La présence du Brésil dans l'oeuvre de Blaise Cendrars, The presence of Brazil and the work of Blaise Cendrars

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Sous la direction de Alain Vuillemin
Thèse soutenue le 09 décembre 2009: Artois
Le Brésil est entré dans la vie et dans l’œuvre de Blaise Cendrars à la suite d’une rencontre faite à Paris avec Oswald de Andrade et Paulo Prado, qui l’invitèrent à se rendre au Brésil en janvier 1924. Blaise Cendrars y retournera en 1926 et en 1928. Ces voyages ont marqué ses écrits d’une manière très profonde. Á bien des égards, ses récits, ses romans, ses reportages, ses essais, ses recueils de poèmes ultérieurs reconstituent les étapes d’un voyage initiatique, à la découverte du Brésil. L’écrivain franco-suisse est entré en totale communion avec le Manifeste sur la poésie Pau Brasil (1922) et le Manifeste Antropophage ‘1928) d’Oswald de Andrade et avec les conceptions modernistes de Mário de Andrade et de Paulo Prado, qui appelaient les écrivains et les artistes brésiliens à s’insurger contre la dépendance intellectuelle et culturelle du Brésil par rapport à l’Europe. Il leur empruntera beaucoup tout en inversant leur démarche. La démarche adoptée reconstitue les étapes principales par lesquelles Blaise Cendrars s’est construit une image très personnelle du Brésil. Le processus s’est affirmé dés son embarquement, au fur et à mesure qu’il s’est approché des côtes du Brésil. Il s’est nourri ensuite de la découverte d’un Brésil primitif, de réflexions sur le caractère métissé du peuple brésilien, sur ses principaux types humains, insolites, emblématiques, et enfin sur les transformations du Brésil moderne, immédiatement contemporain, dans les années 1920-1930. Ce faisant, Blaise Cendrars renverse le cheminement des modernistes brésiliens. C’est lui, l’européen, franco-suisse, qui aura cherché à se nourrir dans ses écrits des idées et des convictions d’Oswald de Andrade, de Mário de Andrade et de Paulo Prado
-Brésil
-Modernisme
-Histoire
-Métissage
-Villes
-Littérature
Brazil came into Blaise Cendrars’life soon after his meeting with Oswald de Andrade and Paulo Prado, who have invited him to visit Brazil in 1924. Blaise Cendrars will return to this country in 1926 and 1928. These trips have marked his writing in a very profound way. In many aspects, his narratives, his novels, his news articles, essays and following poems reconstitute the stages of an initiatic travel, that of the discovery of Brazil. The French – Swiss writer experienced total communion with the Pau Brazil Manifesto (1924) and the Cannibal Manifesto (1928) by Oswald de Andrade, as well as the modernists conceptions of Mário de Andrade and Paulo Prado, who appeal for a new Literature, against the cultural and intercultural dependence of Brazil towards Europe. Inverting the situation, Blaise Cendrars will make use of the modernists contributions and proposals. The line of study here adopted reconstitutes the main stages through which Blaise Cendrars built a quite personal image of Brazil. The process starts since his departure, and continues as he approached the Brazilian coast. He nurtured a dream of a primitive Brazil, from reflections about the mixed character of the Brazilian people, about its main unusual human types, emblematic; and finally, about the transformations of the modern Brazil, immediately contemporary, since the decades of 1920 – 1930. Therefore, it will be the European, the French-Swiss that will nurture himself, by his writing, from the convictions of Oswald de Andrade, Mário de Andrade and Paulo Prado.
Source: http://www.theses.fr/2009ARTO0010/document
Publié le : mercredi 26 octobre 2011
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P.R.E.S. UNIVERSITÉ LILLE-NORD DE FRANCE

U.F.R. LETTRES ET ARTS
THÈSE DE DOCTORAT
en Littérature comparée

Maria Conceição COSTA de CARVALHO

La présence du Brésil dans l ’ œuvre de Blaise Cendrars


Thèse dirigée par :
Alain VUILLEMIN
Professeur de Littérature comparée


Soutenue le 09 décembre 2009
Jury :
Mme Idelette MUZART-FONSECA DOS SANTOS, Professeur à l’université Paris-Ouest
M. Jacques CHEVRIER, Professeur Émérite à l’université de Paris-Sorbonne (Paris 4)
M. Alain VUILLEMIN, Professeur à l’université d’Artois




Dédicace









À


Marinaldo,

Marcela,

Marta et Arthur


REMERCIEMENTS


Je voudrais exprimer ma profonde gratitude à Monsieur le Professeur Alain
VUILLEMIN, de l‟Université d‟Artois, qui a bien voulu assurer la direction de cette
thèse, déployant tous les efforts nécessaires pour que ce projet arrive à bon port. Il
n‟a cessé de me stimuler par ses encouragements et de m‟éclairer par ses remarques
précieuses et ses suggestions constructives.
Je suis heureuse d‟adresser mes plus vifs remerciements à Madame Celina
Sheinowitz, qui m‟a fait connaître l‟œuvre de Blaise Cendrars à l‟Université d‟État
de Feira de Santana. C‟est elle la marraine spirituelle de ce travail, celle dont le
soutien constant au fil des ans et les conseils ont été inestimables et m‟ont permis de
mener à bien cette thèse.
Mes sincères remerciements à la Professeure Leonor Lourenço de Abreu
pour les innombrables polycopiés qui m‟ont énormément aidée à enrichir ma thèse,
tout comme au Professeur Cláudio Cledson Novaes, de l‟Université de Feira de
Santana, en Bahia, pour m‟avoir permis de consulter plusieurs de ses livres et pour
nos discussions.
À mes collègues de l‟École Doctorale, Évila de Oliveira Reis Santana,
Roselene Guimarães et Humberto Luiz de Oliveira, tout comme à mes amis Alana
de Oliveira Freitas El Fahl, Flávia Anninger et Arlindo Mendes Lima pour leur
soutien constant.
À ma mère, aujourd‟hui âgée de 97 ans, qui, tout au long de cette période,
s‟est intéressée à cette recherche.
Qu‟il me soit permis d‟exprimer ici ma reconnaissance à toutes les autres
personnes qui, de près ou de loin, m‟ont soutenue dans ce travail de recherche. AGRADECIMENTOS


Eu gostaria de exprimir minha profunda gratidão ao Professor Alain
VUILLEMIN, da Universidade de Artois, que tão bem assegurou a direção desta tese
empenhando todos os esforços necessários para fazer realizar este projeto. Não
cansou de estimular-me através dos seus encorajamentos e esclarecimentos, por meio
de observações preciosas e sugestões construtivas.
Sinto-me feliz em encaminhar meus mais vivos sentimentos à Professora
Celina Sheinowitz, que me apresentou o poète Blaise Cendrars, na Universidade
Estadual de Feira de Santana, também madrinha espiritual deste trabalho, cuja força
constante no decorrer desses anos, assim como os conselhos, me foram inestimáveis,
permitindo-me conduzir bem esta tese.
Meus sinceros agradecimentos à Professora Leonor de Abreu da
Universidade da Bélgica pelas inúmeras apostilas enviadas, as quais me serviram
para enriquecimento desta tese; da mesma forma ao Professor Cláudio Cledson
Novaes, da UEFS, por disponibilizar-me vários dos seus livros e por algumas
discussões.
Aos meus colegas de doutoramento Évila de Oliveira Reis Santana,
Roselene Guimarães e Humberto Luiz de Oliveira pelo apoio e pela troca constante,
assim como às amigas e colegas Alana de Oliveira Freitas El Fahl, Flávia Aninger e
Arlindo Mendes Lima pelo apoio e incentivo constantes.
À minha mãe, hoje com 97 anos, que ao longo deste período se interessou
por esta pesquisa.
Que me seja permitido aqui exprimir meu reconhecimento a todas as outras
pessoas que de perto ou de longe me deram força neste trabalho de pesquisa. TABLE DES MATIÈRES


INTRODUCTION GÉNÉRALE 08
I. Cendrars avant le Brésil 09
II. La rencontre des Brésiliens 11
III. L‟arrivée au Brésil 18
IV. L‟apport des critiques 29
V. Les chemins de la découverte 36

45 CHAPITRE I. LE BRESIL (RE)-DECOUVERT
I. 1 Les relations de voyages 46
I. 2 La palette et les dessins de Tarsila do Amaral 50
I. 3 Cendrars et Tarsila do Amaral 54
I. 4 Le voyage de Cendrars 56
I.5 La terre en vue 60
I.6 Le débarquement 63
I.7 Une la nature splendide 65
I.8 Le menu fretin 74
I.9 Brésil moderne 76
I.10 L‟agitation portuaire 77
I.11 São Paulo : la ville découverte 80
Conclusion 90

CHAPITRE II. LE BRESIL PRIMITIF 94
II.1 La genèse du primitivisme 100
II.2 Le Brésil primitif dans la prose de Cendrars 102
II. 3 La présence de la forêt 103
II.4 La forêt découverte 105
II. 5 La forêt pénétrée 108
II.6 Le ciel brésilien 113
II.7 Les légendes 118
II.8 Les oiseaux 124
II.9 Les personnes 133
Conclusion 139
CHAPITRE III. LE BRESIL METISSE 143
III.1 En rapprochant les œuvres 147
III. 2 Sources 149
III. 3 Documentaire 151
III. 4 Découverte 155
III. 5 Idée de paradis 156
III. 6 Peuples du lieu 158
III.7 Peuplement 160
III.8 La soif des richesses 162
III.9 Métissage 163
III.10 Types raciaux 164
III.11 Sur les théories 168
Conclusion 174

CHAPITRE IV. LE BRESIL HUMAIN 179
IV. 1 Autres types grotesques 181
IV. 2 Le prisonnier aux violettes 182
IV. 3 Le chef de gare 184
IV.4 « Fébronio Indio do Brazil » 184
IV. 5 Cicerão 187
IV. 6 Carnavalisation et antropophagie 189
IV.7. Le grotesque satirique dans la parodie : „Colonel‟ Bento et Macounaïma 193
IV. 8. Bento et Macounaïma 194
IV. 9 Origine 197
IV. 10 Infraction aux régles du savoir vivre 199
IV. 11 La sensualité 203
IV.12 Récits de Bento et Macounaïma 205
IV.13 Retrouvailles avec la tradition 210
IV.14 La mort 212
IV.15 Une allégorie commune 214
Conclusion 216



CHAPITRE V. LE BRESIL CONTEMPORAIN 220
V.1 Brésil rural 225
V.2 Brésil urbain 228
V.3 Bahia moderne 228
V.4 Rio de Janeiro 231
V. 5 Belo Horizonte 236
V.6 Brasilia 237
V.7 São Paulo et Oswald de Andrade 242
V.8 Recife 244
V.9 Macounaïma à São Paulo 245
V.10 Macoumba à Rio de Janeiro 248
Conclusion 249

CONCLUSION GÉNÉRALE 255
I. Une présence centrale 256
II. Une description composite 261
III. Une vision partagée 266
IV. Une perception personnelle 269
V. Une réception ambiguë 271

INDEX 281

BIBLIOGRAPHIE 286

RÉSUMÉ 302

303 ABSTRACT INTRODUCTION GÉNÉRALE


Rien ne prédisposait Blaise Cendrars à découvrir le Brésil ni à s‟y rendre à
plusieurs reprises, en 1924, en 1926 et en 1927-28. Le Brésil entra dans sa vie
presque subrepticement, par l‟intermédiaire de la musique, quand il accepta de
collaborer, vers la fin de l‟année 1922, ou au tout début de 1923, à l‟élaboration du
livret La Création du Monde, un ballet dont la musique avait été conçue par Darius
Milhaud et les décors ainsi que les costumes par Fernand Léger. Créé le 25 octobre
1923 au théâtre des Champs-Élysées par la compagnie des Ballets Suédois, ce ballet
de La Création du Monde était fortement marqué par les rythmes du jazz et aussi par
les accents de la musique d‟Heitor Villa-Lobos, originaire de Rio de Janeiro, venu à
Paris en 1923 avec une bourse. Or Heitor Villa-Lobos avait lui-même participé
l‟année précédente à la célèbre Semaine d‟Art Moderne à São Paulo, aux côtés de
Tarsila do Amaral, une artiste-peintre, et d‟Oswald de Andrade, un poète. C‟est dans
ces circonstances que Blaise Cendrars fut amené à rencontrer à Paris, le 28 mai 1923,
Tarsila do Amaral et son futur époux Oswald de Andrade. C‟est aussi pendant cette
période que Cendrars fit la connaissance de Paulo Prado, un homme d‟affaires
brésilien, un magnat du café, né à São Paulo et installé à Paris depuis 1897, dont
l‟épouse, Marinette Prado, était française. Paulo Prado était un lettré et un mécène.
C‟est lui qui invita Blaise Cendrars, à la demande d‟Oswald de Andrade, à venir
visiter le Brésil en 1924.
L‟arrivée au Brésil fut un choc. Blaise Cendrars découvrit un pays continent
radicalement différent. Du Mato Grosso au Pernambouc, des chutes d‟Iguaçu au
sertão du Nordeste, de l‟Amazonie aux grandes villes côtières, Rio de Janeiro,
SãoPaulo et Recife, Blaise Cendrars fera de ces lieux de multiples descriptions dans
des articles, des reportages, des poèmes, des récits, des romans. Il découvrit les
modernistes brésiliens. Il sera leur intercesseur en France et en Europe. Il renversera
les termes du Manifeste Anthropophage. Lui, l‟Européen, le colonisateur, l‟auteur
suisse d‟expression française, se nourrira du Brésil, des Brésiliens, des colonisés. À
partir de 1925, presque tous ses livres et écrits portent la marque de cette prégnance
du Brésil.
8
Cette présence du Brésil dans ses écrits, complexe, contradictoire et
multiforme, nous essaierons de mieux la cerner, en nous demandant qui était Blaise
Cendrars avant de connaître le Brésil, et dans quelles circonstances il rencontra les
modernistes brésiliens. Pour ce faire, nous nous baserons sur ce qu‟en disent les
critiques ou sur ses propres ouvrages.

I. Cendrars avant le Brésil

Blaise Cendrars consacra toute sa vie aux voyages. Comme s‟il était à la
recherche de quelque chose de difficile à trouver, il emprunta divers chemins,
abandonna la Suisse et sa famille pour chercher l‟inspiration, au point de recevoir des
surnoms tels que « globe-trotter » ou « bourlingueur » - un terme qu‟il aurait lui-
même inventé.
Son vrai nom est Frédéric Louis Sauser (1887-1961). Il est né en Suisse
romande, un espace francophone, plus précisément à La Chaux-de-Fonds, dans le
canton de Neuchâtel. Avant de commencer à écrire, il mena une vie d‟aventurier.
Les voyages, les révolutions, les guerres et les problèmes familiaux
marquèrent sa vie. Encore enfant, surnommé Freddy par ses parents, son esprit
inquiet l‟empêchait de se concentrer sur ses études. À l‟âge de 17 ans, il quitta sa
famille et s‟en alla d‟abord en Allemagne, puis en Russie. Cherchant à rompre tout
lien familial, il partit en compagnie d‟un homme d‟affaires appellé Rogovine, chargé
d‟initier le jeune homme aux activités du négoce. Ce garçon, qui voyagea dans le
Transsibérien, serait plus tard l‟auteur d‟un poème intitulé La Prose du Transsibérien
et de La Petite Jehanne de France, qui faisait allusion à cette période de sa vie et qui
deviendrait un des modèles de la modernité.
Cendrars mena donc une vie pleine d‟aventures et partit en quête de
plénitude. Il voyagea sans jamais s‟arrêter. Fier de lui-même, non content de se
rendre aux quatre coins du monde, il partagea ses aventures en les racontant. Il fut
toujours en état de partance et de recherche de nouvelles expériences.
Sa trajectoire littéraire commence en fait en 1905, quand il arrive à Saint-
Pétersbourg pour travailler chez un joaillier et horloger suisse nommé Leuba. Il assiste
9
là-bas à l‟éclosion de l‟insurrection. Il fréquente la Bibliothèque Impériale, où il reçoit
des conseils de lecture du bibliothécaire, et où, surtout, il commence à écrire. En 1906, il
rentre en Suisse où sa mère est sérieusement malade. À partir de 1910, Frédéric Sauser
parcourt à nouveau le monde : l‟Europe (Paris, Bruxelles, Londres), la Russie une
nouvelle fois, la Pologne (1911) et les États-Unis (1912), où il écrit Pâques à New York
sur le thème de Dieu, de la solitude de l‟homme et du désespoir. Ces vers expriment bien
l‟inquiétude profonde du poète : « Faites, Seigneur, que mon visage appuyé dans les
1mains / y laisse tomber le masque d‟angoisse qui m‟étreint ». Faut-il placer ici le point
de départ d‟un voyage ininterrompu, dont l‟objectif initial serait la recherche de Dieu ? Il
s‟avère en tout cas que Cendrars mourut après s‟être converti au catholicisme.
Après avoir écrit ce poème, Freddy devient Blaise Cendrars. Fier de son
nom, l‟écrivain s‟explique d‟ailleurs lui-même à ce sujet : « Je suis le premier de
2mon nom puisque c‟est moi qui l‟ai inventé de toutes pièces » , dit-il en 1912. En
juin de la même année, il choisit la France et Paris comme lieu de refuge, puis
comme patrie définitive. Ce n‟est que plus tard qu‟il mettra en évidence les
similitudes sonores existant entre son prénom « Blaise » et le nom du pays qui le
fascine, le Brésil. Pendant la Première Guerre mondiale il s‟engage comme
volontaire dans le troisième régiment de marche de la Légion étrangère et part au
front le 13 septembre 1915. Il perd son bras droit dans des combats en Champagne.
Sur cet épisode précis, il réfléchit dans La main coupée : « Légion ou pas Légion, je
m‟étais engagé, et comme plusieurs fois dans ma vie, j‟étais prêt à aller jusqu‟au
3bout de mon acte ». Cet homme, mutilé le 28 septembre 1915, déambule pendant
une année entière, comme perdu, dans les rues, plongé dans sa douleur, en quête
d‟une destruction complète. Malgré tout, il se rétablit et avec la main gauche
inaugure un nouveau moment de son existence, et ce, très précisément, le jour de son
anniversaire, le premier septembre 1917.
Arrivant à surmonter le drame de sa mutilation, Cendrars essaie de continuer à
s‟intéresser aux curiosités et aux étrangetés de son temps. Pour preuve, le primitivisme
africain, dont il est déterminé à rendre compte dans son Anthologie Nègre, dès 1921. Et
L‟Eubage, publié en 1923, un livre centré sur l‟évasion dans l‟« interland du ciel », selon

1Biografie Web Blaise Cendrars, Disponible sur http://francais.agonia.net/index.php/poetry/ 182232/
index.html (Référence du 20 juin 2006).
2 CENDRARS, Miriam, Blaise Cendrars : la Vie, le Verbe, l‟Écriture, Paris, Éditions Denoël, 2006, p.35.
3 Ibidem, p. 48.
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