorer les conditions de mobilisation
lièrement celles issues de Rio, et d’une amélio-
accrue de ressources publiques et privées. Elle
ration du suivi et de l’évaluation de la mise en
soutient notamment l’accès aux marchés des
œuvre de ces conventions. Sur le plan national,
produits du Sud, la promotion du commerce
elle appuie le renforcement des cadres institu-
à l’échelle régionale, les transferts de techno-
tionnels et réglementaires favorables au déve-
logie et le développement de mécanismes
loppement durable.
novateurs de financement, en particulier pour
les biens publics mondiaux.La démocratie est indissociable du développe-
ment durable. Elle crée les conditions d’une
Elle réaffirme la priorité accordée à l’Afrique,
mobilisation librement acceptée par la popu-
soutient l’initiative du NOPADA/NEPAD et
lation et d’une juste répartition des ressources
apporte un appui spécifique aux PMA, aux
nationales pour un accès égal à l’éducation, à
petits États insulaires en développement et aux
os4 LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE N 55-56-57pays enclavés qui sont les plus vulnérables sous durable, ainsi que la mise en place d’agendas 21
l’effet conjugué de la pauvreté, du poids de la locaux et le renforcement de réseaux de villes
dette et de la dégradation de l’environnement. constitués autour de bonnes pratiques.
La Francophonie marque sa volonté de pro- Parmi les initiatives que la Francophonie
mouvoir, notamment en matière d’environ- entend valoriser figurent:
nement, l’éducation de base, la formation
–L’aide à l’élaboration de politiques natio-
professionnelle et technique, ainsi que l’ensei-
nales de développement durable et la
gnement supérieur et la recherche, qui condi-
mobilisation de l’expertise francophone à
tionnent l’efficacité de toute politique de
cette fin;
développement durable. Elle apportera son
soutien à la conception et à la mise en œuvre – Le soutien aux délégations francophones,
de politiques nationales en ce sens, et aux au cours des négociations internationales,
mécanismes de suivi et d’évaluation garantis- par la concertation, la diffusion de l’infor-
sant leur adéquation aux besoins réels des mation et la formation à la négociation;
populations concernées.
– Le renforcement des capacités dans les
La Francophonie s’emploie à faire de l’accès à domaines de l’économie de l’environne-
l’information et de la démocratisation des ment, du droit de l’environnement et des
technologies de l’information qui constituent évaluations d’impact environnemental;
une dimension transversale du développement
–L’élaboration d’approches et la réalisationdurable, un outil d’acquisition du savoir, de
d’études de cas montrant la part détermi-développement économique et social et de
nante de la culture dans le succès despromotion culturelle.
actions en faveur du développement du-
La Francophonie souligne le lien étroit entre rable;
bonne gestion des ressources naturelles et lutte
– Le renforcement des capacités productives,contre la pauvreté. Elle est déterminée à sou-
humaines et institutionnelles pour la for-tenir la définition de politiques nationales sec-
mulation de projets de développementtorielles garantissant la sécurité alimentaire et
durable et en vue de l’élaboration desfacilitant l’accès à l’eau potable et à l’énergie
cadres institutionnels favorables aux inves-durable.
tissements nationaux et étrangers;
Considérant l’importance particulière que
– La promotion et le renforcement de revêtent la lutte contre la désertification et les
la mise en réseaux de scientifiques, dechangements climatiques ainsi que la sauve-
chercheurs et d’institutions de recherche-garde de la biodiversité, la Francophonie, en
développement;appelant la Communauté internationale à
relever ces défis planétaires, s’engage à accen- –L’appui au développement des pro-
tuer ses efforts en faveur de l’élaboration, de la grammes régionaux d’enseignements spé-
mise en œuvre des politiques nationales dans cialisés dans les pays du Sud.
ce cadre et du soutien à cette mise en œuvre.
Dans le cadre de sa contribution à la mise en
Elle réaffirme par ailleurs que l’accès équi- œuvre du plan d’action de Johannesburg, à la
table de tous les peuples aux ressources natu- suite du Sommet et sur le fondement du
relles et le maintien de la diversité biologique Consensus de Monterrey, la Francophonie
nécessitent la réforme des modes de consom- organisera un symposium de haut niveau des-
mation et des systèmes de production. tiné à mettre en place des synergies et des
mécanismes d’appui aux partenariats bilatérauxLa Francophonie encourage en outre les poli-
et multilatéraux Nord-Sud et Sud-Sud, tanttiques d’aménagement urbain qui prennent
privés que publics. Elle appelle tous les acteursen compte le caractère stratégique de la ville,
concernés à y participer.comme espace et outil de développement
Numéro spécial sur le Sommet 5de JohannesburgCANADA
Message de Monsieur David Anderson, Ministre de l’Environnement
du Canada et Président du conseil d’administration
du Programme des Nations Unies pour le développement
Le Sommet mondial pour le développement
durable: pour aller de l’avantDavid Anderson
n ce nouveau siècle, le plus grand défi Qu’est-ce que le développement durable? C’est
qui se pose à nous, c’est de prendre« garantir ce que chacun de nous reconnaîtraitE une idée qui nous semble abstraite – comme fondamental: que nous et les généra-
le développement durable, par exemple – et d’en tions à venir puissions vivre en sécurité, de
faire une réalité quotidienne pour toute la manière productive et gratifiante. À l’eau, à
population de la planète.» l’éducation et à l’emploi, il nous faut donc ajou-
ter l’alimentation, le gîte et les soins de santé. Il
Le Secrétaire général des Nations Unies,
nous faut ajouter l’accès à l’énergie et aux res-
Monsieur Kofi Annan, nous rappelle la raison
sources naturelles, la productivité agricole, des
profonde attirant la communauté internationale
conditions de travail sécuritaires, un gouverne-
au Sommet mondial pour le développement
ment responsable, un système judiciaire juste, le
durable cet été à Johannesburg: participer à la
respect des droits de la personne, ainsi que la
construction d’une vie meilleure pour un plus
liberté d’expression culturelle et spirituelle. Et la
grand nombre de personnes et, ce faisant, faire
liste est loin d’être complète.
du monde un endroit plus sûr.
Au cours des dernières années, dans le cadre des
Pour de nombreuses personnes, la vie demeure
Nations Unies, les États de ce monde se sont
un combat chaotique dans le seul but de sur-
rencontrés et ont conclu des arrangements sur la
vivre. Chaque jour, elles sont des milliers à
manière d’aborder certains de ces enjeux.
perdre cette bataille, des millions chaque année;
Chacune des ententes qui en a découlé compose
une réalité qui, pour ces personnes, est loin
un fil indispensable de la trame d’un avenir
d’être une chimère. Renverser cette situation
durable.
signifie remplacer la lutte chaotique par un accès
plus sûr, plus prévisible aux biens et services Nous avons toutefois eu tendance à traiter ces
essentiels tant pour les générations d’aujourd’hui sujets séparément les uns des autres. Ces ententes
que pour celles de demain. sont négociées indépendamment les unes des
autres par des délégations composées souvent
Tel est l’objet du développement durable: une
de fonctionnaires représentant différents secteurs
stratégie mondiale visant à promouvoir des
de leurs gouvernements respectifs. Notre mise
conditions menant à une qualité de vie supé-
en œuvre est rarement coordonnée, même
rieure pour un nombre plus élevé d’êtres
quand les objectifs se recoupent, ce qui produit
humains et préservant la capacité de la planète à
des résultats inégaux, en deçà des progrès envi-
maintenir la vie à long terme.
sagés une décennie plus tôt au Sommet de la
Mais par où commencer? En garantissant l’accès planète Terre de Rio de Janeiro.
à l’eau potable? Oui. En garantissant l’accès à
Nous apprenons toutefois à comprendre de
l’éducation? Oui. En garantissant l’accès à un
manière plus intégrée et complète les liens entre
emploi lucratif? La réponse est oui, encore oui.
les éléments fondamentaux du bien-être des per-
Il nous faut atteindre tous ces objectifs et bien
sonnes. Nous comprenons maintenant que pro-
plus encore.
duire des richesses en abîmant l’environnement
os6 LIAISON ÉNERGIE-FRANCOPHONIE N 55-56-57ne fait que produire plus de pauvreté. Nous Comme l’indique le Programme des Nations
comprenons qu’une protection de l’environne- Unies pour l’environnement (PNUE) dans son
ment qui menace le gagne-pain d’une commu- troisième Global Environment Outlook, les res-
nauté mène à des tensions sociales et à des sources environnementales sont actuellement
pressions encore plus importantes sur l’environ- surexploitées et mal gérées. La taille et la qualité
nement. de nos richesses naturelles sont en régression.
Nous perdons encore des espèces. Les récifs de
Alors que nous nous acheminons vers Johannes-
corail meurent à un taux alarmant. Les effets de
burg, nous constatons qu’un mouvement a vu le
l’évolution du climat sont de plus en plus appa-
jour qui tend à unir les différents fils de la trame
rents. Les ressources en eau sont soumises à des
du développement durable, les reliant en une
pressions de plus en plus marquées. Les forêts
étoffe plus solide, plus durable et correspondant
reculent et les déserts s’étendent de plus en
mieux à la vision de progrès de l’espèce
plus vite.
humaine.
Les conséquences humaines sont tragiques,
Les fils qui m’intéressent particulièrement se rap-
notamment pour les plus pauvres. Quand l’air et
portent aux liens unissant la santé humaine et
l’eau sont pollués, ce sont les pauvres qui en
l’environnement où nous vivons. Cette associa-
souffrent le plus. Les femmes et les enfants sont
tion a toujours été au cœur du débat, de la
particulièrement touchés. On estime que jus-
Conférence de Stockholm sur l’environnement
qu’à un cinquième du fardeau des maladies peut
humain de 1972 au rapport de la Commission
être associé aux facteurs environnementaux. Les
Brundtland sur l’environnement et le développe-
mauvaises conditions sanitaires, les mauvaises
ment en 1987 et au Sommet de la Terre en 1992.
habitudes d’hygiène et le manque d’accès à l’eau
potable sont des causes majeures de mauvaiseNul ne peut nier que la qualité de vie d’un être
santé et de décès.humain dépend beaucoup de la qualité de l’air
qu’il respire, de la qualité de l’eau qu’il boit, de
Sécheresses, inondations et autres phénomènes
celle de la nourriture qu’il mange et des
naturels catastrophiques peuvent détruire en une
richesses naturelles de l’environnement où il vit.
journée les acquis de développement réalisés en
une année, une décennie ou même une généra-La manière dont les conditions environnemen-
tion. La concurrence que l’on se livre actuel-tales peuvent miner la santé humaine est un peu
lement pour de rares ressources naturellesmoins évidente, comme la contamination par le
continue d’alimenter les conflits et les crisesplomb qui réduit la capacité de l’enfant à
humanitaires complexes.apprendre; le smog qui aggrave l’asthme; les
dioxines qui causent le cancer; l’appauvrisse-
Il ne fait toutefois aucun doute que, depuis
ment de l’ozone atmosphérique qui attaque
Stockholm, nous avons réalisé des progrès et fait
l’immunité; des phénomènes météorologiques
face à de nombreux enjeux écologiques.
violents amenés par le réchauffement climatique
qui éliminent toute une récolte. Autorité environnementale au sein de la famille
onusienne, le PNUE a fait avancer sans relâche
Quand nous appauvrissons l’environnement,
la plate-forme environnementale. Il entraîne la
nous nous appauvrissons nous-mêmes. Nous
collectivité internationale dans le développe-
trompons le potentiel humain et gênons les pos-
ment d’un vaste éventail d’ententes et de
sibilités de développement.
conventions internationales visant à renforcer la
protection de la biodiversité de la planète, à frei-En ce qui concerne l’environnement, les enjeux
ner la détérioration de la couche d’ozone et àsont même plus importants. Notre capacité
assurer la saine gestion des produits chimiques etmême d’exister dépend de la capacité de la pla-
des polluants organiques persistants.nète à soutenir la vie. Cette capacité continue
toutefois à être endommagée, souvent au-delà
de sa capacité à se régénérer.
Numéro spécial sur le Sommet 7de JohannesburgÀ ces ententes et à d’autres encore se sont ajou- Une meilleure gouvernance de l’environnement
tés les accords de Rio sur les changements cli- nous aidera à obtenir des résultats, non seule-
matiques, sur la biodiversité, la désertification et ment pour ce qui est des fins écologiques évi-
la déforestation, avec leurs nombreux liens, éta- dentes et importantes de ces ententes, mais aussi
blis grâce à Action 21, avec une vaste gamme pour leurs effets positifs sur les économies, les
d’enjeux environnementaux allant de l’eau sociétés et la santé de leurs habitants.
douce à l’énergie renouvelable.
Il s’agit là d’une étape cruciale à franchir sur la
Il nous faut toutefois aussi reconnaître qu’en voie du développement durable. Nous avons
dépit des progrès accomplis, un vaste écart besoin d’une structure de gouvernance efficace
demeure, qui s’agrandit d’ailleurs, entre ce qui qui agisse dans les dossiers environnementaux,
doit être fait et ce que nous sommes parvenus à économiques, sociaux et sanitaires, et donne à la
accomplir. Il est crucial que nous comprenions population mondiale la paix et des améliora-
les raisons de cet écart et que nous en traitions tions durables de la qualité de vie.
les causes.
Il ne suffit pas qu’un pays veuille agir; il faut,
Je suis personnellement convaincu que deux de bien entendu, qu’il en ait la capacité. Dans les
ces raisons sont d’une importance toute parti- pays où celle-ci fait défaut, la communauté
culière. L’une se rapporte au manque d’intégra- internationale doit trouver les moyens de trans-
tion des trois piliers étayant le développement férer les ressources nécessaires pour développer
durable, la seconde, aux défis de la mise en la capacité de participer efficacement et de
œuvre. manière signifiante à l’économie politique
mondiale.
Nous reconnaissons tous que les causes et les
conséquences de la dégradation de l’environne- Il nous faut aussi reconnaître que, par définition,
ment sont étroitement liées à celles de la pau- les gouvernements n’ont pas la capacité de régler
vreté et de la dislocation de la société. Si nous seuls tous les problèmes de développement
reconnaissons effectivement l’existence de ce durable. Les racines des problèmes sont pro-
lien, que faisons-nous pour le changer? Dans la fondes, s’étendant à toute la planète et transcen-
réalité, nos réactions à ces défis n’ont pas réussi dant tous les secteurs de nos économies.Toute la
à intégrer les éléments environnementaux, éco- société doit donc participer à la solution.
nomiques et sociaux du développement durable
Les gouvernements doivent travailler en parte-
en un plan d’action cohérent et dont les élé-
nariat avec la société civile et le secteur privé,
ments se renforceraient mutuellement.
qui est souvent en bonne position pour offrir les
Pour ce qui est des défis de la mise en œuvre, talents et les ressources adéquates et nécessaires.
deux facteurs sont particulièrement importants: Il nous faut aussi adapter les efforts que nous
la manière dont les pays s’organisent pour agir et déployons aux nouvelles possibilités de création
leur capacité à le faire. de richesses qu’offrent les échanges commer-
ciaux et les investissements, et mobiliser l’éner-
Il est essentiel d’assurer une démarche intergou-
gie du secteur privé pour la mettre au service
vernementale efficace et coordonnée si l’on veut
des objectifs du développement durable.
relever les défis de la mise en œuvre. Les mi-
nistres de l’environnement des quatre coins de la Ces sujets figurent au nombre des éléments clés
planète ont ainsi reconnu la nécessité d’un sys- des discussions sur la gouvernance internationale
tème plus vigoureux de gouvernance interna- de l’environnement que j’ai eu le privilège de
tionale de l’environnement, qui orienterait notre diriger en tant que Président du conseil d’ad-
attention sur la cohésion des institutions et le ministration du PNUE. Au cœur des recom-
développement de leurs capacités pour appuyer mandations que nous avons faites et qui
la mise en œuvre des ententes internationales constituent un élément essentiel du processus
existantes. du Sommet mondial pour le développement
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