Programme 2009/2010

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Programme 2009/2010

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Programme 2009/2010
Le Locatairede Joe Orton Du 15 septembre au 17 octobre 2009 Peau de Loupde Caroline Safarian et René Bizac Du 20 au 25 octobre 2009 Mort si j’veuxde François Clarinval Du 16 au 28 novembre 2009 Agamemnon Á mon retour du supermarché, j’ai flanqué une raclée à mon filsde Rodrigo Garcia Du 8 au 26 décembre 2009 Terrorismde Oleg et Vladimir Presnyakov Du 11 janvier au 6 février 2010 Les Monologues voilésde Adelheid Roosen er Du 1 au 27 mars 2010 The Naked Mand’après l’œuvre de Charles Bukowski er Du 1 au 24 avril 2010 Chatroomde Enda Walsh Du 3 au 22 mai 2010 Un Homme est un Hommede René Georges er Du 1 au 19 juin 2010
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CREATION Le Locataire de Joe Orton Mise en scène Derek Goldby assisté par Alexandre Drouet Avec Nicole Valberg, Gérard Vivane, distribution en cours Du 15 septembre au 17 octobre 2009 à 20h30 (relâche les dimanches & lundis) Hommage à Derek Goldby, 20 mises en scène au Poche en 40 saisons! Au cours des 40 dernières saisons, Derek Goldby a assuré non moins de 20 mises en scène qui ont compté parmi les plus grands succès du Théâtre de Poche, notamment :La Famillede Lodewijk de Boer,La Noce chez les petits bourgeois de Bertolt Brecht,L’Eveil du PrintempsFrank Wedekind, de BentMartin de Sherman,Charcuterie Finede Tilly,Dommage qu’elle soit une putainde John Ford,GoodCecil P. Taylor, de La MandragoreMachiavel, de Coeur Normal Le de Larry Kramer,TrainspottingIrvine Welsh, de Sa Majesté des Mouchesde William Golding,Le ColonelOiseau de Hristo Boytchev,Une histoire vraide Howard Neal,Le Lieutenant d’InishmoreMartin Mc Donagh, de American Witch de David Foley,Mythe, Propagande et Désastre en Allemagne nazie et en Amérique contemporainede Stephen Sewell et dernièrementMotortownde Simon Stephens. Derek Goldby, né en Australie, est un metteur en scène de nationalité britannique. Il travaille depuis 40 ans dans le monde entier et en particulier en Angleterre, au Canada, aux EtatsUnis et en Belgique. Il présente notammentRosencrantz et Guildensternsont morts de Tom Stoppard au Théâtre National de Londres et à l’Alvin Theatre de Broadway, pièce qui remporte un «Tony Award ». Il monte deux comédies musicales et une mise en scène qui remportent un énorme succès à Broadway :Les RotschildsJill Clayburgh en 1970 et l'adaptation musicale avec deCésar et Cléopâtrede Georges Bernard Shaw. Il a travaillé à Stratford et mis en scène de nombreuses pièces de William Shakespeare. A Paris, en 1986, Derek Goldby a dirigé Niels Arestrup et Richard Berry dansB29 au Théâtre de la Porte SaintMartin. Adaptateur et metteur en scène de la pièce de Tilly,Charcuterie Fine, il fait connaître cet auteur aussi bien à Londres qu’à Toronto. Il a également mis en scèneLes Joyeuses Commères de Windsorde William Shakespeare au prestigieux Guthrie Theatre de Minneapolis. Plus récemment, Derek Goldby a signé les mises en scène deL’Homme Laidde Brad Fraser au Théâtre de Quat’sous à Montréal,Rough Crossingetde Tom Stoppard Poor Supermande Brad Fraser, pour lequel il obtient leDora Theatre Award de la meilleure mise en scène au Canadian Stage Company à Toronto,Dial for Murderau Canada (Ontario), au Grand Theatre à Londres et Le Misanthropede Molière ;Les acteurs de bonne foide Marivaux etAmour et Pianode Feydeau à l’école de théâtreRose Brufordà Londres.
Joe Orton déclarait qu'il trouvait les gens profondément mauvais, mais irrésistiblement drôles... et il le prouve. 1964,Le Locataire (Entertaining Mister Sloane)débarque comme une météorite sur la scène théâtrale londonienne à une époque où le sexe est encore un sujet tabou. Pour rappel, ce n'est que trois ans plus tard, en 1967, que l'homosexualité sera dépénalisée en Angleterre. La même année l'auteur (immortalisé par Stephen Frears dansPrick up your Ears) se fera assassiner par son amant Kenneth Halliwel, acteur méconnu à qui il avait dédié la pièce. Il faudra attendre quelques années pour que les critiques de théâtre et le public commencent à apprécier l'originalité de l'écriture élégante, inquiétante et hilarante de Joe Orton. Et pourtant, comme le souligne le Financial Time « contrairement à de nombreux scandales,Le Locataireavec les époques en gardant sona évolué impact ». DansLe Locataire, chaque personnage poursuit sans culpabilité l'assouvissement de ses besoins immédiats: Kath, lolita aux fausses dents entre deux âges, persuade Mr Sloane, un jeune homme aussi beau qu'amoral, de devenir son locataire. Laissé seul avec Sloane pour le divertir, Kemp le père de Kath, reconnaît en lui le meurtrier de son patron, toujours recherché par la police. La situation devient de plus en plus complexe quand Ed, le frère lubrique de Kath, débarque...mettant tout ce petit monde à sexe et à sang. Une pièce scandaleusement drôle! La presse à propos de la récente création de la pièce à Londres « S'il existe une pièce plus drôle dans le répertoire anglais depuisL'Importance d'être constantd'Oscar Wilde, je suis incapable de m'en souvenir... » Evening Standard « Je n'ai jamais vu une version de la pièce qui pousse sa violence et son comique à de telles limites, et qui tisse de manière si évidente l'affinité avec le travail de Harold Pinter » Guardian « La vision du monde de Orton est à la fois complètement cynique et miraculeusement rafraîchissante » Spectator
ACCUEIL Peau de Loup de Caroline Safarian et René Bizac mise en scène Caroline Safarian et René Bizac Avec Dominique Dumont et AnneMarie Loop Création lumières: Gaetan van Den Berg Scénographie & costumes: Sophie Carlier du 20 au 25 octobre 2009 à 20h30 A l'issue d'un atelier de théâtre et d'écriture qu'elle a mené à la prison des femmes de SaintGilles, Caroline Safarian a souhaité raconter, avec la complicité de René Bizac, la vie de Gisèle. Peau de Loup, inspiré librement de la vie de Gisèle, est animé d’un désir fort :que ce récit puisse être « utile »… que nous puissions comprendre sans pour autant accepter… Cette démarche de compréhension, dans l’écriture, qui s’est accompagnée d’une nécessaire et légitime empathie, s’est confrontée à nos propres limites. Peuton « excuser » ? La compréhension et l’empathie ne risquentelles pas de victimiser la « coupable » et de négliger la « victime » ? A l’inverse, l’exposition trop crue des faits ne portetelle pas les germes d’un nouveau jugement, devant un nouveau tribunal (le public du théâtre) ? Nous avons tenté de réaliser cet équilibre délicat entre distance et empathie, respect de la victime et compréhension du coupable, expression poétique et souffle du réel. Peau de Louppose un éclairage intime et cruel sur la vie d 'une femme COPRODUCTION Mort si j'veux de François Clarinval mise en scène JeanFrançois Noville Avec Laure Bronkart, Pascaline Crevecoeur, Gaël Maleux, Nabil Missoumi, Caroline Prévinaire Scénographie: Didier Payen Lumières : Xavier Lauwers en coproduction avec la compagnie Ardent Levier Du 16 au 28 novembre 2009 à 20h30 Avec l'aide du Centre des arts scéniques Racket, tabassage, humiliations diverses, agressions, viols et, parfois, meurtres. Les jeunes sontils devenus violents ? A en croire les médias, les statistiques, la violence juvénile connaîtrait ces dernières années une augmentation significative. A en croire les psychologues, les sociologues, les enseignants, les parents, bref, le monde des adultes, les causes seraient identifiées : pas d’avenir, pas de repères, pas de cadre familial stable, etc. Pourtant les dispositifs éducatifs, les mesures judiciaires, le renouvellement des méthodes de suivis, tous ces efforts semblent vains à comprendre et surtout à apporter des solutions. MORT SI J’VEUX se propose d’aborder la nature de cette violence
COPRODUCTION Agamemnon Á mon retour du supermarché, j’ai flanqué une raclée à mon fils de Rodrigo Garcia mise en scène de Pietro Varrasso Avec Frédéric Ghesquière Musique Vincent Cahay Scénographie Olivier Wiame en coproduction avec la compagnie du Singe nu Du 8 au 26 décembre 2009 à 20h30 (relâche les dimanches et lundis) Un père de famille part faire des courses pour le mois au supermarché. Happé par la mécanique bien huilée d’une consommation toute puissante qui prend le pas sur l’humain, il remplit des caddies à outrance. De retour chez lui, devant l’amoncellement des produits achetés, tous inutiles, il se transforme en tyran et se défoule avec violence sur sa femme et son fils. Réalisant qu’il n’est qu’un pantin dans ce système rôdé et éreintant qu’est la consommation de masse, le personnage fuit avec femme et enfant vers un « quelque part ». Sous les étoiles, les pieds sur terre, dans cet ailleurs dégagé du consumérisme, il prend le temps de saisir le système dans lequel il vivait. « On ferait mieux de fermer nos gueules et d’agir pour de bon. » Dans un style loufoque et plein d'humour, Rodrigo Garcia signe une tragédie moderne sous forme de réquisitoire contre notre société de consommation. Rodrigo Garcia, l'auteur Fils de boucher, Rodrigo Garcia est né en 1964 à Buenos Aires, en Argentine. Depuis 1986, cet auteur, scénographe, plasticien, vidéaste et metteur en scène, vit et travaille à Madrid. En 1989, il crée la compagnieLa Carniceria Teatro, dont les spectacles aspirent à quitter les chemins balisés du théâtre traditionnel pour les sentiers parfois déroutants de l'expérimentation. Rodrigo Garcia est influencé dans un premier temps par les écrivains Samuel Beckett, Harold Pinter, Eduardo Pavlovsky, Fernando Arrabal et le metteur en scène Tadeusz, puis par les auteurs de pièces de théâtre Heiner Müller et Thomas Bernhard, et les romanciers LouisFerdinand Céline et Peter Handke. Ses textes font preuve d'un grand engagement politique. Ils ont été montés et traduits dans plusieurs pays d'Europe. Il a reçu des prix pour ses oeuvresRelojetMacbeth imageneset pour la mise en scène deEl dinero,Notas de cocina, etEl Padre. En 2003, Rodrigo Garcia présente en Sicile une adaptation altermondialiste de l'Agamemnonspectacle se termine par une cérémonie militaire oùd'Eschyle. Le l'on rend hommage à des poulets bien cuits, placés par des mains gantées de blanc dans de petits cercueils recouverts ensuite du drapeau américain. Le ton à la fois pamphlétaire et chaleureux de ce théâtre laisse place à des interventions avec le public, sans rien concéder à la provocation et à la dénonciation des absurdités du monde contemporain. Rodrigo Garcia rêve d'un théâtre où « n'importe qui puisse pousser la porte » sans hésiter sur le seuil.
COPRODUCTION BRUXELLES/MONTREAL CREATION EN LANGUE FRANCAISE Terrorism de Oleg et Vladimir Presnyakov Traduction AnneCatherine Lebeau mise en scène Olivier Coyette assisté par Jean Gaudreau Avec Fabien Cloutier, Christian Crahay, Sharon Ibgui, Jacques Laroche, Monique Miller, Mani Soleymanlou, Nicole Valberg, Benoît Van Dorslaer Scénographie Fabien Teigné Eclairages Xavier Lauwers Musique originale Larsen Lupin  Costumes Romain Fabre  Maquillages Suzanne Trépanier  Regie: Jean Gaudreau Une coproduction du Théâtre du Grand Jour (Canada) et du Théâtre de Poche (Belgique) du 11 janvier 2010 au 06 février 2010 à 20h30 (relâche les dimanches et lundis) A travers six séquences tirées de la vie quotidienne, les frères Presnyakov étendent la notion de terrorisme au sentiment de terreur que chacun peut éprouver dans le monde d'aujourd'hui... Cela peut se passer, bien sûr, dans un aéroport, où les risques d'attentat sont craints avec le plus de démonstration spectaculaire, où chacun au fond est suspect. Cela peut se passer dans une chambre, où une femme est attachée au lit par son amant lorsque tout à coup, le gaz ouvert par le mari jaloux fait tout exploser. Comme dans les pièces de Sarah Kane, les frères Presnyakov passent volontiers de la sphère intime à la sphère politique, de nos mondes intérieurs à ce monde extérieur qui s’imprime en nous parfois tellement puissamment qu’il nous déréalise, nous éloigne de nousmêmes. Bâtie comme un jeu de rêve où chaque séquence fait miroir à une autre, (comme dans « la Ronde » de Schnitzler mais dans le désordre), la pièce clôt la boucle par le personnage du début, entouré des deux voix de sa conscience, ou de son rêve. Tout ne futil qu’un rêve ? Les auteurs laissent la question en suspens. Si la pièce demeure ouverte quant à sa signification (ou son « message »), elle est toutefois à mes yeux un avertissement très clair adressé aux spectateurs : n’attendez pas que tout pète pour agir. Il y a une réelle provocation, exhortation à la responsabilité politique, à la prise de conscience et à la vigilance, dans « Terrorism ». Au fond c’est très simple : nous portons cette violence en nous. C’est en nous qu’il faut chercher, qu’il faut voir, et nous verrons au dehors ce que nous ne voyions pas jusqu’alors. Le dehors est le dedans, et vice versa. On peut lire ainsi la pièce comme une réponse, allègre et pleine d’humour, à ceux qui disent « moi je ne fais pas de politique ». Avant que la politique ne s’occupe d’eux, il y a le théâtre pour leur adresser ce petit voyant lumineux et salutaire de civisme et d’autoanalyse. Olivier Coyette, metteur en scène
Terrorisma été créé en 2002 au Théâtre d'Art de Moscou, puis présenté en Allemagne, en Suède, en Pologne, en Irlande, au Royal Court à Londres ainsi qu'en offBroadway à New York. La coproduction du Grand Jour et du Poche sera la première création en langue française de la pièce. Une éblouissante farce apocalyptique! The Guardian Une comédie astucieuse et effrayante! The New York Times Il paraît queTerrorisma été écrit avant le 11 septembre, et bien avant le siège du Théâtre de Moscou... ces deux auteurs russes ont à l'évidence écrit une pièce à un moment opportunThe Times Terrorismpose un regard drôle et amer sur les effets toxiques de vivre dans la peur. ULTIME REPRISE A BRUXELLES AVANT PARIS! Les Monologues voilés Textes: Adelheid Roosen Mise en scène : Adelheid Roosen assistée par Isabelle Wéry Avec Jamila Drissi, Morgiane El Boubsi, Hoonaz Ghojallu Musique et chants: Hassiba Halabi Lumières:Geldof, Verhaart & Den Ottolander Scénographie:Adelheid Roosen Costumes: Alain Wathieu Traduction: Anne Vanderschueren, version scénique Isabelle Wéry Dramaturgie : Dirkje Houtman Décor: Adelheid Roosen Vidéo: Mijke de Jong, Adelheid Roosen Montage: Titus Tiel Groenestege Recherches: Adelheid Roosen, Liesbeth Maas Reprise et tournée du 1er au 27 mars 2010 A l’instar des Monologues du Vagin dans lesquels elle a ellemême joué aux PaysBas, Adelheid Roosen a  pendant de longs mois interviewé plus de 70 femmes originaires de pays islamiques mais vivant aux PaysBas. Les Monologues voilésont rencontré unsuccès phénoménallors de la création en français au Théâtre de Poche en janvier 2008. Le spectacle a été joué à guichets fermés à chacune des 3 reprises. La presse enthousiaste :«Au Poche, Les Monologues voilés lèvent paradoxalement le voile sur cette femme musulmane, nous dépouillant de nos préjugés les plus ancrés»Le Soir «Le public se sent invité à un instant d’intimité partagé (...) Une pièce authentique pour mieux se comprendre entre Occidentaux et Orientaux, entre mères et filles, entre hommes et femmes»La Libre Belgique
COPRODUCTION The Naked Man création originale d'après l'oeuvre de Charles Bukowski Mise en scène Christian Leblicq Avec JeanMarie Pétiniot en coproduction avec Hypothésarts Du 1er au 24 avril 2010 à 20h30 (relâche les dimanches et lundis) The Naked manest une petite tragédie humaine qui raconte l'errance: l'autre, si malade, si paumé, si solitaire, si fautif qu'il soit, cet humain dénudé demeure notre semblable et jamais notre ennemi Comme un coup de poing américain dans la conscience,The Naked Man ne ressemble nullement à une biographie de l'auteur des « Contes de la folie ordinaire ». C'est un poème à la nuit dont le héros, Chinaski, vit des morceaux d'aventures pompés parmi les oeuvres auto (bio)graphiques du célèbre écrivain américain Charles Bukowski. Au milieu d'une arène, on retrouve un certain Chinaski, champion lessivé, séducteur décati, ennemi hargneux de l'Amérique verrouillée et des « bon chic bon genre », pilier des bars miteux, héros dérisoire écumant les basfonds de la dégringolade terminale. Il nous parle tout simplement de société humaine. La presse lors de la création du spectacle en 1995: «JeanMarie Pétiniot incarne un émouvant Naked Man... Avec une grande sensibilité, de la rage à la détresse, JeanMarie Pétiniot fait diaboliquement bien ressentir toute la virulence et l'énergie du personnage ...approchant Bukowski avec passion et intelligence, Pétiniot et Leblicq se dépensent sans compter pour que ce cri venu tout droit des tripes retentisse et percute la tiédeur ambiante»Le Soir «En lettre de néon au milieu de l'enfer... voici l'éloge de l'insécurité faite en forme de confession sur le zinc...» L'Echo «C'est un spectacle où la mise en scène deLes aventure d'un homme mis à nu. Christian Leblicq rend à merveille l'univers de Bukowski alors que JeanMarie Pétiniot ne manque pas d'impressionner» La Libre Belgique Un spectacleinvitation aux zombies slalomant au ralenti à l'ombre de l'univers sarcastique, grinçant et drôle de ce martyr truculent du rêve américain.
REPRISE Chatroom de Enda Walsh Traduction: Xavier Mailleux Mise en scène: Sylvie de Braekeleer Assistante à la mise en scène: Edwige Baily Avec Adriana da Fonseca, Olivier Lenel, Cédric Lombard, Elsa Poisot, Deborah Rouach, Julien Vargas Vidéo: Emmanuel Jespers  Lumières: Xavier Lauwers – Scénographie: Olivier Wiame – Maquillages: Urteza da Fonseca  Costumes : Carine Duarte – Décor sonore: Nicolas Stroïnovsky Avec l'aide du Centre des arts scéniques et de la Cocof Au Théâtre des Doms pendant le Festival d'Avignon 2009 Reprise au Poche du 3 au 22 mai 2010 à 20h30 (relâche les dimanches et lundis) En tournée en janvier et avril 2010 Dans un cyberespace, 6 ados se retrouvent sur un site de chat dont l'objet est la discussion de « sujets coriaces »: « ... On est des somnambules attendant que les choses se passent plutôt que d'agir pour qu'elles bougent. Ce serait tellement génial d'accomplir quelque chose d'important. D'avoir une véritable cause à défendre. » Quête d'une « cause » ou simple envie de partager? Détresse ou jeu de pouvoir? Cette comédie aux dialogues courts et rythmés nous plonge dans une spirale de manipulation alimentée par l'ennui et la frustration de ces six adolescents... Deux d'entre eux se liguent pour pousser celui qui, de prime abord semble plus faible, à commettre un acte irréparable. Entre rire et larmes, très vite, ils le conduisent vers une impasse... Impasse à laquelle l'auteur réserve aux spectateurs une issue pour le moins surprenante. Extraits de presse: «Un spectacle qui secoue et pas seulement les ados qui s'y retrouveront!» Le Soir «Enda Walsh explore les dérives du masque et de l'humain dans un texte joué par 6 comédiens jeunes, fougueux et talentueux» La Libre Belgique «Une pièce singulièrement moderne et iconoclaste, qui aborde un sujet fort peu exploré par le théâtre» Vers L'avenir «On ressort du spectacle plein d'optimisme avec l'envie de sourire, de se dire que le monde est d'autant plus beau qu'il est difficile d'y trouver sa place. Une leçon de vie à voir d'urgence!» Le Ligueur Bien audelà de toutes spéculations sur les bienfaits ou méfaits des sites de chat, Chatroomest l'histoire puissante d'un acte ultime de rébellion adolescente.
CREATION Un Homme est un Homme écrit par René Georges, avec la collaboration de Olivier Coyette, à partir de témoignages recueillis au Burkina Faso. Mise en scène par René Georges et Salifou Kientega Avec Afazali Dewaele, Ansou Diedhiou et Charles Wattara Musicien : Adama Ouedraogo Scénographie: Doa Sada et Olivier Wiame en collaboration avec Xktheater Group, La Compagnie le Roseau à Ouagadougou et le Centre International du Théâtre de Ouagadougou du 1er au 19 juin 2010 à 20h30 (relâche les dimanches et lundis) «Parce que des hommes, des femmes, des enfants prennent des bateaux et viennent accoster sur nos côtes européennes d’Espagne ou d’Italie ; parce que des hommes traversent le désert du Sahara, parce qu’ils prennent la mer en Mauritanie, parce qu’ils s’enferment dans des soutes d’avion au péril voire au mépris de leur vie ; parce qu’ils ressentent un désespoir profond face au manque d’avenir qu’envisagent pour eux leurs responsables politiques ; parce que la Banque mondiale et le FMI font mourir l’Afrique ; parce que la corruption y tue aussi sûrement que le sida ou le paludisme ; parce que l’Etat de Malte a obligé des marins à rejeter à l’eau des réfugiés, contrevenant ainsi aux universels droits de l’homme ; parce que Brice Hortefeux veut rapatrier 25.000 immigrés par an ; parce que Nicolas Sarkozy a osé prononcer son « discours de Dakar » ; parce que le Centre 127 bis et le petit château existent toujours en Belgique et que c’est la honte de notre pays ; parce que l’on y traite des étrangers comme des criminels ; parce qu’il se trouve d’honnêtes citoyens pour défendre la « double peine » ; parce que Sémira Adamu est morte, Yaguine et Fodé aussi, et tant d’autres, et tant d’autres ; parce que nous refusons de ne pas voir, de ne pas entendre ces cris de détresse qui montent de l’Afrique, nous voulons donner la parole aux immigrés, à ceux qui croient encore, envers et malgré tout, que l’Europe leur donnera une vie meilleure, que la France est le pays des Droits de l’Homme etc., etc. A ceux qui rêvent encore, et qui en paient le prix : Barça ou Barça ! Barcelone ou la mort… Donner la parole et dérouler les récits de ces existences, car nous sommes liés et interconnectés, car tous les hommes sont frères (Gandhi), car un homme est un homme (B.Brecht). L’urgence d’un spectacle de théâtre n’a jamais été aussi grande, face à cette « question de l’immigration », qui nous concerne tous, a fortiori quand cette question provoque des morts de femmes, d’hommes, d’enfants.»  Olivier Coyette
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