Stratégies nouvelles de prévention de la Commission d'orientation de prévention : rapport

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Bien que la France soit un des pays où l'espérance de vie soit la plus élevée après 60 ans, selon l'OMS, la mortalité avant 65 ans reste élevée. Plus de 160 000 décès annuels sont imputables à des causes telles que diagnostics tardifs de pathologies lourdes, accidents, accès inégal aux soins. Or on peut agir sur ces facteurs de risque en prenant conscience des enjeux de prévention. Ce rapport propose d'articuler les parcours de prévention et de protection sociale, préconise une meilleure organisation territoriale ainsi qu'une promotion de la santé en milieu de travail, en milieu scolaire et universitaire. Il fait référence à l'éducation thérapeutique des patients (ETP), s'agissant notamment des maladies chroniques, suggère des outils et méthodes de dépistage. Il analyse les déterminants environnementaux et préconise des données éthiques et de prévention. Il fait quinze propositions d'actions ayant pour objet de renforcer la dynamique de prévention en santé en s'appuyant sur deux piliers majeurs : éducatif et médical.
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000103-strategies-nouvelles-de-prevention-de-la-commission-d-orientation-de-prevention
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 Ministère de la Santé et des Solidarités 
  
 RAPPORT
Stratégies Nouvelles de Prévention      Commission d’Orientation de Prévention présidée par le Dr Jean-François Toussaint    
15 Décembre 2006
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Stratégies Nouvelles de Prévention
Rapport de la  Commission d’Orientation Prévention        
 
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 SOMMAIRE     Préambule  Lettre de Mission          Résumé Exécutif          Introduction           Orientations  1. Parcours de prévention et protection sociale  2. Inégalités de santé et organisation territoriale  3. Promotion de la santé en milieu de travail  4. Promotion de la santé en milieu scolaire et universitaire  5. Éducation du patient et maladies chroniques  6. Outils et méthodes de dépistage  7. Recherche, évaluation, formation  8. Déterminants environnementaux  9. Ethique et prévention   Recommandations  Propositions d’actions  Conclusion   Bibliographie          Abréviations
p 8 
p 10
p 13
p 17 
p 23
p 31
p 40
p 50
p 56
p 65
p 76
p 86
p 94
p 97 
p 103 p 104 
p 105 p 107 
p 210
p 201
 
p 191
p 122
 
 
 
 
 
 
 
 
 Annexes  Annexe 1 Composition de la commission d’orientation  Annexe 2 Composition des groupes de travail  Annexe 3 Calendrier des sessions et entretiens  Annexe 4 Personnalités entendues dans le cadre des EGP  Annexe 5 Ouverture des états généraux de la prévention  Annexe 6 Verbatims Atelier 1    Atelier 2  Atelier 3  Atelier 4  Atelier 5  Atelier 6  Atelier 7  Atelier 8  Atelier 9
 
 
 
p 113
p 110
5  
 
p 183
p 172
p 115
p 118
p 145
p 138
p 162
p 153
 
 
 
 
 
 
 
 
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                  Le contact périodique avec le système de soins n’est qu’une petite partie de la prévention, beaucoup mieux définie comme un effort collectif de promotion, de préservation et de restauration de la santé.  Il ne peut y avoir d’unanimité sur ses contenus possibles : la notion de risque implique un danger d’importance variable et une perception variable de celui-ci, induite par une communication, elle-même variable, du risque.  La rationalité des comportements vis-à-vis de la santé est des plus variables, aussi bien du côté des personnes que vise la prévention que du côté des professionnels qui souhaitent la mettre en œuvre La mise en place et l’évaluation exigent autant la fermeté que la souplesse.   Joël Ménard,Juin 2006
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  Tu déplaces le stéthoscope de quelques centimètres, autour de la zone palpitante qui vibre sur ma poitrine  Vous sentez quelques chose ? - Oui, je sens des ratés … Vous fumez ? … - et cette douleur, elle a duré combien de temps ?     - … Toi, j’imagine que ça t’as fait un choc. Depuis sept ans, je viens te voir tr ois fois par an, auscultation, prise de tension, pesée, pour finir par l’ordonnance Un client sans histoire. Une fin sans histoire …     Martin Winckler,La maladie de Sachs                       et qui, preste, s’évanouit mais dont la svelte silhouette est si gracieuse et fluette qu’on en demeure épanoui  Georges Brassens Les passantes  
 
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PRÉAMBULE     Ce rapport est la première étape d’une démarche annoncée en janvier 2006 par le ministre de la santé et des solidar ités et mise en œuvre au printemps de cette année.  Cette démarche se fonde sur la nécessité d’établir uneétoctnniiu entre un système de soins, encore essentiellement basé sur le curatif, et les nouveaux enjeux de prévention. Elle vise à in tégrer dans l’approche de soins la prévention primaire (qui cherche à réduire l’incidence d'une maladie dans une population saine), secondaire (per mettant la détection précoce d'une pathologie en vue d’un traitement efficace) et tertiaire (visant à réduire la progression d'une maladie avérée). Elle cible aussi ledécloisonnemententre les nombreux acteurs impliqués par la démarche préventive dans les mondes éducatif, médical, paramédical, social, institutionnel ou de la recherche autour d’un objectif commun : améliorer la qu alité de vie des Français en leur donnant tous les moyens de préserver leur capital santé. Enfin elle vise à promouvoir la culture de l’évaluationle choix et le suivi des politiques, dans des programmes et des actions de prévention.  Les lois relatives à la politique de santé publique et à l’assurance maladie d’août 2004 ont proposé de nombreux outils pour avancer dans cette direction. Certains ne sont cependant pas encore créés, d’autres pas encore appliqués. Si une impulsion forte a été lancée par ces deux lois, tant au niveau national que régional, l’ensemble des plans successifs mis en place peuvent apparaître insuffisamment coordonnés quant à leur volet de prévention, le tout dans un contexte économique complexe. Les acteurs chargés de leur mise en place s’interrogent alors sur la pérennité de leurs actions. C’est donc une démarche de cohérence, mais aussi d’identification et de définition du rôle de chacun des acteurs qui paraît indispensable à la réussite de cette stratégie, d’autant qu’il s’est avéré essentiel d’équilibrer l’ensemble sur deux piliers, l’un éducatif et l’autre médical, en insistant sur le dialogue nécessaire entre ces deux mondes.  Enfin, en accord avec la stratégie communautaire européenne, cette démarche présente également une vision intégrée permettant d’envisager un niveau élevé de prévention en matière de santé avec une mise en œuvre concertée dans les domaines clés des déterminants de santé, de l’éducation, du travail, de l’activité physique, de la recherche et de l’environnement.   
9  MÉTHODE  Le dispositif repose sur : - une Commission d’orientation comprenant 17 experts, à laquelle sont associés les directions du ministère, la CNAMTS, la HAS, les agences et instituts (InVS, Inserm, INCA, INPES), la FNORS, la Mutualité Française, la DGT (travail) et la DGESCO (éducation nationale, enseignement scolaire) ; - un Comité de pilotage comprenant les directeurs d’administration centrale, la CNAMTS, et les conférences des DRASS et des ARH ; -  d’orientation s’est réunie huit ssion la commi :un calendrier volontariste fois depuis juin, avec une première re stitution des travaux le 24 juillet ; de même le comité de pilotage s’est réuni tous les quinze jours au cours de l’été ;  l’audition d’associations de patients, de collectifs d’usagers et de sociétés -savantes ; - des objectifs concrets un rapport d’étape remis le 11 septembre avec 2006, présentant l’état des lieux et formulant des propositions d’évolution des dispositifs de prévention ; - des États Généraux de la Prévention avec des assises nationales, tenues les 16 et 17 octobre à Paris, suivies de forums régionaux et locaux qui auront lieu de décembre 2006 à février 2007 ; - enfin la restitution de l’ensemble de cette démarche nationale et régionale.   Ce rapport présente l’état des lieux au décours des assises nationales, des éléments de réflexion sur les démarches de prévention dans le système de soins français et des perspectives concernant les évolutions à terme.  Il se développe en neuf thèmes et auta nt de chapitres dont chacun débute par une synthèse, suivie de l’exposé détaillé. Sont ensuite présentées les recommandations de la commission, ainsi que les propositions d’actions.    La répartition en groupes de travail a permis de progresser et de réunir l’ensemble des données nécessaires à l’élaboration du constat. De multiples auditions, réunions et échanges, ont été nécessaires pour aboutir à la rédaction des objectifs et propositions, mettant en jeu les membres de la commission et de très nombreux acteurs extérieurs. Les pages suivantes sont le fruit de leur vaste travail collectif.  Qu’ils en soient tous ici remerciés.  
 
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