ASSUÉTUDE AUX MÉDICAMENTS

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ASSUÉTUDE AUX MÉDICAMENTS

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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rale
ASSUÉTUDE XÉDMAMICNEST
AU
A u t e u r s Pierre Chevalier, Monique Debauche, Pascal Dereau, Daniel Duray, Jeannine Gailly, Dominique Paulus et Michel Vanhalewyn
Validée par le CEBAM en janvier 2009
SSMG2009
Assuétude auxacemémidtns
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ROBLÈME
stitue un problème de santé publique pour lequel de nombreux acteurs sont concer-rmaciens, les patients eux-mêmes et en première ligne, les médecins généralistes. rce de prescriptions de substances pour lesquelles à terme, les patients sont suscep-e. Dans ce contexte, cette recommandation met l’accent sur l’implication du méde-des assuétudes aux médicaments prescrits et principalement les psychotropes (séda-rs, antipsychotiques) et les analgésiques. Le médecin de famille joue également un le diagnostic et la prise en charge de l’assuétude (voir chapitres 8 et 9).
lisé dans ce document pour définir « une contrainte physique et psycholo-désir de répéter la consommation d’une ou de plusieurs substances, indé-nces néfastes ».
le second chapitre, de même que d’autres concepts qui y sont liés (tolérance, abus, as réservée aux gros consommateurs de médicaments : une étude allemande montre les doses de benzodiazépines présentent également une forme de dépendance à leur
t concernée par ce problème, vu la consommation impressionnante de certaines es benzodiazépines et les analgésiques (Enquête de santé 2004). Malheureusement, x médicaments lui-même est extrêmement difficile à quantifier dans notre pays. ude aux médicaments n’a été identifiée dans la littérature belge et suivant les experts n est, sans doute, la difficulté de formuler une définition opérationnelle du phéno-’une étude épidémiologique. De plus, ces substances bénéficient d’une acceptation ons à caractère médical. Par ailleurs, de nombreuses substances susceptibles de t pas remboursées, donc non enregistrées par le réseau officiel Pharmanet. ments est un défi majeur pour la santé de la population belge, comme en témoi-ées dans le chapitre 7. Les effets du médicament lui-même peuvent être dangereux, de mémoire et de la concentration lors de la prise de benzodiazépines. Par ailleurs, e (telles que l’angoisse) peuvent se prolonger à l’arrêt du traitement (Folia in, cette consommation inappropriée de médicaments a un coût, tant pour le patient
de aux médicaments nécessite une prise de conscience de la part des patients et des iers disent percevoir la fréquence des phénomènes de dépendance, abus et détour-uête réalisée chez nos voisins français montre que 94 % des médecins généralistes s situations et parmi eux 80 % plus d’une fois par semaine (CHARPAK 1999). La r dans quelle mesure l’importance de ces situations identifiées correspond à l’am-
P destinée à servir d’outil de référence pour le médecin généraliste tant une assuétude aux médicaments soumis à prescription. estions suivantes : e développer une assuétude aux médicaments ? liés à l’assuétude aux médicaments ? n termes de dépistage et de critères diagnostiques) ? du médicament utilisé ? ative, quelle est leur efficacité ? n du médecin généraliste dans le problème des assuétudes aux ent les psychotropes (sédatifs, tranquillisants, antidépresseurs, se aux médecins généralistes, elle insiste aussi sur l’importance aine juridique, particulièrement dans ce domaine de la prescrip-
our définir une contrainte physique et psychologique qui se tra-e ou de plusieurs substance(s), indépendamment des consé-ns la littérature s’est trouvée confrontée à une difficulté. Les dif-s mais les définitions ne sont pas toujours concordantes. Nous sont proposées par des organismes reconnus sur le plan interna-ns sa pratique. Les différents documents publiés par l’OMS et rence (DSM-IV 1996). De plus, nous avons bénéficié d’un docu- Santé » en février 2007 suite à une audition publique « Abus,  ins » (HAS 2007). tion normale par l’existence de dommages physiques, psycholo-ments «abus» (DSM-IV 1996) ou «usage nocif» (OMS). Par est pas dépendant. ce comme un mode d’utilisation inapproprié d’une substance iquement significatif. Elle se manifeste par l’apparition de plu-développement et à la persistance d’une dépendance (HAS 2007) : compense (reward)  un processus de reconnaissance de la substance, même après e de la substance (drug-seeking). situation alors qu’elle crée des dommages physiques, psycholo-de cette situation qui dépasse d’ailleurs le cadre de la consom-
émiologiques
relatives à la dépendance sont peu fréquentes, pour les raisons explicitées en intro-as a étudié la prévalence de dépendance chez les consommateurs de benzodiazépines 15) de patients suivis soit en médecine générale soit en consultation de psychiatrie
naient principalement une consommation de benzodiazépines au moins une fois par e consommation des patients en psychiatrie était de 40 mois, tandis que celle des tait de 88 mois, indiquant, suivant les auteurs, un transfert des prescriptions de la psy-ale.
tait estimée à 40 % chez les patients de médecine générale et à 67 % chez les patients
une estimation de la consommation de produits susceptibles de conduire à une assué-de santé 2004 apportent un éclairage au sujet de la consommation d’analgésiques et e Santé 2004). Respectivement 5,6 % et 4,5 % des personnes interrogées déclarent es et des benzodiazépines durant les dernières 24 heures. Ces médicaments sont plus s femmes et leur consommation augmente avec l’âge. Parmi les personnes de plus de es et de 10 % des hommes ont consommé des benzodiazépines durant les dernières struction est par ailleurs associé à la consommation de benzodiazépines. Un change-paraison difficile avec les précédentes enquêtes de santé. Une augmentation significa-our la consommation de somnifères entre 1997 et 2001 tandis que les consommations ants restaient stables.
ment parmi les plus gros consommateurs européens de benzodiazépines (LEMOINE , 25 % à 30 % des Français adultes avaient consommé au moins une fois une benzo-dente : 25 à 30 % de ces consommateurs en prenaient de manière chronique. Les r ailleurs une progression de 8 % dans les ventes d’hypnotiques entre 1991 et 1997. ce-Maladie relevait que 15 % des ordonnances de médecine générale contenaient au uillisant et 7 % un hypnotique. Une étude de population réalisée en 1990 (KAN 1997) pondants ont eu recours aux benzodiazépines dans l’année écoulée, dont 2 % d’utili-lence est plus élevée dans des sous-groupes de patients identifiés comme consommant es substances.
médecine générale montre une prévalence de 14 % pour l’utilisation des benzodia-ts, cette consommation dure depuis plus de 12 mois (BARBUI 1998). Comme dans sommation est plus fréquente chez les personnes âgées et chez celles dont le niveau ans cette étude cependant, aucune différence significative n’est notée entre hommes
dans une population de patients souffrant de lombalgies chroniques et dont 3 à 6 % ioïdes, un mésusage de ceux-ci est observé dans 3 à 43 % des cas (MARTELL 2007).
États-Unis, les assuétudes concernent 20 à 50 % des patients hospitalisés, 15 à 30 % n de médecine générale et plus de la moitié des patients atteints de pathologies psy-ant d’anxiété et de déficit de l’attention ont un risque important de développer une
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