La représentation de la mort chez les adolescents suicidants : étude de trois articles

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Ecole: UNIVERSITE PARIS 8
Entreprise: aucune
Niveau: BAC + 3
La mort est un sujet, sinon de préoccupation, du moins de réflexion et d'interrogation, prépondérant à l'adolescence. Pourtant, très peu de recherches ont été publiées sur la relation entre représentation de la mort et passage à l'acte suicidaire, il y a lieu de s'en étonner. Ne peut-on pas penser que les recherches sur ce thème pourraient nous permettre de recueillir des informations utiles pour la prévention et la détection des sujets à risque ?
Nous allons présenter ici trois recherches des principaux auteurs ayant travaillé sur la représentation de la mort et le suicide à l'adolescence : Pfeffer, Orbach, Glaubman.
Publié le : dimanche 29 mai 2005
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VANSOETERSTEDE AlineDatDea tdee  dcer édaétipoônt  ::  0219..0065..22000045Niveau : BAC + 3La représentation de la mort chez les adolescentssuicidants : étude de trois articles Copyright © VANSOETERSTEDE Aline Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document under the terms of the GNU Free Documentation License, Version 1.2 or any later version published by the Free Software Foundation; with no Invariant Sections, no Front-Cover Texts, and no Back-Cover Texts. A copy of the license is included in the section entitled "GNU Free Documentation License".
VANSOETERSTEDE Aline (157143)                Mini M émoire La Représentation de la Mort chez l’Adolescent Suicidaire                             LC 82 : Suivi de Travail d’Etude en Psychologie Clniique Année Universitaire 2003/2004   
Sommaire           I – Champ d’étude             II – Présentation des articles  “Suicidal, agressive, and normal children’s perceipotn of personal and impersonal death”           Orbach, Glaubman  “Fears of death in suicidal and nonsuicidal adolescents”    Orbach, Kedem, Gorchover, Apter, Tyano  “Death concepts in suicidal adolescents”      Gothelf, Apter, Brand-Gothelf, Offer, Ofek, Tyano, Pfeffer   III – Analyse   1 – Tableau Récapitulatif         2 – Objectifs           3 – Méthodologies          4 – Echantillon          5 – Résultats et interprétations des auteurs       IV – Projet            V – Bibliographie           VI – Annexes   1 – “Suicidal, agressive, and normal children’s rpception of personal and impersonal death”   Orbach, Glaubman  2 – “Fears of death in suicidal and nonsuicidal adolescents” Orbach, Kedem, Gorchover, Apter, Tyano  3 – “Death concepts in suicidal adolescents ”Gothelf, Apter, Brand-Gothelf, Offer, Ofek, Tyano, Pfeffer  . 3 p p. 4p. 6  7p. pp..  1100  p. 11 pp..  1121  p. 13 p. 15  2
I – Champ d’étud e Statistiques  Dans tous les pays industrialisés, le problème du suicide des jeunes ne fait que s’accentuer depuis la seconde moitié du 2è0me siècle. En France comme dans la plupart des pays occidentaux, le suicide est devenu la deuxième cause de mortalité chez les adolescents de 15 à 24 ans après les accidents de la route. Les tentatives de suicide chez les jeunes représentent environ un tiers des tentatives recensées. Et si le taux de mortalité global chez les jeunes a tendance à diminuer légèrement depuis le début des années 1980, il baisse de manière nettement moins marquée pour la mortalité par suicide. On recense moins de 1000 décès par an (plus de 600 décès en 1999 dont les trois quart masculins) alors qu’on compte environ un décès pour 80 tentatvies. Selon une étude de l’INSERM en 1997, 8% des filles et 5% des garçons font une tentative de suicide à l’adolescence. Le suicide chez les jeunes n’est donc pas un phénomèn eisolé mais un véritable phénomène de société dont les acteurs sociaux doivent s’inquiétre.  L’adolescence et la mort  Il est fréquent et normal pour un adolescent de penser à la mort. On voit souvent les adolescents développer des goûts particuliers pour des groupes de rock qui véhiculent des imageries macabres, aller se promener dans des cimetières, être attirés par les mises en scènes mortuaires ou les symboles de mort. Ces pensées et ces agissements sont normaux et même constructifs car ils permettent une élaboration psychique et symbolique de la mort.  Mais quand un adolescent tente de se tuer, il n’es tplus dans la pensée, il n’est plus dans l’élaboration symbolique, il est dans le passgae à l’acte. Et là où il y a passage à l’acte, c’est qu’il n’y a plus de possibilité de pensera. dLol’escent n’est pas à ce moment-là dans un questionnement philosophique, les raisons de son désir de mourir ne sont souvent même plus identifiables.  Recherches et facteurs de risques  Les études épidémiologiques sont très nombreuses sur le suicide des jeunes. La société française a depuis quelques temps déjà pris conscience de la gravité du phénomène. Les recherches effectuées dans ce domaine ont eu principalement pour but d’identifier des facteurs de risque et de tenter de décrire une population spécifique, avec comme objectifs le repérage de sujets à risque, la prévention et le traitement.  Il n’existe pas de profil type de l’adolescent suiidcant. La plupart des adolescents qui font des tentatives de suicide ne présentent aucune pathologie mentale hormis des symptômes dépressifs (85%) à divers degrés. Les causes du comportement suicidaire sont donc à définir au cas par cas. De nombreux facteurs de risque ont été mis en évidence mais ils sont loin d’être spécifiques. On peut citer parmi ceux-ci :  - les perturbations dans le milieu familial (divorce, décès, addiction d’un parent) - les problèmes comportementaux (absentéisme, violences subies, fugues, addictions...) - les troubles somatiques (troubles du sommeil, douleurs somatiques...) - les troubles psychiques (anxiété, dépression, personnalité antisociale).  Le suicide chez les adolescents est spécifique et se distingue nettement du suicide de l’adulte. Un adolescent qui tente de se donner al mort ne veut pas réellement mourir mais généralement mettre fin à une souffrance qui est devenue insupportable à ses yeux.  3 
L’adolescent cherche à échapper à sa souffrance, àd isparaître, s’endormir... pour vivre une autre vie, renaître.   On voit bien que la mort est un sujet, sinon de préoccupation, du moins de réflexion et d’interrogation, prépondérant à l’adolescence. oPurtant, très peu de recherches ont été publiées sur la relation entre représentation de la mort et passage à l’acte suicidaire, il y a lieu de s’en étonner. Ne peut-on pas penser que le srecherches sur ce thème pourraient nous permettre de recueillir des informations utiles pour la prévention et la détection des sujets à risque ?  Nous allons présenter ici trois recherches des principaux auteurs ayant travaillé sur la représentation de la mort et le suicide à l’adolesecnce : Pfeffer, Orbach, Glaubman. Tous ces articles ont été publiés en anglais. Afin d’avior une vision assez large de la recherche dans ce domaine nous avons choisi d’étudier trois raticles portant sur deux populations différentes (enfants et adolescents) et publiés à deux époques différentes (années 70 et années 90).   II - Présentation des recherches   1er Article  « Suicidal, agressive, and normal children’s perception of personal and impersonal death » Israel Orbach and Hanayah Glaubman (1978)  Contexte  L’existence de comportements suicidaires chez l’eannft a été montrée au début des années 1970 et les explications apportées à ce phénomène ont été les mêmes que pour le suicide adulte. Mais Orbach et Glaubman (1977) ont suggéré que les conduites suicidaires des enfants pourraient être en partie attribuées à leur représentation de la mort. En effet, ce n’est qu’entre 10 et 12 ans que les enfants terminte d’élaborer une représentation mature de la mort. Une représentation de la mort, non mature, pourrait donc avoir un rôle de facilitation du comportement suicidaire. La représentation de la mort a plusieurs facettes. On distingue les croyances sur sa propre mort de celles concernant la mort d’autrui. Ces deux croyances peuvent avoir des contenus différents voire contradictoires. Les auteurs avancent deux hypothèses possibles à la distorsion de la représentation de la mort chez l’enfant : - L’idéation suicidaire serait une menace pour l’eanfnt qui provoquerait de l’angoisse. Pour s’en défendre, l’enfant modifite rsaia représentation dans une direction plus optimiste (la mort devient un état de satisfaction des besoins, l’état de mort possède des propriétés de vie etc.) - Une représentation de la mort éloignée de la réalité serait le reflet d’une mauvaise interprétation des faits et des expériences due au niveau de développement de l’enfant.  Objectif et Hypothèses  L’objectif de l’étude était de tester l’hypothèse losn laquelle le comportement suicidaire des enfants serait lié à leur représentation de la mort. Ainsi, les auteurs s’attendaient à trouver chez les enfants suicidairse, une représentation significativement   4
différente de celles des enfants non suicidaires. Les premiers seraient moins réalistes sur l’irréversibilité de la mort, croiraient plus souvnet à la vie après la mort, et auraient plus tendance à attribuer les causes de la mort à de l’autodestruction. Un objectif secondaire était de chercher si les distorsions de la représentation de la mort sont dues à des troubles du fonctionnement cognitif ou à des mécanismes de défense (contre les idées de mort). Dans le cas où elle serait due à des troubles cognitifs, les auteurs s’attendaient à ne trouver aucune différence dans al représentation de la mort des enfants suicidaires, agressifs ou normaux. Si la distorsion de la représentation était due à un mécanisme de défense, ils s’attendaient à trouver lpus de représentations non réalistes chez les enfants suicidaires (en particulier pour la mort propre), indépendamment du QI des enfants.  Méthode   Echantillon Les auteurs ont testé leurs hypothèses sur un échantillon de 21 enfants dont : 7 enfants suicidaires (tentatives de suicides ou menaces de suicide), 7 enfants agressifs et 7 enfants normaux. Ces enfants ont été choisis dans des écoles israéliennes de la même région et de niveau socio-économique faible. (Age : 10 à 12 ans, 13 garçons et 8 filles).  Matériel L’évaluation s’est faite au moyen de tests et de qeustionnaires réalisés en entretiens individuels : - Une version modifiée du questionnaire sur la mort utilisé par Koocher (1974) : questions sur les causes de la mort, ce qui se passe après la mort et l’irréversibilité de la mort, posées à propos de sa propre mort et de la mort d’autrui - Une évaluation du QI par le WISC, comme indicateur du fonctionnement cognitif - Un questionnaire évaluant le concept de vie (Safier, 1964), pour créer une ambiance non menaçante   Passation  En entretiens individuels étaient administrés le sub-test des similarités du WISC, le questionnaire sur la représentation de la vie et le questionnaire sur la représentation de la mort (questions basées sur des travaux de Koocher en 1974, sur sa propre mort et la mort d’autrui). Les réponses recueillies au dernier quetsionnaire étaient classées en plusieurs catégories indépendantes : Causes de la mort : Naturelle, brutale, auto-destruction Après la mort : Enterrement, fin des activités, détérioration du corps, continuation des activités de vie, référence aux réactions des autres, autre Peut-on revivre après la mort : impossible, sous une autre forme, autre Le questionnaire sur la représentation de la vie était utilisé pour créer une atmosphère non menaçante pour les enfants. Après l’entretien on viellait à demander aux enfants leurs impressions, aucune réaction négative n’a été obsevrée.  Résultats  Les principaux résultats ont montré que le groupe d’enfants agressifs avait plus souvent tendance à attribuer la mort à des causes brutales que le groupe suicidaire, lui-même donnant plus souvent ce type d’attribution qu ele groupe normal. Le groupe suicidaire lui, citait plus souvent le suicide et l’autodestrcution. Quant au groupe normal, il attribuait plus souvent la mort au grand âge et à la maladie. De plus, le groupe suicidaire attribuait des propriétés de vie à l’état de mort dans des proportions plus importantes que les autres groupes (ce résultat était significatif pour les questions portant sur leur propre mort mais pas sur la mort d’autrui). Les enfants suicidaires,   5
à propos de leur propre mort, montraient une croyance dans le retour à la vie après la mort plus importante que les deux autres groupes.  (Les interprétations données par les différents auteurs à leurs résultats sont présentés dans la partie Analyse.)   2ème Article  « Death Concepts in Suicidal Adolescents » Doron Gothelf, Alan Apter, Ayelet Brand-Gothelf, Noa Offer, Hadas Ofek, Sam Tyano and Cynthia R. Pfeffer (1997)  Contexte   Beaucoup de recherches ont été effectuées sur le développement de la représentation de la mort chez les enfants et on peut conclure de ces études que dès 7 ans, la mort est perçue comme irréversible, inévitable et universelle. Les études cherchant un lien entre cette représentation et le niveau intellectuel des sujets ont obtenu des résultats mitigés.  Le comportement suicidaire des adolescents reflète un souhait de disparaître temporairement et il a été montré que les représentations de la mort des adolescents pouvaient varier de manière importante dans leur maturité d’un individu à l’autre. Il a donc paru étonnant aux auteurs que l’influence de ces représentations sur le comportement suicidaire n’ait pas été investiguée. Cette influecne a par ailleurs été mise en évidence chez les enfants. Une étude de Pfeffer (1986) suggère que chez les enfants, l’état émotionnel peut avoir une influence sur la perception de la mort.  Objectif  L’objectif de la recherche était d’étudier la reliaotn entre les composantes du concept de mort (identifiées par d’autres auteurs : préoccupation par la mort, évaluation de la mort comme un état plaisant et perception de l’irréversbiilité de la mort) et le comportement suicidaire des adolescents. Les auteurs supposaient également que la relation entre représentation de la mort et potentiel suicidaire serait influencée par des facteurs émotionnels.  Hypothèses  Les hypothèses étaient opérationnalisées ainsi : - L’évaluation de la représentation de la mort peu tpermettre de différencier les groupes de patients suicidaires des non suicidaires (les adolescents suicidaires seraient plus préoccupés par la mort et l’évalueraient comme plu splaisante et réversible). - Les composantes de la représentation seraient différentes entre les adolescents suicidaires hospitalisés et les adolescents admis aux urgences pour tentative de suicide. - La relation entre la représentation de la mort et le potentiel suicidaire serait influencée par des facteurs affectifs. Quand le comportement suicidaire est accompagné de dépression, d’anxiété ou d’agressiév,it les trois composantes de la représentation évaluées dans l’étude seraient puls altérées.        6 
Méthode   Echantillon  L’échantillon était composé de 51 patients suicidaries (hospitalisés), 102 patients non suicidaires (hospitalisés dans la même unité pour d’autres raisons), 36 sujets des urgences (accueillis pour TS) et 81 sujets contrôles (lycéens). Tous les sujets étaient des juifs d’Israël. L’âge des sujets n’était pas présenté dans l’aret.i cl  Matériel L’évaluation était faite par le biais de tests : - La Pfeffer’s Child Suicide Potential Scale (1986 )- Un Test de QI (WISC-R) - Une Evaluation des émotions (dépression : Beck Depression Inventory, Beck et al., 1988 et anxiété : State-Trait Anxiety Inventory, Spielberg et al., 1970) - Diagnostics psychiatriques effectués en fonction des critères du DSM-IV   Passation  Les patients hospitalisés étaient interrogés deux semaines après leur admission et diagnostiqués sur les critères du DSM-IV. Les scores à l’échelle CSPS (exploration en entretien semi-directif des émotions du sujet, comportements, histoire familiale, fonctionnement du sujet, représentation de la mort) étaient attribués sur la base d’informations recueillies auprès des adolescents e(n entretien), de leurs parents (entretien quelques jour après leur enfant) et des dossiers médicaux.  La même procédure était utilisée avec les adolescents suicidants accueillis aux urgences (mais le jour de leur TS). Les sujets du groupe contrôle (sans pathologie) étaient recrutés grâce aux listes électorales. Aucune sélection n’a été faite sur la base de diagnostics psychiatriques afin d’éviter le biais de groupe « supernormal ».  Résultats  Les résultats ont montré qu’il n’y avait pas d’uinefnlce du niveau de QI, du sexe ou du type de psychopathologie sur aucune des trois composantes du concept et qu’il n’y avait pas de différence entre les groupes sur la perception de l’irréversibilité de la mort. Le groupe suicidaire a montré une perception de la mort comme plus plaisante et une plus grande préoccupation par la mort que le groupe non suicidaire. Mais le groupe des urgences était significativement moins préoccupé par la mort que les trois autres groupes. Une corrélation a été observée entre la suicidalité et l’évaluation de la mort comme un état plaisant. Aucune corrélation n’a été trouvée avec al préoccupation par la mort (la corrélation devient significative quand on contrôle les facteurs émotionnels : dépression, anxiété, agressivité).   3ème Article  « Fears of Death in Suicidal and Nonsuicidal Adolescents » Israel Orbach, Peri Kedem, Orna Gorchover, Alan Apter, and Sam Tyano (1993)  Contexte   Il a été montré que les enfants suicidaires avaient moins peur de la mort que les enfants « normaux ». Cette observation a été interprétée par Orbach et Glaubman (1979) comme un mécanisme de défense contre l’angoisse qu iaugmente face à des pulsions de suicide. Il a été également montré que les adolescents normaux avaient plus peur de la mort   7
que les enfants normaux. Les adolescents, face à leur angoisse de la mort, adoptent deux attitudes : soit un mélange de déni et de défense contre-phobique, soit une idéalisation de la mort. Pour les auteurs, on peut se demander quelle relation entretiennent les adolescents avec la mort quand ils ont des idées ou des pulsions de mort ou quand ils planifient leur suicide.  La peur de la mort est un phénomène complexe. Florian (1983) a mis au point un modèle multifactoriel de la représentation de la mort et élaboré un outil pour la mesurer. Ce modèle décrit six types de peur : peur de la perte et de l’annihilation de soi, peur de la perte de l’accomplissement personnel, peur de la perte d el’identité sociale, peur des conséquences pour la famille, peur de l’inconnu, peur de la punition dans l’au-delà. Ce modèle permet une approche plus qualitative du phénomène.   Objectif   Le but de l’étude était d’utiliser le modèle mulaticftoriel de Florian (1983), qui décompose la peur de la mort en six éléments distincts, pour mettre en lumière des différences qualitatives dans la peur de la mort entre les adolescents suicidaires et non suicidaires. Mais les chercheurs n’ont émis aucuneh ypothèse particulière.  Méthode  Echantillon L’échantillon était composé d’un groupe suicidair e( 24 patients hospitalisés en psychiatrie avec des antécédents de tentatives de suicide), d’un groupe psychiatrique (20 adolescents sans antécédent suicidaire) et d’un groupe contrôle (27 adolescents du lycée de Tel Aviv). L’âge des sujets allait de 15 à 17 ans.  Matériel Les mesures étaient effectuées à l’aide de tests : - La Fear of Personal Death Scale (Florian et Kravetz, 1983), utilisée pour 5 types de peur (a- Peur de la perte de la réalisation personnelle; b- Peur de l’annihilation; c- Peur la perte de l’identité sociale ; d- Peur des conséquences pourl a famille; e- Peur mystique de l’inconnu) - L’Israeli Index of Potential Suicide (IIPS, Bar-Joseph et Tzuriel, 1985)  Passation Les sujets ont d’abord été sélectionné sur la based e leurs dossiers médicaux. Seuls les sujets ayant fait les tentatives les plus « sérieuses » ont été retenus. Le groupe psychiatrique était apparié avec le groupe suicidaire pour le sexe, l’âge et le diagnostic. Les sujets normaux ont été choisis sur la base d’entreuves avec leurs professeurs. Pour les groupes suicidaire et psychiatrique, un questionnaire d’informations générales était rempli par les sujets en petits groupes (3 à 4), puis la Fear of Personal Death Scale et l’IIPS étaient passé dans un ordre aléatorie. Pour le groupe normal les mesures étaient faites en classe. La passation durait environ 30 minutes. L’étude était présentée comme une recherche sur le ressenti des adolescents à propos de la mort.             8 
Résultats  Les résultats étant très denses et difficiles à synthétiser, nous allons présenter les cinq composantes évaluées afin de pouvoir les citer par des abréviations (la dernière composante du modèle de Florian n’a pas été retenu ecar dépendant trop des croyances religieuses des sujets) : A – Peur de la perte de l’accomplissement personn elB – Peur de l’annihilation C – Peur de la perte de l’identité sociale D – Peur des conséquences pour la famille E – Peur de l’inconnu   Graphique I : Distribution des cinq types de peur évalués dans les trois groupes   A  B  C  D E  l’accPoemrtpel isdse ement annPirhoilpartei on lP’eirdtee ndtiet é Csounr sléa qfuaemnilclee s l’Pienucr odnen u personnel sociale  Peur de la mort Le groupe suicidaire montrait moins de peur que le groupe psychiatrique pour les facteurs A, B et E et moins que le groupe contrôle pour les facteurs A et E. Bien que globalement le groupe psychiatrique montrait plus de peur de la mort que le groupe contrôle, le profil entre les deux groupes était similaire et aucune différence significative n’a été trouvée. Le profil du groupe suicidaire était par contre significativement différent de celui du groupe contrôle. L’intensité de la peur dans le gruope contrôle était différente selon les cinq composantes contrairement au groupe suicidaire qui montrait un niveau semblable de peur pour les cinq facteurs.  Relation entre peur de la mort et comportement suicidaire Une corrélation négative a été trouvée dans le groupe suicidaire entre la peur de la mort (globale) et le potentiel suicidaire (corrélation négative entre les facteurs A, B et E et le potentiel suicidaire). Plus le potentiel suicidaire était grand, moins la peur de la mort était importante. Mais aucune corrélation n’a été trouvé epour le groupe psychiatrique sauf pour la peur de la perte de l’accomplissement personnel (crorélation négative).   9
Hyp 1 Hyp 2  Le groupe contrôle a montré un pattern contrasté. Globalement, la corrélation était positive entre peur de la mort et potentiel suicidaire. Donc plus le potentiel suicidaire était important, plus la peur de la mort augmentait.   III – Analyse  Tableau I : Récapitulatif des différentes recherches étudiées  Article 1 Article 2 Article 3 Explorer les relations Utilisation du modèle Déterminer l’existence entre les de Florian pour ou non d’un lien entre composantes de la étudier les différences Objectif représentation de la représentation  de la dans les mort et tendance mort et le représentations suicidaire chez l’enfan tcomportement d’ados suicidaires ou suicidaire non suicidaires Le comportement La représentation de suicidaire des enfants la mort est différente est lié à leur chez les ados  représentation de la suicidaires ou non mort suicidaires La distorsion de la représentation est-elle laL erse pcroémsepnotsaatinotne ss odnet  due à un dysfonctionnement différentes entre ados cognitif ou à un hospitalisés pour TS et ados admis aux mécanisme de urgences après TS défense ? La relation entre la représentation et la  suicidalité est  influencée par des facteurs émotionnels 51 patients suicidaires 7 enfants suicidaires 36 sujets des 24 patients suicidaires 7 enfants agressifs urgences (admis pour 20 patients psy 7 enfants normaux TS) 27 sujets normaux 102 patients psy 81 sujets normaux Echelle de potentiel Questionnaire sur la suicidaire Echelle de peur de la mort Test de QI mort Matériel Test de QI Evaluation des Echelle de potentiel Questionnaire sur la vie émotions (échelles) suicidaire  Diagnostics DSM-IV Entretiens individuels Passation Entretiens individuels (ados et parents) +  recherche dans les dossiers Hyp confirmées Hyp 1 et 2 Hpyapr t1i,e l2le, mHeypn t 3 Pas d’Hyp    Hyp 3 Echantillon  01
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