La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage [Elektronische Ressource] : le cas des noms propres = Die Frage der Beziehung zwischen Sinn und Bezugnahme von Eigennamen / par Lynda Maurice

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Université Jean MOULIN - Lyon III Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg Faculté de Philosophie Philosophisches Seminar Ecole Doctorale Lettres Philosophische Fakultät Thèse de Philosophie La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage : Le cas des noms propres Die Frage der Beziehung zwischen Sinn und Bezugnahme von Eigennamen Par Lynda Maurice Pour obtenir le grade de Docteur en Philosophie Directeurs de Recherche : M. Le Professeur Denis Forest (Université Jean Moulin, Lyon 3) M.
Publié le : lundi 1 janvier 2007
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Université Jean MOULIN - Lyon III
Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg


Faculté de Philosophie
Philosophisches Seminar

Ecole Doctorale Lettres
Philosophische Fakultät



Thèse de Philosophie


La question du rapport entre le sens et la référence dans la
philosophie du langage :

Le cas des noms propres



Die Frage der Beziehung zwischen Sinn und Bezugnahme von
Eigennamen

Par Lynda Maurice

Pour obtenir le grade de Docteur en Philosophie

Directeurs de Recherche :

M. Le Professeur Denis Forest (Université Jean Moulin, Lyon 3)
M. Le Professeur Andreas Kemmerling (Université Carl Ruprecht Heidelberg)

Soutenance le 12 Octobre 2007 devant un jury composé de:

Denis Forest, Professeur à l’Université Jean Moulin – Lyon 3
Andreas Kemmerling, Professeur à l’Université Karl Ruprecht Heidelberg
Anne Reboul, CR1 CNRS et HDR, Institut des Sciences Cognitives de Lyon
Tobias Rosefeldt, Professeur à l’Université de Constance
Denis Vernant, Professeur à l’Université Pierre Mendès France – Grenoble 2

Numéro national au Fichier Central des Thèses : 0400761J

© Lynda Maurice La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage : le cas des noms propres

2 La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage : le cas des noms propres


Remerciements







Cette thèse n’a pas été réalisée sans que je reçoive des aides diverses qui ont été précieuses
tout au long des quatre années de son élaboration.
Je tiens tout d’abord à remercier mes directeurs de recherche, MM. Les Professeurs Andreas
Kemmerling et Denis Forest pour les critiques constructives, les suggestions et les
encouragements qu’ils m’ont apportés tout au long de ces années. Je remercie également M.
Le Professeur Tobias Rosefeldt pour les encouragements qu’il m’a apportés lors de mon
séjour à Heidelberg et qui ont été décisifs dans l’achèvement de mes travaux. Enfin, je
remercie M. Le Professeur François Récanati pour avoir favorisé un séjour de plusieurs mois
à l’Institut Jean Nicod à Paris et m’avoir accordé de son temps pour discuter de problèmes
touchant à ma thèse.
Si une thèse a son versant théorique, elle a également son versant administratif et financier.
En cela, je remercie vivement M. Le Professeur Jean-Jacques Wunenburger, Doyen de la
Faculté de Philosophie de Lyon III, pour m’avoir grandement aidée devant les nombreux
obstacles administratifs que j’ai rencontrés afin de pouvoir réaliser cette thèse en cotutelle.
Concernant les financements, je remercie l’Ecole Doctorale Lettres de l’Université Jean
Moulin pour m’avoir fait bénéficier pendant trois années d’une des rares allocations de
recherches distribuées par le Ministère de la Recherche. Dans le cadre de la cotutelle, j’ai eu
la chance de bénéficier de bourses de deux institutions. Tout d’abord le Conseil Régional
Rhône–Alpes m’a attribuée la bourse EURODOC lors de mon séjour en Allemagne à
l’Université de Heidelberg, et le Ministère de la Recherche m’a fait profiter d’une des
subventions réservées aux cotutelles de thèse. Je remercie vivement toutes ces institutions,
non seulement pour leur soutien financier, mais aussi pour la confiance qu’elles m’ont ainsi
témoignée et l’importance qu’elles ont accordée à mes travaux.
Je remercie également les membres de mon jury, notamment Madame Anne Reboul et
Monsieur le Professeur Denis Vernant pour leurs remarques, critiques et autres commentaires
qui m’ont permis d’améliorer le fond comme la forme de ma thèse.
Je tiens également à remercier Marina Col et Caroline Rossi pour la relecture et la correction
de certains extraits de ce manuscrit.
Enfin, je remercie tous ceux qui m’ont soutenu moralement dans les moments difficiles,
l’ensemble de ma famille mais aussi l’ensemble de mes amis ; plus particulièrement, je
remercie mes parents, Jean-Pierre et Nadjia Maurice pour leur soutien inconditionnel, et je
leur dédie ce travail de quatre années.


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4 La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage : le cas des noms propres









A mes parents


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'Tis but thy name that is my ennemy.
Thou art thyself, though not a Montague
What’s Montague? It is nor hand nor foot,
Nor arm nor face, nor any other part
Belonging to a man. O be some other name!
What’s in a name? That which we call a rose,
By any other name would smell as sweet;
So Romeo would, were he not Romeo called,
Retain that dear perfection which he owes,
Without that title. Romeo, doff thy name,
And for that name, which is no part of thee,
Take all myself.

William Shakespeare, Romeo and Juliet (II, 1)








M. SMITH : Tiens, c'est écrit que Bobby Watson est mort.
(…).
MME SMITH : La pauvre Bobby.
M. SMITH : Tu veux dire « le » pauvre Bobby.
MME SMITH : Non, c'est à sa femme que je pense. Elle
s'appelait comme lui, Bobby, Bobby Watson. Comme ils
avaient le même nom, on ne pouvait pas les distinguer
l'un de l'autre quand on les voyait ensemble. Ce n'est
qu'après sa mort à lui, qu'on a pu vraiment savoir qui
était l'un et qui était l'autre. Pourtant, aujourd'hui
encore, il y a des gens qui la confondent avec le mort et
lui présentent des condoléances.

Eugène Ionesco, La cantatrice chauve, (1)









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8 La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage : le cas des noms propres


TABLE DES MATIERES



INTRODUCTION .................................................................................................................. 15
PREMIÈRE PARTIE ............................................................................................................ 27
TROIS CONCEPTIONS DES NOMS PROPRES .............................................................. 27
CHAPITRE 1 .......................................................................................................................... 29
FREGE ET LA QUESTION DES NOMS PROPRES ........................................................ 29
I- Les noms propres selon Frege ........................................................................................................................ 31
1) L’émergence de la notion de nom propre chez Frege ............................................................................. 31
1-1) Du logicisme aux questions sémantiques .......................................................................................... 32
1-2) L’identité de type « a = b » : une relation entre des signes ............................................................. 35
2) La distinction du sens et de la référence .................................................................................................. 37
2-1) La scission du contenu conceptuel : sens et référence ..................................................................... 38
2-2) La valeur pour la connaissance et le mode de donation de l’objet ................................................ 40
3) Le critère de la référence ........................................................................................................................... 42
3-1) Noms propres et pseudo-noms propres ............................................................................................ 42
3-2) La présupposition de la référence ..................................................................................................... 45
II- Les caractéristiques du Sinn frégéen ........................................................................................................... 47
1) Les critères de différentiation des sens selon Perry ................................................................................ 48
1-1) Le critère de différenciation des pensées ......................................................................................... 48
1-2) Les critères du sens et de la valeur cognitive ................................................................................... 49
1-3) Le critère de la référence indirecte ................................................................................................... 51
1-4) Un critère supplémentaire selon Perry ............................................................................................ 51
2) L’énigme de Frege et les cas de référence indirecte ................................................................................ 52
2-1) Les énigmes de Frege ......................................................................................................................... 52
2-2) Proposition vs. Subordonnée ............................................................................................................. 54
2-3) Référence indirecte et sens habituel ................................................................................................. 55
2-4) Les guillemets et les cas d’autoréférence ......................................................................................... 56
3) Les fluctuations de sens ............................................................................................................................. 58
3-1) Pourquoi des fluctuations de sens ? .................................................................................................. 59
3-2) Le sens des « véritables » noms propres consiste-t-il dans le sens de descriptions définies ? ...... 61
3-3) Les différentes associations de sens et le principe de substitution des synonymes ....................... 64
4) Un troisième royaume pour les pensées ................................................................................................... 65
4-1) La pensée : au-delà du réel et de la représentation ......................................................................... 66
4-2) Fluctuations de sens et troisième royaume : l’infinité de pensées pour une seule proposition .... 68
III- Quatre problèmes posés par la théorie frégéenne ..................................................................................... 70
1) Les problèmes résultant du mode de présentation descriptif ................................................................. 70
1-1) Le problème métaphysique ............................................................................................................... 71
1-2) Le problème sémantique ................................................................................................................... 72
2) Les problèmes résultant du principe de substitution des synonymes .................................................... 73
2-1) Le problème du cercle vicieux ........................................................................................................... 74
9 La question du rapport entre le sens et la référence dans la philosophie du langage : le cas des noms propres
2-2) Le problème de l’élimination du nom propre ad infinitum ............................................................ 75
CHAPITRE 2 .......................................................................................................................... 81
SEARLE ET LA THÉORIE DES FAISCEAUX DE DESCRIPTIONS : ........................ 81
UN DESCRIPTIVISME PRAGMATIQUE ........................................................................ 81
I- Le sens des noms propres d’un point de vue pragmatique .......................................................................... 83
1) Renouveler l’approche de la question sémantique des noms propres ................................................... 84
1-1) Contre une approche naïve du problème ......................................................................................... 84
1-2) Les deux problèmes du descriptivisme selon Searle........................................................................ 86
1-3) Distinguer les noms propres des autres expressions référentielles ................................................ 88
2) L’usage des noms propres ......................................................................................................................... 90
2-1) Le critère d’application du nom propre et le critère d’identité de son porteur ........................... 90
2-2) Les présuppositions liées à l’usage référentiel ................................................................................. 92
3) Trois arguments pour une théorie descriptive des noms propres .......................................................... 98
3-1) L’argument des énoncés existentiels contenant un nom propre pour sujet .................................. 98
3-2) L’argument des énoncés d’identité à valeur informative ............................................................. 105
3-3) L’argument du principe d’identification requis dans la communication ................................... 106
4) Les noms propres ont-ils un sens ? ......................................................................................................... 106
II- Les problèmes posés par la théorie des faisceaux ..................................................................................... 107
1) La mise en question du principe d’identification .................................................................................. 109
1-1) Justification du principe .................................................................................................................. 109
1-2) Des restrictions au principe d’identification .................................................................................. 110
2) Le problème des conditions de référence et des conditions de vérité .................................................. 114
2-1) L’imprécision des conditions de référence ..................................................................................... 114
2-2) Le problème de l’indéterminabilité des conditions de vérité ....................................................... 117
CHAPITRE 3 ........................................................................................................................ 121
LA RÉVOLUTION KRIPKÉENNE : ................................................................................ 121
LES NOMS PROPRES OU LA RÉFÉRENCE SANS LE SENS .................................... 121
I- Contre le descriptivisme ............................................................................................................................... 123
1) Les deux arguments favorables au descriptivisme ................................................................................ 123
1-1) La détermination de la référence .................................................................................................... 124
1-2) L’argument des énoncés d’identité informatifs ............................................................................. 124
2) Les dysfonctionnements internes du descriptivisme selon Kripke ...................................................... 125
2-1) Les fluctuations de sens ................................................................................................................... 125
2-2) Le cercle vicieux ............................................................................................................................... 127
3) Deux arguments contre le fondement du descriptivisme ...................................................................... 128
3-1) L’argument de Gödel-Schmidt ....................................................................................................... 128
3-2) L’argument modal ........................................................................................................................... 132
II- Les noms propres comme désignateurs rigides ......................................................................................... 133
1) L’argument modal et l’émergence de deux types de désignateurs ...................................................... 133
1-1) La portée des noms et des descriptions dans les contextes modaux............................................. 133
1-2) Des descriptions définies rigides ..................................................................................................... 134
2) Quel critère pour la rigidité ? ................................................................................................................. 135
2-1) La portée large dans les contextes modaux .................................................................................... 135
2-2) Les conditions de vérité comme critère de rigidité ........................................................................ 137
3) Comprendre la rigidité ............................................................................................................................ 139
3-1) Rigidité et singularité ....................................................................................................................... 139
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