Stratégie nationale de recherche et d'innovation 2009. Rapport général.

De
L'élaboration de la stratégie a permis de définir cinq principes directeurs et trois axes prioritaires de recherche.
Les principes directeurs concernent la recherche fondamentale, une recherche ouverte à la société et à l'économie, une meilleure maîtrise des risques et un renforcement de la sécurité, le rôle des sciences humaines et sociales, la pluridisciplinarité.
Les axes prioritaires retenus sont la santé, le bien-être, l'alimentation et les biotechnologies, l'urgence environnementale et les éco-technologies, l'information, la communication et les nanotechnologies.
Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0064489
Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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Stratégie nationale de recherche et dinnovation 2009 
 Rapport général 
 
 
  
    
 
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stratégie nationale de recherche et d’innovation 2009 
Préface 
   A l’orée du XXIesiècle, notre société est confrontée à des défis nouveaux et urgents. La recherche et l’innovation sont les premières des clés pour sortir de la crise économique que nous traversons. La compétition exacerbée et l’arrivée sur la scène de nouveaux acteurs mondiaux nous y contraignent : investir dans l’avenir, c’est miser maintenant sur la recherche et l’innovation.  Ainsila révolution verte l’urgence : désormais plus qu’une ardente obligation est-elle environnementale est là, les conséquences du changement climatique sont à présent visibles. Notre modèle de croissance est à réinventer et nous n’y arriverons qu’en misant sur les technologies vertes et les énergies propres. C’est donc une transformation complète de nos modes de vies qu’il faut engager aujourd’hui. Le monde de demain reste aujourd’hui à imaginer, où le brouhaha incessant de nos villes se sera tu, où la pollution sera maîtrisée et la biodiversité restaurée, où les produits seront suivis pendant tout leur cycle de vie depuis leur conception jusqu’à leur recyclage, où la moindre dépendance de la croissance et de lemploi aux matières premières non renouvelables aura réduit les tensions géopolitiques qui s’exercent pour leur maîtrise.  Ainsi larévolution des technologies de l’information est-elle devenue une réalité. Elle transforme déjà notre vie quotidienne. Demain, les technologies numériques seront la source de notre croissance : partout dans le monde, la course à l’innovation est lancée. Nous sommes déjà en contact permanent avec nos proches et avec l’actualité grâce à nos téléphones portables. Demain, notre réfrigérateur nous transmettra automatiquement notre liste de course, les systèmes d’alarme nous alerteront de la chute d’un parent âgé dans son salon, ou encore le diabétique pour suivre en temps réel la composition de son sang. Demain, les nanotechnologies prendront une part majeure dans la valeur ajoutée des pays industrialisés qui auront su saisir leur chance. Demain, comme aujourd’hui, l’appropriation intelligente des TIC par les entreprises de toutes tailles, fonctionnant en réseaux, sera la condition de leur compétitivité, et donc de la création d’emplois pérennes à forte valeur ajoutée. Dans cette course à la technologie, nous devons rester dans le peloton de tête. Nous devons aussi défendre une vision de ses usages responsables qui nous est propre, depuis la première loi « Informatique et libertés » en 1978, jusqu’à une régulation mondiale équilibrée d’Internet qui est aujourd’hui nécessaire pour assurer la liberté de tous, et dont le rapport de juillet 2009 sur l’économie numérique à horizon 2025 trace des pistes.  Ainsi levieillissement de la population nationale et des pays de l’OCDE, et son accroissement mondial,chaque individu, il s’agit pour lesont-ils des tendances lourdes. Pour premier d’un progrès majeur – dû à la médecine, la pharmacologie, l’alimentation, la gestion de l’économie, la prévention des risques – à la condition que la qualité de vie ne soit pas la première victime de l’allongement de la durée de nos existences. Pour la médecine et les biotechnologies, il s’agit d’un défi majeur : de nouvelles pathologies vont prendre leur essor, à l’instar des maladies neuro-dégénératives. Il nous faut mieux les connaître pour mieux les soigner. Nous avons toutes les raisons d’être optimistes : les biotechnologies sont à l’aube d’une nouvelle révolution. Elles nous permettront de dépister les cancers en amont de l’apparition des tumeurs palpables, de développer une agriculture qui soit tout à la fois respectueuse de l’environnement et capable de répondre aux besoins alimentaires d’une population mondiale qui devrait s’accroître de près de 2,5 Mds d’habitants d’ici 2050, dont un milliard de plus de 60 ans.  Ces défis sont immenses, mais leur existence ne fait désormais plus aucun débat. Le temps est venu de les relever et dejouer notre atout maître: la recherche et l’innovation. Car c’est d’elles que viendront les solutions : comment répondre à l’urgence écologique sans mettre concrètement l’innovation au service de la croissance verte que chacun appelle de ses vœux ? Comment être au rendez-vous du numérique sans repenser les liens du matériel et du logiciel ? Comment réagir au vieillissement sans étudier la maladie d’Alzheimer et sans développer de nouvelles solutions d’aide à l’autonomie ?   *  
Ma conviction, partagée par l’ensemble du Gouvernement, est donc simple :la recherche et l’innovation ne sont pas des solutions d’avenir parmi d’autre.s Ce sont les principaux et même parfois les seuls outils dont nos sociétés disposent pour construire le monde de demain : c’est donc sur la recherche et l’innovation que nous devons compter, c’est autour d’elles que la nation doit se rassembler.  
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Pour que le progrès scientifique ne soit pas séparé du progrès social, il faut en effet que les découvertes fondamentales soient transformées en innovations technologiques ou appliquées. Mais cela ne suffit pas : il faut également que la soci été soit prête à accueillir le progrès scientifique et technique et qu’un dialogue permanent s’instaure entre les citoyens et les scientifiques. La société aussi doit contribuer aux innovations, dont beaucoup, et parmi les plus importantes, sont loin de n’être que technologiques.  C’est pourquoi j’ai souhaité que notre pays se donneune stratégie nationale de recherche et d’innovationconstruite autour de quatre piliers fondateurs : - il s’agit d’abord d’unestratégiel’analyse des grands défis de demain, qui sur  fondée sont autant de priorités pour la recherche française ; - c’est une stratégie véritablementnationaleses priorités seront donc définies à partir: des besoins cardinaux de la Nation, pour réaffirmer la valeur sociale de la recherche et de l’innovation, et renouer le dialogue entre science et société ; - elle est d’abord tournée vers larecherche: les priorités qu’elle fixe auront donc toute leur place dans la programmation des organismes de recherche, qui feront vivre cette stratégie ; - elle doit permettre de transformer la recherche eninnovation, en renforçant le continuumrecherche et besoins marchands et sociétaux, qui conduit à interactif entre une dynamique permanente entre les découvertes fondamentales et leurs applications technologiques, ainsi que leur diffusion au sein de nos universités et grandes écoles.  L’innovation ne dérive pas spontanément, ni nécessairement, de l’avancée de la recherche fondamentale. Elle ne relève pas non plus d’une autre compétence que celle des chercheurs eux-mêmes. Ceux-ci doivent être formés et incités (y compris en termes de rétribution économique) à contribuer eux-mêmes, sans que cela dénature en ri en leur activité de production de connaissance, à établir le lien qu’il faut faire exister entre leurs travaux, la réponse aux attentes et besoins de la société, et le renforcement compétitif de notre économie. L’interpénétration et la fécondation mutuelle de la culture de la connaissance et de la culture de l’innovation technologique, mais aussi sociale et culturelle, est une clé de la performance du système économique : le but de la SNRI est de dessiner le cadre global de ces échanges pour les quatre années qui viennent, tout en intégrant des perspectives longues.  Au cœur de la stratégie nationale de recherche et d’innovation, il y a donc une ambition :remettre la recherche et l’innovation au cœur de la société et de l’économie françaises.   L’élaboration même de cette stratégie se devait de donner le ton. Aussi est-elle le fruit d’unelarge concertation a réuni acteurs de la recherche académique et privée, milieux associatifs, qui parlementaires et représentants de chacun des ministères concernés. C’est donc la nation tout entière qui a tracé cette feuille de route du Gouvernement en matière de recherche et d’innovation qui guidera demain l’action des chercheurs publics et éclairera celle des chercheurs privés.  Nous disposons désormais d’undiagnostic partagé de la place de la recherche française dans le monde, de ses forces et de ses faiblesses comme des besoins et des attentes de l’ensemble de notre société.Grâce à cette vision commune, nous pourrons construire une action coordonnée pour répondre aux grands défis de notre temps.   Après le Pacte pour la recherche de 2006 et la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités de 2007, toutes les conditions sont désormais réunies pour faire émerger en France cette société de la connaissance que tous les Européens appellent de leurs vœux depuis le conseil européen de Lisbonne en mars 2000.  C’est désormais vers nos chercheurs et leurs équipes, ingénieurs et techniciens, que nos regards se tournent avec confiance. Au travers de la SNRI, c’est toute la société française qui leur adresse un message clair :nous savons que notre avenir dépend de vous et nous serons à vos côtés pour construire la France de demain.    Valérie PECRESSE
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Sommaire 
 Préface Résumé Introduction Pour un système de recherche et noitdinnova performant s prioritaires La santé, le bienêtre, lalimentation et les biotechnologies Lurgence ivnenemennortale et les logocenheisécot Linformation, la ticaonomcnimu et les logiesonethconan 
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Résumé   
Pendant six mois, 600 personnalités issues de la recherche académique, des entreprises petites et grandes, et du monde associatif ont porté leurs réflexions sur les grandes priorités de la France en matière de recherche et d’innovation. Ces priorités ont été définies au vu des défis scientifiques posés par les chercheurs eux-mêmes, des enjeux auxquels la société dans son ensemble est confrontée, et des opportunités de développement économique de nos territoires.  
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L’exercice a permis de définir cinq principes directeurs et trois axes prioritaires de recherche. Totalement insérée dansun système mondial compétition et de collaboration, la recherche de française doit répondre,dans un cadre européen, aux principes suivants : ƒ la recherche fondamentaleindispensable à toute société de la connaissance. Elle doitest être promue dans toutes ses dimensions, en particulier dans le cadre des très grandes infrastructures de recherche. C’est un choix politique ; ƒ une recherche ouverte à la société et à l’économie le gage de la croissance et de est l’emploi.L’impératif de compétitivitéqui s’impose à notre pays implique de rénover, dans le sens d’une confiance et d’une coopération accrue, le lien entre les institutions publiques de recherche et les entreprises, sur des objectifs concrets, à moyen et long terme. Cette vision globale implique de promouvoir unesociété innovante, dans laquelle l’innovation est non seulement acceptée, mais générée et portée par la communauté des citoyens ; ƒ une meilleure maîtrise des risques et un renforcement de la sécurité sont particulièrement importants dans notre société ; ils doivent donc être des dimensions privilégiées de l’innovation, sociale et culturelle autant que technologique ; ƒ les sciences humaines et socialesau sein de tous les axesdoivent avoir un rôle majeur prioritaires ; elles participent notamment à la construction des interfaces interdisciplinaires dans tous les domaines clés ;
ƒ la pluridisciplinaritéest indispensable pour permettre les approches les plus innovantes et les plus adaptées aux enjeux de notre société. Les organismes de recherche et les universités doivent aussi davantage collaborer avec les entreprises, et plus particulièrement avec les PME, aussi bien dans des pôles régionaux qu’au niveau national créant ainsi unécosystème favorable pour l’innovation et compétitif au niveau européen et mondial.
Les enjeux d’acceptabilité des nouvelles technologies doivent également faire l’objet d’une attention particulière, notamment en termes d’impact environnemental et d’éthique. A ce titre, il conviendra de renforcer la collaboration entre les acteurs de la recherche et les représentants de la société civile et de développer lesefforts de communication, de formation et de diffusiondes connaissances scientifiques à destination de l’ensemble des citoyens. La présente stratégie nationale de recherche et d’innovation retient trois axes de développement prioritaires, parfaitement compatibles avec le soutien maintenu aux domaines de recherche dans lesquels la France a une position forte. Ils ont en commun de répondre à des enjeux de société bien identifiés, de correspondre à des domaines économiques émergents et à forte innovation, et de nécessiter des recherches pluridisciplinaires sur lesquelles la France peut mobiliser un ensemble de chercheurs de premier plan.
 
 
 
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Axe oritairepir n°1 : la santé, le bienêtre, lalimentation et les biotechnologies La demande de la société en matière de recherche sur la santé est croissante et ces domaines sont porteurs de nombreuses opportunités de développement économique pour les entreprises françaises, aussi bien dans le secteur pharmaceutique que pour les nouvelles technologies de la santé. Ce domaine de recherche est donc la première priorité, organisée notamment autour des grands objectifs suivants : ƒ caractériser le vivantdu génome à l’écosystème, pour faire progresser notre connaissance de sa complexité, en particulier : o suivre descohortes, le long terme de la population pour mieuxobservatoire sur comprendre les enjeux de santé publique ; o développer lamodélisation du vivantpour aller vers la simulation et la prédiction ; ƒ miser sur les enjeux les plus importants de santé publique : o comprendre et inventer des thérapies pour maladies neurodégénératives les, en particulier Alzheimer ; o caractériser les causes desmaladies infectieuses, émergentes ou réémergentes, et développer desmédicamentsadaptés ; o développer l’assistance à l’autonomie des personnes dépendantes, personnes de très grand âge ou personnes handicapées, notamment par des solutions technologiques (robotique, télémédecine, télésanté…) ; ƒ prévenir des pathologies par unemeilleure alimentation augmenter la traçabilité des et aliments pour en assurer la sécurité ; l’alimenta tion véhicule aussi d’autres éléments de bien-être : respect de l’environnement, aspects organoleptiques, et identité culturelle ; ƒ construire une passerelle puissante pourcréer des applications médicales à partir des fruits de la recherche fondamentale. C’est le rôle de larecherche translationnelle, qu’il s’agit de renforcer pour établir un lien efficace et pérenne entre chercheurs académiques ou industriels et cliniciens-chercheurs : o développer des technologies clés pour une médecine plus personnalisée et des actes de soins moins invasifs, moins coûteux à qualité au moins égale: diagnostic rapide, imagerie médicale, télémédecine… ; o lancer un « plan biotech » pour doper la croissance des entreprises debiotechnologies et biologie synthétiquedont les perspectives sont considérables.
 Axe erpirrotiia n°2 : lurgence onneenmveinrtale et les écotechnologies Alors que les effets de l’activité de l’homme sur les équilibres globaux de la planète deviennent aujourd’hui visibles, il est urgent d’innover pour assurer un développement plus durable à l’humanité. Outre l’enjeu global de ce défi, les opportunités de croissance pour nos entreprises sont immenses et la France doit faire des écotechnologies une priorité nationale : ƒ comprendre et mieux modéliser du climat l’évolution de la biodiversité et, notamment à l’aide de moyens de moyens de mesure (en particuliersatellite) et de simulation (supercalculateurs) performants ; o comprendre la réaction du vivant aux agressions extérieures (toxicologie et écotoxicologie) liées aux activités humaines et lui assurer une meilleure protection ; ƒ développer desécotechnologies et l’écoconceptionpour concevoir des produits, des services compétitifs ayant un impact environnemental faible, voire nul, tout au long de leur cycle de vie ; ƒ assurerl’avenir énergétique sans carbone avec un équilibre entre recherche nucléaire et recherche sur les énergies renouvelables afin de préserver l’environnement: o inscrire les futures technologies del’énergie nucléaire dans une logique de développement durable : réacteurs de quatrième génération, cycle du combustible, gestion des déchets radioactifs ; o améliorer le rendement descellules photovoltaïquesexistantes et développer les futures technologies de rupture : couches minces et matériaux organiques ; o valoriser la plante entière, et non seulement la partie comestible, dans les nouveaux procédés de production debiocarburantspour éviter une concurrence dommageable dans l’utilisation des terres agricoles ;
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o donner à la France les technologies en matière d’énergie marine des vagues, (énergie des marées et des courants, énergie thermique des mers et éolien off-shore) auxquelles la valorisation de son potentiel maritime exceptionnel doit lui permettre d’accéder ;
ƒ développer des services et des technologies devilles et mobilités durables : o améliorer les motorisations desvéhicules thermiques et préparer la mutation vers les véhicules peu émetteurs de CO2, voire décarbonés (électriques, hybrides) ; o réduire les émissions de gaz à effet de serre et les émissions sonores dutransport aérien, en développant des avions plus performants et en optimisant la gestion de l’espace aérien ; o inventer des modèles de et de villes durables bâtimentsen repensant l’architecture et l’urbanisme et en développant les technologies de stockage de l’énergie.  Axe ioriartprie n°3 : information,L la communication et les nanotechnologies Alors que les technologies de l’information et de la communication sont à l’origine d’une troisième révolution industrielle qui a transformé notre vie quotidienne, certains annoncent déjà la quatrième révolution industrielle avec l’arrivée des nanotechnologies dans l’ensemble des produits manufacturés. Nos entreprises doivent absolument réussir ces révolutions qui sont aussi des opportunités majeures pour lutter contre l’exclusion ou développer des technologies décarbonées. Pour assurer la sécurité et la liberté de tous, l’usage même de toutes ces technologies devra également faire l’objet de travaux de recherche et d’une réglementation adaptée. Les principaux défis qu’il faut relever sont : ƒ développer de nouveaux choix techniques pourl’Internet du futur ou Internet des objets, afin de peser sur les normes internationales, pivot indispensable de la compétitivité de nos entreprises ; ƒ développer des architectures performantes intégrant totalement les aspectshardware et softwarepour accroître fonctionnalités, disponibilité et fiabilité ; ƒ renforcer industries de service (banque, médias, éducation et formationla compétitivité de nos permanente…) et de haute technologie (automobile, aviation…) par une forte capacitéd’édition de logicielsperformants ;
ƒ renforcer notre position sur toute la chaîne des logiciels.Il y a dansla sécurité des logiciels un enjeu social et économique majeur, en ce qui concerne notamment la dématérialisation des transactions et l’utilisation nomade des technologies numériques ; ƒ réussir la révolution desnanotechnologies, dans les domaines de l’électronique, des matériaux et des technologies pour la santé aussi bien que dans celui des énergies renouvelables.   
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Ces cinq principes directeurs et ces trois axes prioritaires de recherche, présentés dans ce document, constituent la référence pour définir l’allocation des moyens du budget de l’Etat et la programmation thématique de la recherche en France. L’identification d’orientations claires encouragera une coordination simplifiée des acteurs de la recherche pour une recherche plus efficace et plus compétitive. Elle permettra d’accroître la coopération public-privé, pour que la recherche irrigue mieux les milieux économiques.
 
 
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 Recherche et innovation, une priorité nationale
Introduction    
Si la connaissance est la finalité première de la recherche, cette dernière a également pour objectif de répondre aux besoins et attentes de la société. A travers les innovations qu'elle suscite et les politiques publiques qu'elle éclaire, la recherche contribue au développement technologique, à la croissance économique, à la santé, à la qualité de vie et au bien-être des citoyens, ainsi qu’à l'enrichissement humain et culturel de notre société. Dès lors, l’élaboration d’une stratégie nationale de recherche et d’innovation constitue l'une des responsabilités majeures de l'Etat.
 Un contexte en pleine mutation 
Recherche et innovation jouent en France un rôle essentiel depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la reconstruction du pays via des grands projets (aéronautique, nucléaire, espace, transports…). Elles ont fait de la France une puissance technologique reconnue comme l’une des premières au monde. Les changements majeurs qui caractérisent la fin du vingtième et le début du vingt-et-unième siècle conduisent, pour rester compétitif, à repenser la politique scientifique, et notamment sa conception, son organisation et ses moyens.
 
Une dimension européenne et internationale de plus en plus prégnante Le bouleversement que constitue l'émergence de nouvelles puissances scientifiques et technologiques dans une société mondialisée démultiplie les ressources consacrées à la science, et accélère l’évolution des besoins de recherche et d’innovation, conduisant à en transformer les pratiques et les structures. C’est dans ce contexte d’internationalisation croissante des activités de recherche et d’innovation que se construit l’espace européen de la recherche qui doit être le creuset de « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde » ainsi que l’a affirmé le Conseil européen à Lisbonne en mars 2000. Aucun pays européen n'a aujourd'hui les moyens d'être présent seul sur tous les fronts de la recherche. C'est en associant des équipes pluridisciplinaires, de cultures, de traditions intellectuelles et scientifiques, et de nationalités différentes, que le potentiel de recherche et d'innovation de chacun des Etats est démultiplié.  
Un lien entre science et société devenu plus complexe Relayées par des médias à l’audience internationale, les catastrophes écologiques, industrielles, économiques et sociales suscitent des peurs qui tendent parfois à donner une image négative de la science et de la technologie. Dans le même temps, il existe une forte demande d’innovations, notamment technologiques, comme en témoignent par exemple les succès de la chirurgie non invasive (comme la chirurgie laser des yeux), d’In ternet, de la domotique et du téléphone portable. La complexité d’un monde contemporain largement dépendant de la technologie, et avec ses interconnexions, ses interdépendances et son caractère multipolaire soulève de nouvelles interrogations. Les questions de sécurité, sous toutes leurs formes prennent donc une importance particulière : sécurité des réseaux, sécurité des circulations et des échanges, sécurité de l’information ou des produits. La politique nationale de la recherche et d’innovation doit prendre en compte ces demandes et ces inquiétudes en rénovant son mode d’intervention. Il s’agit de faire participer plus activement la société et notamment le secteur privé et les collectivités territoriales, de renforcer les relais d’opinion, et de faire bon usage de la construction européenne. Par ailleurs, en appliquant le principe de précaution de manière raisonnée, l’Etat doit veiller à l’amélioration des conditions de vie en société.
 
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